‹ Nouvel abrégé de géographie moderneChapitre 59 sur 128 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

363. — Bornée au nord et à Fest par TAllemagne ; au sud, par ritalie ; à Touest parla France.

364. Division : la Confédération-Suisse est composée de 22 cantonS;, dont 9 catholiques, 7 protestants, et 6 mixtes.

Les cantons catholiques sont Soleure, Fribourg, Lucerne, Zug, Schwytz, Underwald, Uri, Tessin, et Valais ; les protestans sont Baie, Berne, Vaud,. Schaffoutse, Zurich, Genève, Neufchâtel; les mixtes sont Argovie, Glaris, Thurgovic, Saint-Gall, Appeuzell, Grisons.

GÉOGRAPHÏK DE L'EuROPK.

365. Montagnes : la Suisse est le pays le plus iiootagneux de l'Europe ; le Jura la traverse du uid-ouest au îiord-est, depuis le lac de Genève jus- |u'à celui de Constance — la longueur de cette chaîne 3st de 90 à 100 lieues, et sa largeur de 15 à 20 $ les rVIpes forment, au sud et au sud-est, deux chaînes )rincipales5 dont les diverses raiiiilications occupent me étendue de 800 lieues quarrées.

On divise les Alpes en hautes, moyennes, et basses Alpes Les liantes Alpes s'élèvent au-dessus de la lig-ne d.Qs neiges faj ou de ' ,000 pieds environ ; on ne voit dans toute cette région que des lommités couvertes de neige ou de glace, des parois de rocs délharnés ; dans les endroits abrités végètent des lichens et un petit lombre de plantes qui aiment le climat de la Sibérie ; les pics les lus élevés dépassent 14,000 pieds ; tels sont le mont Blanc, qui omine toutes les montagnes de l'Europe ; le Cervin, qui s'élance I ans les nues en forme d'obélisque triangulaire ; lé mont Rose, issemblage de pics gigantesques qui composent un vaste cirque de !,000 toises de diamètre, ^c. Les Alpes moyennes sont comprises ntre la ligne des neiges et la limite des arbres dont l'élévation est ^'environ 6,000 pieds ; c'est là que les plus belles et les plus rares es plantes alpines se font remarquer. ^ Les basses Alpes corntrennent la région située au-dessous delà ligne des arbres jusqu'au iveau des plaines ; elles sont couvertes de rochers, de lacs, de ruiseaux, de cascades, de bois, et d'excellens pâturages. I On appelle cols, les routes qui traversent les Alpes ; tel est, enre autres, le passage du mont St. Gothard, et la magnifique route iU SimploK, construite avec des frais immenses par Bonaparte )Our faciliter ses expéditions militaires en Italie.

Le couvent hospitalier du Grand- S t. -Bernard, entre le Valais et e Val d' Aoste est l'habitation la plus élevée de l'Europe. I Dans les montagnes du Valais, on voit beaucoup de crétins, êtres ^ iialheureux, défigurés par des goitres énormes, sourds, muets, et iians un état d'imbécillité qui ferait douter s'ils font partie de l'espèce humaine.

■ 366. Avalanches : les chutes de neige connues sous me nom sont un des pliénomènes les plus terribles de ■a nature dans les AJpes. Tant que les neiges ten-

H (ay Cest-à-dire que les nuages de neig« ne se forment point au-dessus ■le cette limite.

dres et poudreuses qui couvrent les sapins ne spni point tombées, il faut s'attendre à des avalanches j mais elles sont plus dangereuses par un dégel. ElleJ s'annonçeiit par un bruit sourd et effrayant, semblable à celui du tonnerre, de sorte qu'elles laissen souvent au voyageur le temps de chercher son salu dans la fuite. Ces redoutables chutes de neige et d< glace ont occasionné des malheurs sans nombre au^ habitans de toute la chaîne des Alpes.

367. Glaciers : des avalanches de neige tomben incessamment du sommet des montagnes dans Ici plus hauts vallons ; elles s'y entassent, comme dan:l

^ un bassin, en couches très compactes, au traveni desquelles l'eau pénètre, durant l'été, sans les fondn entièrement. L'hiver les transforme en glaces so lides de l'épaisseur de plusieurs centaines de pieds On compte dans la Suisse plus de 400 de ces glaciers dont plusieurs ont une longueur de 6 a 7 lieues suil une largeur d'une demi^lieue ou davantage. C( sont là les intarissables réservoirs qui entretiennen] les principaux fleuves de l'Europe.

368. Lacs : Les plus grands sont ceux de Lémai ou Genève et de Constance ; le premier a 44 lieuei quarrées, et le second 38. Les autres sont les lac; de Neufchâtel, de Zurich, de Lucerne, de Lugano &c. Leurs belles eaux, claires comme du cristal nourrissent des brochets, des truites, des saumons des lottes, &c. !

369. Rivières : le Rhin, le Rhône ; TAar, afflueni X du Rhin ; la Linth, la Reus?, la Sane ou Sarine, af

fluens de l'Aar ; le Tésin, qui va traverser le lac Majeur en Italie 5 et beaucoup d'autres.

Géographie db l'Europe.

370. A^pect^ Sçc. : il est peu de contrées qui offrent [autant de sites pittoresques et de sublimes horreurs Sqiie la Suisse. Les t^hamps bien cultivés, et les riches pâturages qu'on voit à la base des montagnes, contrastent avec leurs affreux précipices et leurs sommets toujours couronnés de neige et de glace. La partie la plus fertile et la mieux peuplée se trouve située entre les Alpes et le Jura, depuis les rives du lac Léman jusqu'à celles du Rhin et du lac de Constance. Elle présente des collines et des monts peu jélevés, de larges et riantes vallées, des prairies iarrosées par ^mille ruisseaux, des vignes sur des coteaux voisins, de Jbeaux lacs^ &c. Les montagnes sont habitées par une population assez nombreuse, mais généralement pauvre, et subsistant plus par les produits de ses troupeaux que par la culture des terres. Elle demeure dans des maisons construites jfort simplement en bois, quelquefois en pierre, et [Couvertes d'un toit large et élevé, pour mieux réjsister aux pluies, aux neiges, et aux avalanches.

371* Climat et productions : le climat de la Suisse est froid, dès qu'on s'élève au-dessus de la plaine ou de la région des vignes, laquelle jouit d'une température douce, mais sujette aux changemens subits ^du chaud au froid, aux grêles, aux gelées, aux brouil- ^lards, qui détruisent souvent les espérances de l'agriculteur et du vigneron. Les productions végétales sont les bois, les grains, les vins, le chanvre, le lin, les pommes, les poires, les châtaignes, &c. La ré* coite la plus assurée est celle des patates et des autres légumes.

Les bêtes à cornes constituent une des principales I richesses du pays; elles sont remarquables par leur grosseur. Les chevaux ne sont pas d'une race finci

Abrège i>e la

maïs ils sont endurcis à la fatigue. On élève dans les montagnes beaucoup de mulets.

Le beurre et le fromage de la Suisse sont de la meilleure qualité ; tout le monde connait le fromage de Gruyères, jaetite ville du canton de Fribourg*.

Les animaux sauvages sont, en général, Jes mêmes qu'en France : le grand aigle des Alpes a 16 pieds d'envergure ; il enlève des chevreaux, de gros chiens, &c.

372. Mîne^ : les montagnes de la Suisse, riches en porpliyrCf en eiarbre^ en albâtre, &c.^ le sont encore en métaux de toute espèce, en crystaî de roche, en soufre, en eaux minérales, &c. Plusieurs vallées renferment des bancs de lignites, et de la tourbe, qui serv<;nt de combustible dans les lieux où le bois manque.

373. Commerce : bêtes à cornes, fromage, beurre, suif, peaux, chanvre, lin, horlogerie, étoffes de coton, mousselines, bas, tissus de paille, tabac, plantes officinales? &c.

374. Villes : Genève, sur le lac du même nom, la plus peuplée — on y voit plusieurs établissemens scientifique, entre autres, un riche musée d'histoire naturelle — de célèbres fabriques d'horlogerie, &c.,* Berne, chef-lieu du canton le plus considérable — situation très salubre — les femmes y portent de longues tresses de cheveux garnies de rubans qui leur tombent jusqu'aux genoux ; Baie, la plus commerçante ville de la Suisse, traversée par le Ehin — elle a été plusieurs fois bouleversée par des tremblemens de terre ; Zurich, remarquable par les beaux points de vue qu'offrent ses promenades et ses remparts — fabriques de coton, de chapeaux de paille, et de savon ; Lausanne, ou les étrangers se rendent en foule, attirés par les beautés du lac Léman ; St. Gall, ville commerçante et industrieuse ; SchafFouse, sur le Rhin, à une lieue de la fameuse cataracte oii ce fleuve se précipite de la hauteur de 70 pieds, &c., &c.

375. Population, 2,070,000 habitans, dont 775,000 catholiques, 900 anabaptistes, 2,000 juifs } les autres professent le calvinisme.

Géographie bk l'Euhope.

376. Gouvernement : chaque cîiBton est une répu- , blique particulière, excepté îe Neufchâtel, dont le régime est monarchique, et les cantons d'Underwald 1 et d'Appenzeil, qui se divisent chacun en deux répu- I bîiques séparées ; de sorte que la Conlédération est ! composée de 24 états, indépendaiis les uns des au- ; très pour ce qui regarde leurs àlfaires intérieures 5 I celles qui intéressent tout le pays sont dirigées par la diète^ dont les séances annuelles se tiennent successivement à Berne^ à Lucerne, et à Zurich. Lorsque la diète n'est pas réunie, les cantons dont ces I trois villes portent les noms, président alternative- Iment pendant deux ans aux affaires générales. I Les habitans du canton ou de la principauté de Neufchâtel reconnaissent Ija "souveraineté du roi de 'Prusse,; ils lui prêtent serment de fidélité, dès "que ;ie prince a juré de respecter les droits, les libertés^ et les coutumes du pays. Du reste il n'y exerce' qu'un pouvoir très limité.

! Armée : en Suisse, tout citoyen qui a atteint Fâ^e de 20 ans ! est soldat ; il doit s'armer, se vêtir selon l'uniforme de son canton, et ée faire Incorporer dans une compagnie. En cas de guerrcj chaque canton fournit un contingent dont le total est de 33,758 hommes.

Langues : on parle français dans les cantons qui se trouvent près de la France, italien dans ceux qui sont au sud des Alpes, et allemand dans tous les autres.

i ' ALLEMAGNE.'

377* 1/ Allemagne est un vaste pays de FEurope, borné au nord parla mer d'Allemagne, le Danemark, jet la Baltique ; à Fest par la Pologne, la Gallitzie, et la Hongrie ; au sud, par la Croatie, le golfe de Ve- |nise,ritalie, et la Suisse ; à l'ouest^ par la France et Iles Pays-Bas.

3?8. L'Allemagne, ci-devant empire, était divisée en neuf cercles, l'Autriche, le Bas-Rhin, la Bavière, la Haute- Saxe, la Fran-

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conie, la Souabe, le Haut-Rhin, ia Westphalie, et la Basse- Saxe.| Cette division ne comprenait point la Prusse proprement dite^ de-i venue royaume depuis 1701. Les neuf cercles qu'on vient de nommer, se subdivisaient en plus de 300 petits états, gouvernésl par des princes séculiers ou ecclésiastiques, indépendans chacun dans les limites de son territoire, mais soumis en certaines cir-j * constances aux ordres de l'empereur. Le gouvernement général, ou la diète, était composé de trois collèges; celui des électeurs, qui s'arrogeaient le droit de nommer le chef de l'empire, celui des princes, et celui des villes impériales. A partir de 1439, l'empereur fut toujours choisi dans la maij^on d'Autriche. En 1806, par l'influence de Isapoléon, l'ancienne constitution fut abolie et et remplacée par la Confédération du. Rhin. L'empereur d'Allemagne renonça à ce titre, et prit celui d'empereur d'Autriche ; les duchés de Bavière, de Wurtemberg, et de Saxe, furent érigés en royaumes. Le congrès de Vienne, en 1815, établit la Confé* dération Germanique telle qu'elle existe aujourd'hui. Elle est formée de 39 états de forces inégales, réunis pour leur défense etl leurs intérêts communs. Les affaires sont réglées dans une diète permanente de 17 membres, qui se tient à Franckfort-| , sur-le-Mein, et à laquelle préside le représentant de l' Autriche.! ' Pour les questions qui touchent les lois fondamentales, on convoque une diète de 69 membres, oii chaque état est représenté en proportion de son importance.' ^

379. La Confédération Germanique renferme plu- ^ sieurs des plus riches possessions de la Prusse et de! TAutriche, celles même où sont situées lèurs capitales, mais nullement les états propres de ces deux grandes puissances ; ces états sont pour la première, le grand duché de Posen, la iPrusse occidentale, laj Prusse orientale, et la principauté de Neufchâtel en Suisse ; pour la seconde, la Galiitzie, la Hongrie, la Transylvanie, l'Esclavonie, une partie de la Croatie, la Dalmatie, le royaume Lombard- Véni-j tien, &c* — Afin d'éviter des répétitions trop fi'équen-| IS tes, on va rassembler ici quelques détails sur la géo- k graphie physique de TAUemagne et de toutes les con- k trées qui en dépendent, excepté le royaume Lom-j Is bard- Vénitien, dont la description appartient à celle de ritalic.

Géographie be l'Ecjrope.

380. Montagnes', les principales chaînes sont les Alpes, quij sous différens noms, s'étendent à Test jusqu'en Hongrie, et au sud- est, jusqu'en Turquie; les monts Carpathes, qui se prolongent dePouest à l'est depuis le Dniester jusqu'au Rhin-— leurs diverses branches entourent la Hongrie, la Moravie, la Bohême, et se rattachent par les montagnes de Styrie, de Saltzbourg, de Souabe, &c*, à la grande chaîne alpine. Les pays situés au sud des Carpathes sont montagneux ou composés de plateaux élevés ; ceux situés au nord sont, en général, des plaines qui s'unissent à celles de la Pologne, du Danemark, et des Pays-Bas. Toutes les eaux qui coulent au sud des Carpathes se jettent dans le Danube ou dans le golfe de Venise ; toutes celles du nord se jettent dans la mer d'Allemagne ou dans la Baltique. La plus haute élévation des Carpathes est estimée à 9,500 pieds.

La Hongrie renferme deux plaines immenses, l'une à l'ouest^ voisine de Farchiduché d'Autriche ; l'autre au sud, qui se termine vers le Danube et la Theiss par de vastes marais.

381. Lacs : ceux de Constance et de Neufchâtel i ceux de Balaton et de Neusiedel, en Hongrie ; le Frisch-HafF et le Curisch-Haff en Prusse, qui communiquent avec la mer Baltique ; et un bon nombre d'autres d'une plus petite étendue.

382. Rivières: le Danube et ses affluens ; le Rhin» l'Ems, le Weser, et l'Elbe, qui se jettent dans la mer du nord 5 l'Oder, la Vistule, le Niémen, qui se jettent dans la Baltique ; la Wartha, affluent de TOder ^ la Moselle et le Mein, affluens du Rhin, &c.

ArRKGE DR LA

383. Climat et productions : le climat de toutes ces I contrées peut se diviser en trois gra-iides zones, qui elles-mêmes sont susceptibles de quelques subdivisions : la première est celle des plaines septentri9nales dont la température est humide, assez froide, ^ et variable au gré de tous les vents ; o\\ y cultive les n\ blés, les légumes, le lin, le chanvre, le houblon, les m pommes, les cerises, &c. La seconde zone embrasse m tout le milieu de r Allemagne, -^lepuis le 5 le^jusqu'au |( 48e parallèle, avec la Gallitzie, et le nord de la Hon- im grie ; Tair y est saîubre, et la température plus égale ; ei mais l'élévation du sol diminue la chaleur qui serait naturelle à la latitude, si on se trouvait au niveau de e rOcéan. On y cûltive dans les expositions favorables la vigne, et assez généralement les pommiers, les poiriers, les abricotiers, les pêchers, les châtaigniers, et les amandiers. Il faut pourtant excepter la Gallitzie, S pays froid et très humide, riche d'ailleurs en céré- q aies et en légumes. La troisième comprend les Alpe«, i dont les sommets et les vallées éprouvent des cha- c leurs et des froids extrêmes, et la Hongrie méri- y dionale dont le climat est chaud et très insalubre, i Cette troisième zoné ajoute aux productions déjà ci- i tées le maïs, beaucoup de vins, la garance, le sa- a fran, lagaude, &c., le tabac, le riz, les vers à soie, et, p au sud des Alpes, les olives, les oranges, les figues, ii les citrons, &c. . r

Les légumes alimentaires abondent en AUemag-ne, et quelques a uns parviennent à une excellence inconnue dans d'autres pays ; le ^ chou, par exemple, qu'on exporte au loin sous le nom de sauerkraut, diverses espèces de navets, de carottes, de pois, et de î fèves. L'orge et le houblon y sont un objet de culture très im- C portant, étant destinés à la confection delà bière, dont les Alle« t mands font un grand usage. Le produit total des vignobles s'é- 1 lève à 540,000,000 de gallons ; les deux tiers de cette quantité sont fournis par la Hongrie, dont les vins sont réputés les meilleurs de l'Europe. On vante encore beaucoup les vins du Khin et I de la Moselle. Environ un tiers de la surface de ces contrées est

Geographik DE l'Europe. ' 117

>ccupé par des forêts composées' de chênes, de hêtres, de frênes, Tormes, de pins, de sapins, &c. La plus considérable qui existe naintenant en Allemagne est la Forêt-Noire, située en partie dans e grand duché de Bade et en partie dans le Wurtemberg».

Les bêtes à cornes, les chevaux, les moutons, les f olailies, sont partout élevés en grand nombi'e ; les 3orcs fourmillent en Westphalie, en Bavière, en Ponéranie, et dans lé centre de la Hongrie. Les plailes de la Hongrie -nourrissent plus de 2,000,000 de )œafs de la plus forte race ; ils ont le poil et les cor-' les d'une longueur extraordinaire ; ils se distinguent încore par leur couleur grise. Les forêts et les )ruyères abondent en gibier^ les rivières et les lacs^ în poisson.

Les animaux sauvagas sont les mêmes qu'en France.

384. Mines : les montagnes de la Moravie, de la [Silésie, et de la Bohême orientale, renferment queljiues mines de fer, de plomb, d'arsenic, des carrières le marbre, des pierres fines, &c. -, la St jrie est riîhe en mines du meilleur fer ; la Carinthie, pronnce illyrienne, a de vastes mines de plomb ; la ville ji'fdria, dans rarchiduché d'Autriche, possède une |ies plus importantes mines de mercure ; la Hongrie i dés mines d'or, d'ârgent, de cuivre, de fer, de plomb, de mercure, de crystal de roche, des dépôts mmenses de sel-gemme, &c. Mais la chaîne qui mérite particulièrement le surnom de métalliquey la plus ibondamment pourvue de minerais d'argent, de cuivre, d'étain, de fer, est cette partie des monts Car- 3athes qui sépare la Bohême des plaines de la Saxe ; >n trouve dans l'un et dansFautre dé ces deux pays ;outes les variétés possibles des métaux, des mar- }res, des granits, des pierres fines, &c.

Les houillières et les tourbières sont assez cornnunes en Allemagne. On y trouve une plus grande

Abrège dk la

abondance iVeanx minérales^ soit chaudes, soit acir dulées, que dans tout le reste de rEuroî3e.

Les mines de sel^de Bochnia et de Wieliczka, dans la Gallitzie, ^ sont les plus riches de l'Europe. La première est un vaste sou- « terrain qui a 10,000 pieds de longueur, 750 de largeur, et dans quel- j ques endroits 1,000 à 1,200 de profondeur. On y rencontre deSj « morceaux de bois brisés et noircis. Il y a si peu d'humidité sur J toute rétendue du roc, qu'on n'y voit que de la poussière. Les salines de Wieliczka s'étendent sous toute la ville et bien au delà, f Il y a des chapelles, des magasins pour les tonneaux pleins de , sel, des logemens pour les mineurs et pour leurs chevaux. Le nombre dos ouvriers est communément de^ 700. Personne n'y, passe sa vie, quoiqu'en aient dit les voyageurs.

385. Commerce de V Allemagne : grains, graine de lin,! ? tabac, ebevaux, bêtes à cornes, beurre, fromage^ miel, \ cire, vios> toiles, draps, soiries, cotons, bijoux, usten- ?i siles en bois tourné, métaux, ivoire, peaux de cj chèvre, laines, bois, canons, boulets, bombes, poêles^ \ quincaillerie, cuivre, porcelaine, poterie, glaces, 5 bière, sel de tartre, teintures, &c. Les bœufs, les ^ grains et les farines, les vins, les laines, et les métaux, sont les principales exportations de la Hon« ^ grie. Celles de la Gallitzie sont le sel, les blés, lej ' bêtes à cornes, les chevaux, les cuirs, la laine, la ^

^ cire, le xiiiel, Thydromel, &c. '

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