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rd de la Sardaignc, Cette île est tra uoiqiie peu cultivé, ves, en châtaignes, mines d'argent, de t la pêche du corail.
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Gkoorapiiie db L'Europe.
365. Montagnes : la Suisse est le pays le plus niontagnçux de l'Europe ; le Jura la traverse du sud-ouest au nord -est, depuis le lac de Genève jusqu'à celui de Constance — la longueur de cette chaîne est de 90 à 100 lieues, et sa largeur de 15 à 20 } les Alpes forment, au sud et au sud-est, deux chaînes principales, dont les diverses ramifications occupent une étendue de 800 lieues quarrées.
On divise les Alpes en hautes, moyennes, et basses Alpes Les hautes Alpes s'élèvent au-dessus de la ligne des neiges (a) ou de 8,000 pieds environ ; on ne voit dans toute cette région que des sommités couvertes de neige ou de glace, des parois de rocs décharnés ; dans les endroits abrités végètent des lichens et un petit nombre de plantes qui aiment le climat de la Sibérie ; les pics les plus élevés dépassent 14,000 pieds ; tels sont le mont Blanc, qui domine toutes les montagnes de l'Europe ; le Cervin, qui s'élance dans les nues en forme d'obélisque triangulaire; le mont Rose, assemblage de pics gigantesques qui composent un vaste cirque de 3,000 toises de diamètre, &c. Les Alpes moyennes sont comprises entre la ligne des neiges et la limite des arbres dont l'élévation est d'environ 6,000 pieds ; c'est là que les plus belles et les plus rares des plantes alpines se font remarquer. Les basses Alpes com« prennent la région située au-dessous delà ligne des arbres jusqu'au niveau des plaines ; elles sont couvertes de rochers, de lacs, de ruisseaux, de cascades, de bois, et d'excellens pâturages. i -
On appelle colsy les routes qui traversent les Alpes ; tel est, entre autres, le passage du mont St. Gothard, et la magnifique route du Simplon, construite avec des frais immenses par Bonaparte pour faciliter ses expéditions militaires en Italie. <
Le couvent hospitalier du Grand-St.-Bernard, entre le Valais et le Val d'Aoste est l'habitation la plus élevée de l'Europe.
Dans les montagnes du Valais, on voit beaucoup de crêtinsy êtres malheureux, défigurés par des goitres énormes, sourds, muets, et dans un état d'imbécillité qui ferait douter s'ils fout partie de l'espèce humaine.
366. Avalanches : les chutes de neige connues sous ce nom sont un des pliénoinènes les plus terribles de la nature dans les Alpes. Tant que les neiges ten-
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dres et poudreuses qui couvrent les sapins ne sont point tombées» il faut s'attendre à des avalanches ; mais elles sont plus dangereuses par un dégel. Elles s'annoncent par un bruit sourd et effrayant, semblable à celui du tonnerre, de sorte qu'elles laissent souvent 'au voyageur le temps de chercher son salut dans la fuite. Ces redoutables chutes de neige et de glace ont occasionné des malheurs sans nombre aux habitans de toute la chaîne des Alpes.
367. Glaciers : des avalanches de neige tombent incessamment du sommet des montagnes dans les plus hauts vallons ; elles s'y entassent, comme dans un bassin, en couches très compactes, au travers desquelles l'eau pénètre, durant l'été, sans les fondre entièrement. L'hiver les transforme en glaces solides de l'épaisseur de plusieurs centaines de pieds. On compte dans la Suisse plus de 400 de ces glaciers, dont plusieurs ont une longueur de 6 a 7 lieues sur une largeur d'une demi-lieue ou davantage. Ce sont là les intarissables réservoirs qui entretiennent les principaux fleuves de l'Europe.
368^ Lacs : Les plus grands sont ceux de Lémau ou Genève et de Constance ; le premier a 44 lieues quarréesj et le second 38. Les auti'es sont les lacs de Neufchâtel, de Zurich, de Lucerne, dé Lugano, fitcf. Leurs belles eaux, claires comme du cristal» nourrissent des brochets, des truites, des saumonS) des lottes, &c.
369. Rivières : le Rbin, le Rhône ; TAar, affluent du Rhin ; la Linth, la Reuss, la Sane ou Sarine, affluens del'Aar ; le Tésin, qui va traverser le lac Majeur en Italie ; et beaucoup d'autres.
Gbographie de l'Europk.
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370. Aspect, Sfc, : il est peu de contrées qui offrent autant de sites pittoresques et de sublimes horreurs que la Suisse. Les champs bien cultivési et les riches pâturages qu'on voit à, la base des montagnes, contrastent avec leurs affreux précipices et leurs sommets toujours couronnés de neige et de glace. La partie la plus fertile et la mieux peuplée se trouve située entre les Alpes et le Jura, depuis les rives du lac Léman jusqu'à celles du Rhin et du lac de Constance. Elle présente des collines et des monts peu élevés, de larges et riantes vallées, des prairies arrosées par mille ruisseaux, des vignes sur des coteaux voisins, de beaux lacs, &c. Les montagnes sont habitées par une population assez nombreuse, mais généralement pauvre, et subsistant plus par les produits de ses troupeaux que par la culture des terres. Elle demeure dans des maisons construites fort simplement en bois, quelquefois en pierre, et couvertes d'un toit large et élevé, pour mieux résister aux pluies, aux neiges, et aux avalanches*
371. Climat et productions : le clima't de la Suisse est froid, dès qu'on s'élève au'<dessus de la plaine ou de la région des vignes, laquelle jouit d'une température douce, mais sujette aux changémens subits du chaud au froid, aux grêles, aux gelées, aux brouillards, qui détruisent souvent les espérances de l'agriculteur et du vigneron. Les productions végétales sont les bois, les grains, les vins, le chanvre, le lin, les pommes, les poires, les châtaignes, &c. La ré» coite la plus assurée est celle des patates et des autres légumes.
Les bêtes à cornes constituent une des principales richesses du pays ; elles sont remarquables par leur groiseur. Les chevaux ne sont pas d'une race fine,
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mais ils sont endurcis à la fatigue. On élève dans les montagnes beaucoup jde mulets.
Le beurre et le fromage de la Suisse sout de la meilleure qualité ; tout le monde connait le fromage de Gruyères, petite ville du canton de Fribourg.
Les animaux sauvages sont, en général, lei mêmes qu'en France : le grand aigle des Alpes a 16 pieds d'envergure ; il enlève des chevreaux, de gros chiens, &c.
372. AJine^ : les montagnes de la Suisse, riches en porphyre, en marbre, en albfitre, &c., le sont encore en métaux de toute espèce, en crystal de roche, en soufre, en eaux minérales, &c. Plusieurs vallées renferment des bancs de lignites, et de la tourbe, qui servent de combustible dans les lieux où le bois manque, i -j p, . > ;- , • .; - .
373. Commerce : bêtes à cornes, fromage, beurre, suif, peaux, chanvre, lin, horlogerie, étoffes de coton, mousselines, bas^ tissus de paille^ tabac, plantes officinales. &c.
374?. ViUes : Genève, sur le lac du même nom, la plus peuplée —on y voit plusieurs établissemens scientifiques, entre autres, un riche musée d'histoire naturelle — de célèbres fabriques d'horlogerie, &c.; Berne, chef-lieu du canton le plus considérable — situation très salubre — les femmes y portent de longues tresses de cheveux garnies de rubans qui leur tombent jusqu'aux genoux ; Bule, la plus commerçante ville de la Suisse, traversée par le Rhin — elk a été plusieurs fois bouleversée par des tremblemens de terre ; Zurich, remarquable par les beaux points de vue qu'offrent ses promenades et ses remparts— fabriques de coton, de chapeaux de paille, et de savon ; Lausanne, ou les étrangers se rendent en foule, attirés par les beautés du lac Léman ; St. Gall, ville commerçante et industrieuse ; Schaffouse, sur le Rhin, à une lieue de la fameuse cataracte où ce fleuve se précipite de la hauteur de 70 pieds, &c., &c.
I 375. Population, 2,070,000 habitans, dont 775,000 catholiques, 900anabapti'i;ie^, 2,000 juifs ; les autres professent le calvinisme.
Gëographie db l'Europe*
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376. Gouvernement : chaque canton est une république particulière, excepté le Neufchutel, dont le régime est monarchique, et les cantons d'Underwald et d'Appenzell> qui se divisent chacun en deux républiques séparées ; de sorte que la Confédération est composée de 24 états, indépendans les uns des autres pour ce qui regarde leurs affaires intérieures ; celles qui intéressent tout le pays sont dirigées par la diète, dont les séances annuelles se tiennent successivement à Berne, à Lucerne, et à Zurich. Lorsque la diète n*est pas réunie, les cantons dont ces trois villes portent les noms, président alternativement pendant deux ans aux affaires générales.
Les habitans du canton ou de la principauté de Neufchâtel reconnaissent la souveraineté du roi de Prusse ; ils lui prêtent serment de fidélité, dès que le prince a juré de respecter les droits, les libertés, et les coutumes du pays. Du reste il ii*y exerce qu'un pouvoir très limité.
Armée : en Suisse, tout citoyen qui a atteint l'âg-e de 20 ans est soldat ; il doit s'armer, se vêtir selon l'uniforme de son canton, et se faire incorporer dans une compagnie. En cas de guerre, chaque canton fournit un contingent dont le total est de 33,758 hommes.
Langues : on parle français dans les cantons qui se trouvent près de la France, italien d:ins ceux qui sont au sud des Alpes, et allemand dans tous les autres.