La rue du Grand-Bazar
Deux monuments magnifiques brillent au milieu de cette triste cité : ce sont l’église du Saint-Sépulcre et la mosquée d’Omar. La première a été construite par l’impératrice Hélène, mère de Constantin, sur un emplacement
ui fut le théâtre du crucifiement, de la sépulture et de la résurrection de
ésus-Christ, Le rocher dans lequel était creusé le tombeau a été entièrement détaché de la montagne, et la partie qui renferme le sépulcre s'élève maintenant au-dessus du sol, sous la forme d’une grotte, revêtue de lames de beau vert antique. £
La mosquée que construisit le calife Omar, sur l'emplacement du temple
e Salomon, offre un aspect bien autrement grandiose que l’église du Saint-Sépulcre. C’est un vaste temple octogone, surmonté d’une lanterne
e même forme. Extérieurement, les murs sont revêtus de tuiles vernissées, couvertes d’arabesques et de versets du Koran en lettres d’or. A l’intérieur, le sol et les murs sont revêtus de marbre, et le sanctuaire est enrichi des matériaux les plus précieux. |
Pour arriver au jardin des Oliviers, il faut traverser le torrent de Cédron. Ce jardin appartient aux Pères de Terre-Sainte. {1 n’est clos que par une mauvaise muraille de 3 pieds de haut construite à pierres sèches. Son étendue est de cent pas en carré. On y remarque huit oliviers d’une grosseur extraordinaire, et d’une antiquité si visible, que l’on peut croire avec la tradition qu’ils existaient du temps de Jésus-Christ. ï
Vers l'extrémité du jardin, est l’endroit où les apôtres s’endormaient sur une espèce de roc, tandis que Notre-Seigneur priait. Un peu plus loin $e trouve la grotte de l’Agonie ; elle est absolument dans le même état que du temps dé Jésus-Christ. Elle forme une sorte de voûte, qui s’appuie
… vignes et d'oliviers—cette vie a vu, naître le sauveur du monde + Ste Hélène, mère de l'empereur Constantin, y ft construire une ma. gaifique église, qui subsiste encore, etc.
* 678. Population : Hnviron 16,000,000 d'habitants, qui * parlent un grand nombre de langues différentes. La religion dominante est le mahométisme (a) ; mais il y a beaucoup de gfecs schismatiques, d'arméniens, de catholiques, de Juifs, etc. (Voyez le No. 531.) Pour le gouvernement, voyez le No. 532.
On trouve da
Kourdemet dance. 1
Les Turcs nt gmAds, bien faits, robustes, d’une physionomie rude mais souvent noblé, ayant le teint légèrement basané, et les cheanpaent brun que noir. La gravité naturelle de leur maintien est
les provinces orientales des hordes nombreuses de urcomans, qui vivent dans une sorte d’indépen- Y
augmentée par Tanmipleur des habits, par la coiffure imposante des turbans, et par la grandeur des moustaches ; ce dernier ornement leur est sacré comme: à toutes les nations asiatiques, Leur nourriture frugale est composée surtout de végétaux ; le tabac, le café, l’opium, remplgtent le vin, qui leur est défendu par la loi de Mahomet. Ils
sur trois pilastres dl
ême roche, et reçoit le jour par une ouverture pratiquée dans le Ce fut dans ce lieu. l’un des plus auguste de l’univers, que le Sauvgüur ressentit les horreurs du trépas; que de ses yeux s'échappèrent des” larmes brûlantes, qui se mélant à une sueur de sang, inondèrent son corps sacré! A l’endroit où l’innocent Agneau se rési- £gna pour nous à subir toutes les rigueurs du Ciel outragé s'élève un autel surmonté d’un tableau réprésentant Notro-Seigneur soutenu par un ange. On y lit cette inscription :
Hic factus est sudor ejus sicut guttæ sanguinis decurrentis in terram.
(Toi la sueur devint comme des gouttes de sang coulant'jusqu’à terre).
Un lieu qu’on ne peut regarder sans éprouver un frémissement secret, c’est celui où Judas livra son maître ; il a quinze à vingt pas de longeur sur deux de largeur, et se trouve entre deux petits murs. On le nomme Osculo, à cause du baiser que le perfide apôtre dunna au Sauveur.’
(a) L'islamisme, dès sa naissance, se Dr en doctrine de Mahomet en doctrine d’Ali, gendre du prophète. Les sectateurs de la première croient que la prédestination est absolue, que Dieu etle Koran sont coéternels ; que lo bien et le mal ont également Dieu pour cause ; que la divinité se rendra visible dans sa propre essence ; que Mahomet a été enlevé au ciel en corps et en âme; enfin, qü’il est nécessaire de prior cinq fois par jour. Les partisans d’Ali, au contraire, tiennent que Dieu n’est la cause que du bien ; que lui seul est éternel et incréé, et non le Koran; que les esprits bienheureux ne voient Dieu que par ses œuvres ; que l’âme de Mahomet fut reçue dans le ciel séparée de son corps ; enfin. qu’il suffit de prier trois fois par jour. La doctrine d’Ali domine en Perse et chez les peuples orientaux qui leur furent autrefois soumis. Les Turcs, les Arabes, et le plus grand nombre des autres musulmans admettent la religion de
omet telle qu’enseignée par lui-même. ! :
La première de ces deux sectes, ou les Sunnites, pocupe l’empire ottoman, plusieurs parties de l’Afrique, l’Arabie, les îles de la mer des Indes, etoompte beaucoup d'individus de race turque établis en Russie’ eten Perse; la seconde domine dans les autres pays musulmans.
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