Villes : Quesec, place militaire de premier rang
| hs centre du commerce maritime, siège actuel u gouvernement colonial, métropole catholique des deux Canadas, est situé au confluent du fleuve St. Laurent et de ia rivière St. Charles, sur le penchant d’un promontoire appelé le Cap Diament. La Haute-Ville s'élève majestueusement en forme d’amphithéâtre au-dessus du fleuve et des campagnes voisines, présentant de tous côtés les plus beaux: ints de vue qu’il soit possible d’imaginer. La asse-Ville est construite presque entièrement sur un
le-printemps, au travers des sillons ; semer blé, orge, &c., et aussitôt axés, graines de toin (trèfle, mil, sain-foin, &c.), puis. érosser avec la te d’épines. .; 4e année, on a une prairie qu’il faut entretenir,
ét relever en temps convenable. , + Bien faire les: labours—bien. égoutter—bien distribuer les cours d’eaubemer force graines d’herbes ; fourragères—planter des arbres— cunserver\les terres à bois—ne pus, bruler les terres zeuves—surveiller
les champs, &c. ;
6. Cultiver ucoup plus en grand toutes sortes/de ie (la carotte entre autres, excellente nourriture pour lesVaches laitières et les chevaux); le Win, le chanvre, 1e blé d’inde: ce dernier aime un
sol un peu sec, e é au soleil—on le sômg aussitôt après le blé,
le recouvrant d’un poùce de terre végetale—dg" la cendre, du compost ou du plâtre lui conviennent pour engrai#—un le rechausse 2 ou 3
ts et sée bâtisses, les tenir: en hon ordre, se procurer diverses. infentions qui. ménagent le-temps, telles que les moulins à battre, à hacher les légumes, &c.--Muitiplier tous les genres d'industrie domgétique—suivre les mei'leurs procédés pour les étoffes, les ouv:'ages en/paille, le beurre, le fromage, etc.
8. Etre attentif au progfès de son voisin ou de l’étranger.—Faire en petit les essais que sugyérent des hommes vérsés dans l’agriculture.
9, Joindre à l’amouf du travail une constante évonymie,—Mépriser le luxe des villes.—£$e nourrir et se vêtir à même le sol, adopter et porter avec orgueildes écoffes nrtionales —Amasser, pères et fils, les moyens d'ouvrir des terres ruuvelles—+’assucier en peltes colonies pour s’y fixer, ndre garde qu’elles soient fertiles, quelle climat soit
rang, ctuel lique leuve
ar d’amagnes Jeaux
ur un
aussitôt avec la retenir,
es cours irbres— arveiller
mes (la tières et aime ui 8 le blé, compost e2 ou 3
es loger amment travail ières, et ombre—
si vitale agne ct de fonts du
Bas-Canrda. 29
terrain que baignaient autrefois les eaux de fleuve. Puissamment défendü par la nature, Québec ne l’est pas moins par ses murailles hautes et massives, . par ses tours, et surtout par sa citadelle, dont les ouvrages immenses excitent l’admiration de tous les étrangers. Population, 51,109 habitants, en 1861.
La rade de Québec est sûre, commode et assez vaste pour contenir les flottes les plus nombreuses.
Le faubourg St. Roch forme lui seul une de paroisse ; le faubourg St. Louis et surtout le faubourg St Jean s'étendent au loin dans Ja campagne, où l’on voit une foule de sites pittoresques habités durant la belle saison par la classe aisée des citoyens. La Haute-Ville a cinq portes de guerre ; celle de St, Louis conduit aux plaines d'Abraham, célèbres par la bataille qui s'y livra le 12 septembre: 1759, et qui décida du sort dela Nonvelle:France.
Les principaux édifices publics de Québec, sont: la cathédrale catholique et la protestante, Îles ‘églises de St; Roch,/de
St. Jean, de St. Patrice, de la Basse-Ville (a), de St André, et plusieurs autres; le nouvd/archevêché, devenu-l'un-des principaux c:aements dela ville ; l’ancien château St Louis (b);. l'hôtel du parlement, le palais de justice, la prison, l'arsenal, les casernes de l’infanterio et de l'artillerie ; le grand et le petit séminaire de Québec, réunis en un seul vaste corps de ‘bâtiments, l’Université Laval, l’école de médecine et le
nsionnat de cette institutions les couvents : des Dames
rsulines, de l'Hôtel-Dieu, ds l'Hôpital-Général et des Sœurs
dela Congrégation ;“J’hôpital de la marine, les banques de
Québec.et de Montréal, Ta douane, Îa bourse, [hr 001, l’école nationale, l’école des Frères de la Doctrine Chrétienne, l’Hospice des Sœurs de la Charité, le Bon-Pasteur, l’Eglise Weslayenne, l’Hôtel-de-Ville, la Halle du Marché Champlain; (c). Québec possède plusieurs institutions scien- Fi et littéraires, des chambres de lecture, de nombreuses écoles élémentaires, diverses compagnies commerciales, des institutions financières, &ec.
La chapelle du Séminaire renferme ja collection la plus précieuse de peintures sacrées qu’il y ait dans le pays.
(@ ve lieu même où Chemplain bâtit la 1ère demeure des Français en Canada.
(6)—Le Nouveau Château St Louis fut consumé par le feu en
1534. .un peu plus haut, vers la citadelle, est le monument Woffe et Montcalm.
[ce] Voir l’ouvrage qui a pour titre Hatvkin’s Picture of Quebec.
27227772 Le » Fe
{ 4}. re JE fps, & val aéyle 1er Abe | Li / |:
30 Bas-Canada.
Les maisons de la ville sont généralement bâties en pierre ; celles des faubourgs, en brique, en pierre et en bois.
Deux vastes conflagrations, le 28 mai et le 28 juin 1845, réduisirént en cendres la paroissé presque entière de St. Roch, le faubourg St. Jean, la moitié du faubourg St. Louis, le Pre du palais et plusieurs édifices de la Basse-ville ; 1, ropriétés furent détruites et 15,000 personnes restèrent sans abri; le montant den pertes fut de plus de 750,000 louis.
Ces désastres, les plus terribles qu’ait éprouvé aucune ville de psg tar inspirérent un sentiment général de douleur et d’effroi, et donnèrent lieu aux plus énergiques témoignages de 1 Le Parlement-Impérial vota un secours de £20,000 stg. ; par ordre de Sa Majesté la heine, des souscriptions furent ouvertes dans toutes les églises du royaume ; les grandes villes que le commerce met en rapport avec nous répondirent généreusement à l’appel de leurs cosujets Canadiens, et dans le Bas-Canada il n’y ent point de paroisse ni de mission si pauvre ou si éloignée qui ne s’effor-
gat de nges la détresse de son ancienne c ” La ville est rôrtié rapidement de sés Füines, ut embellie et agrandie.
mportations au port de Québec en 1861.—Valeur, #6,431,- 360 ; Exportations, 88,316,322 (b).
30. Montréal (autrefois Ville-Marie,) sur la côte méridionale de l’île de Montréal, au pied d’üne petite montagnequi lui a valu son nom (c),.est la ville la plus riche et la plus peuplée de l’Amérique-Anglaise, le principal dépôt des marchandises importées de la Grande-Bretagne, le centre du commerce intérieur des Deux-Canadas. Ces avantages, elle leé doit à la facilité des communications avec le lac Ontario, les bords de l’Outaouais, le lac Champlain et toutes les parties d’un grand et fertile district agricole—plus encore, peut être, au zèle et à l’activité de ses citoyens et aux progrès toujours croissants de son industrie. Il y a une foule de puissantes compagnies commerciales et de fondations charitables, des sociétés de littérature, d’histoire naturelle, d'agriculture, darts mécaniques,
[a] C’était aussi un acte de reconnaissance—Québec fut de tout tem Je sise de la colonie, et plus d’une foisen est resté {6e dernier uevara.
boule b
] Voir Appendice, No. X.
Cartier appela le Mont-Royal.
pierre ;
1 1845, de St.
Louis, ville ; stèrent ) louis. e ville ral de Les téota un heine, ses du apport nrs COint de eflor-
“em
, côte petite a plus ise, le de la érieur it à la io, les es les us enoyens ie. Il rciales rature, iques, de tout dernier
Bas-Canada. st
d'éducation, &c. Les édifices publia les quai l'entrée du canal Lachine et la papas. à es
sont en pierre de taille tirée des su HROEES 4 la montagne, Popult tion, 90,323 3 Habitants, € en 14
Les rincipaux ‘édifices: Aer Ps Montréal sat Péglise de Notre-Dame, la plus grande qui existe en d xi la vaste et belle église de St.-Patrice, la, raler de Jacques, l’église EE selles des méthodistes, et sieurs autres ; la:hallr du Marché-Neuf fa. le marché, Anne, l’hôtel du Gouyerne 1 alais de stic la banque de: papa, celle de l’Amérique 1 Nord, celle do 4 ité, &cs; (le grand et.le: petit sèx St.-Sulpice, PHôtel-Dieu, Pangicn hôpi SA Qi SenrROÉ; rep des Sœurs-Grises, le nouvel née es ue . da Pro et du Bon-Pasteur, le couvent des Sœurs da Sons Lio cs Autre de la. ppstine Chrétien Tu
collége de Ste. Marie, le AR Paper 2 le PA British and, Canadian Schao!, ]
L'église paroissiale est Danbioatuie aoihique Mlle &, ne pieds “le luug et 133 de large ; elle peut contenir "10,000, et : même, au besoin, 15,000 personnes. NP pd que soutiennent de chaque côté de la à nef principale gs faisceaux de colonnes, est à 84 pieds du plancher ; les iurs ont 60: pieds de carré. Les baluétradés, Tésatalles et l6s- autres ornéments du chœur soût'en noyer noir du Hant-Canaüa. La grandé croisée, haute de $% viedls; est en vitres peintes de diverses. couléurs ; la voûte est peinte à fresque. La nef et les deux vastes rangs ’dé galeries, qu’il a fallu supporter latéralement par dés colonnes, renferment 1,300 bancs. L’extérieur de cetté église offre aux amateurs un coup d’œil des plus imposants. Ms Plusieurs des hôtels et une’ foule de demeures privées d’une lg he magnifique. Les marchés abondent 6 en viandes, en légumes ,et en fruits, pommes, POI St prunes, mere, Fi es environs de la ville, paiticulièrement du côté de la montagne, sont embellis de maisons dé plaisance, de vergers, de jardins, etc.
31. La ville des ‘Frois-Rivières, après Québec la plus ancienne du pays, est bâtie sur la rive nord du flenve, près de l’embouchure du St. Maurice": 3 sa position, peu avantageuse pour le commerce intérieur, fait
[a] Sur la place de ce ga est un monument à la slot du veipqueged'Abouli he das SE ii rdon. Ske tonneaux ; diamètre, 5 p; fa ; hauteur, as Fe pa.
32 Bas-Canada.
qu’elle augmente beaucoup moins rapidement que les . autres (a). Il y a une vaste fonderie, où l’on emploie 16 fer des célèbres mines et des forges de St.-Maurice, situées à 3 lieues de la ville : ces forges existent depuis environ deux siècles. .Popülation 6,058 en 1861. Mig : hit e
Les principaux édifices des Trois-Rivières sont fé catholique, le couvent des Dames Ursulines, qui renferme un hôpital, l'école des Frères, le palais de justice et la prison.
Entre les Trois-Rivières et Montréal, à l’embouchure de la rivière Chambly, est le ( Sorel, qui fut nommé Williäm-Henry en honneur de feu le roi Guillaume IV., lorsqu’en 1787 il visità ce pays. Population, 4,778.
La.eité de St.-Hyacinthe, population, 3,695.
La ville de Lévis, vis-à-vis Guébec. À
La petité ville de Dorchester, communément appelée St.- Jean, est située sur la rivière Chambly, à l’endroit où se términe Île trajet des barques à vapeur du lac Champlain,
Un chemin à lisses (Champlain Rail-Road) conduit de cette ville à Laprairie, Ari Sema Br Tr Air Aug Population, 3,317.
"82. Il y a un bon nombre de villes, qui mériteraient une description particuliére, si les: bornes de cet abrégé le pouyaient permettre. La: plupart sont situées sur les bords du fleuve ou des rivières qui s ? jettent ; telles sont les villes de Laprairie, de Nicolet, qe por pins de l’Industrie, de St.-Eustache da: 20m nne, de Napierville, de Chambly, de Nicolet, de Boucherville, de Longueuil, de Berthier, de ontmagny,. de St-Michel, de la fonte Léry, de Fraserville ; Aylmer et Hull, sur l’Outaouais ; dans Îles townships du sud-est, Stanstead, Charleston Sherbrooke, etc. ; du côté du golfe, Gaspé, Carlisle, Percé, Bonaventure, Carleton, etc.
83. Edueation: Les principaux établissements d’éducation supérieure dans le Bas-Canada, sont les séminaires ou de Québec, de Montréal, de Nicolet, de St.-Hyacinthe, de Ste:-Anne, de L'Assomption, de Ste.-Thérèse ; l’université Laval à Québec, créée par lettres patentes de sa Majesté én 1852; l’université de. McGill College, le collége Ste. Marie à Montréal, le collège de Lennoxwille,de High School à Québec.
Bas-Canada. 33
Le Collége McGill, fut fondé et doté par J. McGill, écr., riche citoyen de Montréal, mort en 1814.
Nos études classiques comprennent le français, l’angluis, le latin, le grec, la géographie; l’histoire ancienne et la moderne, tant sacrée Les profane, les’ belles-leitres, la rhétorique, la phi'osophie, les mathématiques, la physique, l’astronomie, Ja chimie, l’histoire naturelle, le dessin, la musique, e'c. La jeunesse du pays reçoit ainsi, moyennant une pension trèsmodique, souvent même gratuitement, une éducation qui la met en état de remplir avec succès tous les emplois ecclésiastiques ou civils du pays.
D’autres institutions respectables sont | les High
School de Québec et de Montréa ége Joliette ; au village de l’Zndustrie, # De ARTS AZ
Lennoxville (près de Sherbrooke), les académies de Chambly, n; de Stanstead, de Shefford, de Berthier, etc.
34. Après nos lycées, il convient de nommer les couvents des Ursulines à Québec etaux Trois-Rivières, des Sœurs de la Congrégation à Montréal et à Québec, de l’Hôpi des Dames du Sucré- Cœur à et à St.-Jacques de l’Achigan, des Sœurs des SS. Noms de Jésus-Marie à Longueuil, des Sœurs de Marie-Joseph à la Pointe- Lévy,etc.
Les jeunes onnes du sexe ÿ apprennent le français et l'anglais, Parbmétique, la gbographio, l’histoire, le domin, la musique, la couture, la broderie, ete, et surtout les legons de toutes les vertus morales ét chrétienmes. Les Dames de la C ation ont dans les campagnes un grand nombre de pensionnats qui portent ordinairement le nom de courents,
Les écoles des Frères de la Doctrine Chrétienne sont fréquentées par des milliers d’enfants pauvres dans nos trois. villes ;. Québec et Montréal possèdent aussi plusieurs autres grandes écoles de charité. L’instruction élémentaire se répand aussi dans toutes les campagnes. (Vair Appendice,-Ne3EFFt:)
35. Population et Religion: Suivant le recensement de 1862, le Bas-Canada contient 1,111,566 habitants
34 Bas-Canada.
classés comme suit, savoir: d’origine Française 847,- 615; Anglaise, 13,179 ; Irlandaise, 56, 337 ; Ecossaïse, 13, 204 ; le reste est originaire des Etats-Unis, de la Nouvelle-Ecosse, etc. Il y à 190 nègres, 4,876 san- Vages.
.… D'après les religions, la population est comme suit:
catholiques, 943,253; église d'Angleterre, ‘64,487 ;
"d’Ecosse, 23,730 ; lé reste appartient à diverses déno-
minations. On compte 572 Juifs, (voir les Nos. suiv. et les App.; Nos. III. IV et V.) |
À 36, Sauvages du Bas-Cünadai:. Les: principales nations
eTARe QU habitent encore 14 -Bas-Canada, :6bnt les: Ixoquois, les Algonquins, les Abénakie ladalaginnues, les Hurons, les Micmacs, et les Montagnais. Les Iroquois sont réunis en village au Sault-St.-Louis, et à St. Régis sur la frontière dés Etats-Unis ; les Algonquins avec les Troquois et les Nipissingues, au lac des Deux-Montagnes; les Abénakis, à StcFrançois, près. Me can , à Bédanvoyr; np Hürons à Lorette, près de Québec; les Micmacs avec quelques familles de Maléaites et d’Abénakis, à Ristigonche, vera Lentrée de la rivière de ce nom, à, Cascapédiac, etc. Îly.a aussi une centaine d’Alfonquins duns la voisinage des Trois- ‘Rivières. Les Montagnais n’ont point de séjour fixe; ils errent au loin dans les montagnes du nord, vivant-üniqueñient de chasse et de pêche., Ils viennent traiter avec les blancs stes siiués su à lembouchuredes prin-
| cipales rivières de la côte nord-est ; tels sant Tadoussac, Chi- ( coutimi, les Islets-de-Jérémie, la rivière Godbont, les Sept-
, Mingan, Mascouaro, (a) etc. D’autres tribus ouw-restes.de tribus sont les Petits-Esquimaux, les Naskapis (Montagnais,) les Tête-de-Baule (No: #1), les Warmontashings, etc.
37. Ceux qui sont réunis en village sement es ne de blé-d’inde, d’avoine, de froment, de figures etc., etquelques animaux ; mais une grande partie de ä la chasse et à la pêche. Ils ont des éel naîres qui demeurent avec ‘eux où qui les visitent régulièrement: à COUXELRORORL HER Laesté E ï voter
= Der a DRE
Fa] s'y réhcontreht les missionnairés,
et