‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunese [microforme]Chapitre 47 sur 199 · ERA · texte numérisé non relu

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Toutes les grandes villes des États-Unis sont des centres d’une industrie et d’une activité sans bornes. Les édifices sont générale. ment bâtis en brique, quelques-uns en pierre de taille, d’autres avec un frontispice en marbre, et beauooup avec des balcons ou des galeries de fer. Les églises sont en très-grand nombre, à cause de la diversité des cultes , elles sont d'une architecture élégante, quoique souvent irrégulière. Les rues sont larges, propres, bien pavées, bien éclairées, pourvues d’aqueducs et de pompes à feu; des jardins publics, des places et des promenades, plantées de beaux arbres, contribuent à les assainir.

On trouve dans presque toutes les villes un srand nombre d'écoles, des hôpitaux, des maisons pour les pauvres et les orphelins, des sociétés de commerce, des banques, des associations religieuses ot savantes, des musées superbes d'histoire naturelle, des galeries de peiuiure, ete. Plusieurs des asiles pour les orphelins et des hôpitaux sont eoufiés aux Sœurs de Charité.

Nous ne finirions point de nommer les villes qui 8e sont élevées dans toutes les parties de l'Union, et que les besoins d’un immense commerce intérieur multiplient chaque année comme par enchantement, surtout dans lez états de l'Ouest.

D'après legfécensement de 1880, il ÿ a vingt villes dont la population dépasse 100,000 habitants. Parmi elles, et celles dont la population est moindre, on remarque encore: Buffalo, près du lac Érié, sur le graud canal de l'ouest, uni à Boston par un chemin de fer de 530 milles ; Providence, capitale du Rhode-Island, très-manufacturière ; Louisville, près des chutes de l'Ohio, rendezvous de milliers de chalands et d’ane foule de vapeurs; Pittsburg, au couflucnt de l’Allégany et de la Monongahéla, qui forment l'Ohio, ville qui a des fabriques de toutes sortes, centre d’un vaste commerce, unie à la Nouvelle-Orléans par l'Ohio et le Mississipi, à Philadelphie par le Z’ensylvania Canal and Kail-Road, et qui communique par le moyen d'un canal avec le lac Érié, la houille abonde dans cette contrée. Lowell, dans le Massachusetts, remplie de manufactures de coton, de laine, ete. Richmond, capitale de la Virginie, fabriques de clous, d'armes, de voitures, de selles, de gsoulie s,ete., il y a aussi une fonderie de canons; Troy, sur l'Hudson, à 6 milles d'Albany, connu par ses fabriques d'armes, ses toileries et ses fonderies,

Voiei ics noms de quelques autres: Portland, dans le Maine, ville de commerce pour le bois et le ppisson, son port, l’un des plus beaux de l'Amérique, cst éclairé par un phare haut de 85 picds; Portsmouth, seul port de mer do New-Hampshire, et Concord, jolie ville, capitale du mêms état; Salem, à 6 lieues de Boston, riche par ses fabriques, ses pêcheries, et son commerce avee les Indez-Orientales; Newburyport, Nantucket et New-Bedford, vifles fameuses par leurs entreprises baleinières; New-llaven, sur le golfe de Long- Island, possède l’un des plus anoïeus et des plug forissants collôges des Etats-Unis ; Hartford, ville charmante, sur le Connecticut, ayant un collége et une institution célèbre de sourds-muets ; Utica et Schenectady, sur ls grand canal Erié, auquel, comine beaucoup d’autres

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villes, elles doivent leur prospérité toujours croissante; Newark, principale ville du New-Jersey, renommé par ses fabriques de souliers, ses carosses et son cidre: Wilmington. priacipale ville du Delaware, entourée de 100 fabriques de farine, de papier, de fer, de poudre, etc.; Georgetown et Alexandria, près de la ville fédérale, connus par leurs établissements d'éducation catholique ; Norfolk, port excellent, vers l'embouchure de la rivière James, principal rendez-vous de la marine nationale; Savannah, en Géorgie, marcho célèbre de riz et de coton ; Mobile,dans l’Alabama, principal d'bhouché du coton de cette état, sujette aux maladies pestilentielles, enfin, Rochester (N. Y.) justement surnommée la villes des fleurs, et célèbre par son excellente bière allemande (/ager beer), On trouve dans cette ville la plus grande monufacture de voitures et de tabac de tous les Etats-Unis, un riche musée et un observatoire. Ç

131. Poputalion: La population des Etats-Unis était. en 1880, de 50,155,783 habitants, composée de blanes, de À

nse nègres et d’indiens. Les blancs appartiennent prinoipa-

te- lement aux races anglaise, germanique, irlandaise, écossaise,

. française. Les nègres et les indiens sont au nombre de ;\ nt 6,580,793. Ces derniers habitent principalement les con- s rès trées voisines du Mississipi et toutes celles qui sont situées un à l’ouest de ce fleuve jusqu’à l'Océan. Les Chinois sont | nos principalement en Californie; il y en a 105,613, \ . L'immigration porte annuellement aux Etats-Unis environ 200, \ ent 000 âmes. On a calculé que de 1820 à 1882, le nombre des immiste grants a été de 11,597,181. Sur ce nombre l'Irlande figure pour à 3,065,761 ; l'Allemagne pour 3,002,027, et l'Angleterre pour 894,444.

m- Ce mouvement d’émigration vers la République américaine devint

Ile au Canada une plaie sociale, mais il s’est ralenti. [l y avait en 1880,

ta, aux Etats-Unis, 717,157 Canadiens ou descendants de Canadiens.

ù 132. Religion: Il n’y a point dans les Etats-Unis de : religion établie par l'État; tous les cultes laissés au libre eg choix du peuple, ont une égale protection devant la loi. Il

n'y a d'exception que dans le New-Hampshire, où les catho-

: liques romains sont exclus des charges politiques. Les svo-

; | tes les plus nombreuses sont les Méthodisies, et les Presbyté-

À riens. Le catholicisme, par ses rapides progrès, surpasse

re À déjà toutes les sectes protestantes, prises isolément, (6,370,-

- | 1 568, c’est-à-dire + de la population totale.)

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