ILES SITUÉES DANS LE GOLFE DU MEXIQUE
120 Ces îles nommées Antilles, et Indes Occidentales, étaient autrefois habitées par les Caraïbes ou Cannibales, qui ont été presqu'entièrement exterminés par les Européens, depuis la découverte de l'Amérique.
121. Les Antilles peuvent se diviser en quatre classes, savoir : les îles Lucayes ou de Bahama, et les grandes Antilles, au nord ; les îles Caraïbes, à
' l'est ; et les petites Antilles, au sud, c'est-à-dire, le long de la côte de la Colombie. . ;
122. Climat', l'année des Antilles se partage entre les saisons de sécheresse et d'humidité. Les premières pluies périodiques, qui
Geographib de l'Amérique.
kcnnent du sud, commencent au mois de mai; elles tombent fhaque jour vers midi, et se terminent le soir par des orajjes acfompag'nés de tonnerre. Au bout de deux semaines la terre et les Irbres iont couverts d'une riche et charmante verdure. Le temps klors devient sec et beau — pas un seul nuag-e ne paraît. Le soleil répand une chaleur brûlante jusque vers les dix heures du jiiatin, ou jusqu'à ce que la brise de la mer s'élève ; c'est un vent Irais et assez fort qui souffle du sud-est jusqu'à la nuit — tant qu'il liire, la température est supportable, du moins à l'ombre. Aux |irdeurs du jour succèdent des nuits extraordinairement claires et belles, et parla même souvent très dang-creuses à la santé de ceux jui veulent en jjoûter la fraîcheur et les aj^rémons. Depuis le iiiilieu d'août jusqu'à la fin de septembre la ^rise journalière tanfôt s'afFoiblit, tantôt cesse entièrement, et la chaleur est étouffante, nuit aussi bien que le jour. La saison des tempêtes et des oukflfans qui renversent et détruisent tout sur leur passag-e, comprend les mois d'août, de septembre, et d'octobre. Les pluies i'aiitomne descendent et inondent la terre depuis le commence-
lent d'octobre jusqu'à la fin de novembre. Le vent du nord ensuite, et le bruit des flots qui viennent battre les côtes septentrionales, annoncent une npuvelle saison. Après quelques orag-es,
lèlés souvent de grêle, les pluies se dissipent, le temps s'éclaircit, et demeure constamment beau, f/ais, et agréable, jusqu'au mois
le mai.
En général dans les parties montagneuses des
grandes îlesi le climat est assez tempéré et salubre \
illleurh il est très chaud et malsain.
123. Le sol des Antilles est excellent — les productions sont toutes celles des pays tropiques, le sucre.
Ile rum, la mélasse, le coton, Tindigo, le cacao, le IgingembrCï le poivre> l'aloës, le clou de girofle, lia canelle, le tabac, le maïs, les ignames, les topinamjboursi les bois précieux, les oranges, les citrons, les manas^ diverses plantes médicinales» &c.> &c.,
124. Commerce: tous les aiticles qu'on vient de Inommer, mais principalement le sucre, le caféi le Irum, la mélasse, le coton et Tindigo, sont expoi^ Ités des Antilles dans presque toutes les autres par- Ities du monde.
125. Population totale, trois millions? composée Id'environ 600,000 blancs, 1,200,000 nègres ou mullAtres libres, et 1,000,000 esclaves.
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rio. Les Antilles app-irtienncnt àdifTéreiitcs puissances do l'Europe, la plupart à rAngletcrre, exeep. té l'île de St. Donihru[ue ou d'Haïti ; dans cette dernière, les nccjrcs se sont révoltés contre les Fran- (;ais et les Esp:i2:nols, leurs niaitiesi et après une j>*ueiTe sanjçlante de plusieurs années, ils sont venus à bout de les chasser pour toujours: actuellement ils forment une république indépendante.
Les Espajifiiols possèdent les îles de Cuba, de Portorico et de Sîe. Marguerite ; les Français, la (Guadeloupe, la Désirade, Marienfiiliante, et la Martinique ; les Danois, 8t. Thomas, St. Jean, Stc, Croix; les Hollandais, 8t. Martin, Saba, St. Eustache, et Curai.'oa ; les Suédois, St. Barthelérai ; les Anj^lois, la Jamaïque, les îles Lucayes, et toutes les autres îles importantes.