‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunesse [microforme]Chapitre 32 sur 269 · TERRITOIRE DE LA BAIE D'HUDSON · texte numérisé non relu

TERRITOIRE DE LA BAIE D'HUDSON

par rapport à l’étendue du pays, offre un singulier rapprochement de races diverses ; les éléments qui la composent appartiennent à quatorze nations civilisées et à vingt-deux tribus sauvages.—La plupart des métis ‘xançais ou canadiens, et une grande partie des sauvages indigènes sont catholiques.

87. Parmi les nations sauvages de l'Amérique Britannique, les Esquimaux sont les plus remarquables par leur caractère, leurs à

mœurs et leur figure. Ils sont lune stature au-dessous de la moyenne ; les hommes ont ordinairement 5 pieds 3 pouces anglais,

. et les femmes 5 pieds. Ts ont une couleur brune foncée, les mains

et les pieds petits, le visage rond et plein, les yeux petits, noirs, et inclinés en dedans ; le nez petit et peu saillant ; les dents courtes, serrées, régulières, blanches chez les jeunes gens, usées chez les femmes avancées en âge, peut-être par l'habitude de mâcher la peau de loup-marin pour en faire des bottes ; les cheveux noirs, longs,

roides, luisants, toujours remplis de vermine. Ils ont universellement ” l'usage de se tatouer le visage, les bras, les mains et les jambes, au

moyen d’une aiguille et d’un fil enduit de noir de fumée mêlé à l'huile de loup-marin. Chez plusieurs tribus, les hommes ont le car. tillage du nez traversé d’un os ou d’une pièce de coquillage, et la lèvre inférieure percée de chaque côté de la bouche, pour y recevoir un 08 arrondi, au centre duquel est un grain de verre.

Leurs demeures, sont, en été, des tentes de peaux ; en hiver, des cabanes sphériques de glace. L'huile de loup-marin leur tient lieu decombustible. Leurs ustensiles sont de pierre, de baleine, de bois, de corne, d'ivoire, etc.

Tout le monde connaît la forme de leurs canots. Leurs bêtes de charge sont des chiens, qu’ils attellent à des traîneaux de bois avec des lisses de baleine. Les chiens ressemblent beaucoup au loup de ces régions ; ils ont ordinairement 2 pieds de haut ; ils hurlent au lieu d’aboyer.

Le poisson, surtout le loup-marin, la chair de renne, et le gibier, constituent la nourriture des Esquimaux ; ils mangent et boivent presque continuellement, tant que durent leurs provisions. Faute de prévoyance, ils périssent souvent de faim en hiver.

Leurs amusements consistent à danser, à chanter, à jouer d’un pauvre tambourin, à tirer de l'arc, à sauter une corde, à faire des grimaces, etc. Leur culte est un fétéchisme assez grossier; ils pratiquent la polygamie, les hommes ayant ordinairement deux femmes ; celles-ci sont mieux traitées que chez les autres sauvages.

Les Esquimaux n'enterrent leurs morts qu’à demi, parce qu'ils croient que le défunt en souffrirait si on lui chargeait le corps d’un poids trop considérable. A côté du mort, on dépose quelques-uns

des articles qui lui appartenaient, canots, filets, haches, micoines,

bottes, etc.

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