, PEROU
168, Le Péron est borné au nord par la ré ue de l’Equateur ; à l’est, le Brékil; où Rails république de Bolivie 3 à l’ouest, par le Grand-Océan.
169. Montagnes, Rivières, elc, : Les Andes, qui traversent le Pérou du sud au nord, forment deux chaînes principales, éloignées l’une de l’autre de 80 à 60 lieues. Celle de l’est, qui est beaucoup plis hante, Pappele la Grande-Cordilière ; celle de l’ouest est la Corduière de la Côte. Entre la dernière et le Grand-Océan est le
‘ pays de Valles, composé de déserts arides et sablon-
neux, dépourvus de végétation et d’habitants, si l’on excepte les bords des torrents qui descendent des montagnes. La partie du Pérou comprise entre les deux Cordilières est une suite de plateaux élevés de 8 à 10 mille piedsau-dessus du niveau de la mer. A l’est des Andes sont des plaines immenses, entre-coupées de forêts, etarrosées par quelques-unes des branches tribu-
.taires du Maranon. Le lérou est sujet aux tremble-
ments de terre. Ses montagnes sont remplies de
volcans qui brûlent au dedans, tandis qu’elles sont
(a) ,Ce , dont les immenses ‘ressources naturelles justifient bien le-:nom d’empire qu’il s'est donné, offre une singulière anomalie dans l’histoire des révolutions du nouveau monde, Découvert en 1600, par le célèbre navigateur Cabral, colonisé par les Portugais en 1531, occupé passagèremenht par les Hollandais, que les indi chassèrent en 1654, le Brézil formait le plus richo joyau de ia maison de Bragance, dont les souverains prénaient le titre de ro? du Portugal et du Brézil. En 1807, Jean VI, cédant aux armes victorieuses de Napoléon s’enluit, à Rio-Jaueiro, qui devint sa capitale. En 1821, il put retourner à Lishonné, mais les Brésiliens sé déclarérent indépendants et se choisirent pour empereur son fils Don Pedro l. Celui-ci, à la mort de Jean, en 18%6,,se vit héritier.de la couronne du Portugal, qu’il se hâta d’abdiques en faveur de sa fille Dona Maria, laissant la régence à son. frère
n Miguel. Le régent crut avoir droit de monter sur le trône, et cependant les Brésiliens, mécontents de leur empereur, le forcèrent d’abdiquer, en 1831. L’empereur déchu, que son fils, Don Pédro H, remplace, reprend le chemin de l’Europe, lève des troupes en France
“et en Angleterre, rétablit sa fille sur le trône, et meurt l’année suivante
[1834]. Don Pédro.il se maintient au Brézil.
se Pérou.
couvertes au dehors de neiges et de glaces éternelles.
Le lac Titicaca, sur la frontière du sud-est est le pli
em de l’Amérique méridionale (Voir le No.
ar la nature du sol, le Pé intérieures, Les
P ique méridionale, au G lm#90. Le climat, le sal et les productions sorit à pet près les mêmes que dans la Co ie.
: Dans le pays de Valles il ne pleut nine tonne jamais. Seulement l'hiver, ou depuis le mois de juillet jusqu’au mois de novembre, la terre durant le jourest couverte d’une espèce de brouillard, qui le soir se résout en une forte rosée. Ai
illeurs l’année se partage entre la saison des pluies et celle de la s6cheresse, Le maïs est la principale culture des Péruviens. Parmi les quadrupèdes indigènes, on reérnarque le lama, la
vigogne et l’al ; parmi les oiseaux, le condor, éspèce de väutour, qui a 8 ou 4 pieds de haut, et 14 pieds d’envergure— on. dit qu’il enlève des veaux, de brebis, " ks
Dans les plaines de l’est, on trouve d’éno:mes serpents, d'innombrables insectes, etc. ect
171. Mines: Les mines du Pérou ont toujours été célèbres, depuis la découverte du Nouveau-Monde. H y en a un très-grand nombre d’or et d'argent, sans compter celles de mercure, de cuivre, dé plomb, d’emeraudes, etc. La ee sont situées dans la région des’neiges perpétuelles, ce qui fait qu’on les exploite avec moins d'avantage que celles du Mexique.
172. Commerce : Or, argent, cuivre, étain, va, e:1de:vié, coton, sucre, piment, quinquina, sel, ire 0° vigognes, etc. \
ke revenu Vbst de 18,652,2 NA 8; les dépenses & 16,%0,051 piarlres. La dette dh Pérou Bnvers lestapitalis ag u seule nt, ebt de 17,700 lt. Dettg publique, \ a: % (1 #4
440. 51,887, Ê vk. Care: Lime, sur la rivière Rimac, à deux lienes à. ::: mer. Jepuis trois siècles, cette ville a été
RE ETÉETEEr
Pérou. +
le grand dépôt des richesses ere de l'A méridionale. ÆElle à êté plusieurs is trie a tremblements de terre.-— nn , ancienne capitale des In lD, Prhatis zarre, Call:o, &o. la . on 52, 108; bi-
tante, dont environ indi mé à
174. Gouvernement : Le Pérou, avant quil fut conquis par les Espagnols sous la conduite de Pizarre (a).
fl «6 « L'Amérique eg bus son' cp, aussi LE Ne ve mn a ue onale; à e Pérou, di Mess es souverains, ues dre) ue les empereurs Meziq né, collLanré à e des prop cor Plus riches et pren < tr se que les Mexicains, gp ts, séparés À 7-4 et connais
ent pes sir À Fersoul, conquérait d'éclat valu per du : de sim caen ag davallaient “ous obscurément à découvrir celui du nETé çois Pisarre, Diégo Almagro et le prêtre Fernand L nes, sanitent 1ou les trois Panama pour cette entreprise. Leurs mini cinq ans ‘malheureux. Entin, à force d’une pertes ble et vraimient héroïque, Pisarte vint & bout de prendre pied en 1581, etilne balançs pas À 5e suivi seulepme fantassine, 60 cavaliers, et quelques pièces dronisens. Des nstances très-heureuses combattaient pour lai; une civile désolait le Pérou depuis quelque temps ; deux frères se ps. taient le trône, et se batiaient pour l’obténir, Pisarre marcha droit C' Qi qui était le vainqueur et quise trouvait Enr 000 de la côte, à Caxamalca, avec une nombreuse armée. Les Péruv plus doux encore, moins bien armésque les Mexicains, furent aussi étonnés qu'eux des chevaux et des armes à feu, dont ils n’avaient la moindre connaissance : ils furent aussitôt rire) qu’attaqués. vain une multitude généreuse se dévoua à IA mort pour sauver son monarque ; l’Inca sr réel x prisonnier pat les: mains memes de Pizarre, que ua traîtreusement dans une conférence suivant les uns, ou le t loyalement suivant d’autres. Quoiqu’il en soit, Ataliba captif offrit pour sa rançon autant d’or qu’il en pourrait tenir dans unié vaste salle où ilse trouvait, et à la hautuor de sa main, qu’il éleva de toute la lonigueur de “ur bras 78 vdi sa Lex Hahn en de ces pre monceaux d’or que l’imagination a peine à concevoir, et qui procurèrent près de ar vin ivre à chaque soldat, ces féroces, po ces abominables brigands, ne furent satisfaits qu'après avoir trempé leurs mains danse mn de ot inngoënt et malheures mo mon et à parle plus vo 38 Later plus indigne des bar t expirer sous les coups du bourreau. Aveo lui part la + Denfaisanle des Incas etl’âge d’or des Péruviens. Ce florissant empire s’écroula de tous côtés ; et les tigres rénversé s’entre-déchirérent sur ses débris. Ce: dutêtre du moins une consolation pour les qu Péruviens de se voir de leurs tyrans par leur pro; "En
mr Aime + contre Pizarre fut va nr ‘‘déca- 16. Les els 2 mage dans leurs fureurs, assassinèrent d'Pisarte, L r “Sonnéren } le fils de ce Dé se A qu qui, & peu de
temps de là, fat par un goëverneur venu d’Espagne, qui lui fit
400 Bolivie.
formait un empire puissant et 'civilisé, dont les. souverains, nommés Zncas, se disaient fils du soleil. Depuis 1821, ce pays, ai te, est parvenu à se soustraire à la domination espagnole, et s’est: constitué en république. 2 ivi éparte
quise-st (1 incé.
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pe ROLIVIE.
11 Vigne ; i 175. La république de Bolivie, on le Haut-Pérou, est bornée qu nord-est, par le Brésil ; au sud-est, par la républigué:Argentine ; au sud-ouest, par-le Chili et le Grand-Océan ; au nord-ouest, par le Pérou. :
176. Ce pays, qui d’abord avait fait partie du Pérou, et qui depuis fut compris dans le Bueos-Ayres, suivit le sort de ce ouvernement, qui en 1810 secoua le joug espagnol. En 1825, A Haut-Pérou se déclara république, et prit le nom de Holivie,. en l’honneur de Bolivar, auteur de son indépendance. Revenu, 1,976,000 piastres ; dépenses, 1,739,000 piastres. Dette publique, $100,000,
177: L'aspect, le climat etc., de la république de Bolivie, sont les mêmes que ceux du Pérou. Ses montagnes renferment d’abondantes-mines d’or et d’argent, et beaucoup d’aûtres substances minérales, tellés que les sulfates de fer, de soude, de magnésie, &c. Sur la frontière de Pérou on remarque le lac Titicaca, par-
trancher la tête. . Cependant un autre Pizarre, frère du premier, continue la rre civile: il bat un vice-roi et le tue ; il est lui-même défait, pris et pendu. Enfin, ce n’est qu’après dix-sept ans.de pareils troubles, en 1548, que ce malheureux. pays obtint une espèce de/repos, après la mort violente de presque tous ceux qui lavaient découvert:ou conquis. On frissonne d’horreur à la vue:des forfaits qu’on-vient-de lire, urtant nous n’avons fait qu’en indiquer seulement quelquesuns ; vüe de tous ceux que présente l’histoire détaillée de, l’arrivée des Espagnols, on est tenté de se dire que très-certainement.tous les crimes, tous les vices qui peuvent rendre les hommes odieux étaient
rtis ensemble de lPancien monde pour venir désoler le nouveau, et on ajouterait qu’ils avaient banni toutes les vertu du voyage, s’ilne s’était trouvé parmi eux un être bienfaisant et sensible, charitable et religieux, qui s’opposa partont à ses compagnons, combattit sans cesse les bourreaux, et s’exposa souvent pour les victimes ; cet homine fut Berthélemi de Las-Casas.”’—LESsAGE, (Atlas Historique.)
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Bolivie. : 101
es:sou- | semé d'îles, dans lune desquelles: naquit. Manco- Depuis ' Capac, fondateur de l'empire des Incas. ji
venu à On ne connaissait point jusqu’à ces derniers temps la prodist con- giques élévation de la vallée du Titicaca :et des: cimes qui ments. environnent. , Il y a des villes qui dépassent la hauteur des
nuages ordinaires, des habitations qui couronneraient le sommet du mont Blanc ( rerey .. Le Sorato, le géant des montagnes du Nouvéau-Monde, a 25,250 pieds, et le pic Illimani 24,350 au-déssus de la mer. Cette vallée (ou plateau), si intéressante par lés souvenirs historiques et par de beaux restes de la civilisation indienne, donne nais- : sance aux deux principaux fleuves de l’Amérique méridionale
Pérou, 178. Capitale: La Plata ou Chuquisacaf villes prin- * lucre St, par cipales, La Paz et Potosi : toutes trois situées près de , Chili célèbres mines de même nom (a). Population totale, ER 2,520,000, dont 1,850,000 blancs. Cette république se a, et qui | divise en 7 départements, nt | |
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on 1825, ET . RL Bolivie, * À