GROËNLAND OU AMÉRIQUE DANOISE
Le climat est très-rigoureux, il parait s'être considérableinent gont la refroidi depuis quelques siècles. Pendant l'été, qui est très-court et et des quelquefois très-chaud, le sol se couvre de mousses, de bruyères, de HN mer de licbens, qui, avec quelques saules et quelques bouleaux rabougris | côtes forment la végétation du pays. huile,
La faune se compose d'ours blancs, de renards blancs et bleus, D 72,43 de lièvres, de perdrix, de rennes, de poissons, de baleines, de veaux- 4 ja marins (phoques). etc. ‘De tous ces animaux, les veaux-marins Histor sont les plus utiles aux Esquimaux, qui se nourrissent de leur chair, : ubliq de leur graisse et de leur sang; la lampe qui les éclaire pendant les La de longues nuits d'hiver, et dont la flamme chauffe les huttes et cuit era les aliments, est entretenue à l’aide de la graisse des phoques; leurs V'anci boyaux servent à faire du fil, leurs os à faire des pointes de har- le Ds vons: leur pean est employée à faire des vêtements, des chaussures | Re et des courroies...” Les animaux domestiques des Esquimaux sont D - L'é les rennes et les chiens, qui leur tiennent lieu de chevaux et de savenl bœufs. Le lait de la renue est leur boisson ordinaire. Re
Le commerce du Groënland avec le Danemark consiste en huile conti de phoque, Hlle gt fanons de baleine, peaux de phoque,-d’ours, de renard, etc. à : . /
116. Population : Environ 10,000 bab., dont un millier de Danois ; les autres sont des Esquimaux, en général, chrétiens èt-à denh civilisés. On compte quatre missions dirigées par les Frères Moraves, dont le communisme et l'austérité abrutissent ies Esquimaux.
La côte occidentale du Groënland, la seule qui soit peuplée, 1 appartient au Danemark, qui y a fondé plusieurs établissements : commerciaux ; les principaux sont: Julianshaab, Godthaab, God- S10E baven, Upernavick. Î par
;/YŸ’ Aurores boréales dans leur plus subiime majesté—Jours et l'O Nuits qui durent des semaines et des mois entiers (a). Dans le Haut- 1 Ÿ Pays-Arciique (Arctic-ITighlands), le capitaine Ross trouva une \ cl peuplade de sauvages qui se croyaient les seuls habitants de à de l'univers! (b) k lou
117. L'Islande (Iceland où terre de glace) est une grande île située | 2 vers ia zone glaciale, à 140 milles à l’est du Groënland. Elle est célè- 4 fut bre pour ses volcans, dont le principal est le mont Hécla qui lance L a des pierres et des torrents de lave à une distance prodigieuse :ç;. Du F De foyer des autres voleans jaïillissent des masses d’eau bouillante De dites geysers, quelquefois jusqu'à la hauteur de 200pieds.—Amas de 3 M coionnes bas=itiques.—Aurores boréales éblouissantes, --Les patates 1 FE.
(a) Depuis le cerele polaire, où le plus long jour est de 24 heures, jus- Ë D) qu’au pôle où ilest de 5 mois. Mais la lune demeure jusqu’à 15 jours 1 sur l'horizon, et son absenec, jusque très-5rès au pôle, est toujours rem- : 4 el placée par l’anrore ou le crépuscule, C (ë) Tes terres aretiques forment cet iinmonse groupe d'îles glacées et : C désertes, jetées entre le pôle et le continent américain. L (
(te) Les dernières éruptions de l'Hécla eurent lieu en 1766 et 1845.
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isent sont la principale culture, Il y a quelques animaux domestiques, rtet et des troupeaux nombreux de rennes sauvages. Les oiseaux de s, de mer de toute espèce, aigles, cygnes, canards, etc., abonîent sur les ugris côtes de la mer, des lacs et des marais. Commerce : poisson, huile, édredon, peaux, suif, bas de laine, etc, Population, en 1882, 72,438 habitants,
La langue islandaise est renommée par ses sagas, mémoires historiques du moyen-âge, en prose mêlée de vers. Petite république, cette île alors présentait au milieu des glaces polaires, un des points du globe où les lettres étaient cultivées avec le plus de succès. La langue islandaise est le dialecte le plus pur de
bleus, AUX aring hair, nt les cuit
leurs har- l’ancienne langue gothique, d’où dérivent le Norvégien, le Suédois, sures le Danois, l’Allemand et l'Anglais.
sont L'éducation est très-répandue; presque tous les Islandais èt de savent lire et écrire.
É Reïkiavik, sur la côte sud-ouest, est la principale ville; Lu auile D environ 1500 habitants. L'Islande appartient au Nagermark 8, de ee gai AT le X Rae \ AA 7, Rev re { hois ; di / | iv. | ot ÉTATS-UNIS.
Aves, | lée ne | 118. Les États-Unis son! bornés, au nord, par les posses- God- sions britanniques ; à l’est, pur l'Océan Atlantique ; au sud, Î par le golfe du Mexique et le Mexique; à l'ouest, par et | l'Océan Pacifique.
. 119. Le premier établissement des Anglais dans l'Amérique fut de celui de la rivière James, en !607 : la nouvelle colonie reçut le nom Le de Virginie. en l'honneur de la reine Elisabeth, nom qui s’appliqua lougtemps dans ia suite à toute l’ Amérique arglaise. Sept années uée après, des Hollandaïs se fixèrent à New-York. Le Massachusetts 1è- fut colonisé,en 1620, par des puritains de Plymouth, en Angleterre, 1ce : que le fanatisme religieux avait forcés d'abandonner leur patrie. Du Ÿ Des Suédois et des Finnois s'établirent, en 1627, sur les bords du inte Delaware. Le Connecticut commençsa à être peuplé par les puri- ; de 4 tains du Massachusetts en 1633, et le Maryland, à la même époque, tes À par des catholiques anglais sous la conduite de lord Baltimore. Des puritains persécutés par leurs frères dans le Massachusetts, ide gagnèreut le Rhode-Island en 1635, et le New-Hampshire en 1637. urs Des Virginiens se répandirent en 1663 dans la Caroline du Nord, et In - 4 en 1670 dans celle du Sud. Le New-Jersey, fondé vers le commen- | cement du 17e siècle par des Hollandais et des Suédois, devint ei colonie anglaise en 1670. La Pensylvanie avait été d’abord occu- Ë pée par quelques Suédois; mais cette colonie ne devint florissante + que sous le célèbre William Penn; il y vint, en 1681, avec un grand mem, \ s
nombre de Quakers anglais, et fit un traité solennel avec les aborigènes, qui lui vendirent des terrés. La plus récente des 13 colonies primitives fut la Géorgie, établie en 1732, par 160 colons anglais sous la conduite du général Oglethorpe.
La Floride fut découverte par Juan Ponce de Léon, en 1512, le dimanche des Rameaux (Pâques-Mleuries, d'où est venu le nom de Florida). Longtemps on a dit les Deux Florides, c’est-à-dire, tout le territoire à l’est du Mississipi et au sud du 31e parallèle, séparé par la rivière Appalchicola en Floride orientale et occidentale. Là vivaient les fameuses nations des Natchez, des Cricks, des Chicasas, des Chactas, etc. Théâtre de bien de guerres, la Floride orientale est presque toujours restée aux Espagnols jusqu’en 1821, époque où ils la cédèrc:t aux Etats-Unis, comme indemnité pour ses spoliations commerciales.
La Louisiane, comprise d'abord dans la Vouvelle-l'rano?, dut ses . premiers établissements aux Français, qui découvrirent en 1682 le , Mississipi, et fondèrent en 1717 la Nouvelle-Orléans, Sous ce nom N Ye Louisiane, ils réclamaient une immense région, qui avant un Ÿ zzsiccle, refermer peut-être 100 millions d'habitants. En 1763, la ® partie située à l’est du fleuve fut cédée aux Anglais, et celle de l'ouest à l'Espagne, qui l’appelèrent /oride Occidentale. Cette - dernière fut rendue à la France en 1801, et achetée, deux ans après Le. le gouvernement des États-Unis, pour la somme de 60,000,000 e francs.
Pan Texas, où M. de la Salle tenta sans succès ua établissement en NY 84, fut occupé, vers 1690, par les Espagnols, qui y fondèrent des N ‘ missions pour la conversion des Indiens. Malgré les ONE du \ sol et du climat, peu de colons s’y portèrent jusqu ’après la cession de la Louisiane, dont on vient de parler. In 1817, le général fran. çais Lallemand s'y réfugin; sa colonie, quil appela le Champ d’'Asile, ne fit point de progrès. De bonne heure, les États-Unis eurent le projet d'acquérir cet important territoire, soit par la force, soit à prix d'argent, l’émigration leur fournit un moyen plus facile. En 1821, Moses A sin, citoyen du Missouri, obtint du gouvernement de la Nouvelle-Espagne la permission d'ouvrir sur la rivière Brazos un setilement de 300 familles, —d’autres concessions de terres firent monter en peu d'années à plus de 20,000 le nombre des colons, originaires, la plupart, des États-Unis, fortement attachés à leurs institutions, et prêts à saisir la première occasion favorable pour les implanter sur le sol texien. Des difficultés politiques, religicuses, douanières, amenèrent bientôt une collision sérieuse. En 1935, les Texiens organisèrent une armée. Le président mexicain Santa- Anna marcha contre eux ; etles battit cn plusieurs rencontres; mais, le 21 avril 1886, il fut vaincu ct fait prisonnier par le général Houston, Le premier congrès texien s'assembla au mois d'octobre suivant, Les États-Unis et quelques autres puissances reconnurent la nouvelle république ; mais le gouvernement mexicain conserva l'espoir de la faire rentrer dans les limites de sa juridiction. Au bout de 9 ans, en 1845, le Texas fut admis dans l'Union Américaine.
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Cette annexion provoqua de la part du Mexique une déclaration de guerre, dont les suites lui ont été malheureuses. En 1848, la Californie et le Nouveau-Mexique devinrent territoires de l’Union. En 1867, les Etats-Unis ont acheté l'Amérique russe, qui a reçu le nom de territoire d'Alaska. (Voir No. 112)
En 1861, la question de l'esclavage a opéré une scission politique au sein de l'Union. Dix ftats puissants, la Caroline du Nord, ht une partie de la Virginie, la Caroline du Sud, la Georgie,la Floride, cl
l'Alabama, le Mississipi, la Louisiane, le Texas et le Tenessee se fi fi SAS, constituèrent er ennfédération pour repousser les prétentions des fl tale États du Nord, qui voulaient leur imposer la suppression de l’escla- | où L. vage. La guerre civile, a éclaté le 14 avril, avec toutes ses fureurs A ons et ses désastres. Elle a sévi pendant quatre années, ruiné des états florissanis, immolé un million d'hommes, et créé une dette cs nationale (le $2,750,000,000, qui a fait craindre la banqueroute. de Le Nord a triomphé et rétabli l’Union en 1866. | om | La superficie des Etats-Unis est de 3,602,998 milles carrés. ce 120. Divisions : Les Etats-Unis, lors de leur séparation Pae de la Grande-Bretagne, en 1776, étaient au nombre de tte treize seulement ; aujourd’hui on en compte 38, outre le | rès district fédéral (a) de Columbia, sur la rivière Potomac, jh DO0 | et9 Territoires qui ne jouissent pas encore du droit de se |" | gouverner par eux-mêmes. Voici les noms des Etats, fi Fe À avec ceux de leurs capiteles :
da | (Les dates après chaque état sont celles de leur entrée dans l’Union. RE u | Ceux qui n’ont pas de dates sont les 13 états primitifs des Etats-Unis.) —. 7 on 4 2 in- Érars De L'Esr. 4:
mp i nis ‘] Etats. Capitales. (F4 ce F4 9 FF: {NE É a Connecticut. 0.0 +00 ..vese .... Haïtford, j 1 fi pe # Maine .. 00.000000: (1820).,,6, 5. AuUgusia, F0 * ‘4 Massachusetts Boston ii re È Le ; : 0... 000% 099 . ! TR eg | New-Hampshire, ..... °.:%. © ... Concord, À if! i à ; Rhode-Island res 00. Providence et Newport, | ! fi 24 NOTMON bo érrecescessa(LT0L) 5:60 ....Montpelier. î (il 3 Érars Du Miniev. Li 4 3, M H a pe Delaware 0000 00600 ...…... +. DoVer. Fi |'4fa New-Jersey ....... oc sovsss tee TTONtON, 11h ‘ k New-York 6009 0e es .... Albany. 11 ] ; Pennsylvanie. ,..,,..., .…........ Harnsburg. 5) L e ‘ à ÉraTs pu Sup. 1 | u LU L Alabama... secs: (1810).:.,,... Montgomery, : 11 Caroline du Nord....., . es .... Ruleigh. L
(a) C'est-à-dire gouverné directement par le Congrès.