CAP DE BONNE-ESPERANCE
744. La colonie du C'ap, très-importante par sa position, puisqu'elle commande la route aux Indes, fut fondée par les Hollandais en 1652, et conquise par les Anglais en 1795, 1. ‘. paix d'Amiens, en 1802, le cap fut rendu à ses premers 1:aîtres, mais les Anglais le reprirent en 1806, et s’y
fixèrent d’une manière permanente.
745. La colonie du Cap occupe toute la pointe méridionale de l'Afrique, et s'étend dans l’intérieur jusqu’à la rivière Orange. Elle est traversée par trois chaînes de mon-| tagnes, qui forment autant de terrasses de plus en plus élevées, à mesure qu’on s'éloigne du Cap, et de moins en moins fertiles : la 3e est inhabitable. Pour le climat, voyez le numéro 691.—Productions de l’Europe mêlées à plusieurs de celles qui sont propres à la zône torride—vins excellents— grande variété de beautés végétales —forêts, bois précieux. —Buflles à petite tête et à cornes énormes, très-redoutables. Mines de cuivre et de fer, sources de pétrole, salines, eaux minérales.— Commerce : vins, eaux-de-vies, savon, chandelles, peaux de buffles, ete.
La colonie se divise en deux provinces : celle de l'Ouest, qui a pour capitale le Cap ; et celle de l'Est, dont la capitale est Graham's Town.
746. Villes : Le Cap (Cape Town), capitale de toute la colonie, ville maritime très-forte, située au fond de la baie de la Table, et renfermant une population de 49,000 habitants. Elle possède plusieurs églises, un collége, une bibliothèque, un observatoire, un jardin botanique et un grand hôpital.—Simon’s Town et Port-Elisabeth, villes maritimes d’une grande importance commerciale, etc.
Gouvernement : IL se compose d’un gouverneur anglais, nommé par la Couronne, de deux conseils électifs et de ministres responsables.
747. Population : La population de la colonie était, en 1865; de 496,000 habitants, dont 130,000 Européens, le reste se compose de Cafres, de Hottentots, ete.
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Les colons d’origine européenne se divisent en trois classes savoir: les vignerons, qui demeurent près du Cap ; les cultivateurs, qui en sont éloignés de 2 ou 3 journées de chemin, et.les pasteurs, qui mènent une vie nomade. }
HOTTENTOTIE.
748. La Hottentotie ou pays des Hotientots indép4dants est comprise entre l'Atlantique, la Cimbabésie, la/Cafrérie et la colonie du Cap, dont elle est séparée par la rivière, Orange. (C’est un pays de plaines parsemées de déserts et ue forêts, où errent l'éléphant, le lion, le rhinocéros, l’anti-
| lope, la panthère et l'hyène.
Les Hottentots, encore païens et barbares, se divisent en plusieurs peuplades, dont les principales sont : les Namaquas, les Coranas, les Griquois, les Boschmans, etc.
Les Hottentots paraissent une race distincte des Nègres et des Cafres ; leur couleur est le jaune brun ; leur tête est petite, leur visagé fort large d'en haut, finit en pointe ; ils ont les pommettes des joues très-saillantes, les yeux en dedans, le nez plat, les lèvres épaisses, les dents très-blanches, la main et le pied petits en comparaison du reste du corps : ils sont droits, bien faits, et d’une grande taille ; leurs cheveux de couleur noire, sont ou frisés ou laineux : ils n’ont presque point de barbe. Couverts d’une peau de mouton, de gazelle, ou de lion, inondés de graisse mêlée à une couleur noire ou rouge, armés d’une courte massue, les Hottentots sauvages errent en chantant et en dansant au milieu des troupeaux qui font toutes leurs richesses. Ils se divisent en un grand nombre de tribus. Leur culte est une espèce de fétichisme grossier.
La branche des Hottentots que l’on nomme Boschmans ou Saabs, se trouve réduite à nn état de dégradation au-dessous duquel on ne conçoit guère que la nature humaine puisse descendre : leurs femmes surtout font horreur. Munis la plupart du temps d’un carquois rempli de flèches, d'un bonnet et d’un ceinturon, de sandales de cuir, d’une toison de brebis, d'une calebasse ou d’un œuf d'autruche nour porter l’eau, de deux ou trois nattes d'herbe qui étendues sur des bâtons, forment leurs tentes, et quelquefois suivis de chiens barbets, les Boschmans trainent l'existence la plus déplorable : tantôt ils sont mendiauts, tantôt voleurs et brigands, tantôt on les voit rôder seuls ou en petites bandes dans les déserts arides qui bornent au nord la colonie du Cap, vivant de racines, de baies, d'œufs de fourmis, de chenilles, de sauterelles, de souris, de crapauds, de lézards et de