NI
NOTIONS PRÉLONINAIRES “telots met en fuite des milliers de cétacés ; que ni leur force I ‘4 digieuse, et leur natation rapide, ni le froid, ni les tempêtes . # l'Océan et les glaces des pôles ne peuvent les soustraire à la m: 4 de l’homme, il est, sans contredit, le roi de la terre, et l'empire ‘a ét6 donné sur tout ce qui existe...
(Dominare piscibus maris, etc.)
‘€ Le redoutable Aarpon lancé [aujourd'hui le plus souvent à l’a d'un mousquet], la baleine plonge jusqu’à une profondeur de “à 800 brasses et avec une telle rapidité que si on n’a pas 0 é “de larguer la ligne, on chavire en un instant. Elle remonte &, Lu ! bout d’une demi-heure, pour respirer et rendre du sang. Alors l'Atlant * “retire le câble ; les autres chaloupes s'äpprochent de l’animihest par ‘“ pour harponner de nouveau ; on l'entoure, la lance en main, onBviron | “perce de coups. La baleine entre en fureur, se roule, nage superfic * # divers sens, fait rejaillir l’eau en épais brouillard ; les coups de P “ queue font un fracas horrible, brisent quelquefois les nacelles W'6S COND . # mille éclats; des hommes sont souvent noyés, écrasés ; la baleik 11 pars . “ pousse des mugissements effroyables, elle rejette l'onde salée & était cd . “sanglante. Les hourras des assaillants, le bruit de la mer, la rakcjes plus « de la baleine, le sang qu’elle vomit par gros torrents.... l’écumchèrent p # dont l'air est rempli, les clameurs des oiseaux marins, qui vienneBndais, po +44 disputer aux pêcheurs leur proie, font une scène d'horreur et ( ses, déco mort digne de ces climats couverts de glaces éternelles. Bienth,s de Hel “ l'animal s’épuise, il languit, il pousse son dernier soupir, en inoÿe à bois, : “ dant les chaloupes et les pêcheurs de flots ensanglantés kvelle-Ec # fumants........” ent s'êts isions int Dès l’an lande (b) pelée le e, établie and. Mais igmentati errompre que cin
penhague nts des p rs ancêtr rvégiens
falgré c > l’exister
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D. Cette 1
de ni leur force p ni les tempêtes soustraire à la mi
terre, ne AMÉ RIQU E.
ibus maris, etc.)
plus souvent à l’a
à profondeur de ; . “à ok 1e où di L'AMÉRIQUE est un vaste continent, borné, au nord,
. El te R l'Océan Glacial Arctique ; à l’est, par la baie de Baffin
du ne Ale l'Atlantique ; au sud, par le détroit de Magellan ; à
chent de l’animihest par l'Océan Pacifique. Sa plus grande longueur est
lance en main, onbviron 3,200 lieues, et sa plus grande largeur de 1,300;
A gd, À superficie embrasse à peu près les trois dixièmes des es connues (a).
fois les nacelles . 11 parait certain que dès le 5me siècle de notre ère, l'Améri-
écrasés ; la balei
tte l'onde salée K était connue des Chinois sous le nom de Fou-Sang. Quatre t de la mer, la rilcles plus tard, les Scandinaves, en errant sur les mers d'Islande, rrents.... l’écuSchèrent pour la première fois au Groenland (ou terre verte). Des narins, Qui VienneBndais, portant au sud-ouest du Groenland leurs courses aventuène d'horreur et @ses, découvrirént de: terres nouvelles, auxquelles ils donnèrent les éternelles. Bienths de Helluland, de Markland, de Vinland, c.-a.-d. terre de pierre, | er SOUPIT, EN IN à bois, terre à vin, et qui sont très-probablement Terreneuve, la: ; s ensanglantés Kvelle-Ecosse et le Massachussets ou le Rhode Island. Des colons mi
ent s'établir dans le Vinland; mais ils périrent par suite des "ni isions intestines, ou des guerres avec les Skrelings ou aborigènes. 4 Dès l’an 982 de l’ère chrétienne, quelques Norvégiens, natifs 3 slande (b),allèrent se fixer dans la partie Orientale du Groenland, pelée le Vieux-Groenland, pour la distinguer de la partie occidene, établie plus tard par les Danois, et nommée le Nouveau-Gro=. and. Mais, dans le quatorzième siècle, les hostilités des Skrelings, gmentation des glaces et les ravages de la mort noire firent errompre toute communication entre eux et leur patrie; ce ne que cinq siècles après, en 1831, qu'une expédition, partie de penhague, et traversant le Groenland de l’ouest à l’est, pénétra qu’au lieu de l’ancienne colonie. L'expédition y trouva les descennts des premiers colons ; leur religion est le christianisme que rs ancêtres y avaient porté avec eux; leur langue est celle des ; rvégiens du 10e. siècle, el falgré ces découvertes des peuples scandinaves, on peut dire RE > l'existence du Nouveau-Monde était inconnue aux habitants de
k). En supposant à l'Amérique une part dans la population du globe portionnée à son étendue, elle aurait 350 millions d'habitants.
D dette île, inconnue aux anciens, fut découverte par des Norvégiens,
l'Europe, lorsque le célèbre navigateur génois, Christophe Colo y aborda en 1492. Ce grand homme s'était convaincu que, la te étant un globe, s’il dirigeait sa route constamment vers l’ouest | sat de l’Europe, il devait ou rencontrer de nouvelles terres, q ésignait d'avance sous le nom d’/ndes-Occidentales, ou arriver côtes orientales de l'Asie, comprises alors sous le nom assez va d'Inde s- Orientales. Colomb proposa successivement son projet Génois, ses concitoyens, à Henri VII, roi d'Angleterre, à Jean roi de Portugal, à Ferdinand II, roi d'Espagne et d'Aragon ; rh aucune de ces puissances ne voulut lui accorder les secours né saires pour faire le voyage. Il allait donc y renoncer, lorsque
L’Ar donc « roduct laces, ent le es qu e sou ana mé
Méri
reine Isabelle, épouse de Ferdinand II, lui procura trois méchaëlles c
vaisseaux et une partie de l'argent qu’il demandait. Il s’emba au port de Palos [Andalousie], le 3 août 1492, avec les titres d’c ral et de vwice-roi de tous les pays qu'il pourrait découvrir. Ap deux mois de navigation, son équipage se mutina, et résolut de précipiter dans Ja mer, à moins qu'il ne consentit à revenir sur pas. Colomb leur promit d'abandonner son entreprise, si dans ti ours ils n’apercevaient point de terre. Heureusement, la même n
arrivèrent devant l’île San-Salvador, ou Saint-Sauveur, a nommée par Colomb, parce que cette découverte lui avait sauv vie, Quelques jours plus tard, ils virent les îles de Cuba et d’Hs ou Saint-Domingue ; ensuite Colomb se hâta de retourner à la © d'Espagne et de rendre compte de ses succès. Il fit trois au voyages, dans lesquels il découvrit beaucoup d’autres îles, et et une partie du continent, qu'il appela Terre-Ferme [maintenant Colombie].
Ce fut néanmoins un marchand de Florence, nommé Ame Vespucci, qui eut la gloire de donner son nom au Nouveau-Mot l'ayant visité plusieurs années après que le navigateur génois découvert, et en ayant publié les premières cartes géographiques
3. On ne sait pas en quel temps l'Amérique fut d’abord peup Il paraît certain que ses premiers habitants vinrent du nord-es l'Asie. Le détroit de Behring, qui gèle chaque hiver, la chaîne îles AZéoutiennes, qui forment entre deux mondes un pont pres * continu, ont dû fournir la première route aux émigrations del cien.continent vers le nouveau. C’est ce que prouve la traditic peu près commune des peuples du Nouveau-Monde. Les ét éthnographiques apportent le même témoignage. En effet, tribus américaines présentent dans leur aspect physique, d leurs connaissances, leurs mœurs et leurs usages, des similit frappantes avec les Mongols ou Tartares d'Asie. (b)j
.(a) Americo Vespucci fit partie du premier voyage de Colomb en À rique (1492). Cinq ans plus tard, en 1497, il reçut du roi d’Éspagn mission de poursuivre les découvertes du Nouveau-Monde. Le naviga florentin eut la gloire de connaître et d’explorer, une année avant Colo le continent américain.
(b):‘ II est constant que toutes les nations américaines, à l’exception Esquimaux, se ressemblent par la conformité du crâne, par la couleu la peau, par l'extrême rareté de la barbe, et par des cheveux rares, fl
leur co ésente e sui ours it ] verti ses, et uatre rande ts card a terre vers.
n trot cien-N quadrt es d’ot lomb, ses, le édicir 8 riche es. L ahts : | 1, la ( érique inces-|
ses. La mongol l’égar complè u reçu ses Cr] es inst eux, le ures q Ée, tou Anna
AMÉRIQUE
s, Christophe Col L'Amérique s'étend presque d'un pôle à l’autre : elle rer (A 8 * donc offrir une variété infinie d'aspects, de climats et e nouvellesterres, A'oduCtions. Au nord, on voit un océan toujours couvert lentales, ou arriver dlaces, deux baies immenses, et plusieurs lacs qui mérius le nom assez vaÿent le nom de mers; à l’ouest. est une chaîne de mon- :
Pace son JE des qui traversent le continent depuis la Terre de Feu ne dragon r pl e sous le cercle polaire arctique; au milieu, estl'isthmé der les secours ne Pnama, qui joint l'Amérique Septentrionale à l'Amérirenoncer, lorsquel8 Méridionale ; près d” cet isthme est l'archipel des rocura trois méchagilles composé d'une multitude d'îles très-importantes ads Ne Rhone leur commerce arc toutes les nations civilisées; au sud it AE agrésentent des montagnes d’une hauteur étonnante, une utina, et résolut dŒue Suite de volcans toujours en activité, dos contrées entit à revenir surours inondées de pluies ou brûlées par les ardeurs d'un ntréprise, si dans ti] vertical, riches d’ailleurs en métaux, en pierres pré-.
asement, la même nfseg, et en productions végétales de toutes les espèces.
| Saint-Sauveur, à $ :
erte lui avait sauvquatre fleuves superbes, sortis de la même région, arrosent. rande péninsule du nord, en coulant vers les quatre
les de Cuba et d'Hs de retourner à la ts cardinaux; trois autres, dont l’un est le plus grand
ès. Ilfit trois au t : :
; à terre, situés dans la péninsule du sud, portent leurs mére de vers. l'Océan Atlantique.
Ferme [maintenant .
n trouve en sr 58 la plupart des productions de an None LE cien-Monde, et de plus, un grand nombre de plantes, avigateur génois quadrupèdes, d'oiseaux et de reptiles indigènes; des rtes géographiqueses d'or et d'argent inépuisables ; le mercure, le cuivre, le fut d'abord peuplomb, le fer, le charbon, le sel-gemme, les pierres pré-
inrent du nord-esfkes, le marbre, et beaucoup d’autres substances minérales 1e hiver, la chaîne édicinales.
ndes un pont pres x émigrations de Ils richesses métalliques et minérales de l'Amérique sont san$ prouve la traditioMes. Les pays actuellement réputés les plus riches sont leÿ ange. Les étihhts: En diamants, le Brésil ; en d’autres pierres précieuses, À
nce, nommé Ame
nage. En effet, Ml, la Colombie, le Chili, le Pérou, la Bolivie, les Etats-Unis, pect physique, diérique Centrale ; en argent, le Mexique, le. Pérou, le Chili, les sages, des similitufinces-Unies (Amérique du Sud), l'Amérique Centrale ; en étain, le. (bj
ses. Le race aurédoaine A es ee ne avec la mongole, qui occupe le plateau central de l’Asie...... ....,
ee Colomb en AË l'égard de la souche de la civilisation, M. de Humboldt a démontré
-Monde. Le naviga0mPlètement et plus solidement que personne avant lui. que l’Amé-
ne année avant Cold * reçu de l’Asie, du moins en très grande partie, sa civilisation, ses ses croyances religieuses, ses arts et ses notions astronomiques.
es institutions monastiques des Américains, le choix des symboles
cai al .. Mpux. Les traditions relatives à la cosmogonie ou à l’origine du monde,
ri exceptionŒures qui dans le calendrier mexicain marquaient les divisions de # PAR ReE la couleute, tout nous rappelle l’Asie et spécialement le Thibet....”’—Malte- . es Cheveux rares, Annales des Voyages. .
AMÉRIQUE
| eten mercure, le Pérou, le Mexique ; en plomb, les Etats-Unis, le
Mexique ; en jer, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil, le Canada, la nes - Colombie, l'Amérique Centrale, etc. ; en sel, les Provinces-Unies, le Brésil, les Etats-Unis, l'Amérique Centrale, le Mexique, le Pérou, ,, | IV la Bolivie, les Antilles anglaises, etc. la y Au commencement du 19e siècle, l'Amérique fournissait chaque 7 année 58,000 marcs d’or et 3,250,000 marcs d'argent (le marc vaut Tara 8 onces). En 1830, on n'estimait plus ce produit qu'à 34,000 mares | | bé d'or, et à 839,000 marcs d'argent. Les colonies espagnoles et portu- | 4 V. 8 (d'Amérique), en 311 années, ont fourni 3,625,000 marcs d’or, 4 l’'Am et 512,700,000 marcs d'argent: ce dernier chiffre équivaut à une Aym sphère d'argent de 85 pieds de diamètre! Depuis 1848, la Oalifornie | VI donne chaque année une quantité considérable d’or. [ ris La production annuelle de l'argent, en Amérique, s'éléverait à Î Br 42,400,000 piastres. L'or fourni annuellement par la Californie les B équivaut approximativement à 100,000,000 de piastres. vI 5. PopuLATION.—La population totale de l'Amérique s'ête: et des îles qui en dépendent peut être estimée à 74 millions, pe dont 50 millions de blancs, 7 millions d’Indiens, 7 millions eh ‘de nègres, et 10 millions de races mixtes. Il y a environ 7. 88 millions de catholiques, 34 millions de protestants, et à plus peu près 2 millions de fétichistes, juifs et autres. a èg 6. Raoms AmfRicaiNes.—Les peuples indigènes de l'Amérique Er appartiennent au type jaune. Ils peuvent se partager en sept Le groupes principaux : R et les I Les Esquimaux, les Tchouktchis, les Goloutchs, les Aléoutes, \ 8. etc., qui habitent les parties septentrionales de l'Amérique. Ils |. Afric ressemblent, beaucoup aux Samoyèdes, aux Yakoutes et au Kant. métis chadales de la Sibérie. Le II. Les Peaux-Rouges, seuls indiens dont la peau soit rouge ou ma plus exactement cuivrée—autrefois répandus dans la plus grande ter ki partie de l'Amérique du Nord, maintenant resserrés de toutes parts Leo par l'invasion des races européennes, et destinés à s’éteindre. Les pores subdivisions de ce groupe sont: lo. Les Iroquois et les | urons, débris de deux nations autrefois célèbres. Ils habitent la « À province de Québec, à l'exception d’une fraction iroquoise qu’on Ç trouve dans l'Etat de New-York. 20. Les Algonquins, les Monta. | | gnais, les Micmacs, les Abénaquis, etc., dans la Puissance du Canada (Voir Nos. 49 et 61). 30. Les Chippeways ou Ojibbeways (Chippaouais), les Assiniboines, les Mandanes, les Dacotas ou Lo v Sioux, les Pieds-Noirs, les Têtes-Plates, les Pends-d’Ureilles, les : Nez-Percés, etc., dans le N.-0. des Etats-Unis, entre les grands lacs ; et le haut Mississippi et le Pacifique ; les Chérokis, les Creeks (Cris, 1 9, les Choctas, dans le Territoire Indien ; les Kioways et les Coman- 4 mer ches dans le Texas. Atlal II. Les Californiens (Californie et Orégon) peuples presque noirs,
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érique Ilious, illions nviron 8, et à
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Les set les tent la e qu’on Montadu Ca- Deways tas ou les, les ds lacs (Crisi, oman-
e noirs,
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tee SRPTENTRIONALE.
qui semblent provenir du mélange de ton mongoles et de nègres océaniens.
IV. Les Mexicains, de couleur jaune olivâtre, remarquables par la nation des Aztèques, les anciens maîtres du Mexique, aujourd'hui chrétiens et à demi civilisés. Les autres tribus sont les À
féroces et pillards, les Pimas, les Yaquis, les Moquis, les Coras, les
Tarascas, etc.
V. Les Ain Péruviens, qui habitent les parties occidentales de
l'Amérique du Sud, et comprennent : les Incas ou Quichuas, 1e Aymaras, les Aucas ou Araucanos, etc.
VI. Les Brésilio-Guaraniens, qui peuplent tout le triangle compris entre le lac Maracaïbo, l'embouchure de la Plata, et le Cap Saint-Roque. Ils se divisent en trois grandes fractions : les Guaranis, les Botocoudos, les Caraïbes.
VII Le rameau Pampéen. Il habite les plaines on pampas qui |
s'étendent au pied des terrasses orientales des Andes, et dans lés parties orientales de la Bolivie, de la République Argentine, de la Patagonie. Les principales tribus sont: les Patagons, les Puelches, les Abipones, les Tobas, etc,
7. Races étrangères —Les nations étrangères au continent les plus nombreuses sont : les Anglais, les Espagnols, les Africains (Nègres importés d'Afrique) les Portugais, les Irlandais, les Ecossais, les Allemands et les Français ; viennent ensuite les Hollandais, les Danois, les Suédois.
Les Anglais dominent dans l'Amérique du Nord; les Espagnols et les Portugais dans l'Amérique du Sud.
8. Races métisses.—Le mélange des races européennes et des Africains avec les Indiens ont produit des sous-races, ou races métisses variées.
Les métis issus des Espagnols et des Portugais portent les noms :
de Mestizos, de Cholos et de Mamelukos. Les mulâtres sont nés de parents dont l’un est blunc, et l’autre nègre. Les métis issus des Nègres et des Indiens portent les noms de Zambas, Lovos, Ari: bocos, etc.
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
9. L'Amérique septentrionale est bornée au nord par la mer Glaciale; à l’est, par la baie de Baffin et l'Océan Atlantique ; au sud, par l’isthme de Panama; à l’ouest, par l'Océan Pacifique.
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| 10. Baies et golfe : Au nord et au nord-est, les golfes dû
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AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE. À
Couronnement, de Boothia, de Welcome ; à l'est, les baies de
D Baffin, d'Hudson, James, de Mosquito, Ungava, le golfe Saint
Laurent, la baie des Chaleurs, de Fundy, de Dalaware, de Chesapeake, le golfe du Mexique, la baie de Campèche, de Honduras, de Guatemala ; à l’ouest, le golte de Téhuantépec, de Californie (ou mer Vermeïille), la baie San-Franoisco, le golfe de Géorgie, la baie de Bristol.
1. Détroits : Celui de Behring, entre l'Asie et l’'Amérique; ceux de Banks, de Melville, du Prince de Galles, de Borrow, de Lancaster, de Jones, entre la baie de Baffin et l'Océan Arctique; celui de Davis, entre la baie de Baffin
bp etlAtlantique; les détroits de Cumberland, de Frobisher
ét d'Hudson, entre la même baie et celle d'Hudson ; le détroit de Belle-Ile, entre la côte du Labrador et l’île de Terre-Neuve; le nouveau canal de Bahama, entre les îles et les bancs de sable de ce nom et la côte orientale de la Flo: ride, etc.
Iles et presqu'iles : Nous donnerons aux Nos. 156 et suivants la
* description des principales îles, Il y a plusieurs grandes presqu'’iles :
ce sont la péninsule de Melville, le Labrador, la Nouvelle-Ecosse, la Floride, le Yucatan, la Californie, la péninsule d'Alaska, etc. (a)
12. Les principales Montagnes de l'Amérique septentrionale appartiennent à deux grandes chaînes: lo, celle de l’ouest, ou Missouri-Mexicaine, qui est la continuation des Andes, et dont le prolongement vers le nord forme les Montagnes Rocheuses (Rocky Mountains) ; 20. celle de l’est, ou les monts Apalaches—Alleganys, qui, sous divers noms, s'étendent depuis la Floride jusqu’au golfe Saint-Laurent— à la première chaine se rattachent les montagnes de la Californie, du Nouveau-Cornouailles, etc., situées le long de la côte du Pacifique—la seconde se partage en plusieurs groupes parallèles, dont les plus remarquables sont les Montagnes Bleues et les Montagnes Vertes : on pourrait y rapporter les
ints les plus élevés des Antilles, de Terre-Neuve, du La- Llor, et les hauteurs qui séparent le bassin du Saint- Laurent de celui de la baie d'Hudson.
Volcans : Ils sont en grand nombre ; les plus terribles sont ceux du Guatemala, du Mexique, et le volcan de
(a) Nous continuons d'omettre les cape, qui sont en nombre infini, et qu'on pout facilement reconnaître sur toutes les bonnes cartes.
ivants la squ'iles :
s-Ecosse, , etc. (a)
septencelle de ion des es Monl’est, ou
noms, urent— la Calig dela groupes pntagnes orter les , du La-
u Saint-
terribles blcan de
e infini, et
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE. : 7
Saint-Vincent dans les Antilles. Leurs éruptions sont sous vent accompagnées de tremblements de terre.
Le territoire d'Alaska en renferme plusieurs : le mont Fairweather! le mont Saint-Elie, les deux volcans de la péninsule d’Alaska, ceux des îles Aléoutiennes, etc. L'Esk, dans l'ile de Jean Mayen est la montagne ignivome connue la plus rapprochée du pôle boréal. Le mont Saint-Elie est la plus haute élévation de cette moitié du continent (18,000 pieds).
A l'est des Montagnes Rocheuses et au sud de la rivière Platte, affluent du Missouri, est un désert d'environ 18,000 lieues carrées. On y trouve beaucoup de sel, surtout dans la vallée de la rivière Canadienne, qui se jette dans l'Arkansas. A l’onest de la même chaîne, un désert semblable s'étend jusque vers le golfe de Oalifornie.
La vaste région située entre les Montagnes Rocheuses et la baie d'Hudson, est occupée en bonne partie par des savanes ou prairies,
entrecoupées de rivières et de lacs quelquefois salés. Le bois y est rare.
Les savanes sont aussi très-fréquentes partout entre les Montagnes Rocheuses et les Alléganys (a).
13. Lacs: Ceux du Grand-Ours, des Esclaves, et d'Athabaska, qui se déchargent dans la mer Glaciale par le fleuve McKenzie; le Grand et le Petit Winipeg, les lacs Abitibi, Mistassini, qui communiquent avecla Baie d’Hudson ; les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Erié et Ontario, dont les eaux sont portées dans l’Atlantiqne par le fleuve Saint-Laurent ; les lacs Saint-Jean et Champlain, qui se déchargent dans le Saint-Laurent, le premier par la rivière Saguenay, le second par la rivière Richelieu ; le Grand-Lac- Salé (Great Salt Lake), dans le territoire de l’Utah ; le’lao Nicaragua qui se décharge dans la mer des Antilles etc.
Le lac Supérieur est le plus grand amas d’eau douce, qu'il y ait
sur la surface du globe; il a 80 à 150 brasses de profondeur, et plus de 500 lieues de circuit (Voy. No. 53).
14. Fleuves: Le McKenzie, qui a ses sources dans les Montagnes Rocheuses, traverse le lac des Esclaves, et se jette dans l'Océan Arctique ; le SAINT-LAURENT, qui sort du lac Ontario, grossi des eaux de tous les grands lacs de cette partie du continent, arrose ensuite tout le Bas-Canada, reçoit
(a) L'espace immense compris entre le golfe du Mexique, la mer Glaciale et les deux systèmes de montagnes dont on vient de parler, forme la plus vaste plaine du globe, peu inférieure en étendue à l’Europe entière, et tellement remplie de lacs et de cours d’eau navigables, que dans la saison de l’été on la pourrait parcourir, sans presque mettre pied à terre, d’une extremité à l’autre. ‘
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
dans son cours l'Outaouais, le Saint-Maurice, le Saguenay, ju
et plusieurs autres rivières très-considérables, et se jette ei
dans le golfe dont il porte le nom par un embouchure large =
de 30 lieues; le Mississipi; qui a ses sources près du lac :. 4 Supérieur, traverse les Etats-Unis en faisant mille détours, Œ LL reçoit une foule de tributaires, dont les plus remarquables | ju
sont le Missouri, l'Illinois, l'Ohio, l’Arkansas et la rivière | as Rouge, et se jette par plusieurs bouches dans le golfe du de Mexique; le Columbia, qui descend des montagnes Ro- Û ji cheuses vers l'Océan Pacifique; le Rio Bravo del Norte et ab
le Colorado, qui coulent l’un vers le golfe du Mexique, 4 ble l’autre vers celui de Californie, etc. ma HD: Le cours de la rivière McKenzie ressemble à celui des fleuves de L $ à l'Asie septentrionale ; vaste, profonde, mais obstruée par les glaces ] pendant Jes trois quarts de l’année, elle arrose de froides régions, où ds vivent l'ours blanc, le renne (a) le bœuf musqué, le caribou, le re- & re
nard, le lièvre, et beaucoup d’autres animaux à fourrure ; vers son gec embouchure s'attroupent les loups-marins, les marsouins et les ba- | fré leines. Ses bords sont fréquentés par les canards, les oïes, les ci- toi
gnes, les outardes et les autres grands oiseaux de passage. Sa lar- ren
geur depuis le lac des Esclaves jusqu’à l'océan est de 2 à 4 milles. que
La source du Saint-Laurent doit être placée au delà du lac Supérieur, à 40 lieues de celles du Mississippi, et environ 740 lieues de l'entrée du golfe. Une seule chute, celle de Niagara, justement célébrée comme une des plus étonnantes merveilles de la nature, interrompt totalement la navigation de ce grand fleuve, que des bâtiments de 2,000 tonneaux parcourent jusqu'à Montréal, tandis que les plus énormes vaisseaux de guerre peuvent voguer en sûreté depuis l'océan jusqu’à Québec, et sur presque toute l'étendue de ces grands lacs qui forment ce qu'on appelle quelquefois {a mer du Canüda. La largeur du fleuve à Montréal est de 2 milles; à Québec, vis-à-vis la citadelle, de 520 toises seulement (b) ; entre ces deux villes, de 1 mille et demi à 3 milles (c); au-dessous de Québec
(a) On dirait mieux le caribou, dont il y a deux variétés
(b) Au point de la basse marée des nouvelles et rleine lunes ; profondeur alors, 60 à 166 pieds ; vitesse alors du montant, 3 milles par heure, du baissant, 4 milles. . Là
On a calculé que la masse d’eau qui se précipite en une seconde de À de 5 temps par la chute de Niagara était de 701,250 tonnes, et que la force Donne du fleuve y serait égale à celle de 4 millions et demi de chevaux
(ec) Quel est le Canaüien qui n’aimerait pas sa patrie après l’avoir contemplée pendant quelques heures du bord d’une de nos barques à vapeur sur a route de Québec à Montréal? Quel spectacle enchanteur! que de joints de vue admirables ! quelle suite de campagnes riches, paisibles, Des se déploie sur l’une et sur l’autre rive d’aussi loin que l’œil eut atteindre ! La scène offre quelque chose de plüs grand, de plus varié, e plus ravissant encore, peut-êtro, si l’on descend le fleuve ÿusqu’au Saguenay.
œuenay, se jette re large s du lac détours, rquables a rivière golfe du mes Ro- Norte et Texique,
fleuves de les glaces égions, où bou, le re- ; vers SON et les baies, les cie. Sa lar- , 4 milles.
1 lac Supé- 0 lieues de justement la nature, e, que des éal, tandis r en sûreté due de ces la mer du , à Québec, e ces deux de Québec
es ; profon- 8 par houre,
e seconde de que la force et demi de
l'avoir conues à vapeur teur! que de es, paisibles, oin que l’œi e plus varié, ve jusqu’au
AMÉRIQUE SEPTENTHIONALE.
jusqu'au Saguenay, de 8 milles et demi à 15 milles; il s’élargit eusuite graduellement jusqu’à sun embouchure ; à la pointe occidentale de l'île d'Anticosti, on compte 70 milles d’un rivage à l'autre. La marée se fait sentir depuis le golfe jusqu’à 30 lieues au-dessus de Québec; à ce dernier. port, elle est de 18 pieds dans les nouvelles et dans les pleines lunes. Depuis la fin de décembre jusqu’en avril, le fleuve couvre une partie de son cours de glacés assez profondes pour porter les voitures les plus pesantes. Il en est de mème de ses tributaires.
Les eaux du Saint-Laurent, sont limpides, agréables à boire salubres dans toutes les saisons ; elles sont peuplées d’une grande Ô abondance de poissons excellents, saumons, éturgeons, poissons blancs, brochets, dorés, perches, achigans, barres, carpes truites maskinongés, aloses, anguilles, petites morues, éperlans ete (a) Vers ie golfe, on trouve la grande morue, le üareng, le maquercau le marsouin, le loup-marin, le homard, les huitres, etc. Pas
La pêche à l’anguille, qui se fait en automne, est abondante, On en prend aussi beaucoup dans les rivières tributaires, à une époque moins avancée de 15 jours que dans le fleuve. Les plus gros éturgeons pèsent 100 à 150 livres. L’embouchure du Saint-Maurice est fréquentée en hiver par la petite morue qu'on pêche à la seine en très-grande quantité. Le poisson blanc de la meilleure espèce fourmille dans les grands lacs ; il y pèse ordinairement 4 à 8 livres quelquefois jusqu’à 22 livres. 1
Le Mississippi proprement dit (Mecha-sipi, grande-rivière), naît à 2,440 milles du golfe où il se jette; mais si l’on transporte ce nom au Missouri, qui le surpasse de beaucoup en grandeur, son cours entier sera de 4,490 milles. Le courant du Mississippi est de 33 millés par heure, et celui du Missouri de 4} milles. Ce grand fleuve (Mississippi-Missouri) est d’une navigation toujours difficile et souvent dangereuse, tant à cause de la rapidité des courants que des bancs de terre qui s’y accumulent par les inondations, des arbres cachés sous la surface de l’eau (snags), des amas de bois flottants, etc. Tous les tributaires du Missouri se bouchent par le sable lors de la crue périodique de juillet, et ne s'ouvrent qu'au printemps suivant. Le Missouri, depuis août jusqu'en févrièr, n'offre aux bateaux qu’une profondeur de 2 pieds à 23. La largeur moyenne du Mississippi après sa jonction avec l'Ohio est de 770 toises à 1,230 ; il coule au milieu d'immenses savanes et de riches vallées jusqu'à 20 lieues du golfe mexicain, pendant lesquels il traverse des marécages stériles ; ses bords s'enfoncent souvent, n'étant que de faibles digues hautes NE le Miéoutl œnt fonné pendent quélque terpr en ve OS un D I quelque temps en hiver par les
(a) C’est vers la Grosse-Ile et 1 e ’ devenir saumâtre. t le Onp-Tourmente que l'aau:sommenss.e
(6) Bassin de ce double fleuve 1,300,000 milles car
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yapeur, remontent le Missouri jusqu'aux Grandes- D DSC AIRE 2,515 milles au-delà do sa jonction avec le Mississipi. Ce dernier est navigable jusqu'aux Chutes de Saint-Antoine (Etat de Minnesota.)
10 AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
En général, les vallées du Mississipi, du Missouriet de ieurs innombrables affluents, sont basses, souvent marécageuses, remplies de moustiques et de serpents à sonnettes.
Le fleuve Columbia reçoit les eaux de presque tout le territoire d'Orégon ; ses deux principaux affluents sont les rivières Lewis ou des Vez-Percés, Clarke ou des Téles-Plates, et Wallamette; il est navigable, pour des bâtiments qui ne tirent pas plus de 19 pieds, jusqu'à Vancouver. Plus haut, sont ces fréquents et dangereux rapides auxquels les voyageurs ont donné le nom de dalles. Le couts inférieur, parsemé d’ilots bien boisés, traversé en beaucoup d’endroits par des bancs de sable, bordé quelquefois de colonnes basaltiques, à une largeur de 1 mîlle à 3 milles ; en dehors de l’embouchure est une barre, sur laquelle il y a de fréquents naufrages ; souvent des vaisseaux y sont retenus pendant 5 ou 6 semaines. Les eaux du fleuve sont douces, limpides et nourrissent une quantité prodigieuse de saumons et d'éturgeons.
15. Climats et productions: La température de l’Amérique septentrionale varie, comme celle des autres parties du monde, suivant la latitude des lieux, leur élévation, leur position par rapport à la mer, aux lacs et aux montagnes. Nous dirons dans la suite que l'air y est communément plus froid qu’en Europe sous les mêmes parallèles (a). Nos climats sont encore caractérisés par le passage trop brusque d’une chaleur extrême à un froid de glace, ce qui cause beaucoup de maladies violentes et quelquefois mortelles.
I. Au-delà du 52e. parallèle de latitude N., la culture des grains est à peu près impraticable ; vers la baie d'Hudson, les terres toujours gelées se refusent même à la récolte des légumes. Des brouillards presque continuels couvent sur le Labrador, et sur les côtes situées encore plus près du pôle arctique. Le territoire d'Alaska a de belles forêts de pins, de sapins, de chênes, de bouleaux, d’érables, de cèdres, etc. ; ailleurs ces arbres sont clair-semés et d'une taille peu élevée. Les baies, telles que fraises, framboises, mûres, bluets, bourdaines, airelles (atocus), etc., le raisin sauvage, les pommettes, les cerises, les glands, les noisettes, etc., sont les principaux fruits de toute cette division du continent (b).
(a) Nous touchons ici à une loi climatologique que l’observation semble avoir rendue certaine. Ainsi la température des contrées asiatiques est beaucoup moins élevée que celle de l’Europe sous les mêmes latitudes; et c'est un fait constant que les côtes orientales, tant de l’Ancien Monde que du Nouveau, sont plus froides, en général, que les côtes occidentales.
(@) Les derniers restes de la végétation aux Terres Arctiques, comme au nord de la Laponie et aux Hautes-Alpes, sont des saules rabougris, des pins, des sapins, des bouleaux, quelques herbes à fleurs très-grandes . et de courte durée, des fougères, des mousses, des lichens, etc.
Sur les montagnes, les limites des plantes et des neiges perpétuellos varient suivant leur distance à l'équateur. :
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AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
Les quadrupèdes qu’on ÿ voit sont l’ours blanc, le renne, le bœuf musqué, le catibou, l'orignal, le chevreuil, le castor, la loutre, la martre, l’hermine, l’ours noir, l'ours brun, le loup-cervier (/ynt), le chat-sauvage, ( fouine), le carcajou, le pore-épic, le renard, le lièvre et les autres animaux à fourrure, etc. Les volatiles sont surtout le cigne, la cigogne, l'oie, le canard, l’outarde, la perdrix, le hibou, l'aigle, le faucon, le huard, le cormoran et une foule d’autres oiseaux de proie. Les loups-marins, les marsouins, les vaches-marines, les chevaux-marins, les licornes dé mer, les baleines, et les autres grands poissons abondent sur les côtes de l'océan. La truite, le poisson blanc, le doré, etc., habitent les lacs et les rivières.
Sur le lac du Grand-Ours, lat. 650 N. le capitaine Franklin, qui y passa l'hiver, en 1825 et en 1826, trouva que le plus grand froid était de—52 [Fahrenheit——374 Réaumur.] La plus grande chaleur observée était de + 740 Farenheit. La neige commençait avec le mois d'octobre et durait 8 mois. Le jour le plus court fut de 2h.38m. Dès la fin d'août, les terres étaient gelées à 21 pouces de profondeur. Le capitaine Parry uouva des saisons encore plus constamment rigoureuses à l’île Winter ( située au sud de la péninsule de Melville, lat. 660 4 N.), où il hiverna en 1822, et à l’île d’Igloolik, située au nord-est de le même péninsule, lat. 694 N.,
où il passa l'hiver suivant. Ces parages sont toujours encombrés
de glaces, sur lesquelles les Esquimaux poursuivent les nombreux
habitants des mers septentrionales.
IL. À la mission de la Rivière-Rouge, qui se jette dans le lac Winnipeg vers le 50e. parallèle, le blé parvient à sa maturité, et par conséquent l'orge, l’avoine, les pois et les autres légumes ordinaires y peuvent également réussir. Sur les bords des lacs Erié et Ontario, l’on a des pêches,
des coins, des abricots et une grande abondance de pommes.
Les poires viennent bien à Montréal, ainsi que les abricots
‘etle raisin muscat: on est pourtant obligé de cueillir ce
dernier avant qu’il soit bien mûr.
Les plus grands froids à Québec sont de—31} Fahrenheit=—281 Réaumur (a); à Montréal, de 22 Fahrenheit=——24 Réaumur ; au Détroit, entre le lac Huron et le lac Erié, de—0 Fahrenheit——14 2-9 Réaumur, Les chaleurs extrêmes üans ces trois villes sont d'environ + 95 Fahrenheit—+ 28 Réaumur. Dans le Bas-Canada, l'hiver commence vers le 20 novembre, et lé printemps vers la fin
. ‘d'avril,
(a) Sur le cap m4 Ô
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
Le Canada possède de superbes forêts de pins, de sapins, de pruches, de melèzes, de cèdres, d’érables, de planes, de chênes, d’ormes, de frênes, de mérisiers, de noyers, de hêtres, de cérisiers, de tilleuls, de peupliers, de bouleaux, etc.(a)— Oiseaux et quadrupèdes des pays froids.
III. Les Etats-Unis atteignent d’un côté le golfe du Mexique dans presque toute sa longueur, et de l’autre le 49e parallèle. Ils possèdent aussi les plus beaux climats tempérés, toutes les céréales, une riche variété de fruits, le tabac dans sa perfection, le coton, le riz, la canne à sucre, etc. Leurs forêts, encore nombreuses, renferment une grande variété d'arbres utiles, surtout de chênes, dont on entretient de vastes plantations destinées aux usages de la marine. (b) Les tulipiers et les plataniers (planes) des bords de l'Ohio mesurent jusqu’à 40 et 50 pieds de tour. L’acajou croit dans la Floride. Aux animaux sauvages du Canada, il faut ici en ajouter plusieurs des genres cerf, panthère, sarigue (opossum), etc., des animaux remarquables, des reptiles malfaisants, serpents, alligators, caïmans, ete. Le dinde sauvages, aux brillantes plumes noirâtres, se retrouve dans toute la vallée de Missouri — Mississippi. (c) L'ours féroce (grizaly bear) (d) les plus terrible de tous les quadrupèdes de l'Amérique septentrionale, le mouton et la chèvre sauvages, habitent les deux versants des Montagnes-Rocheuses. Les prairies de l’ouest sont peuplées de bœufs (visons, buffalos), de chevreuils, d’orignaux, de caribous, de loups, de chevaux et d'animaux à fourrure de toute espèce (e)
L) (a) Nos bois les plus remarquables par leur beauté et leur importance eommerciale sont le pin rouge, le pin blanc, l’épinette rouge, le chêne, l’orme, l'érable, le noyer noir, le merisier, etc.
b) Il serait à souhaiter que nous fissions plus d’efforts pour planter et cultiver toutes les espèces d’arbres utiles. Nos forêts s’en vont avec une effrayante rapidité, et déjà, même dans des cantons récemment défrichés, on commence à manquer, non seulement des bois nécessaires à l’industrie. mais même de bois combustibles.
(ce) C’est surtout dans cette vallée qu’on découvre les ossements du mastodonte, quadrupède énorme du genre éléphant, et dont l'espèce est aujourd’hui éteinte.
(d) I1 pèse jusqu’à 809 livres, et peut traîner un bœuf de 1000 livres.
(e) Le feu, précédé, vers les grands lacs, de gelées intempestives, parcourt ces prairies, au printemps eten automne. L'instinct des animaux les porte alors à ne pas fuir; les chasseurs ne courent guères d’autre dan-
r que celui de prendre une mauvaise route à travers les tourbillons do
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AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE. 13 La côte atlantique et les bords du golfe mexicain ne sont généralement qu’une plaine basse ct continue, qui reçoit, vers le nord, de première main, ces vents pergants que nous appelons du nord-est, et qui, vers le sud, est exposée aux ouragans, aux chaleurs extrêmes et aux maladies pestilen- ‘tielles.
IV: Le vaste espace du continent situé au-delà des Montagnes-Rocheuses peut se diviser en trois régions de moins en moins élevées, que séparent, parallèlement à la côte pacifique, les montagnes Bleues et celles des Cuscades.— La lère région est stérile, remplie de pics sourcilleux et d’abîmes à travers lesquels se précipitent les torrents de la grande chaîne—on y voit rarement de la pluie, jamais de rosée. La 2de, avec un climat assez doux, sec et sain, n’a que peu de bois et n’est fertile que dans les vallées. La 3me se compose de plaines boisées, de riches prairies, de marécages qu'entretiennent les pluies continuelles qui tombent depuis octobre jusqu’en février et les inondations du mois
t de juin. Le printemps et l'été y peuvent être comparés aux | mêmes saisons des Etats-Unis sous des latitudes plus méri-
dionales de 10 à 12 degrés. (a) Si l’on en croit les voyageurs, c’est le pays aux arbres gigantesques, au saumon et, à l’éturgeon, au castor et à la loutre de mer (la plus précieuse des fourrures), au blé et aux fièvres tremblantes. On y trouve plusieurs racines alimentaires—point d'érable, de hêtre, de merisier, d'orme, ni de bois blanc.
V. Le Mexique, le Guatemala et les Antilles réunissent les productions des pays tempérés à celles de la zone torride
E Nos. 135, 168, 169). On y souffre tous les inconvénients
des climats tropiques, chaleurs insupportables, longues sècheresses, pluies incessantes en hiver, maladies épidémiques, animaux nuisibles, &e. En revanche, on y trouve les plus abondantes ressources alimentaires, une grande variété de fruits, d'arbres précieux, de bois de teinture, de plantes médicinales, d'oiseaux magnifiques, ete. La Californie est très-riche en fleurs et en plantes d'ornement, et surtout en mines d'or.
(a) Les voyageurs ont observé que le climat de l'Amérique Septentrionale à l’ouest des Montagnes-Rocheuses est assez semblable à celui de l'Europe sous les mêmes latitudes. (Voir note (a) p. 10.)
CANADA
Productions spéciates : Le règne végétal offre dans ses productions des variétés caractéristiques parmi lesquels il faut compter l’érable à suc, l’orme, l’épinette rouge, le cèdre, la pruche, le pin dont quelques-uns atteignent une hauteur de deux cents pieds, le sapin remarquable par sa gomme odorante, appelée baume du Canada. etc. Le coton, le tabac sont indigènes.
L'Amérique du Nord, possède des espèces d'animaux qu'on ne trouve pas ailleurs. Tels sont l’ours gris et l'ours brun (the grizzly and barren ground bears), le renne (elk), l’orignal, le caribou, le : bœuf musqué, le buffle (bison, buffalo), le mouton et la chèvre des ! Montagnes-Rocheuses, Parmi les reptiles, le serpent à sonnettes, et l'alligador ; parmi les oiseaux, le geai bleu, le bois pourri (Whippoorwill}, le dinde sauvage, l'oiseau moqueur, l'oiseau mouche etc. sont des espèces particulières au Nouveav-Monde.
16. Divisions : L'Amérique Septentrionale comprend, au nord, les possessions Britanniques, ou Amérique Anglaise, et les Terres arctiques ; au nord-ouest et au nord-est, la, cidevant Amérique Russe, maintenant territoire d’Alaska, et l'Amérique Danoise (Groenland et Islande) ; au centre, les états et les territoires de l’Union Americaine ; au sud, le: Mexique et les Etats-Unis de l'Amérique centrale.
17. Le possessions Britanniques de l'Amérique du Nord. sont : la Puissance du Canada, qui se compose des quatre:
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Ile, le golfe Saint-Laurent et l'océan Atlantique ; au sud-est, légis!
provinces de Québec, d'Ontario, du Nouveau-Brunswick et. LB colon
de la Nouvelle-Ecosse ; l’Ile du Prince-Edouard, Terreneuve, PS
les Territoires de la Compagnie de la baie d'Hudson (a), pours
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