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PERSE OU IRAN
climat et les productions des parties montagneuses sont assez semblables à ceux de l’Europe, mais il faut observer qu'ici le sésame remplace souvent l'olivier et qu’on y trouve peu de richesses minérales, quoiqu'il y ait des mines d’or, d'argent, de fer, de turquoises, et des sources abondantes de naphte. Sur les côtes du golfe Persique, ce sont des chaleurs brûlantes, des pluies tropiques, des sécheresses prolongées et les autres inconvénients du climat indien. L’intérieur est occupé par des déserts remplis de plantes salines. Le grain le plus commun est le froment; viennent ensuite le riz, l’orge, le millet, le maïs, &c. Les fruits les plus estimés de l’Europe y ont été apportés de Perse, tels quo h figue, la grenade, la mûre, la pêche, l’amande, la pistache et l’abricot.— Oranges énormes ; le sol est singulièrement favorable à la culture du citron ; dattiers, bois odoriférants ; melons de 20 espèces, quelques-uns si gros qu’un homme en peut à peine porter deux ou trois; vins délicieux; quantité immense de soie excellente ; cochenille, séné, assafetida, sumac, opium, rhubarbe, &c.
Les chevaux persans passent pour être les mieux faits de l’Orient, bien qu’ils le cèdent en vitesse aux chevaux arabes. Le chameau est commun ; Ce bétail ressemble à celui de l’Europe, excepté que du côté de l'Inde, il a une bosse sur le dos. Les moutons y traînent une queue de trente livres, dit-on, qui s’élargi: vers le bas en forme de cœur. Entre les animaux sauvages on remarque le lion sans crinière, le tigre, le léopard, la panthère, l’once, l’hr'ène, le chacal, l'âne sauvage, etc.
651. Rivières : La Perse n’a pas de cours principales rivières sont : le Xerkhah et le K
au navigable. Les en, qui traversent le
Khouzistan ; l’Atrek et l’Aras, qui se jettent dans la mer Caspienne ;
le Bendemir, dans le Farsistan ; le Zayende& !'oud, qui arrose Ispahan.
Presque toute la Perse est un plateau 6, parse:\é de plaines ou de déserts sablonneux, et dont les tal:s sont montueux et trèxaccidentés.
652. Commerce: Soïe brute, étoffes de soie et de coton, tapis appelés tapis de Turquie, parce qu’ils se vendent ordinairement aux Turcs, opium, tabac, noix de galles, vins, chevaux et chameaux, &c.
653. Capitale: Téhéran, dans l’Iraq-Adjemi; de ses 130,000 habitants, à peine 40,000 y demeurent en été:
doux ; l’une et l’autre saison est excessivement humide. Le
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PERSE OU IRAN
toute la cour, pendant cette saison, va camper dans la plaine de Sultaniéh, au sud des monts Elbrour.
Des lignes télégraphiques unissent Téhéran à l’Europe par Tré. bizonde, et au télégraphe anglo-indien par Bushir et par Bagdad.
654. Villes principales : Ispahan, autrefois résidence des souverains de Perse—elle est encore une des villes les plus peuplées du royaume—mosquée royale revêtue au-dehors de marbre et dont le dôme et les minarets sont couverts de porcelaines peintes en-mosaique—place magnifique, superbes promenades ; ÿ Tauris, autre capitale ancienne, qui fait un grand commerce de soie, de cuirs dits chagrins, &c.—un tremblement de terre en 1724 y fit périr 100,000 personnes ; Casbin, grande ville, très-commerçante en soieries, en tapis et en armes blanches ; Hamadan (ancienne Ecbatane) connue par ses fabri. ques de cuir; Schiraz, au sud-est d'Ispahan, dans une vallée délici. euse—renommée par son vin et son essence de rose—elle a produit les meilleurs poëtes de l’Asie—à douze lieues de cette ville sont les ruines de Persépolis.
Les lieux destinés au commerce dans les villes de l'Orient, parti. culièrement dans celles de la Perse, portent le nom de bazurs. Quelques-uns sont découverts comme les marchés d'Europe et servent aux mêmes usages; d’autres sont surmontés de voûtes percées par des espèces de dômes qui en éclairent l’intérieur : c’est dans ces derniers que les marchands de pierreries, d'orfévrerie, de riches étoffes, &c., ont leurs boutiques. Il y a des bazars où l’on ne vend que des esclaves.
Un autre genre d’édifice qui doit son origine à l’hospitalité, vertu sacrée chez les sectaires du Koran, sont les caravanserails, espèce d’hôtelleries très-vastes, où les caravanes et les simples voyageurs gont reçus pour un prix modique, souvent même gratuitement. On en rencontre sur toutes les principales routes et dans la plupart des grandes villes depuis Constantinople jusqu'au Gange.
655. Population : 10,000,000, dont 5 millions Tadjicks ou Perses, et les autres Turcs, Arabes, Kourdes, Guèbres, Béloutchis, J'uifs, &c. Tous ces peuples parlent différentes langues. Il y à beaucoup de tribus nomades, surtout d’Arabes, qui aiment à subsister par la guerre, le vol et le pillage. L’islamisme est la croyance commune. Les chrétiens sont pour la plupart arméniens et nestoriens. Le gouvernement est le militaire despotique ; le roi porte le titre de schah, qui répond à celui de khan, king, &e.
L'armée du roi est de 90 à 100 mille hommes disciplinés à l’Eu-
ropéenne. Le sultan actuel, à l'exemple de la Turquie, travaille à faire entrer la Perse dans la voie de la civilisation (No 649).
Ce pays possède un bon nombre de colléges, où l’on enseigne la langue arabe, la turque et la persane ; l'éloquence, la poésie, la théologie, la médecine, et l'astrologie. Tous les Perses portent le turban
vert ; ils se grand soin.
différentes les festins,
Les Pers de tout ten industrie e le drap, la & cuir, de ma Comme les fers des che
ILE