‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunesse [microforme]Chapitre 231 sur 269 · RE · texte numérisé non relu

RE

AFRIQUE

est, il se détourne graduellement vers le sud, et les états de Boussa, de Yaourie, de Niffé, de 'Yaribbe, 40:

de Funda; enfin, Fit traversé les monts Kong et le il se jette dans le golfe de Benin par un

es de grand nombre d’embouchures. La branche visitée en 1830

at MM. Lander, se rend au cap Formose et se nomme s célè. Brass River Le de Quivre); la plus septentrionale est : pieds, la rivière de Benin.

entre Le Quorra reçoit beaucoup d’affluents, entre autres la Tchañda (a) rge de ou Binouëé, qui passe par la ville de Funda, et qui, à son embou- Lu des- chure, paraît avoir une largeur de 2 ou 3 milles ; à 30 lieues plus ment haut, il reçoit le Coudounia, autre rivière importante. La longueur 6 éton- du Quorra est de plus de 800 lieues; sa largeur commune pendant resque 200 lieues avant d'arriver au delta parait être de 2 à 4 milles. Le pluies lit de ce fleuve est encombré d’iles. Ses bords fertiles, ombragés de , COM- | D | palmiers, de plantains, de figuiers, de cocotiers, de mangoustiers, et ptem- ‘ d’autres grands arbres de la zône torride, sont infestés de moustiques ne mer D et de fourmis noires; ses eaux nourrissent des crocodiles et une de grande abondance de poissons,

. Les . Les Les fleuves les plus considérables ensuite sont: le Zan-

bèse, qui arrose le plateau de la Haute Afrique, traverse le

Le 60 Mozambique, et se jette dans le canal de Mozambique; la 2 er rivière Orange, qui arrose l’état libre de la rivière Orange,

bippo- la colonie du Cap, la Hottontotie, et se jette dans l’Atlantique ; le Coanza et le Congo, qui arrosent la Guinée inférieure ; le Sénégal et la Gambie, qui arrosent la Séné-

866 À sambie, à laquelle ils ont donné leurs noms, &e. Ons cru ARE von que ces deux derniers fleuves étaient les bouches Hé du Niger.

“4 de 688. Iles orientales : Socotora, les Seychelles ou îles

Mahées, les Amirantes, les Mascareignes(ou île Mauritius, île de Bourbon et île de Rodrigue), les îles Comores, la grande île de Madagascar, &c.

Îles occidentales : Les Agores, les îles Madères, les Canaries, les îles du Cap-Vert, Saint-Mathieu, Fernando-Po, l’île du Prince, Saint-Thomas, Annobon, l’Ascension, Sainte- Hélène, &c.

689. Montagnes: Le mont Atlas, divisé en plusieurs chaînes parallèles qui traversent le nord de l'Afrique, et

(a) Il y a une autre rivière du même nom, qui se jette dans le lao Tchad.

«dont les plus hautes sommités, situées dans le Maroc, ont environ 11,400 pieds d'élévation ; les monts Kong, qui paraissent se rattacher aux montagves de la Lune et s'étendent depuis la Sénégambie jusqu’au détroit de Bab-el-Mandeb : * les monts Lupata, ou l'épine du monde, qui bordent les côtes orientales depuis la côte d’Ajan jusqu'au Cap de Bonne- Espérance—une pareille chaîne semble exister sur les côtes du sud-ouest ; les monts de Cuivre dans le pays des Hottentots, &eo. | * , Les monts Cameroun, à l’est du Golfe de Biafra, ont une élévation de 13,000 pieds.

690. Volcans: Le pic de l'ile Fogo, dans les îles du Cap- Vert; lo Mongo-Ma-Lobah, dans le massif du mont Cameroun, en Guinée; le piton de la Fournaïise, dans l’île Bour-

bon, à l'ouest de Madagascar, &c. Il y a un bon nombre de |

volcans éteints.

691. Climat: Les trois quarts au moins de l'Afrique sont situés sous la zône torride, qu’elle ne dépasse que de 9 degrés au sud et de 94 du côté septentrional. Elle doit donc être exposée aux chaleurs brûlantes, aux pluies annuelles, aux vents réguliers de l'Inde et des autres régions tropiques. Mais on ne rencontre point communément en Afrique plusieurs causes qui rendent tempérés et même froids certains pays placés sous les mêmes latitudes. Les montagnes ne paraissent avoir en général qu’une hauteur médiocre ; le manque d’eau se fait sentir presque partout ; au lieu de nos forêts immenses et de nos grands lacs, ce sont des sables continuellement échauffés par les rayons d’un soleil vertical ; le vent froid du pôle antarctique ne rafraîchit que le cap de Bonne-Espérance et les côtes les plus méridionales, tandis

ue les vents du nord sont interceptés par la chaîne de l’Atlas. Il ne reste donc pour diminuer la chaleur du climat africain que les pluies périodiques, les vents de mer, et en quelques endroits, l'élévation du sol.

Les pays les plus chauds et les plus insalubres sont la Sénégambie et les autres côtes occidentales, Sur la côte d'Or, on a vu le thermo-

4 mètre s'élever, en plein air, jusqu’à 4549 de Réaumur (134 de Fah-

renheit) ! Les plus grandes chaleurs au Cap sont de 309 ; la température varie de -j- 17° à -J- 269, sur les côtes orientales; rarement “elle s'élève à 3040 (100 de Fahrenheit). Les chaleurs de l'été sont excessives en Egypte et en Barbarie. Les fièvres, les diarrhées, la

petite vérole munes. La mont Atlas, est réputée s

L'hiver, jusqu'en se dans le dés en Abyssin occidentales dans le roy à celui de 1

692. Pr nouveau m dimensions dité, qui se culièrement ment leurs sujets aux ]

Les proc diverses esp à 12 pieds « les dattes, 1 bananes, les le riz, le ma de l'arbre à les patates, grande abo sucre, le cot

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petite vérole, la lèpre et l’opthalmie, sont les maladies les plus communes. La peste, indigène en Egypte, règne souvent au nord du mont Atlas, où elle exerce des ravages épouvantables, La Nignée est réputée salubre.

L'hiver, ou plutôt la saison des pluies, dure depuis mars jusqu'en septembre au Cap ; depuis juillet jusqu’ en octobre dans le désert de Sahara ; depuis j juin jusqu’en septembre en Abyssinie; et depuis juin jusqu'en octobre sur les côtes occidentales, Il ne’ pleut que très-rarement en Egypte et dans le royaume d’Adel. L'hiver de la Barbarie ressemble à celui de l'Europe méridionale.

692. Productions : La plupart ue celles de l’ancien et du” nouveau monde se retrouvent en Afrique, mais avec des dimensions colossales, causées par la chaleur et par l’humïidité, qui se réunissent dans. tous les endroits fertiles, particulièrement aux bords des fleuves ou dans les deltas que forment leurs embouchures, et dans les lieux RE ou sujets aux inondations annuelles.

Les productions alimentaires les plus communes sont les diverses espèces de millet, qui atteignert la hauteur de 10 à 12 pieds et dont les épis pèsent quelquefois 2 ou 3 livres ; les dattes, les fruits du palmier et du plantain, les cocos, les bananes, les ignames, le manioc et quantité d’autres légumes ; le riz, le maïs, le sarrasin, les melons et les courges ; les fruits de l'arbre à beurre ou à suif ou à l'huile, de l'arbre à | ois, les patates, &e. L'Egypte et la Barbarie fournissent ‘une grande abondance de blé et d’autres céréales, La canne à sucre, le coton, l’indigo, le tabac, viennent presque partout.

Il n'est guères besoin de dire que l’on trouve en Afrique : la vigne, le figuier, l'olivier, l’oranger, le citronnier, ete. ; outre le tamarinier, l'ananas, le mûrier, le caféier, le poivrier, une foule de bois précieux, d’arbres aromatiques, de gommiers et de plantes médicinales.

Il y a une grande variété de palmiers, qui donnent des fruits, du vin, de l'huile, des toiles, des cordages, etc. Le vin se fait avec le suc de l'arbre, que l'on tire par incision comme celui de l’érable en Canada. Une espèce de palmier porte des feuilles prodigieusement larges, qui servent à faire les toits des maisons; une seule feuille peut abriter 10 ou 12 personnes. Le superbe palmier du Congo embellit de ses touffes les champs et les forèts ; ses fruits sont très-abondants et d’un bon goût ; son vin est doux, piquant, agréable. Lorsqu'on ne le prive pas de sa sève, il produit à la racine

- don ) nement de leurs mets, et par les Européens pour l'éclairage,

de ses feuilles un fruit qu’un seul homme peut à peine porter; les À ps ut la couleur k le goût des châtaignes * rôties au feu, elles

nent une huile épaisse employée par les nègres pour l’assaison.

‘Le vin de palmier et la bière de millet sont la bofsson ordinaire

des nègres.

” L'énorme baobab ne s'élève qu’à la hauteur d'environ 30 pieds, tandis qu'il a quelquefois 100 pieds de tour. Le marc des fruits de ce

+ colosse du règne végétal, assesigros pour meurtrir en tombant les . hommeset les animaux, offre u

liment grossier aux nègres, qui, dans le besoin, mangent jusqu'aux feuilles de l'arbre ; la coque donne des vases solides ; de la cendre du bois l’on extrait du savon;

+. Jécorce sert à faire des cordes, de grosses toiles et des mèches

d'éclairage. L'arbre étant sujet à pourrir facilement, les nègres se

ee gardent de construire leurs cabanes à son ombre, pour n'être pas

ar sa chute.

“Le finit du théobrome sort au travers de l'écorce du tronc. L'Egypte, entre une foule de plantes particulières, produit le papyrus, | dont l'écorce servait de papier aux Anciens. Aucun pays n'offre dans ses végétaux des traits aussi caractéristiques que le cap de Bonnee.

PE tont Atlas, les côtes occidentales et orientales, le Cap et la Nigritie, présentent des forêts vastes, épaisses, remplies d'arbres gigantesques, comme les forêts du Brésil.

L'herbe des prairies atteint la hauteur de 20 et même de 30 pieds; c'est là que se réfugient une multitude d’éléphants, de buffles, de sangliers, de tigres, de serpents monstrueux, etc.

. La végétation des déserts consiste en touffes de plantes s:lines, acacias, aloès, ronces, bruyères, etc. ; quelques-unes parviernent à la hauteur des herbes. Les oasis, qui s'élèvent de temps en temps, comme des iles du millieu de l’océan, sont couvertes de palm:rs et de dattiers.

693. Animaux: L’Afrique renferme à peu près toutes les espèces de l'Asie; le lion africain est seul digne de son nom—sa proie la plus ordinaire, ainsi que de la panthère, du chacal, de l'hyène, etc., sont les timides gazelles et les antilopes ; l'éléphant, que les nègres ne savent point apprivoiser, est moins grand, mais il a plus d’agilité qu'aux Indes, et son ivoire est plus beau—ses défenses, longues quelquefois de 6 pieds, pèsent jusqu'à 200 livres; le chameau, si nécessaire dans cette partie du monde, offre des espèces excellentes, ainsi que le cheval et l’âne, dont les types sauvages sont les girafes et les zèbres ; le buflle est souvent en guerre avec le lion, et le rhinocéros avec l'éléphant ; le caméléon est très-venimeux ; les guenons, les babouins et d’autres singes, fourmillent partout ; :s moutons sont de l'espèce à queue

. rapidité possit

| l'autruche, qui

La large et à la pays chauds

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Parmi les v parfaite de so l'aigrette, l’ois can, de gros «

La-chasse | curieux. Une chevaux du d truche, et, que

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le dévore ; le grandeur ; un long de 25 à hommes et su son: tour la pr tion, ou le rôti L'ichneumo:

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Le Fe large ‘et à laine grossière ; les chiens, comme dans tous les : pays chauds, ont le poil court, rude et roux, et n’aboïent pas. … L’hippopotam3, qu'on pourrait appeler un énorme cochon d’eau, habite les fleuves et les rivières. |

Parmi les volatilles, on peut remarquer l’Autruche, qui est la plus * parfaite de son genre, le faisan, le flaman, le vautour, le perroquet l'aigrette, l'oiseau du Paradis, l’ibis, qui détruit les serpents, le péli-, can, de gros canards, etc. Les Ÿ de rapine sont innombrables,

La-chasse aux autruches que @nt les Arabes, offre un spectacle! curieux. Une vingtaine d'hommes armés de fusils et montés sur des chevaux du désert, vont, contre le vent, chercher la trace de l’autruche, et, quand ils l'ont trouvée, la suivent avec la plus grande rapidité possible, en se tenant éloignés d'un demi mille les uns des autres. L'oiseau, fatigué de courir contre le vent qui s'engouffre dans ses ailes, se retourne et cherche à passer à travers la ligne des chasseurs : ceux-ci l’entourent et tirent tous à la fois sur lui jusqu’à ce qu’il tombe mort. Sans cette ruse, on ne pourrait jamais prendre l'autruche, qui, bien que dépourvue de la faculté de voler, dépasse sur terre les animaux les plus rapides.

Parmi les reptiles, on distingue le crocodile, qui saisit un bœuf et le dévore ; le lézard, dont quelques espèces égalent le crocodile en grandeur ; une foule de scorpions et de serpents venimeux ; le boa, long de 25 à 30 pieds et gros de 5, qui s'élance des arbres sur les hommes et sur les animaux—il les dévore d’un coup, et devient à son: tour la proie des nègres, qui l'attaquent au moment de la digestion, ou le rôtissent en mettant le feù aux savanes à la fin des pluies,

L'ichneumon pénètre dans le corps du crocodile pendant qu'il tient sa gueule ouverte, et lui ronge le ventre.

Ïl y a une multitude effrayante de termites, espèce de fourmis, qui construisent des pyramides hautes de 16 pieds, sur une base de plus de 100 pieds carrés ; d'autres, très-redoutables, attaquent les hommes et les animaux—des malfaiteurs qu'on leur livre sont rongés jusqu'aux os en un jour ; les insondi entrent dans la trompe des éléphants, et les font mourir avec des accès de fureur terribles : d’autres termites pénètrent partout et réduisent en poudre les hardes, les marchane dises, les meubles et jusqu'à la charpente des maisons.

Les voyageurs sont assaïilis continuellement d’une nuée de cousins, de moustiques et d’autres insectes incommorles. Il y en a dont la piqûre passe pour mortelle, Les papillons fourmillent dans leg champs et dans les forêts, ainsi que les abeilles ; pour s'emparer des trésors que ces dernières ont amassés, on met le feu aux arbres qui portent les ruches, et les abeilles s'enfuient.

694. Minéraux : On tire de l’or très-pur de plusieurs contrées de l'Afrique, en particulier de l’Abyssinie, de la Sénégambie, de la Nigritie, et des côtes de Mozambique et de Sofala (selon quelques-uns, l’'Opäir de l’Ecriture). Les principales mines d'argent connues sont celles de la Nigritie

.. et du Congo. Le Congo fournit beaucoup de fer; le même pays et celui des Hottentots abondent en cuivre ; l’&gypte, est riche eu sel, en salpêtre, en natron (n ; il y a de vastes dépôts de sel-gemme dans le désert de Sahara; la côte d’A:- |” besch, sur la mer Rouge, possède, dit-on, des mines d’éme- . raudes et d’autres pierres précieuses {b). |

695. Commerce : ESCLAWES, or, ivoire, bois précieux, épices, gommes, ambre gris, substances teinturières et médicinales, coton, sucre, huile de palmier, blé, riz, dattes et autres fruits; encens, myrrhe, cuivre, sel, salpêtre, cuirs, plumes d’autruche, peaux de buffles, de tigres, &c., vins (des îles et du Cap), &e., &c.

On: trouve presque partout en Afrique une vaste quantité du plus bel ivoire, et sur les rivages de la mer, l’ambre, le corail, les perles,

etc. | Des malheureux nègres, arrachés à leur sol natal, enchaînés

condamnés à souffrir tout ce que l’avarice et une cruelle brutalité peuvent inventer de tourments, voilà depuis trois siècles le principal objet de commerce des Africains, soit entre eux, soit avec les peuples étrangers. Ce trafic barbare a remplacé chez eux, du moins en beaucoup d’endroits, les sacrifices humains et l’anthropophagie.

La plupart des nations chrétiennes ont aujourd’hui aboli la traite

| des nègres ; mais, par le fait, toutes celles qui tolèrent l'esclavage

ne laissent pas de l’exercer encore. On a estimé que vers l’année

1822, dans l’espace de 18 mois, 400 vaisseaux négriers avaient em-

mené 100,000 esclaves des côtes occidentales ; on sait qu’à la même époque, il en fut acheté un grand nombre sur les côtes orientales.

Des vaisseaux de guerre anglais et américains sont stationnés sur quelques points des côtes d'Afrique, 1vec ordre de saisir et de confisquer tous les bâtiments négriers qu’ils rencontreront, quelque soit le pays d'où ils viennent.

Il se fait un grand commerce intérieur, par le moyen des caravanes qui partent des états Barbaresques et du Caire pour aller à Ségou, à Tombouctou, à Sakatou, à Yaourie, à Funda, à Bornou, et aux autres grandes villes situées sur le

(a) Soude carbonatée, alcali qui entre dans la fabrication du savon.

(b) Pays d'Afrique réputés les plus riches :—en pierres précieuses, Nigri. tie, Egypte, Madagascar ; en or, Sénégambie, Deux-Guinées, Nigritie Mocaranga, région supérieure du Nil (Abyssinie et pays voisins), etc. ; en argent, Mocaranga, Nigritie ; en cuivre, Deux-Guinées, A oo Le Nieritie, Mocaranga, pays des Hottentots, région supérieure du Nil. Maroc, etc. ; en xlomb, Barbarie; en fer. Deux-Guinées, Sénégambie, Nigritie, Mocaranga, Madagascar, etc. ; en sel, Barbarie, Sahara, region du Nil, Deux: Guinées, îles du Cap-Vert, Madagascar, etc.

comme des bêtes de somme dont on les destine à faire les travaux, ‘

Niger ou s

vonten Ab &o. (a).

Langues :

que peu de 1 dues sont l':

cafre, le hot ment beauco ventés à lim ennemis.

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