‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 21 sur 192 · DRE "A · texte numérisé non relu

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Haut-Canada. 37

49, Mes: Les lacs du H.-C. renferment un grand nombre d’iles, assez souvent infestées de serpents à sonnettes ; les plus considérables sont l’île Royale, dans le lac Supérieur, et l’île Grand-Manitoulin, dans le lac Huron. |

La presqu'île de Prince-Edward renferme un district-comté. riche et fertile (a).

43. Rivières: Le fleuve St.-Laurent ; l’Outaouais ; la rivière Espagnole et celle de la Lune (Muskoka), qui se jettent dans le lac Huron ; la rivière Française

À et le Severn, qui font Sud les lacs Nipissing

et: Simcoe avec le lac Huron; la Tamise (Thames), qui se jette dans le lac Ste. Claire ; la Grande-Rivière qni se jette dans le lac Erié; le Trent, qui se jette dans

| la baie de Quinté, à l’extrémité orientale du lac Ontario ; | le Madawaska, le Mississipi et le Rideau, qui se jettent

E dans l’Ontaouais, et plusieurs autres.

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» largeur et 164 u s’appelle ZZee deux ponts et arement, en hiqu’un homme y à profit, y ont

44. Canaux: Le canal Welland, entre les lacs Erié et Ontario, long de 52 milles, assez large et assez profond pour donner passage à la plupart des bâtiments en usage sur les lacs mêmes; le canal Rideau, entre l’Outaouais et le lac Ontario, long de 133 milles, ouvrage

| militaire d’une haute importance ; les canaux dits du

St-Laurent, (b), entre Prescott et le lac St.-François ; le canal Burlington, entre la baie.de ce nom (lac Ontario) et la ville de Hamilton; le canal Desjardins, entre la, même baie et la ville de Dundas; les canaux, écluses, pus inclinés, etc., de l'Outaouais, de la Grande-

ivière, de la rivière Trent, etc. [Voir Appendice, No. XIII.)

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On pense que la cataracte aurait reculé de 7 milles, c’est-à-dire, depuis le site de Queenstown, où l’on traverse en bateau-ä-vapeur. Qu’en

B sera-t-il dans mille ans d'ici? ? ?

[«] Tont le pays, à l’ouest du lac Simcoe, forme une presqu'île, entoutée de masses immenses d’eau douce et presque toujours froide ; position qui, joiute aux savanes et uux marécages, ferait craindre pour la salubrité du climat,

b] Ces vastes travaux portent les nomsde Wiliamsburg Canal chat Canal, etc. udé - 1®

38 Haut-Canada.

45. Climat: Le Haut-Canada offre des températures très-variées suivant la latitude de la position des lieux. A l’est de Kingston, c’est le climat de nos townships voisins de l’État. de Vermont ; au-delà en s’avançant au sud-ouest, le long des lacs, on trouve l’hiver de moins en moins rude, jusqu’au Détroit, où la neige a rarement plus d’un pied de profondeur et ne demeure qu'environ deux mois et demi, tandis qu’au nord du lac Huron, on a des froids intenses et des neiges de 4 à 5

. pieds. Les grands lacs ne se couvrent jamais entière-

ment de glaces (a), mais la navigation en est ordinairement interrompue depuis la 3e. semaine de décembre jusqu'en mars. Les vents ont à-peu-près les mêmes directions générales que dans le cours inférieur du fleuve (b) et les changements de. temps au bout des trais jours (No. 26, note c,) se font également remarquer dans le Haut-Canada. De furieuses tempêtes s'élèvent sur les lacs, où elles sont d’autant plus à craindre que les bâtiments ne peuvent que difficilement s’abriter le long des côtes. Les étrangers comme les indigènes sont exposés aux fièves tremblantes, surtout près des savanes et des marécages : du reste, l’air est réputé salubre (c).

46. Productions: Le froment est la principale richesse agricole; joignez-y beaucoup de blé-d’inde, d'orge, d’avoine, de poids, de seigle, de sarrasin et de patates. Les pommes, les melons et les courges ahondent partout; les poires, les pêches, les abricots, les prunes, les cerises, les noix douces, le tabac, viennent parfaitement bien du côté du sud-ouest, où l’on fait aussi mûrir le raisin-franc. Une grande partie de cette fertile province est encore couverte de magnifique forêts de chênes, de noyers, d’érables, de pins, de sapins, etc. Les animaux sont presque les mêmes que dans le emenee eee

[a] Deux ou trois {ois dans 40 ans, peut-être, le lac Krié.

[6]—Plus de nord-ouest plus de came, Leaucoup moins de nord est.

[ec] A l'observatoire météorologique de Toronto : Température moyenne de 6 ans, 46, 2 degrés, F2 FR ol de plus qu’à Hontall ; lé plus grand froid, —7} degrés de Fahrenheit ; la plus grande chaleur, 894 degrés ; jours de pluie, 92 ;—de neige, 53. ss

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Haut-Canada. 39

| Bas-Canada ; entre les oiseaux, on admire le dinde sauvage (No. 12.) Ily a des serpents à sonnettes, et des serpents à écailles longs de 7 à 8 pieds qui ue font point de mal. Les lacs fourmillent de poissons et de gibiers (No. 12.) Les miues les plus importantes qu’on | ait exploités, sont celles de fer, situées sur le lac Érié ; mais on vient de trouver de riches dépots de cuivre rès du lac Supérieur. Il y a de très-beaux marbres, int de plâtre le long de la Grande-Rivière, etc. (a).

47. Commerce: Les principaux articles d’exportation sont les bois de construction et autres, les grains et les | farines, les viandes salées, la potasse et la perlasse, les pelleteries, etc.; ceux d’importation, sont les mêmes que dans le B.-C. (No. 28, et App., No. X.)

48. Cités: Kingston, célèbre dans l’histoire du pays ÿ sous le nom de Fort-Katarakoui, situé à l’extrémité nord-est du lac Ontario, a été jusqu'ici le principal entrepôt du commerce entre Montréal et la province supérieure (b); bâti en belle pierre au centre d’un district assez peu fertile—possède un marché magnifique ; le pénitencier du Canada-Uni ; une belle église, un évêque, un Hôtel-Dieu, un Collége, un couvent d’éducation catholique ; 9 autres églises, un collége des presbytériens (Queen’s Collége,) 3 fonderies, 5 imprimeries, une marine de 12,000 tonneaux, etc. Population, 13,743.

Cette ville fut pendant 3.ans (1841-1844) la capitale du pays entier.

Toronto, longtemps connu sous le nom de Zäittle A York, situé sur une baie du même lac Ontario, est la

plus grande et la plus commerçante ville du Haut- Canada, dont elle fut la capitale depuis 1797 jusqu’en 1841—siége des principales cours de justice, de deux évêques, l’un catholique, l’autre anglican, de l’univer-

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(a) Les plus estimées des sources minérales sont celles de Caledonia, non loin des bords de’l’Outaouais.

(@) La construction des canaux du St. Laurent st Wellund, menace de transporter cet ayantage à Hamilton.

Haut-Canadu.

sité de King's Cullege et du lycée dit Upper Canada ! ‘College-ses plus beaux édifices publics ‘sont la salle des tribunaux (Osgoode-Hall,) la cathédrale catholique, Téglise de St. George, les banques et l’hospice des'aliémés. Topulation, 44,821.

‘ ‘l'y a 21 églises et chapelles, un séminaire des presbytériens ét'un autre des congrégationalistes, une bibliothèque publique, äh ‘hôpital, un dispensaire, de nombreuses sociétés, &c.— Æ ÆEcluirage'au gaz, bateaux-à-vapeur, diligence, omnibus, ‘etc. Hamilton, très florissante ville, à l’extrémité di canal : Burlington, centre du commerce entre le lac Ontario et les districts de l’ouest, n’existe que depuis 25 ans, et promet de devenir l’une des plus importantes du Haut- Canada—belles carrières au pie de la montagne voi- À sine. Population, 19,096. Londvn, population, 11 | 558.

Ottawa, sur l’Outaouais, site très-pittoresque, entre le sault des Chaudières et l’entrée du canal Rideau— actuellement le centre de la plus vaste exploitation des bois qui existe peut-être dans le monde entier— communique un pont de fer avec le village de Hull— magnifiques moulins à farine et à scies —5 ‘églises, 5 banques, 1 couvent, fonderies, tanneries, étc. Population, 14,669. Cette ville est la capitale du Canada.

Xl y a un grand nombre de petites villes de 500 à 2,000, et

uelques-unes de 3 à 4 mille âmes, et au-dessus, la plupart chefs-lieux de district.

Nous nous bornerons aux suivantes: Cornwall, que les voyageurs d’en haut appelait le Point-Malin, bien bâti sur le grand canal auquel il a donné son nom ; Prescott, vis-à-vis ! Ogdensburg, où le fleuve n’a qu’un mille et un quart de | large: Brockville, à 19 lieues en-deçà de Kingston; Belle- } “ville, sur la baie de Quinté; Cobourg, qui possède un collége ? ‘dés méthodistes (Victoria College) et une grande fabrique de draps; Por “ve, qui communique journellement en été avec Toronto, Kin -.on et Rochester; Dundas, près de Hamilton, sur le cana! .‘2sjardins; Niagara, l’un des plus anciens établissemer s près des ruines du Fort-George—brûlé sous le ‘nôm de New :rk, dans dans la dernière guerre avec les Etats- Unis—a des ‘hantiers importants—vend beaucoup de pommes, de pêches, ‘e cidre ; Amherstburg (et Fort-Malden), sur la

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Haut-Canade. 4t

rivière Détroit—-exporte beaucoup de tabac—il y a un bon nombre de Canadiens établis dans son voisinaze ; Paris, charmant village sur là Grande-Rivière— exporte une grande quantité de Plâtre de, Paris, etc.

49.: Population et religion : La population du Haut- Canada s’est accrue très-rapidement par l’immigration ; en 1814 elle n’était que de 95,000 habitants, et en 1829 elle fut trouvée de 198,440, presque tous Anglais, Ecossais, Irlandais et Américains, outre les restes de plusieurs nations sauvages : en 1848, de 723,332. Le recensement de 1861, lù: sonne 1,396,091 habitants ainsi classés : Anglais, 114,290 ; Ecossais, 98,792 ; Irlan- À dais, 191,231 ; d’origine française, 33,287 ; le reste appartient à diverses nationalités ou à divers pays. Nègres, 11,223 ; Sauvages, 7,841.

Religions: Eglise d'Angleterre, 311,375 ; Catholiques, 258,141 ; Eglise d’Ecosse, 108,963. Le reste appartient à diverses donominations ; Juifs, 614. (App. No. VI.)

En 1852, il y avait 3,065 sauvages ; ce sont les Siz Nations (a,) établies principalement le long de la Grande-Rivière, au nombre de 500 (?) familles qui subsistent par l’agriculture ; | les Chippewas, à l’île Manitoulin, à l’île Walpole (lac Ste. Claire,) à la rivière Thames, etc. ; les Munsees, les: Ottawas,

les Mississagas, les Poltawatamies, etc.,; ete. La plupart

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bois rond ou équarri Ils possédaient avant 1818 près de 11 millions'd’acres des plus belles terres du Haut-Canada, dont ils conservent à peine actuellement un demi-million ; le reste a été vendu au gouvernement, ou à des particuliers ou à des sociétés de capitalistes, pour des rentes annuelles qui ne dépassent guère 10 piastres par individu (b,) et doivent s’éteindre avec la tribu venderesse. Leur genre de vie diffère peu, en général, de celui des sauvages du Bas-Canada. Plus de la moitié sont réputés chrétiens anglicans ou méthodistes, outre 12 à 15 cent catholiques, dont la principale mission est à Wekomakong dans l’îlé Manitoulin.

(aéré pre. les fameuses tribus des Zroguois, appelés. par les Anglais les Mohatots, les Oneidas, les Senecas, les Onondagas et les Canigés, avec les Tuscaroras, qui turent aloptés il y a longtemps pat la confédération.

(6) Une des plus fortes ventes a été accomplie sur le pied de 4,273 acres pour un louis de rente, sujette. encore à diminution ; une autre de 1,000. acres par louis, etc, j

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habitent une foule de villages bâtis généralement en pièces c\

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