TURQUIE D'ASIE
"Murs que naquit Homère ; le beau ciel de l'Ionie n'inspire plus ni . . peintres ni poètes ; la même nuit couvre de ses ombres les rives du . Jourdain et les bords de l'Euphrate ; 5x république de Moïse à dis-
paru ; les harpes de David et d’Isaïe sont muettes à jamais ; un pas-
teur arabe vient avec indifférence appuyer sa tente aux colonnes brisées de. Palmyre (a); Babylone (b) aussi a succombé sous les
” coups d’un destin vengeur, et cette cité qui régnait sur l'Asie opprimée, laisse à peine après 2lle une trace qui puisse indiquer ou s'élevaient les remparts de Sémiramis. “ J'ai vu sur les lieux, dit
__ S encore un voyageur, l’accomplissement de cette prophétie : Tyr (c), 4 la reine des nations, ne serait plus qu'ua roc où les pêcheurs
feraiènt sécher leurs filets, (Ezechiel, ch. 26.)”
Les peuples les plus célèbres de l'antiquité, les Assyriens, les Perses, les Grecs et les Romains, dominèrent, sur les contrées qui composent la Turquie d'Asie actuelle. Au 7e siècle, les califes s'en rendirent maitres; leur capitale fut d’abord la Mecque, puis Damas, et enfin Bagdad. Houlagou, petit-fils de Genghiskhan, détruisit en 1258 le califat d'Orient, que remplaca l'empire des Turcs, venus de la Tartarie, Leur premier sultan fut Othman ou Osman, dit le briseur d'os, qui s'établit vers 1300 à Karahissar en Caramanie. Ses successeurs ne tardèrent pas à soumettre le reste de l’Asie- Mineure et le sud-est de l’'Europe.—Mahomet II. prit Constantinople
et anéantit l'empire grec en 1453—Sélim I. réduisit en provinces otto-
.manes la Syrie, la Palestine, l'Egypte (1517) une grande partie de
l'Arabie, Alger, &c.—Soliman Il. dont le règne fut l'apogée de la
grandeur turque, étendit beaucoup ses états du côté de l'Orient ; y
ajouta une partie de la Hongrie ; enleva Rhodes aux Chevaliers (No.
791), et vint camper devant Vienne en.1529. Sélim II. conquit l’ile
de Chypre, Tripoli et Tunis; mais à la même époque, la bataille na-
vale de Lépante mit un terme à ses envahissements, Au bout d’un siècle, la puissance ottomane marchait rapidement vers sa décadence.
Les régences d'Afrique et l'Egypte deviennent presque libre de fait;
la Hongrie passe définitivement à la maison d'Autriche (1686); en
même temps s’éleva la rédoutable rivalité de la. Russie, qui menace toujours de plus en plus près Constantinople. En 1829, perte de la
Grèce (No. 533) ; d'une partie de l'Arménie cédée aux Russes ; de la
Valachie, de la Moldavie et de la Servie, déclarées libres sous tribut
(No. 626). En 1833, révolte de Méhémet-Ali, pacha d'Egypte (No.
700), dont les conquêtes ne furent arrêtées que par l'intervention
armée des puissances européennes.
(a) Cette ville était connue dès le temps de Solomon, sous le nom de
or— elle fut, au 3e siècle, la capitale de l’immortelle reine Zénobie, ue l’empereur Aurélien fit prisonnière--parmi une foule d’autres ruines, almyre renferme les restes magnifiques d’un temple du Soleil.
(b) Les décombres de Babylone occupent un grand espace aux environs de Hella, sur l’Euphrate. Tout le territoire au-dessous de Bagdad est jonché de débris de villes grocques, romaines, persanes et arabes, confondues dans un même néant.
) Aujourd’hui Sour, village couvert de ruines, situé au nord d’Acre sur la Méditerranée.
es rives du
t sur l'Asie > indiquer ou les lieux, dit étie: Tyr (c), les pêcheurs
ssyriens, les contrées qui , les califes la Mecque, Rage dv re des Turcs, ju Osman. dit \) Caramanie.
ste de l’Asienstantinople ovinces ottoide partie de apogée de la le l'Orient ; y evaliers (No.
conquit l’ile a bataille na- Au bout d'un sa décadence.
libre de fait; e (1686); en , qui menace 9, perte de la Russes ; de la es sous tribut d'Egypte (No.
l'intervention
ous le nom de reine Zénobie, l’autres ruines, eil. L'
e AUX environs
de Bagdad est rabes, confon-
Lord d’Acre sur
spire plus ni .