‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunese [microforme]Chapitre 65 sur 199 · ILES DU VENT · texte numérisé non relu

ILES DU VENT

190." La Magginique la principale des Antilles françaises ; elle est couverte D eu qui ont la forme d’un pain de sucre. Capitale, le Fort-Royal ; Saint-Pierre, dans cette île, est la princi-

pale place commercante des Français en Amérique. Population totale, 139,000 habitants.

Sainte-Lucie, —sol inégal, mais fertile. Population, 27,000 hab. Le Petit-Carénage, au nord-ouest de l'île, est le meilleur port des îles Caraïbes.

Saint-Vincent, —très-fertile ; on y voit le plus terrible volcan des Antilles. Popnlation, 31,000 habitants. Des Caraïbes occupent une partie de l’île. Capitale, Kingstown.

Lu Barbade,-—-produit annuellement une grande quantité de sucre, de rhum, de melasse et de coton : ouragans désastreux. Capitale, Bridgetown, jolie ville très-forte, rendez-vous ordinaire des vaisseaux d'Europe. Population, 153,000 habitants.

Grengde,—très-fertile ; l’intérieur est montagneux. Près de cette ile sont les Grenadines, dont une seule nommée Cariacou, produit annuellement un mülion de livres de coton, outre plusieurs autres artieles, sur une superficie de 6,913 acres. Population, en 1869, 35,000 habitants.

Tabago,;—s0l très-riche: cette île est à l'abri des ouragans, auxquels toutes les autres îles Caraïbes sont exposées. Population, environ 15,000 habitants.

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191. Les Petites-Antilles sont situées le long de la côte de la Colombie ; on en compte un grand nombre; celles de Trinidad ou de la Trinité, de Margarita et de Curaçao, sont les plus importantes. -

L'ile de Trinidad, découverte par Colomb en 1498, est la principale possession des Anglais aux Petites-Antilles, Forêts imposates, végétation du continent voisin, arbre à pain et autres, originaires de l’Tnde, lac d’asphalte qui a trois milles de tour. Deux évêques, l’un catholique, l'autre protestant. Population, 109,600 habitants. On trouve ici et à Margarita un bon nombre d indigènes.

192. Les autres îles remarquables de l'Amérique septentrionale sont: les îles de Southampton, de Mansfield, etc., dans la baie d'Hudson ; les iles de Nactucket et de Martha’s Vineyard, et celle qu'on nomme Zong-Island, sur la côte dis États-Unis; les îles de Quadra-et-Vancouver, de la Reine-Charlotte, l'archipel du Roi

George, etc., au nord-ouest du continent ; les îles Aléoutiennes, etc. ; elle | Le e

ation AMÉRIQUE MÉRIDIONALE.

193. L'Amérique méridionale, est bornée au nord par | l'isthme de Panama et la mer des Antilles ; au nord-est, et des | À l’est, par l'Océan Atlantique; au sud, par le détroit de

Sn Magellan ; à l’ouest, par l'Océan Pacifique.

Sa plus grande étendue, du nord au sud, est de 4,600 milles; et cre, 4 sa plus grande largeur, de l'est à l’ouest, est de 3,200 milles, ale, Superficie, 7,150,000 milles.

er 194. Montagnes : L'Amérique méridionale, ainsi que

! l’autre moitié du continent, est traversée par deux chaînes un | de montagnes, qui sont les Andes ou Cordillères à l’ouest, rs L et les Monts Brésiliens à l'est. Les Andes sont remplies 59, | d'immenses richesses minérales et d'innombrables volcans ;

vers le nord, elles se divisent en deux chaînes distinctes ; : l’une se détourne à l’ouest, en passant l'isthme de Panama a, s’unit aux Cordiilères du Mexique; l’autre forme la chaîne

de Vénézuéla, qui suit les côtes de la mer des Antilles et se termine au golfe du Paria, devant l’île de la Trinité.

Nous dunnerons dans les descriptions particulières pnasieurs détails sur ces vastes chaînes de montagnes,

195. Golfes : Ceux de Darien, de Maracaïbo, de Paria, de Guyaquil et de Panama.

Les baies sont en très-grand nombrx.

Détroits : Ceux de Magellan et de Lemaire.

196. Lacs : Ceux de Maracaïbo, dans le Vénézuéla, de Los Patos, sur la côte du Brésil, de Titicaca, dans la république de Bolivie, ete. Les saisons pluvieuses en forment beuucoup d’autres très-étendus, que la sécheresse fait disparaître.

197. Fleuves et Rivières: Le fleuve des Amazones ou le Maranon (a), le plus grand de la terre, prend sa source dans les Andes du Pérou, à une petite distance de l'Océan Pacifique; il traverse tout le continent, reçoit les eaux de 10 à 12 grandes rivières, et se jette dans Océan Atlantique, sous l’équateur, par une embouchure large de 60 lieues. Sa longueur est de plus de 1,000 lieues; il est navigable jusqu’au pied des Andes même ; son cours inférieur, assez profond, mais trop rapide pour des vaisseaux de mer, est exposé à des tempêtes furieuses. La riche ct fertile vallée de ce fleuve des fleuves embrasse une superficie de près de 350,000 lieues carrées.

Lo Rio de la Plata ou Rivière d'Argent est formé par la jonction du Paraguay avec le Parana ct l'Uruguay ; il se jette dans l'Océan Atlantique, à Bucnos-Ayres, par une embouchure large de 60 lieues. L'Orénoque prend sa source dans la Colombie, qu’il traverse, ctse jette dans l'Atlantique par 50 embouchures différentes. Ce fleave communique, par le Cassiquiare, avec celui des Amazones.

Le fleuve des Amazones, le plus grand de la terre, est inférieur en longueur au Mississipi. 11 est formé par deux rivières, le “'unguragua et l Ucayale, qui prennent leurs sources dans les Andes du

Pérou, et se réunissent à Nauta. Sa largeur ordinaire est de 3 à 4 milles ; mais vers ses embouchures, elle est de 60 à 70 milles (b). Sa

(a) Prononcez Maraynon.

(@) Un phénomène singulier, que les Indiens appellent pornroca se produit à l'embouchure de l’Amazone, entre 4 cap du Nord et Macapa. ‘ La mer, au lieu d'employer près de six heures à monter, parvient ea une ou deux minutes à sa plus grande hauteur, et forme une suite de trois ou quatre lames de 15 à 18 pieds de hauteur, qui remontent le fleuve dans toute sa la'geur avoc une rapidité prodigieuse et un bruit terrible, brisant tout

ce qui ini résiste et arrachant les arbres du rivage.” (Dussieux, Géographie Générale.)

profond verges.

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P arla, L’Amazone arrose le Pérou et le Brésil, et reçoit dans son cours plus de 200 affluents, dont quelques-uns ont une longueur dépassant 400 lieues. Les principaux affluents de droite sont : le Yuvary, le Yutaby, le Jurua, le Teffe, le Coary, le Purus, le Madeira, le Tapayos, le Xingnet le Tocantins. Les affluents de gäüche soñt7? le Rio Nap6;le Rio Putumaÿo, le Rio Negro ou Parana, le Jary, etc.

Les villès et villages établis sur les bords de l’Amazone sont : Para et Macapa, Gurupa, Santarem, Obidos, Serpa et Nauta.

Les eaux vertes de l’Orénoque, qui pénètrent au loin dans l’Atlantique sans mélange sensible, persuadèrent à Coiomb qu'elles devaient venir d’un continent. ‘‘ [odeur embaumée de la brise et la ‘ vue de mille oiseaux admirables lui faisaient dire qu’il avait ren- “ contré l’un des quatre fleuves du Paradis Terrestre. ”

Ce fleuve a un cours de 600 lieues. Il arrose la république de Vénézuela et prend sa source dans la Parime. Depuis ses sources jusqu’à Bolivar, à1l décrit une grande courbe qui a presque la forme d’une demi circonférence, et présente une suite de cascades ou de rapides dont les plus célèbres sont celles de Maypures et d'Atures. À 126 milles de l'Océan, il se partage en deux bras, qui forment un vaste delta, au milieu duquel le fleuve se subdivise en un grand nombre de bouches.

Les affluents de l’Orénoque sont : à droite, le Caura, le Paragua et le Caroni ; à gauche, le Guaviare, la Méta, l’'Arauca, l’Apure.

Le Rio de la Plata et le Paraguay offrent un cours de 760 lieues. Les villes ou ports remarquebles situés sur leurs rives sont : l’Assomption, Corrientes, Parana, Rosario, Buenos-Ayres, Colonia, Mon tévidéo, Maldonato, à l'embouchure.

Les autres fleuves sont la Magdalena, le San-Francisco, les deux Parnaïba, etc.

Il n'y a aucun cours d'eau considérable qui se jette dans l'Océan Pacifique, parce que les Andes n’en sont éloignées que de la distance de 60 à 200 milles.

198. Les J{:s sont : Celle de Marajo, à l'embouchure du fleuve des Amazones ; les îles Malouines ou Falkland, à l’est de la Patagonie ; la Terre-de-Feu, nom qui lui vient des éruptions volcaniques de ses montagnes ; la terre des États, à l'est de la précédente ; l'archipel de la Mère-de- Dicu, à l'ouest de la Patagonie, et celui de Chiloé, à l'ex-

La M trémité sud du Chili ; l’île de Juan-Fernandez, à 140 se | lieues de la côte du Chili, où fut laissé Selkirk, marin écos- D | sais, dont les aventures ont donné l’idée au roman si connu a de Robinson Crusoé; l'archipel de Gallapagos, sous la

ligne équinoxiale, à l’ouest de l1 Colombie, efc.

Au-delà des terres Magellanniques, dernière limite australe de la demeure de l’homme, sont ces îles ou groupes qu'on nomme Géorgie-Australe, Terre-de-Sandwich, Orcades-Australes, Shetland- Australe, Terre-de-la-Trinité, Terre-le-Graham, etc., et enfin le continent antarctique déeouvert par Wilkes en 1840. En 1841, le capitaine anglais Ross, découvrit la terre Victoria, et atteignit deux volcans auxquels il donna les noms do ses deux vaisseaux (Érébus ot Terror) ; le premier, en pleine activité, était élevé de 12,400 pieds au-lessus du niveau de la mer, l'autre, éteint, de 12,000 pieds, leur distance du pôle austral n’est que de 830 milles,

Toutes ces îles ou terres sont couvertes de glaces et de neiges, et fréquentées par des milliards de loups-marins d’une très-belle

fourrure, par des baleines et d’autres cétacés, et par une foule d’'é-,

normes oiseaux, entre lesquels on remarque le pingouin et l’albatros.

199. Climat, elc.: L'Amérique méridionale par sa forme extérieure et sa position ressemble à la grede péninsule africaine, située comme elle presque totalement sous la zone torride. Mais tandis que la seconde est couverte de sables arides et brûlants, que les rivières y manquent, que les montagnes qui bordent ses côtes concentrent dans l’intéricur les rayons d’un soleil toujours vertical; la première est remplie de montagnes dont les plateaux et les déclivités offrent tous les climats divers, de fleuves et de rivières, de forêts majestueuses et de plaines ou de savanes éternellement verdoyantes. Aux bords de l'Océan ct dans les plaines de l’intérieur qui avoisinent l’équateur, l'air est malsain et les chaleurs sont excessives, Aïlleurs, la température, plus salubre, varie suivant la latitude et surtout suivant l’élévation des lieux. Au nord de la ligne équinoxiale, l'hiver, ou mieux, la saison des pluies, dure depuis avril jusqu'en septembre; au sud, elle commence en octobre et finit en mars; mais vers l’extrémité du continent elle dure depuis mars ou avril jusqu'en août. Les nuits dans cette dernière région sont beaucoup plus froides l’été que l'hiver. Le phénomène redoutable des tremblements de terre, commun dans toute l Amérique méridionale, se fait sentir le plus fréquemment près de l’équateur.

200. Productions : L'Amérique méridionale réunit leg plantes Ÿt les fruits du Mexique (No. 152), des Antilles (No. 174), et de l'Europe (214), outre beaucoup d'autres qui lui sont indigènes, particulièrement une foule de plantes médicinales et teinturières. Le regne minéral y est très-

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riche en or, en nn: Pa en cuivre, eto. ; en diamants, en topases, en émeraudes et en d’autres pierres précieuses ; on sel, en soude, en soufre, en antimoine, en sources thermales et minérales, ete. Parmi les animaux sauvages se trouvent plusieurs races communes à l'Afrique, quoique inférieures en taille et en beauté, tels que lo jaguar ou tigre, le couguar ou lion, l’autruche, le singe, le caïman ou crocodile, le bon et d'autres serpents, etc. Lo tapir a des ressemblances avec l'éléphant et le rhinocéros. Des espèces intermédiaires entre le chameau et le mouton sont le lama, la vigogne et l'alpaca, très-utiles pour leurs laines et même comme bêtes de charge, Le bœuf ct le cheval, devenus sauvages, parcourent en troupes immenses les prairies, Pampas, ou savanes. Entre les oiseaux, toujours admirables dans les climats tropicaux on peut citer les perroquets, le colibri, l'oiseau du paradis, le camichi à tête de serpent, l’agami, l’yacou, le condor, le toucan, des cygnes superbes, etc. (a).

201. Populalion, langues, religion : La population dépasse 30 millions, composée à peu près comme celle du Mexique (voir No. 160). Les langues parlées sont le français, l'anglais et le hollandais dans les Guyanes ; l'espagnol dans l’ancienne Amérique espagnole; le portugais au Brésil ; Le guarani daus le Paraguay, etc. La grande majorité des populations de l'Amérique méridionale professe le catholicisme : le protestantisme n'existe que dans la Guyane anglaise et dans la hollandaise,

202. Divisions : Les divisions actuelles de l'Amérique du sud, sont : au nord, les États-Unis de la Colombie ou, Nouvelle-Grenade, les républiques indépendantes de Vénézuéla et de l’Équateur ; à l’est, le Brésil et la Guyane qui se subdivisent en trois parties, la Guyane anglaise, la Guyane hollandaise, la Guyane française ; à l’ouest, le Pérou ct la Bolivie ou Haut-Pérou; au sud, la république Argentine ou de la Plata, le Paraguay, l Uruguay, le Chili et la Patagonie.

Jusqu'à la fin du dernier siècle, l'Espagne possédait la Terre- Ferme, le Pérou, le Chili et le Paraguay, le Brésil était une colonie portugaise ; la Guyane était partagée entre l'Espagne, le Portugal, la France, la Hollande et l Angleterre ; le pays des Amazones, et celui des Patagons étaient habités par (les sauvages idolätres. Aujourd’hui, ni l Espagne ni le Portugal n'ont plus: un seul pouce de

(a) Nous nommerons plusieurs autres quadrupèdes et oiseaux dans ies descriptions particulières.

terre sur ce continent, une partie de la Guyane est demeurée aux Anglais, aux Hollandais et aux Français ; le pays des Amazones est compris dans l'empire du Brésil; enfin, la Patagonie est encore dans le même état.

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