PROVINCES.UNIES
180. Les Provinces-Unies sont bornées aux nord par la Bolivie ; à l'est, par le Brésil et l'Océan Atlantique ; au Sud, par la Patagonie ; à l'ouest, par le Chili et le golfe de Guaytecas.
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181. Monta^neSi S\'C. : Les Andes séparent les Provinces-Unies de la république de Chili: le pays àl Test des Andes est montagneux jusqu'à la distance de 100 ou de 150 lieues — plus loin sont les Prairies | qui, au nord, sont exposées aux inondations du Pa< raguay et de ses affluens ; et qui, au sud, sont appelées Pampas, du nom d'une espèce d'herbe salée I fort haute qu'elles produisent. A Test du fleuve Paraguay et du Parana, le sol est plus inégal, plus fertile, et bien arrosé ; on y trouve de superbes forêts | de bois de construction, de bois de teinture, &c.
182. Lacs: Le lac Mini et le lac Los Patos, qui communiquent entre-eux, et avec l'Océan. Rivières : Le Paraguay, le Parana, l'Uraguay, &c. dont les eaux s'unissent pour formel le fleuve qu'on appelle le Rio de la Plata ou la rivière d'argentt parce qu'il servait autrefois de véhicule aux richesses minérales de Potosi, de La Paz, et de plusieurs autres provinces mamtenant comprises dans la Bolivie ; le Colorado, le Rio-Negro, &c.
183. Climat : dans les prairies et sur les côtes maritimes, la chaleur est excessive en été ; dans les parties montagneuses, le climat est tempéré, salubre et agréable.
184. Les productions végétales sont ; à peu près toutes celles du Brésil et du Pérou.
La principale richesse des habitans de ces contrées sont les pâturag^es ; quoique le sol s^it très fertile, surtout au-delà du Paraguay à l'est, la culture des terres est presqu'entièrement abandonnée, si ce n'est autour des villes.
La Province de Paraguay fournit cette herbe précieuse qu'on appelle matte ou thé du Paraguay, qui est la boisson favorite des habitans de l'Amérique méridionale.
Les Pampas sont peuplés d'une multitude incroyable de bœufs, de chevaux, de mulets, de moutons, de chevreuils &c. Ou a estimé le nombre des bœufs à douze millions et celui des chevaux à trois raillions.
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Gkograpiiik de l'Ameriquk.
On retrouve aux Provinces-Unies la plupart des aniuiaux sau- [at^es de l'Afrique, le lion, le tynre, la pauthùre, le singe, l'autru- |he, le crocodile, d'énormes serpens, &c.
185. Commerce: Peaux, suif, et viandes de bœufs ; laines de vigognes, de moutons, &c ; chevaux, mulets, vigognes vivans ; peaux de lions, de tigres, de chiens sauvages, &c *, thé du Parai; aay, &c. &c.
186. Voitures de charge : On se sert de mulets dans les hautes
krovinces, et de bœufs sur les Pampas. Les mulets portent une
[har<Te de trois quintaux et domi environ — on les conduit par
roupes de 50 ou de 100 — le soir, les conducteurs les dochar-
[ent et les laissent libres à brouter l'herbe jusqu'au lendemjiin,
|ù ils les rassemblent et continuent leur voy;)ge. Les bœufs
[ont attelés au nombre de six paires à une espèce de chariot gros-
|ier, surmonté d'une tenture de peaux sous laquelle le conduc-
eur est placé. Ces voitures portent environ 36 quintaux. Pour
bverser les Pampas, on forme des caravanes de 30 à 40 chai'iots.
[iCs bœufs font 10 lieues par jour.
187. Capitale, Buenos-Ayres» ainsi nommé à anse du bon air qu'on y respire. Cette ville est siiiée sur la rive droite du Rio de la Plata, à 60 lieues le son embouchure La largeur du fleuve est ici de 0 lieues, mais les vaisseaux de mer ne peuvent apirocher qu'à la distance de 3 lieues des rivages, àiite d'une profondeur d'eau suffisante. Villes prinipales, Mont-Video, Assomption, Corrientes, &c. *opulation totale, 2 millions d'habitans.
188. Une classe d'hommes très nombreuse et très'sînnfulière, aux rovinces-Unies, sont les bergers, ou mieux peut-être, les gardiens e troupeaux. Ils habitent les Pampas : chacun a son estancia ou erre de pâturage, dont la superficie est au moins de quatre à cinq eues. La cabane du gardien de troupeaux, construite de terre t couverte de chaume, est située le plus souvent au pied d'uri mbudOy qui est presque le seul arbre des Pampas. La course et i chasse à cheval font sa principale occupation — il y est accoutulé dès l'enfance, et l'on peut assurer qu'il n'y a point au monde e cavalier plus adroit, ni plus vij^oureux. Son vêtement est une ièce d'étoffe quarrée qui n'a qu'une ouverture pour laisser entrer t tête — le reste lui pend négligemment autour du corps. Elle
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lui sort d'hahit, de sac, de selle, et de lit. 11 porto à sa ceinture im jjrand couteau de boucherie, et un lazo ourlet, qui est une corde de cuir de la lonjçueur do 15 brasses, armée au bout d'un anneau, afin de taire proraptement au besoin un nœud coulant : l'autre extrémité s'attache à la sangle du cheval qu'il monte. Pendant |ue le cheval court à toute bride, il lance avec une dextérité étoii. liante ce filet, de manière à saisir au col l'animal qu'il poursuit — rarement il le lance en vain.
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1 89. Pour les gardiens de troupeaux, et pour une grande partie des habitans de ces provinces, les bœufs sont ce que les rennes n les chameaux sont pour les Lapons et les Arabes ; leur chair csi la base de la nourriture ; on exporte leurs peaux, et cette expor tation s'élève à plus d'un million de pièces ; on fait avec leiiml cornes des vases, des cuillers, des peignes, des pots, des cruches ,1 avec leurs cuirs, -js cordes, des liens, des matelas, quelquefoiil des cabanes ; la graisse supplée l'huile ; de leur suif, on fait du savon, de la chandelle; les os servent au lieu de bois à brûlei dans beaucoup d'endroits oiî il manque, et on les fait flamber paiwarallèl le moyen du suif ; les crânes servent de chaises dans les cabanes Aluîes p on fait avec du lait une quantité de ragoûts et de fromages. BrovinrH
190. Sur les bords du Paraguay et de l'Uraguay étaient autri fois les missions célèbres des Jésuites qui, sans employer la force] avaient civilisé et réuni en république les Guarinis, peuplade iiiL,ujj digène, composée d'environ 100,000 âmes. Après l'expulsion deM'"**^/^*/ Jésuites, les Guarinis passèrent sous le joug des gouverneurs esM. . , ^^ pagnols. Aujourd'hui cette contrée forme plutôt un état indiWlViere a pendant qu'une province — elle est soumise à un chef absolu, qui Mes pluîe pris le nom de dictateitr. ■uat du (
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