ARABIE
096. Bornes: Au nofd, la Turquie d’Asie ; à l’est, au sud, et à l’ouest, le golfe Persique, le golfe d’'Oman et la Mer-Rouge.
597. Divisions : Les anciens géographes distinguaient dans cette contrée trois parties principales, savoir : l’Arabie Pétrée, à l’ouest ; l’Arabie Déserte, au nord et au centre et l’Arabie Heureuse, an sud. La division suivante est mieux connue dans le pa: 1°. l”Hedjaz, le long de la côte de la mer Rouge, et qui dépend du
cha d'Egypte ; 2°. le Nedjed, à l’est de l’Hedjaz ;
* lHadjer, entre le Nedjed et le golfe Persique ; 4°. Oman, au sud de ce même 5 5°. PHadramaout, au sud-est ; 69. l’Yémen, qui occupe la partie méridionale,
Arabie.
Péripire des califes, des Arabes, ou des Sarrazins. Les sciences
les ‘lettres floriésaient à Ja cour des califes, pendant que l’Europe était plongée dans la barbarie. Les’ Arabes brillérént dans la poésie, la médecine, l’astronomié, les mathémiatiques. C’ést d’eux que nous viennent les chiffres usités dans tous nos calculs. La ‘vaste puissance des califes, affaiblie par les divisions initéstinss, fut renversée par les Mongols et l’Arabie.se divisa, comme de toute antiquité, en petits états, dont la‘plüpaïtt, au le siècle, subirent le joug ottoman (No. 611), et furent absorbés vers 1800 dans l’empire éphémère des Wahabites
598. Climat : L’Arabie partage le climat de l’Afrique septentrionale, ‘Il y a régulièrement une saison des pluies qui dure 3 ou 4 mois ; le reste de l’année à peine aperçoit-on un nuage ; même dans quelques cantons, l’année toute entière se passe sans pluie, : Il ne gêle que sur les montagnes. À Mokka, sur le golfe Arabique, le thermomètre s'élève en été jusqu’à 294° de Réaumur. Depuis le mi-octobre jusqu’à la mi-avril, il règne un vent du nord-est ; pendant les 6 nutres mois, ce sont des vents de sud-est ou de sud-ouest.
: Danse désert, qui #’ étend depuis PHedjaz jusqu’à l'Euphrate, les voyageurs sont exposés, en 6t6, au vent mortel nommé sumiel on simoën ; du côté qu’il vient, l’air prend une couleur rougeâtre et l’on sent une odeur de soufre. Les Arabes alors se éouchent par terre et les animaux s’enfoncent les narines dans le:sable. Celuiqui oserait respirer cette vapeur pestilentielle,: serait suffoqué à l’instant. 54 fu $
: 599. Sol, productions, etc. : L’Arabie n’est en général qu’une vaste mer de sable interrompue par de nombreuses oasis ou élévations montagneuses, qui. sont assez fertiles surtout en duttiers et en palmiers. La végétation du désert consiste en quelques plantés salines et grasses, le varec, l’ortie, l’aloës, l’acacia, .les roiices, ete: Sur les côtes on trouve le tamnrinier, le cotonnier, le bananier, la canne à sucre, l’indigo, le muscadier, le bétel .et toutes sortes de melons et de courges. L’Arabie .Heureuse. fournit le cafeyer, \qui donne .le meilleur café de l’univers, ct le baumier, d’où: l’on tire le baume de la Mecque, la plus odoranté et la
lus chère de ‘toutes les gommes-résines ; parmi les autres productions, on remarque la gomme arabique,
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Arabie. 971
’on tire de l’acacia, le ricin, le séné et plusieurs autres tes médicinales. Dé tout temps l'Arabie à été célèbre comme le pays de l’encens, mais il est reconnu ue.le meilleur vient de l’Abyssinie, du Siam ét des îles de l’Océanie. Quelques cam CU celles de l’Yémen, produisent en abondance le:blé, le ris, le maïs, le sésame, etc.
Le dourra espèce de millet, fait la principale yourriture des habitants, qui nt encore le porc-épic, la le rat, les lézards, les sauterelles et quelquefois, par friandise, la chair du chameau. On nourrit les chevaux avec de l’orge et avec des fèves. 11 y a peu de richesses minérales.
Parmi les animaux il faut placer au prernier rang le chameau à une bosse, justement appelé un navire vivant sans lequel on ne saurait traverser ces flots de sable qui couvrent le sol. de PArabie. Cet animal n’est pas mains précieux à l’Arabe que le renne au Lapon. {1 peut marcher plusieurs jours à travers des sables brûlants sans boire ni manger ; le fardeau qu’il porte est 500 à 1,000 livres. Le lait du chareau nourrit son conducteur ; sa chair est succulente et d’un ussez bon goût ; ses nerfs font de bonnes cordes ; son poil, qu’on tond annuellement, procure aux Arabes des vêtements et des tentes.
Les bœufs ont une bosse sur le dos, comme ceux de la Syrie. Fe dit que les moutons traînent leur queue épaisse sur une petite charette.
N'oublions point le cheval, la gloire de l’Arabie ; Il y en a de deux classes, l’espèce commune et les. chevaux nobles qu’on prétend issus des haras de Salomon ; la généalogie de ceux-ci se conserve depuis 2,000 ans. On a le plus qu soin d’en tenir la race pure. Ils supportent les plus grandes fatigues, passent des jours entiers sans manger, et se jettent sur l’ennemi avec impétuosité. Les meilleurs sont élevés par les Bédouins dans les déserts du nord. Ils demeurent sous la même tente que leurs maîtres, et sont traités avec la même tendresse que enfants; on les arcoutume à donner des marques d’affection à tous ceux de Ja famille, Ils ne vont que le pas ou le ; au moindre signe de Ja main ou du talon ils t avec la 4.1 un du vent, Si le cavalier se démonte, son fidèle coursier . s’arrête jusqu’à ce qu’il ait repris son siége ; s’il tombe dans la mêlée, le coursier reste auprès de lui et par ses hennissements demandent du secours. : set
Les'ânes sont d’une force et d’une agilité extraordinaire. |
Animaux sauvages de la Perse, auxquels on peut ajouter le … rat de Pharaon, ’antil , et quelques autres qui
les ânes
278 Arabie.
ee jronrens ples communément ici qu’au-delà « Tigre. Les animaux nuisibles sont les.sau'erel au de ipût les cultures. gl enrreed entre Îles mis *, fin j air truche, qui abondonne quelquefois ses œufs dans le désért, le faisan, la Le Aer la penirix, lu grive, qui viunt chaque 22 de la Perse et détruit los santerelles, ete. Le poisson abonde sur toutes les côtes ; celle du sud-est nourrit le pinnemarine, et d’immenses quantités de tortues de mer, ressource tribus entières d’Arabes. On trouve encor en Arabie beaucoup de Tortues de terre : c’est la nontriture des chrétiens les jours d’abstinence. 11 y a des serpents tachetés de blanc, ont la morsure cause une mort soudaine, et (les lézurls de‘ Ja force d’un crocodile,
600. Commerce : Café, au montant de 12 à 14 millions de livres annuellement ; aloès, gommes, diragues, chevaux, poil de chameau, perles, dattes, benjoin, encens, o the, etc. : ces trois derniers articles viennent de
ue.
601. Villes : La Mecque, patrie de Mahomet, capitale än Grand-Chérifat et du monde mahométan. Cette ville et son territoire sont regardés comme saints. ‘On y yoit la plus belle mosquée du monde. Cette mosquée renferme un petit. bâtiment, nommée 4 Ka1ba, que les Arabes prétendent avoir été construits par Abraham et son fils Ismaël, leur père. Mahomet a ordonné à tous ses sectateurs d’y faire un pélérinage au moins une fois dans leur vie. Tous les ans il se tient à la Mecque une foire où se rassemblent, dit-on, près de 100,000 marchands.
Médine, qui renferme le tombeau de Mahomet—cet impos- AU UP AM Uibanse Vie. lei monlesdt emnsent jour e sa à es musulmans com rs | dns Mar Pat prise et pillée par les Wahabites en 1804 ; Mokha, port sur la Mer-Rouge, entrepôt de commerce de J’Yémen—elle a donné son nom à lexcellent café qui vient de cette province ; Mascate, la ville la plus commerçante de Arabie ; Lähsa, vis-à-vis des îles Bahrein, ete. | 602. Population : Environ 8,500,000 babitants, Musulmans et Wahabites. Ceux-ci croient que le Koran estun livre divin et que Mahomet avait été envoyé de Dieu ; mais ils défendent d’invoquer le prétendu pro-
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re orme écque et nie Et grande partie de vain | d depui rs e gatièrement sxp° ob Bar à J bre M ue Aujourd’hui, si An l’imanat s Mascate, pr les considérables dépendent ou moins des sultans de Constantinople. Les Les. Arabes sont pti moyenne taille; maigres et cothmedesie chale PT ont le teint basané, les yeux et les cheveux lég 4 à la course et exce lents valiers, Je: passe pour b DArOR vos, pour habiles à manier l’aro, EN pour trés-bons'titeurs, depuis qu’ils sont famisrisée les armes à fou: té sont: hospitaliers, mais trompeurs, dit-on, et superétitioux. Lls: sont très-sobres ; los, mets qu’ils aiment le’ las sont les pâtisseries ; leur: baiason favorite est: le café. 2: iqueurs spiritueuses leur eont interdites-par ls loi de Mahomet; . mb ils fument quelquefois. une plante qui ressemble #1 chantie. et quicause une sorte d'ivresse.
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274 Pays Caucasiens.
i s’y. fait en.été, et -fertile surtout en dattiers; 2°. l’île de Bcetarg, vors entrée du détroit de Bab-el-M b, célèbre son ‘al0ës, fertile en. daites, en indigo, en ambre
habitéepar environ, 5,000 individus soùs un chef arabe.
NUE TRES LITE k Lauren d | ,ENEMRRE à 0 à te! . - D
UE PAYS GAUCASIENSS, 0 2 "608; Outre la Sibérie (No. 508), les Russes possèdent encoré en Asie huit grandes provinces dans le voisinage di Mont-Caucnse, savoir : au nord,..la,Circassie et.le Daghestan ; au sud, l’Abazie, la Mingrélie, l’Imirette, la Géorgie, le SchirWan et l’Erivan Éci-dévant Arménie Persane, conquise, en 1827). (Voir le No.310), Ces provinces forment les gouvernements de Tifles ‘ou Géorgie, de Koutais, de, Chimakhi ou Chirvani: et -606: Climat, etc.: Lies pays Caucasiens renférment
tous les climats de PEurope et toutes sortes de terrains ; »
aucentré, des glacés étérnelles ét des rochers stériles ; au nord, des collines fertiles en klé et de. riches pêturages où errent les, superbes, chevaux circassiens ;: plus loin encore, dés. steppes: sablonneuses mêlées de :basfonds ;.au midi, de magnifiques vallées et plaines où sous un ciel salubre se déploie la végétation la plus belle et la plus vigoureuse. Les flancs des montagnes se revêtent de cèdres, de cyprès, de chênes, et d’autres arbrés forestiers. Dans les valléés chaudes et abritées pe les rochérs, on trouve l’amandier, le .pêcher,. le
guier ; ailleurs ce sont le dattier, l'olivier, la. vigne, l’abricotier et les autres fruits de l'Italie. On cultive
généralement le riz, le froment, le millet, le maïs et le
coton, Les animaux et les oiseaux sont tous ceux de l’Europe; auxquels il faut ajouter l’argali, le chacal et quelques autres. Il y a des mines d’or, d’argent, de cuivre, de platine, de fer, etc.
607. Commerce : Grains, chevaux, soie, toiles, coton, fourrures, miel, Cire, sel, naphte, safran, fruits, etc. commerce des esclaves est très-fréquent ; on les vend eux Turcs, aux Persans et aux Tartares ; des femmes,
ES
eos elle est
Turquie d'Aste. 216 dé jeunes filles, surtout celle de la Géorgie et dela
Circassie, sont souvent l’objet de cet infâmie et cruel 4% prune AUD
608. Villes : Tiflis, capitale de la Géorgie; point central de : commerce avec l’Europe ; Erivan, capitale de l’arménie sig d’un archevêque arménien—plusieurs savants placent ici le berceau du genre humain et le Paradis terrestre—les habitants du pays disent que Noé ÿ cultiva la vigne ; Bakou, sur : la mer, entrepôt des marchandises de Perse -et de Russie— fameuse source de naphte—ce territoire exhals des vapeurs inflammel es ou :adoœæateurs du feu y.ont bâti plusieuss petits temples, dans l’un desquels on a fixé en terre un large tuyau d’où sort une flamme bleue plus pure que celle de l’al etc. |
609. Population : En 1858—2,173,584, mahométans, ges schismatiques, armémiens, juifs, idolâtres, etc.
ys sont habités par une foule de nations indigènes;
les plus nombreuses sont les Abazes, les Circassiens, les les Kistes, les Lesghes, les Tartares, les Armé-
niens et les bg Quoiquw’elles reconnaissent la souveraineté de la Russie, la plupart suivent leur ancien : régime féodal.
Les Ciroassiens et les Géorgiens se distinguent de tous les euples de l’Asie et peut-être du monde par la beauté du . Lee traits de leurs visages sont remplis d’expression ; ils ont [a peau d’une extrême blancheur ; leurs cheveux sont chatains on noirs ou bien d’une couleur rousse. Les hommes sont d’une taille d’Hercule ; ils ont le pied petitet le poignet fort ; leur démarche annonce le eourage et une noble fierté. Les femmes ont soin de relever par une parure élegante, modeste et propre, les charmes que la nature leur à prodigués.