‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme] (volume 3)Chapitre 7 sur 74 · BAS-CANADA · texte numérisé non relu

BAS-CANADA

16. Le Bas* Canada est séparé du Haut-Canada par une ligne qui commence près de la Pointe au Baudet sur la rive nord du lac St. François, d'où elle se prolonge jusqu'à la rivière des Outaouais, qu'elle remonte jusqu'au lac Témiscaming ; de là cette ligne s'étend au nord jusqu'aux bornes de la baie d'Hudson.

Aihiegk' j)K la

17- Les principales rivières du Bus-Ctinadai après le fleuve St. Laurent, un des plus grands et des plus majestueux de la terre, sont : au nord du fleuve, la rivière des Outaouais, le St. Maurice, et le Sagucnay ; au sud du fleuve, le Chambly, le St. François, et la Chaudière.

Les rivières moins considérables sont : au nord, la Rivière du Nord, celles de TAssomption, de Maskinongé, du Loup» de Batiscan, de Ste. Anne, de Portneuf, de Jacques Cartier, de St. Charles, de Montmorency, de Ste. Anne de Beaupré, du Goufl*re, de la Malbaie, de St. Jean, etc.; au sud, celles de Chateauguay, dTamaska, de Nicolet, de Bécanconr, d'Etchemin,la Rivière du Sud, la Rivière Ouellc, celle des Trois Pistoles, les rivières Métis, Matapédiac, Ristigouche, etc.

La Rivière du Nord se décharge dans celle des Outaouais, le Matapédiac dans le Ristigouche, et celui-ci dans la Baie des Chaleurs ; toutes les autres rivières tombent dans le fleuve St. Laurent.

18. Montagnes : à l'extrémité Orientale du district de Gaspé commence une chaîne de hauteurs qui s'étend depuis Tembouchure du fleuve jusqu'à TEtat de Vermont s ces hauteurs séparent les eaux qui tombent dans le fleuve de celles qui se déchargent daiïs le golfe ou dans POcéan Atlantique. Leur plus grande élévation est de 5000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Sur la rive nord du fleuve est une chaîne semblable ; celle-ci s'éloigne du fleuve depuis Québec jusqu'à la rivière des Outaouais, qu'elle rencontre à trente-huit lieues de son embouchure. Delà elle paraît s'avancer au nord jusqu'aux montagnes qui séparent les eaux des grands lacs de celles \ oe la baie d'Hudson^

Dans le voisinage du fleuve il y a encore plusieurs montagnes détachées, telles que les montagnes de Montréal, de Belœil, d'Yumaska? etc.

on, de Mas-

Geoghaimiie de l'Ameriqcf:. J

19. Les lacs du Bas -Canada sont : le lac Tfcniiscaniing, source de la rivière des Outaouais ; les lacs Abbitibbi et Mistissinni, qui se déchargent dans la baie d*Hudson ; le lac Chainplain, situé presqu'entièrement dans les Etats-Unis — il se décharge dans le fleuve St. La\u'ent, par la rivière Richelieu ou Chanibly ; le lac St. François, formé par un élargissement du fleuve, sur la frontière du Haut-Canada ; le lac St. Louis et le lac des Deux Montagnes, au confluent du fleuve et de la rivière des Outaouais ; le lac St. Pierre» autre élargissement du fleuve, depuis Tembouchure du Chambly jusqu'à celle du Nicolet i le lac St. Jean, qui donne r.nissance à la belle rivière du Saguenay : le lac Mempi ''émagog, qui se décharge dans la rivière St. Franço-j, et dont une partie se trouve dans l'Etat de Vermont ; le lac Mégantic, sur la frontière du Sud-Est, qui donne naissance à la rivière de la Chaudière ; le lac Témiscouata, qui se décharge dans la rivière St. Jean, par celle de Madawaska ; le lac Métis source de la rivière Métis ; le lac Matapédiac * qui se décharge par la rivière du môme nom, dans celle de Ristigouche ; enfin un grand nombre d'autres lacs moins considérables, tant au nord qu'au sud du fleuve.

20. Les principales lies du Bas>Canada sont : l'île de Montréal et l'île Jésus, formées par la jonction du fleiive St. Laurent avec la rivière des Outaouais ; l'île d'Orléans, près de la ville de Québec : l'île d'Anticosti, située vers l'embouchure du fleuve; cette dernière, quoique d'une étendue très-considérable, est stérile et déserte.

21. Les îles moins considérables, sont : l'Ile aux Noix, au haut de la Rivière Chambly, très-petite, mais bien fortifiée ; l'Ile Perrot, prés de celle de Montréal ; l'Ile du Pas et quelques autres à l'entrée du lac §t. Pierre ; l'Ile aux Grues, l'Ile aux Coudi-es, l'Ile Verte, etc., au-dessous de Québec ; les Iles de la Magdeleine, dans le golfe St. Laurent, etc.

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AhkEC.k' IJK l.\

22. Lf cliinal tlu Has-CuiKula est ti'ès-IVoiil v\\ Iii» ver, et trcs-tîliaud en été ; niîii^ dans toutes les saisons il est cxtréinenient favorable à la santé. Le sol y est fertile en forains et en légumes, surtout dans la vallée du St. Laui'ent, laquelle renferme presque toute la partie habitée du pays. On y cultive encore avec succès les arbres fruitiers, tels que le prunier, le pommier, le poirier, etc. Les vergers de Montréal et de ses environs sont même supérieurs a ceux des autres pays de Ti^mérique»

23. On n*y a point encore trouvé de mines d*or ni d'argent ; mais les mines de fer y sont très-riches et très-abondantes, et le fer qu'on en tire est de la meilleure qualité. Des minerais de cuivre et ,de plomb y ont été découverts^ mais jusqu'à présent en trop petite quantité pour qu'on ait pu les exploiter.

24. Les principaux articles d'exportation que fournit le Bas-Canada sont le blé et la farine, la potasse et la perlasse» le bois de construction» les viandes salées, les pelleteries» la morue» le saumon, le hareng, etc.: ceux d'importation sont le rum, les vins, l'eaude-vie» le thé» le sucre, la mélasse, le café, le tabac, le sel» le charbon de terre, les marchandises sèches, la dincaillerie, etc., etc.

26, Le Bas-Canada se divise en cinq districts, qui sont : les districts de Québec, de Montréal, des Ti'ois- Rivières» et les districts inférieurs de St. François et de Gaspé. Outre cela, le territoire de cette Province est actuellement divisé en quarante comtés, dont voici les noms :

26. Au nord, en descendant le fleuve, Vaudreuil, Outaouais, Lac des Deux Montag'nes, Montréal, Terrebonne, Lachenaie, l'Assomption, Berthier, St. Maurice, Champlain, Portneuf, Québec, Montmorency, Orléans, (qui comprend l'Ile d'Orléans et les îles adjacentes,) S.iguenay; au sud, en remontant le fleuve, Gaspé, Bonaventure, Himouski, Kamouraska, l'Islct, Bcllechasse, Dor> chester, Beauce, Még^antic, Lotbinière, Nicolet, Yamaska, Drummond, Sherbrooke, Stanstcad, Missiskoui, Shefïbrd, St. Hyacinthe, Rou ville, Richelieu, Verchôres, Chambly, Laprairie, l'Acadie, Beaubaruôis.

GeOGRAPIIIK I)K I.'A.MLIUQI k.

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27. ï-'Cs comtés se divis<Mit en «Jcifiiiourios et en towiiships. Les paroiss(S sont tonnées (Mielcjucrois d'upe seule sei;incurie; <]uclr,ue{oi^,aii contraire, («Iles renternient plusieurs liels ou seiivneurics, un luwusliips, soit en entier, soit en partie.

28. Les ])rineipales villes du lias-Canada sont Québec, Montréal, et les 'J'rois-lliviéres.

29 Québec, la capitule de cette province, ville tr^'s-tlorissautc et trèir-connuercante, est située au confluent du lleuvc St. Laurent et de la rivière St. Charles, sur un proujontoir appelé le Cap Dianumt. La ville s'élève njajestueuscnient en l'orme d'aniphithcatre au-dessus du tleuve et des cainpac:nes voisiiuîs, présentant ainsi de tous cotés les plus beaux points de vue qu'il soit possible d'inia!;iner. Quoique déjà puissamment lortiliée par la nature, cette ville l'est bien davantai;!;e ])ar ses murailles hraites et massives, par ses tours, et surtout par sa citadelle, dont les ouvrages in)nuMises excitent l'ajlmiration de tous les visiteurs étrangers. Elle se divise en Haute et Basse- Vil le.

30 Les principaux édifices publics do hi capitalo, sont : la Cathédrale catholique et la protestante, l'éfilise do 8t. lloch, réfjlise do la Basse-ville et plusieurs autres ; le (.'liûteau St. louis, résidence du gouverneur-en-chef; le Palais Episcopal où se tiennent les séances du Parlement Piovincial, le Palais de Justice, la Prison, l'Arsenal, l'antique et superbe CoUéye des .Tésuites, aujourd'hui converti en Cîisernes, ledirand et le Petit Séminaire de Québec réunis en un seul vaste corps do bâtiniens, los couvons des Dames Ursnlines, de l'Hôtel-Dieu et de l'IIôpital-Général, l'école Nationale, l'école de la Société d'Education de Québec, la Bourse, &c., &c., &c.

31. Le port de Québec est sûr, commode, et assez [spacieux pour contenir plusieurs centaines de vai:^seaux.

AanKriu DR i.A

32. A «Irux lieiics ot demie de Qu^hee est le Saut de Moiitmoreney; la rivière Montmorency se décharge en cet endroit dans le fleuve par une chute pcriKjndiculairc de 210 piedà.

33. Phis loin, à la distance de 10 lieues, dans la Côte de lJeaupr6, sont les chutes trcs-sinjçulicres et trc's-int^ressantes de la rivière Ste. Anne. Une uu-

,trc curiosité naturelle assez dij:;nc d'attention e^t le Saut de la Chaudière, du cAté sud du fleuve, à 2 lieues et demie de Quéhec. La rivière de la Chaudière s*y précipite de la hauteur d'environ 80 pieds, sur un lit de roc, dans lequel les eaux, en tombant, ont creuse plusieurs cavités profondes, dont la forme ressemble à celle d'une chaudicrt : c'est de là que vient le nom de cette rivière.

34. Montréal est une p:randc et belle ville, située dans l'île du même nom, au pied d'une nmntagne qui fut appelée le Monl-Uoi/al par Jacques Cartier, lors de la découverte du pays. Montréal entretient un commerce très-étendu avec les autres parties de la province, et avec le Haut-Canada. Il y a des fonderies, des manufactures de doux, de cardes, de tabac, &c. On y trouve une abondance de fruits, surtout des pommes et des poires excellentes.

nouvel Hôpital, le couvent des Dames de la Connfréjfation, etc , etc.

Sur la place du Marché Neuf est le monument de Nelson, élevé par la ville de Montréal, à la mémoire de l'immortel vainqueur d' Aboukir et de Trafalgar.

A quelques pas au-dessus de cette ville, on appcrçoit l'entrée du beau canal de Lachine, construit aux frais de la province, afin d'épargner aux navigateurs le passage du Saut St. Louis. Il finit au village de Lachine, à la distance de 9 railles environ de Montréal,

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GKlH.RAi'lilK DU l/AMKRIUrK.

est le Saut iicy se (Ic- ' une chute

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il sont : la maique, butie par r(''<j;-lise Angli- Palais de Juse St. Sulpice, eurs-Gi'ises, le atîon, etc , etc.

Nelson, élevé ainqueur d' A-

Vls*ù-vis le |>(>rt di> Moiitri'ul, dans une petite île, est le fort Ste. IlélAne.

3(). Lu V illc i\(iH Trois-Kivicrcs est bAtie sur la rive nord du llciive, a l'cniltoucliure du St. Mauri(;e. La position de cette ville, peu avantaj^eusc pour le commerce, fait qu'elle augmente beaucoup moins nipidement que les autres. Il y a une fonderie très-considérable, où l'on emploie le fer (pi'on tire des célèbres mines et des forges de St. Maurice, situées à f\ lieiies de la ville.

Les principaux édifiées deu Trois-Uivières sont : l'é^flise catholique, le couvent des Dsiraes Ursulines, qui renferme un hôpital, la maison de Justice, et la Prison.

.37. Entre les Trois-Rivières et Montréal, à reinbouchurc de la rivière Chambly, est le bourj^ de William-Henry, qui fut ainsi nommé en l'honneur de Notre Très-(tracieux Souverain, le Roi Guillaume IV, lorsqu'en 1787 il visita ce pays.

38. La petite ville de Dorchester communément appelé St. Jean est située sur la rivière Chambly, à quelque distance du lac Chaniplain. Une {grande partie du commerce de la Province avec les Etats-Unis, se t'ait par cette ville.

39. Outre les l'illes^ il y a plusieurs villages en divers endroits de la province qui mériteraient d'être appelés du même nom. La plupart sont situés sur les bords du fleuve, ou des rivières ([ui s'y jettent : tels sont les villages de Laprairie, de Boucherville, de Terrebonne, de l'Assomption, de Bertliier, (District de Montréal), de St. Thomas, etc., etc.

40. Education : Les principaux établissemens d'éducation dans le Bas-Canada, sont les séminaires ou collèges de Québec, de Montréal, de Nicolet, d'Yamaska, de Chambly, et de Ste. Anne. Les trois derniers n'existent que depuis quelques années; mais déjà par les bienfaits de la Législature, et par les eftorts généreux de leurs fondateurs, ils méritent d'être comptés au rang des meilleures institutions en ce genre.

AlUlEGE DE LA

41. Dans les séminaires ou collèges la jeunesse Canadienne reçoit, moyennant une pension très-modique, ou même gratuitement, une éducation qui la met en état de remplir avec succès tous les emplois, ecclésiastiques ou civils, auxquels, dans la suite, elle voudra se destiner.

On V cnseigno le Français, ^An^lais, lo Latin, le Grec, l'Arithmétique, la (Téograplûe, l'IIistoiro Ancionno et la jModcrne tant Sacrée que l*rot'ano, les Belles Lettres, lu Rhétorique, la Logique, la Métaphysique, la Monile, les Mathématiques, la Géométrie, la Physique, la Chimie, 1 .architecture, &c., &c., &c.

42. A la suite des colîéi^cs, il convient de placer les couvcns des Dames ITisulines et des Dames de riIôpital-Géiieral à Québec, celui des Dames Ursulincs aux Tro.is-Rivières, et celui des Dames de la Con,2:rép;àtion ii Montréal.

Les jounes personnes du sexe y apprennent laLecture, l'Ecriture, l'AtJilnuétique, la Géographie, l'Histoire, le Dessin, la Musique, la Couture, la Broderie, etc., et surtout les leçons de toutes les vertus morales et chrétiennes. Les Dames de la Congrégation ont une école très-fréquentéo à la Basse-ville de Québec, et, dans les campagnes, un grand nombre d'autres qui portent assez ordinairement le nom de Cunvcns.

La Législature Provinciale vient do tiiirc ouvrir à Québec, une Ecole pour l'instruction des Sourds-Muets.

43. Population : Les détails sur la population du Bas-Canada, et de ses principales villes, se trouveront à la lin de cet Abréi^é.

44. ^aiivagcs du Bas Canada : Les principales nationk|âuvag'es qui habitent encore le Bas-Canada son^iés|Iroquois, les Algonquins, les Hurons, les Abéi^it^j les Micmacs, et les JMontagnais. Les Iro-j qudife'sctot réunis en Village au Sault St. Louis, et à St. Ré^s sur, la frontière des Etats-Unis ; les Algonquins avec les li-oquois et quelques Nipissingues, au lac des Deux Montagnes ; les Abénakis, à St.| François, prcs du lac St. Pierre; les Murons, à Lorette, près de Québec; les Micmacs, à Ristigouchc,j vers l'entrée de la baie des Chaleurs. Les Montagnais n'ont point de séjour fixe; ils errent au loin! dans les montagnes du nord, vivant uniquement del chasse et de pêche. Le principal poste où ils viennent traiter avec les blancs est Portneuf, à l'em-

il;.

'anadiennc re'

à Québec, une

Géographie DE l Amérique.

boiuîluii'c de la rivière du même nom, dans le Comté de Sagiicnay.

45. Ceux qui sont réunis en village cultivent le U\u\i< ou le blé d'Inde et (|nel(jucs léi^mnes pour se Inourrir, mais la plus i^iMude partie de leur temps lest employée à la eliasse du castor, de la loutre, du Irat-d'eau, du chevreuil, de rorii^nal, etc. Ils ont Ides ég'lises, et des missionnaires (|ui demeurent avec eux, ou qui les visitent réî^ulièrement. Le j::ouver-' jncment iVc sa Majesté jjritanniijue leur tait distribuer cliafjuc année des prêsens d'étoffes, d'armes à feu, de bijoux, etc., afin de mieux s'assurer de leur fidélité dans les temps de i^uerre, et en reconnais- Isance de leurs services passés.

Les Montanfiiais ont clos cliapcUos t\ Tatlonssac, îi Portncuf, etc., loii ils rcncoutroiit cliaqiio anuôo lo Tnissioiinaire qui leur est en- Ivoyé. (-'opeudant phis do la moitié do cette nation, qui comprend jenviron 300 t'auiillos, est oiicoro inlidolo.

On peut estiinor à ûOOO, ou ù ôjOO âmes le nombre total des j Sauvages du Bas-Canada.

IIAUT-CANADA.

46. Le TIaut-Canada est borné au nord par laNou- Ivclle-Bretagne, à Test par le Bas-Cauada, au sudlest, au sud, et au sud-ouest, par une ligne qui commence au villai^e de St, Régis sur la rive droite du lac St. François, d'où elle se prolon«2:e par le milieu Idu fleuve St. Laurent, du lac Ontario, de la rivière IlSiugara, du lac Erié, de la communication par eau lentre celui'ci et le lac Huron, du lac Supérieur, de lia rivière et du lac de la Pluie, jusqu'au lac des Bois Iqu'elle traverse ; delà cette lij^ne se prolonii^e à l'ouest lindéliniment, les bornes du Canada à l'ouest n'ayant

iamais été déterminées.

47. Monlar^ncs : Le Haut-Canada est traversé du ?ud-est au nord-ouest par une chaîne de hauteurs

[qui commence au nord du lac Ontario, et s'étend jus- Iqu'au-delà du lac Supérieur, et même jusqu'auxmon- Itagues Rocheuses. Dans le voisinage du lac Ontario

Abrkgk de la

est une autre chaîne beaucoup moins élevéci qui sY:tend depuis la baie de Quinte jusqu'à la chute del Niaiçara. Les côtes septentrionales du lac Supérieur et d'une partie du iac Huron sont des monta c^nes de granité. Ailleurs le terrain de cette Province est| assez constamment uni.

48. Lacs: Outre ceux que nous venons de nommer en expliquant les bornes du Haut- Canada, il y a Ici lac Winnipeg qui se décharjiçe dans la baie d'HudsonJ les lacs Nipissinc: et Simcoe, qui se déchargent dans! le lac Huron; le lac Ste. Claire, entre le lac Erié et lc| lac Huron ; et un grand nombre d'autres moins remarquables, qui se déchargent, ou dans les grands! lacs, ou dans le fleuve St. Laurent, ou dans la rivière| des Outaouais.

Voici la loiij^ueur, la largeur, la profondeur, et le circuit desj quatre grands lacs :

largeur, profondeur commune, circuit.

48 lieues. 80 à 1 50 brasses. 500 lieues.l 80 60 à 100 .380

20 GO à 90 160

49. Entre les lacs Erié et Ontario est la fameusel cataracte ou chute de Niagara, une des plus étonnantes merveilles naturelles du globe : toutes les! eaux du fleuve St. Laurent s*y précipitent de la hau-l teur perpendiculaire de 176 pieds; le bruit formi-j dable de cette chute se fait entendre à la distance del 40 milles, et la vapeur qui s'en élève, en forme de nu-j agCj est visible à la distance de 70 milles»

50. Iles : Les lacs du Haut-Canada renferment uni grand nombre d'îles; les plus considérables sont l'îlcl Royale, dans le lac Supérieur, et i'ile du Grand Maj iiitou, dans le lac Huron,

51. Rivières: Le fleuve St. Laurent; la rivière des Outaouais ; la rivière Espagnole qui tombe dans K lac Huron ; la Thamise, qui tombe dans le lac Ste| Claire ; la Grande Rivière, qui se décharge dans le

Lacs.

longueur.

Supérieur

1 20 lieues.

Huron

Erié

Ontario

Géographie de l'Amekiqle.

et le circuit des!

la nviere

lac Eric ; lu rivière Sevcrn, par laquelle le lac Simhoc communique avec le lac Huron ; la rivière Trent, (lui tombe dans la baie de Quinte, à l'extrémité orienlalc du lac Ontario; les rivières Madawasca, Missislipy, Rideau, et celle de la Petite Nation, qui tombent dans la rivière des Outaouais ; et quelques lutres.

52. C(mn?(x : Comme il est impossible de deseen- Ire du lac Erie au lac Ontario par le fleuve, qui porte, ;n cet endroit, le nom de Rivière Niagara, à cause de la î2;randc Cataracte ; on a pratiqué, entre les deux jacs, un canal, nommé le Canal irellancl, assez large ;t assez profond pour donner ])assage aux bâtimens hui sont en usage sur les lacs mêmes. Sa longueur 'st de 44 milles et demi. L'eau du canal est tirée de |a Grande Rivière et de la rivière Welland; cette Icrnière tombe dans le lac Ontario, (a)

53. Le gouvernement de sa INÎajesté Britannique Fait t ctuellement creuser un autre canal entre le lac pntario et la rivière des Outaouais, ouvrage militaire de la plus baute importance. Il doit servir à [ransporter le canon, les munitions de guerre, etc., u'une province à Tautre. Il commence au lac Onlario, près de Kingston, et finit à BytoAvn, au confluent de la rivière Rideau et de celle des Outaouais. [Quoique la longueur de ce canal soit de 133 milles. Il est d'une exécution assea aisée, au moyen de plusieurs petits lacs qu'il doit traverser.

54. Le sol du Haut-Canada est très-fertile : le climat en est tempéré et salubre ; il faut excepter quelquefois le voisinage des lacs, où Ton est expose aune ^spèce de fièvre, dont les suites peuvent être funestes bx étrangers. La plus grande partie de cette province est encore couverte d'immenses forets, dont le 3ois indi&;ue des terres favorables à l'agriculture.

(a) Ce Canal n'est pas entièrement achevé.

Abrège de la

55. Commerce : Les principaux articles de commerce que ibiirnit le IJaut-CaïKKÎn, sont les i::rains et la farine, la potasse et la perlasse, les bois de construction, et les pelleteries.

50. Le riant-Canada se divise en onze districts, qui se nomment ainsi : Kastern, Ottawa, Bathurst, Johnstown, ?,iidland, Ncwcastîe, Home, Niai>'ara, Gore, London et AVestcrn. Les districts se divisent en vina:t-sept comtés, et les comtés se subdivisent en townships. Il n'y a point de seigneuries.

57» Vi/le^ : Kingston, à l'entrée du lac Ontario eî;t l'entrepôt du con)njerce entre Montréal et le Haut- Canada; son port est excellent et capable de recevoir une flotte nombreuse ; York, la capitale, est situé vers l'autre extrémité du même lac ; Niagara, Brockville, &c.

58. Popululion : La population du Haut-Canada s'accroît très-rapidement; en 1814 elle n'était que de 95,000 habitans, et en 1820 elle fut trouvée de 198,440, presque tous Anglais, Ecossois, Irlandais ou Américains; outre plusieurs nations Sauvages qui occupent le nord de cette Province. Le nombre des Sauvages est d'environ 15,000.

If

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