‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunesse [microforme]Chapitre 229 sur 269 · STE · texte numérisé non relu

STE

AFRIQUE. si

monde, du moins dans ses hautes eaux, a probablement sa

source dans les montagnes de la Lune ou au lac Nyanza (a),

Il traverse l’Abyssinie, la Nubie et l'Egypte, et, après un

cours d'environ 1000 lieues, se jette dans la Méditerranée lusieurs bouches, dont les principales sont celles de jette et de Rosette.

En entrant dans l'Egypte, ce fleuve forme deux cataractes célè. bres ; la hauteur de la plus grande n’est pourtant que de 4 à 6 pieds, Dans la Haute et la Moyenne-Egypte, son cours est resserré entre des montagnes qui ne laissent entre elles qu’une vallée large de quelques lieues ; au-delà l’on ne voit que des sables arides. Au dessous du Caire, les montagnes s'éloignent de chaque côté et forment cette plaine magnifique de la Basse-Egypte, qui doit sa fertilité étonnante uniquement aux inondations du Nil: car il ne pleut presque jamais dans cette contrée. Ces inondations, causées par les pluies tropiques qui tombent dans les pays où le Nil prend sa source, commencent vers le 13 juin et ne décroissent que vers le 18 de septembre. : Toute la Basse-Egypte présente alors l'apparence d’une mer au-dessus de laquelle s'élèvent, de distance en distance, des villes, des villages, des chaussées, des touffes d'arbres et des collines. Les eaux en se retirant, déposent un limon qui féconde les terres. Les semences se font vers la fin de décembre.

Le Nil, dans son état ordinaire, ne porte que des bateaux de 60 tonneaux depuis la Méditerranée jusqu'aux cataractes ; mais ‘dans les crûes périodiques, des caravelles de 24 canons peuvent remonter jusqu'au Caire. Oe fleuve nourrit beaucoup de crocodiles et d’hippopotames, principalement vers le haut de son cours.

Le Niger, ou Dijoliba, ou Quorra (b), dont le cours a été longtemps un mystère impénétrable aux voyageurs et aux géographes, prend sa source dans les monts Kong, à environ 80 lieues de Sierra-Leone sur l'Atlantique ; se dirigeant ensuite au nord-nord-est, il traverse les états de Sangara, de Kankan, de Wassoulo, et les belles plaines de Bambara où ilégale la Tamise à Londres; de là s’avançant au nord-est, il forme le lac Dibbie et passe à Tombouctou ; après avoir , longtemps continué son cours, tantôt à l’est, tantôt au sud-

(a) Le Nilest formé du Nil Blanc et du Nil Bleu. Les sources de celui-ci sont enAbyssinie ; quant à celles du Nil Blanc, elles sont encore problématiques. D’après les voyages et les conclusions du célèbre Dr. anglais Livingstone, elles devraient être placées au-delà du lac Victoria-Nyanza, entre le 10e et le 12e degré de latitude sud. Cette dernière assertion a du moins le mérite de confirmer l'opinion de Ptolémée, qui avait avancé, d’après les commerçants grecs, que le Nil sortait de plusieurs lacs situés très au sud dans le continent africain.

@) Dioliba au-dessus, Quorra au-dessous de la ville de Tombouctou,

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