EMPIRE D'AUTRICHE
420. Cet empire est borné au Bord par le royaume de Saxe, îa Silésîe prussienne, et le nouveau royaume de Pologne ; à l'est, par îa Russie et la Turquie ; au sud par la Turquie, îe ^olfe de Venise, les Etats du pape, et les duchés de Modène et de Parme ; à Fouest, par le royaume de Sardaigne, îa guisse, et îa Bavière.
421. Dimsion : les états autrichiens sont au nombre de treize, savoir, les six déjà énumérés qui font partie de la Confédération Germanique (No. 387);
/ et de plus, i . la Galîitzie avec la Bukowine, 2® . le royaume de Hongrie, 3® .la Transylvanie, 4^.rEsclavonie et 5 • la Croatie avec leurs Limites Militaîires, 6® . le royaume de Dalmatie, 7^ - le royaume Lombard- Vénitien^ .
422. Commerce : les principaux articles d'exportation de l'empire d'Autriche sont les grains, les vins, leg bêtes à cornes, les chevaux, l'or, le mercure, le cuivre, le fer, l'acier, le plomb, le sel, les pierres précieuses, îe safran, &c.
423. Capitale, Vienne, dans un site magnifique, sur la) rive droite du Danube. La ville est entourée de fossés et de remparts, et communique par 12 portes j avec ses 34 faubourgs. Il y a une université, qui compte 79 professeurs et 1,200 élèves, plusieurs socié-^ tés savantes, de vastes hôpitaux, 33 églises, 2 synagogues, 14 monastères d'hommes et 3 de femmes, 123 palais, 8 à 9 mille maisons et 320,000 habitans. C'est îa ville la plus commerçante et la plus industrieuse de l'empire autrichien.
Parmi les édifices de Vienne, on remarque le palais impérial^
GÉOGRAPHIE DK l'EuROPE."
se voit une des plus riches collections qui existent de mînéralog-ie, d'objets d*arts, de curiosités, de médailles, &c. ; la bibliothèque impériale, qui contient 300,000 volumes, 6,000 exemplaires des premiers essais de l'imprimerie, et 20,000 manuscrits ; l'église métropolitaine, dont la tour, haute de 420 pieds, supporte une cloche pesant 357 quintaux — elle fut faite avec les canons pris sur les Turcs, lorsqu'ils levèrent le siég-e de Vienne, en 1683, après avoir été taillés en pièces par le généreux Sobieski suivi d'une armée polonaise ; l'hôtel des monnaies, les deux arsenaux, &c., &c.
424, Villes principales i on peut ajouter à celles déjà citées, i (No. 391 et suiv.), Lemberg-, capitale de la Gallitzie, qui fait un
commerce étendu avec les Russes et les Turcs ; Czernowicz, capitale de laBukowine ; Bude ou Ofen, capitale de la Hongrie, et, sur la rive opposée du Danube, Pesth, ville la plus commerçante et la plus peuplée de ce royaume ; Hermanstadt, capitale, et Kronstadt, ville la plus importante de la Transylvanie ; Agram, sur la Save, résidence du vice-roi de la Croatie et de l'E&clavonie ; Peterwaradin, place forte dans les Provinces Militaires annexées aux deux états précédens — elle est célèbre par la victoire qu'y remporta sur les Turcs le prince Eugène, en 1716 : enfin dans la Dalmatie, Zara, capitale ; Spolatro, qui renferme les ruines d'un beau palais de Dioclétien ; Raguse, autrefois capitale d'une /petite république ; &c.,acc,
425. Population : celle des six états qui font partie de la Coofédération Germanique s'élève à 10,720,- 1000 habitans V celle des sept autres et des territoires Iqui leur sont annexés, est de 2l5280>000; total ,32,000,000 dont à peu près 4,000,000 greos schismatiques, 3,000,000 protestans, et 500,000 juifs; les autres appartiennent à l'église catLoliqoe. Le gouvernement est une monarchie absolue ; excepté dans la Hongrie et dans le comté de Tyrol où le peuple a q^uelque part dans la législation.
Cette population est composée de quatre nations principales, les A-llemands, les Saves, les Hongrois, et les Italiens. i ' L'armée, en 1829, était estimée a 271,400 hommes; la marine consistait en 3 vaisseaux de ligne, en 8 frégates, et en 61 bâtimens nférieurs.
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On trouve en Autriche, en Turquie, en Espagne, et dans quelques autres parties de l'Europe, des Czing-ares ou Zigeunes, nommés aussi Bohémiens, peuple vagabond, misérable, horriblement! malpropre, et enclin à tous les villes. Leur origine est fort incertaine. Les hommes vivent de leur industrie, qui consiste à trafiquer sur les ânes et les chevaux, à travailler le fer, à jouer des goblets et à faire des tours d'adresse sur les places publiques, mais le plus souvent, dit-on, à voler. Les femmes parcourent le pays, demandant l'aumône, disant la bonne aventure, et se faisant passer quelque fois pour sorcières.
Iles qui dépendent de l'Autriche.
^ 426. Ces îles, situées dans le golfe de Venise, s'étendent depuis la presqu'île de Trieste, en Illyrie, jusqu'à l'extrémité méridionale de la Dalmatie, distance d'environ 120 lieues. Les plus considé-rables sont Veglia, Cherso, Pago, Grossa, Brazza, Lésina, Curzola, et Melida. La plupart abondent en vins, en oranges, en citrons, en amandes, en vers à soie, et en d'autres productions des pays chauds ; on y trouve des sources minérales, des carrières de marbre, des salines, &c. Dans quelques-unes, la pèche de la sardine, du thon, et du maquereau, est très productive ; d'autres fournissent de beaux bois de construction ; plusieurs manquent entièrement d'eau douce. Population 90,000.