AFRIQUE
‘617. L'Afrique troisième ‘partie du globe en étendue ét en population, ést bornée au nord par la Méditerranée ; à l’est par l’isthme de Suez, la Mer:Rouge, et:la Mer des Indes ; au sud, par le Grand-Océan-Austral ; à
Pouest, par l'OcéantAtlantique. Sa plus grande lon-
ur. "est: d'environ 1,800 lieues, et: sa plus grande largeur: de 1,700.
Afrique.
15618, L'aspect. de .cette vaste péninsule est bien dif - férent de celui des autres régions de la terre qu’on.vient ‘’dé'parcouürir: Une longueur de: près de 6,000 lieues de , ttistement uniformes, n'offre que rarement ‘des aies profondes où de ‘bons ports. Les fleuves, süjets à -.des..inondations annuelles, s’y précipitent avec trop d’impétuosité dans la mer, ou charient des amas de sable qui, en s’accumulant vers leurs embouchures, les rendent inaccessibles aux grands vaisseaux. Encore ces fleuves sont-ils en petit nombre, et deux sels méritent d’être comparés à ceux du nouveau continent. Deux chaînes. de . montagnes traversent l’Afrique de Vorient au couchant : les montagnes de :la Lune, qui ‘la ‘partagent én deux régions à peu près égales, et l'Atlas, dont les sommets glacés forment ces colonnes “dû onde, si célèbres chez les poètes. La plupart-des autres ne sont que des barrières destinées à préserver les côtes des envahissements de l'Océan. Un dernier trait : ge caractérise singulièrement la géographie physique
e la péninsule africaine, sont ces mers de sable toujours agitées par les vents et toujours enflammées, qui couvrent l’intérieur ; mers qui sillonnent, dans toutes: les directions, des ‘flottes animées, des caravanes d’infatigables chameaux ; mers que remplissent, non plus des cétacés, des requins ou d’autres habitants des eaux, mais
le lion, l’autruche, la gazelle et la sauterelle ; mers d’où
s'élèvent tantôt des pics isolés et steriles, tantôt des oasis qui récréent le voyageur par la vue d’une belle et riante végétation. |
619. C’est en Afrique qu’on trouve l’or le plus pur et le plus bel ivoire ; les arbres et les plantes les plus gigantesques ; le plus grand nombre d’animaux nuisibler ; les plus énormes reptiles ; les contrées les plus chaudes et les plus malsaines ; enfin l’une des portions du genre humain les plus éloignées des vraies idées
d'ordre, de justice, d’humanité, de religion et d’organisation sociale. |
L'Afrique fut Re par les descendants de Cham, troisième fils de No ès la plus haute antiquité il s’y forma de puissantes monarchies, où florissaient les sciences, les
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Afrique.
Je commerce. Mais l’Afrique des Anciens toute
Tr e pour Sue ligne u’on pourrait cher de lle de Fer "ax sources du. Nil, dans les monts ou
‘dela Lune. Vers l’an 600 avant J.-C., des niciens, par l’ordre: de Néchao, roi d’Egypte, sortirent d’un des de
Ja et revinrent, a une navigation de trois
années, détroit de Gibraltar. Les hommes l’alors regerdèrent ds fabuleuse une expédition où l’on prétendait avoir 6t6 au-delà du soil, parce qu’en passant l’équateur ces voyageurs avaient laissé le soleil derrière eux. Deux mille ans s’écoulèrent ensuite, sans que les diverses D que er ‘atrivées dans la péninsule africaine, en eussent mieux fait connaître les côtes aux habitants de l’Europe. En 1419, des navigateurs portugais s’avanoërent jusqu’au cap Bojador, qu’ils n° t point passer ; 8 ans après, en voulant encore essayer cette.route, ils découvrirent les îles Madères ; en 1438, ils atteigiron le Cap-Verd et les îles voisines ; en 1449, ils 4 Poe es Îles Açores ; en 1488, Barthélemi de Diaz vit le cap de Bonne-Espérance ; neuf ans plus tard, Vasco de Gama doubla Ce fameux cap, et pénétra dans la mer des Indes. La forme ‘extérieure de l’Afrique est maintenant déterminée depuis trois siècles que les vaisseaux européens en font le tour; mais sa situation intérieure, ses richesses naturelles, ses habitants, ne nous sunt que fort imparfaitement, connus. . La découverte toute récente des embouchures du Niger, fera sans doute sel ue ‘bien importante dans la géographie de cette partie du
"620. Divisions : L'Afrique peut se diviser en 15 contrées HHRCiPaIes, savoir: au nord-est, l'Egypte, la Nubie. et *Abyssinie ; au nord, la Barbarie;et le ou Grand- Désert ; à l’ouest, la Sénégambie, la Guinée et le Congo; au-centre, la Nigritie et la Cafrérie, qui comprend un vaste territoire inconnu ; au sud, la colonie du Cap avec le pays des Hottentots ; à l’est, les côtes d’Ajan (y compris le royaume d’Adel), de 2ApENSINES de Mozambique et de Sofala, et l’empire de Monomotapa ou de. Mocaranga.
621... Golfes: Dans la Méditerranée, ceux de Tunis, de.Gabès, ancienne (Petite-Syrte), et de Sidra (Grande- Syrte) ; vers l’entrée de la Mer-Rouge, le golfe d’Aden; sur:la côte sud-est, lg ‘baic de Lorenzo-Marquez ou de ‘Lagon; à l’ouest de Afrique le golfe de Guinée, qui forme ceux de Benin et de Biafra, nes
Dévroits : Celui ‘de Gibralter, entre Je :rù ‘le
se ét FA a télui de Beb-el:Mandeb, is D la Mer-Rouge; «te canal de omumqe cela is de ce pe et l'ile de:Madagaspaz. : “Lam Le lne ! (No 635.) ci-devant-lnc de Wangues ans ig tieÿ e Abyssinie, travérsb:par l’une des sources du Nil ; le:lac Uniarséai, derrière ‘la côte de Mozémbique-et plusieurs autres moins considérables où moins connus. | 1623. Fouves : Le’ Nil, le plus grand fleuve de l’ancien monde, duymoins dans ses hautes eaux, probablement SR SOLE dans, les montagnes de la Lune. Iltraverse pp rY la. Nubie et l'Egypte, et, après un cours:de 650:lièués, se jette dans la Méditerranée par-plusieurs de Rose dont } principales sont celles de Dariette et TRosette.
“En éntränt dans PEgy te, ce fus forme deux cataractes é\ébrés ; Ja auteur de” a plus grande n’est pourtant que de ai sus 8. ‘Dans ld Haute et la Moyenne-Egyÿpte, son Cours At rente) site îe montagnes qui ne laissent entte elles po vall large de quelques Hong au-delà l’on ne yoit des sables atides. Au-dessous du Caire, les mo fe: ent de chaque côté et forment cette plaine magnifiq sse-Egypie, qui doit sa fertilité étonnante uniquement pd à du Nil: car il ne pleut. presque jamais dans cette cote Ces inondations, causées per ar les pluies tropiques qui tombent dans les pays où la Nil prend sa ‘source, “éofiimencent vers le 13 de juin et ne décroiésent que vers le M:de Septembre. Toute la ause-Egypte p résente alors l’apparence d’une .mer au-dessus de laquel Là vent, de distance en distance, des villes, des villages, des chaussées, .des touiles d'arbres et des collines. Les eaux, en se retirant, déposent un er qui pnopnde les terres. Les semences se font vers la fin e
Le Ni, dans son état ordinaire, ne porte que des bateaux de 60 tonneaux depuis la méditerranée jusqu’au cataractes ; mais dans les crues périodiques, des caravelles de 24 canons
vent remonter a aire. Ce fleuve nourrit bea
> crocodiles et d’hippopotames, principalement vers le haut :80n CôUrs.
Le Niger, ou Djoliba, ou Querra [a], dont le cours a
été longtemps un mystère impénétrable aux voyageurs
(a) Daliba au-dessus, Quorra au dessous de la ville de Tombouctou.