‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunesse [microforme]Chapitre 240 sur 269 · L’ d'Alger, ét · texte numérisé non relu

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les tours d'équilibre leurs passe-temps favori. A leurs funérailles, une longue suite de femmes, payées pour pleurer et hurler, accompagnent le mort jusqu’à sa dernière demeure.

Les Berbers, qui habitent les montagnes et les déserts, ont le teint rouge et noirâtre, la taille haute et svelte, l'habitude du corps grêle et maigre. Leur fanatisme religieux surpasse celui des Maures; ils l’assouvissent, lorsque l’occasion s'en présente, dans le sang des juifs et des chrétiens. Leurs marabouts ou prêtres prétendent faire des miracles et distribuent des amulettes.

Les Berbers fabriquent eux-mêmes la poudre à feu dont ils ont besoin ; ils sont laborieux et intelligents ; ils fournissent au Maure paresseux du blé, des olives et toutes sortes de denrées. Leur nourriture consiste en pain bis et en olives ; leurs vêtements sont pauvres et mal propres; leurs villages sont munis de tours de garde; d’où ils découvrent l'approche de tout ennemi, Dès le moindre signal, tous les hommes courent aux armes ; ils manient supérieurement le fusil, le lancent dans l'air, le rattrappent et le déchargent avec une adresse et une rapidité étonnantes.

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