‹ Nouvel abrégé de géographie moderneChapitre 18 sur 128 · C7râ(2^5 &c : Cette contrée, la plus agréable du · texte numérisé non relu

C7râ(2^5 &c : Cette contrée, la plus agréable du

nouveau monde, si elle n'était exposée aux tremblemens

de terre, produit en abondance les grains, les raisins, le

miel, le coton, l'indigo, la cochenille, &c. Il y a des

mines très riches, mais jusqu'à présent élles n'ont

guères été exploitées.

Parmi les animaux sauvages du Guatimala, on remarque le tapir (No. 12), qui coupe, dit-on, Tarbre le plus fort, et dont la peau à six doig^ts d*épaisseun

107. Commerce : indigo, cochenille, bois de teinture, acajou, peaux de bœufs, de tigres, de chevreuils, &c.

108. Capital^ le Nouveau-Guatimala ; entre une foule d'autres objets dignes d'attention (No 98), on y voit un bel amphithéâtre, destiné aux combats de taureaux.

L'ancienne ville fut détruite, le 7 Juin 1777, par un tremblement de terre des plus effroyables» Dès le 3 juin, la mer ag^itée sortait de son lit ; les deux volcans, voisins de la ville, semblaient bouillonner ; l'un lançait des torrens d'eau, l'autre des courans de lave enflammée ; la terre montrait partout des crevasses ; après cinq jours d'ang-oisses, l'abime s'ouvrit, et la ville, avec ses richesses et huit mille familles s'enfonça dans la terre ; des courans de boue et de soufre, en se précipitant par dessus les ruines, les cachèrent à jamais aux regards des humains; un désert affreux en prit ia place.

Abrège de la

La nouvelle ville est bâtie à quatre lieues de l'emplacement de l'ancienne.

109. Population totale, deux millions, dont peutêtre la moitié sont des sauvages chrétiens.

La partie orientale du Guatimala qui s'avance dans la mer des Antilles est occupée par les Mosquitos, peuple indigène qui n'obéit qu'à ses chefs ou caciques. Ces Indiens ont toujours été ennemis des Espagnols, qui n'ont pu les réduire, et alliés des Anglais. La chasse, la pêche, l'agriculture et le soin de leurs troupeaux sont leurs principales occupations. Les Anglais possèdent sur la baie de Honduras une petite colonie de 250 blancs et de 4,400 nègres et mulâtres, dont 2,100 esclaves.

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