Climat: Ontario offre des températures très-varièes
* suivant la latitude et la position des lieux (a). A l’est de em Kingston, c’est le climat de nos cantons voisins de l'Etat killen. de nant : au-delà, en s’avançgant au sud-ouest, le long moyen "des lacs, on trouve l’hiver de moins en moins rude, jusqu’à “envi Détroit, où la neige a rarement plus d'un pied de profon- * 59. deur et ne demeure qu'environ deux mois et demi, tandis nom qu’au nord du lac Huron, on a des froids intenses et des la vil neiges de 4 ou 5 pieds. Les grands lacs ne se couvrent vince- Jamais entièrement de glaces. De furieuses tempêtes s'élè- vêque yent sur les lacs, où elles sont d'autant plus à craindre que Norm: . lès bâtiments ne peuvent que difficilement s’abriter le long ture, des côtes. grands 56. Productions : Le froment est la principale richesse SR versity ‘agricole; joignez-y beaucoup de blé d'inde, d'orge, d’avoine, Gram: ’ de pois, de seigle, de sarrasin et de patates. Les pommes, sont L les melons et les courges abondent partout ; les poires,iles catholi abricots, les prunes, les cerises, les noix douces, le tabac, de PT viennent parfaitement bien du côté du sud-ouest, où l’on Popul: ‘fait aussi mûrir le raisin-franc. Une partie de cette fertile . Toro: - province est encore couverte de magnifiques forêts de ché. fque, ! nes, de noyers, d'érables, de pins, de sapins, &c. Les ani. ro maux sont presque les mêmes que dans la province de Impo Québec. Entre les oiseaux, on admire le dinde sauvage Ki (No. 15). Il y a des serpents à sonnettes, et des serpents à Fo p ; k : ê rt C écailles, longs de 7 à 8 pieds qui ne sont point dangereux. Les bâti er
lacs sont remplis de poisson et de gibier (No. 15). Les . «mines les plus importantes qu’on ait exploitées, sont celles de fer, situées sur le lac Erié; celles de cuivre, près du lac Supérieur. Il y a de très-beaux marbres, beaucoup de plâtre le long de la Grande-Rivière, &c. (b). . 57. Commerce: Les principaux articles d'exportation sont les bois de construction et autres, les grains et les farines, les viandes salées, la potasse et la perlasse, les pelleteries, &c. ; ceux d'importation, sont les mêmes que dans la province de Québec (No. 37).
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(a) A l'observatoire météorologique de Toronto: Température moyenne de
* 6 ans, 46, 2 degrés, (2 degrés de plus qu’à Montréal) ; le plus grand froid,
74 degrés de Fahrenheit ; la plus grande chaleur, 894 degrés ; jours de pluie, 92; — de neige, 53.
(6) Les plus estimée: des sources minérales sont celles de Caledonia, non Join des bords de l'Outaouais,
rès-varièes A l'est de s de l'Etat est, le long de, jusqu’à de profonemi, tandis nses et des se couvrent 1pêtes s’élèraindre que iter le long
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| 58. Huile de pétrole :
PROVINOE D’ONTARIO, |
l'huile de pétrole est devenue l’objet d’un commerce important ; Ontario peut rivaliser à cet égard avec la Pen. sylvanie. Les plus abondantes sources d'huile sont celles d'Enniskillen. 60 puits, actuellement en activité, donnent un rendement moyen de 800 à 900 barils par jour. L’exportation moyenne est d'environ 5,000 barils par semaine, 0
59, Villes : Toronto, capitale, longtemps connue sous le nom de Little York, situé sur une baie du lac Ontario, est la ville la plus grande et la plus commergante de cette province—siége des principales cours de justice, d’un archevêque, d’un évêque anglican, d’une université, d'une école Normale, bel édifice renfermant de riches musées de sculpture, de peinture et d’antiquités, et de plusieurs autres grands établissements d'éducation (University College, University of Trinity College, Upper Canada College, and Royal Grammar School, &c.)—Les plus beaux édifices de Toronto sont la salle des tribunaux (Osgoode Hall), la cathédrale catholique, l’église de Saint-Georges, les nouvelles bâtisses de l'Université, les banques et l’hospice des aliénés.— Population, en 1861, 44,821.
Toronto possède un grand nombre d’églises, un séminaire catholique, un séminaire presbytérien, une biblicthèque publique, plu | sieurs communautés religieuses, plusieurs hôpitaux, un dispeusaire, de nombreuses sociétés, etc., etc.
Importations en 1868, $6,833,000. Exportations $2,088,000. Kingston, célèbre dans l’histoire du pays sous le nom de Fort Catarakoui, situé à l'extrémité nord-est du lac Ontario, bâti en belle pierre au centre d’un district assez peu fertile, possède un marché spacieux, une belle cout de justice, le pénitentiaire du Canada, une belle église catholique, un évêque catholique, un Hôtel-Dieu, un collége, un couvent d'éduca- . tion catholique; un collége presbytérien (University of Queen's College); plusieurs fonderies, imprimeries, &c. Population, en 1861, 13743.
Cette ville fut pendant trois ans (1841-1844) la capitale des déux Canadas.
Hamilton, situé à l’extrémité du canal de Burlington, sur Je lac Ontario—siége d’un évêché catholique —possède une belle cathédrale—belles carrières au pied de la montagne voisiné. Population, en 1861, 19,096.
London, population, 11,500.
Ottawa, sur la rivière de ce nom, site très-pittoresque,
LE eLOVENOR D'ONFARTO.
. 6ntre le saut des Chaudières et l'entrée du canal Rideau— siége d'un évêché catholique—capitale fédérale du Canada (voir No. 21)—centre d’une vaste exploitation de bois. Elle les £ communique par un pont de fer avec le village de Hull. foule +: Parmi ses édifices, on admire surtout les magnifiques bâtisses équarr du Parlement fédéral, Cette ville possède cinq églises, plus b
plusieurs couvents et hôpitaux, un collége et un séminaire ge catholique, 5 banques, de beaux moulins à farine et à scies, pe des fondsries, des tanneries, &c. Population, environ 20,500. doiven Il y a un grand nombre de petites villes de 500 à 2,000, et peu de juelques-unes de 3 à 4 mille âmes, et au-dessus, la plupart chets- réputé eux de district. | cathol . Nous nous bornerons aux suivantes : Cornwall, que les voyageurs Manitc d'en haut appelaient le Point-Malin, bien bâti sur le grand canal auquel il à donné son nom,—fabrique des draps ; Prescott, vis-à-vis ‘Ogdensburgh, point de départ d’une ligne de chemin de fer, qui relie le Grand-Tronc à la capitale fédérale ; Brockville, à 19 lieues en decà de Kingston ; Belleville, sur la baie de Quinté ; Cobourg, qui possède un collége méthodiste (Victoria College) et ‘une grande fabrique de draps ; Port Hope, qui communique par une voie ferrée avec les districts de l’intérieur ; Dundas, près de Hamilton, sur le canal Desjardins ; Niagara, l’un des plus anciens éta- D 62 blissements, près des ruines du Fort-George a des chantiers importants Fidel —vend beaucoup de pommes, de pêches, de cidre ; London, sur le vince Thames, dans un charmant pays ; Ambherstberg (et Fort- Madden), Nouve sur la rivière Détroit—exporte beaucoup de tabac—il y a un bon par l .… nombre de canadiens établis dans son voisinage ; Paris, charmant village sur la Grande-Rivière— exporte une grande quantité de + Plûtre de Paris, Windsor, vis-à-vis Détroit, petite ville florissante, &c. LeN
60. Population: La population d’Ontario s'accroît trèsrapidement par l'immigration ; en 1814, elle n’était que de 95,000 habitants, et en 1829 elle fut trouvée de 198,440, ‘presque tous Anglais, Ecossais, Irlandais et Américains,
- outre les restes de plusieurs nations sauvages ; en 1848, de 723,332, Le recensement de 1861 lui donne 1,396,091 habitants ainsi classés : Anglais, 114,290 ; Ecossais, 98,702 ; Trlandais, 191,231 ; d'origine française, 33,287. Le reste appartient à diverses nationalités : Nègres, 11,233 ; Sauvages, 7,841. E
! +. 61, Religions : Eglise d'Angleterre, 311, 375 ; Catholiques, 258,141 ; Eglise d'Écosse, 108,963. Le reste appartient à diverses dénominations ; Juifs, 614.
En 1861, il y avait 7,841 sauvages ; ce sont les Six Nations (a),
(a) —C'est-à-dire, les fameuses tribus des Zroqguois, appelés (par les Anglais) les Moharwlkts, les Oneidas, les Senecas, les Onondagas, et les Cayugas, avec les Tuscaroras, qui furent adoptés il y a longtemps par lu confédération.
al Rideau— du Canada de bois. Elle age de Hull.
ques bâtisses cinq églises, in séminaire ne et à scies, iron 20,500.
)0 à 2,000, et plupart chefs-
à les voyageurs e grand canal scott, vis-à-vis ain de fer, qui le, à 19 lieues nté ; Cobourg, llege) et ‘une nique par une près de Hamil- 18 anciens étaiers importants London, sur le Fort-Maddeni, il yaun bon aris, Charmant le quantité de florissante, &c.
s'accroît trèsétait que de de 198,440, Américains, en 1848, de 396,091 habi- )8,722; Irlanste appartient ages, 7,841.
iques, 258,141; krses dénomina-
ïx Nations (a),
appelés (par les ondagas, et les ongtemps par la
NOUVEAU BRUNSWIOK. 48
établies principalement le long de la Grande-Rivière, et subsistant par l'agriculture ; les Chippewas, à l’île Manitoulin, à l’île Walpole (lac Sainte-Claire, à la rivière Thames, &o.; les Munsees, les Otiawas, les Mississagas, les Pottawatamies, &c., &c. La plupart habitent une foule de villages, bâtis généralement en pièces de bois rond ou équarri. Ils possédaient avant 1818 près de 11 milliohs d'acres des plus belles terres du Haut-Canada, dont ils conservent à peine actuellement un demi million ; le reste a été vendu au gouvernement où à des particuliers ou à des sociétés de capitalistes, pour des rentes
annuelles qui ne dépassent guère 10 piastres par individu (a), et.
doivent s’éteindre avec la tribu venderesse. Leur genre de vie diffère peu de celui des sauvages du Bas-Canada. Plus de la moitié sont réputés chrétiens anglicans ou méthodistes, outre deux à trois mille catholiques, dont la principale mission est à Wekomakong dans l'ile Manitoulin.