ETATS-UNIS
92. Les Etats-Unis sont bornés au nord par les possessions britanniques ; à l’est par l’Océan-Atlantique ; au sud par le golfe du Mexique et les Etats-Mexicains ; à l’ouest par l’Océan-Pacifique (a.) .
73. Le premier établissement permanent des Anglais dans l'Amérique fut celui de la rivière James (No. 78,) en 1607 ; la nouvelle colonie reçut le nom de Virginie, en l’honneur de la Reine Elizabeth, nom qui s’appliqua longtemps dans Ja suite à toute l’Amérique anglaise. Sept années après, des Holiandais se fixèrent à New-York. Le Massachussetts fut colonisé en 1620, par des puritains de Plymouth en An-
leterre, que le fanatisme religieux avait forcés d’abandonner eur patrie. Des Suédois et des Finnois s’établirent en 1627, sur les bords de la Delaware. Le Connecticut commença à être peuplé par des puritains du Date om en 1633, et le Maryland à la même époque par des catholiques anglais sous la conduite du lord Baltimore. Des puritains persécutés
Por >] ‘ (a) Voyez l’Appendice, No, 1.
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Etats-Unis. $58
rleurs frères dans le Massachusetts, gagnèrent le Rhode- Ésland en 1635, et le New-Hampshire en 1637. Des Virginiens se répandirent en 1663 dans la Caroline du Nord, et en 1670
dans celle du Sud. Le New-Jersey, fondé vers le commence-
ment du 17e siècle, par des Hollandais et des Suédois, devint colonie anglaise en 1670. La Pensylvanie avait été d’abord oceupée par quelques Suédois ; mais cette colonie ne devint florissante que sous le célèbre William Penn : il y vint en 1681, avec un d nombre de Quakers anglais, et fit un traité solennel avec les aborigènes, qui lui vendirent desterres. La plus récente des 13 colonies primitives fut la Georgie, établie en 1732, par 160 colons anglais, sous la conduite du général Oglethorpe.
La Floride fut découverte par Juan Ponce de Léon, en 1512, le dimanche des Rameaux (Pâques-Fleuries, d’où est venu le nom de Florida). Longtemps on a dit les Deux Florides, c’est-à-dire tout le territoire à l’est du Mississippi et au sud du 31e parallèle séparé par la rivière Appalchicola, en Floride orientale et occidentale. Là vivaient les fameuses nations des Natchez, des Criks, des Chicasas, des Chactas, etc: Théâtre de bien des guerres, la Floride orientale est presque toujours restée aux Espagnols jusqu’en 1821, époque où ils la cédèrent aux Fe PAM SYANÈRE indemnité pour des spoliations commerciales.
La Louisiane, comprise Vabord dans la Nouvelle-France, dut ses premiers établissements aux Français, qui découvrirent en 1682 le Mississippi, et fondèrent en 1717 la Nouvelle-Orléans. Sous ce nom de Louisiane, ils réclamaient une hnmense région, peuplée aujourd’hui de 5 millions d’habitants, et qui avant un siècle en renfermera peut-être 100 millions. En 1763, la partie située à l’est du fleuve fut cédée aux Anglais, et celle de l’ouest à l’Espagne, qui l’appelèrent Floride Occidentale. Cette dernière fut rendue à la France en 1801, et achetée, deux ans après, par le gouvernement des Etats-Unis, pour la somme de 60,000,000 de francs.
Le Texas, où M. de la Salle tenta sans succès un établissement en 1684, fut occupé, vers 1640, par les Espagnols, qui y fondèrent des missions pour la conversion des Indiens. Malgré les avantages du sol et du climat, peu de colons s’y portèren jusque après la cession de la Louisiane, dont on vient de parler. En 1817, le général français Lailemand s’y réfugia—sa colonie, qu’il appela le Champ d’Asile, ne fit point de progrès. De bonne heure les Etats-Unis eurent le projet d’acquérir cet important territoire, soit par la force, soit à prix d’argent—l’émigration leur fournit un moyen plus facile. ÆEn 1821. Moses
54 Etats-Unis.
Austin, citoyen du Missouri, obtint du gouvernement de la Nouvelle-Esp Les la permission Dane dia la rivière:Br ct!
tlement de 300 familles—d’autres concessions de terre Brent trs en peu d’années, à plus de 20,000 le dv were d originaires, la plupart, des Etats-Unis, fortement aitsohén à leurs institutions, et prêts à saisir la première occasion favorable pour les implanter sur le sol texien. Des difficulés politiques, religieuses, douanières, amenèrent bientôt use collision. s6rieuse.-En 1835, les Texiens organisèrent une . armée—le président mexicain, Santa-Anna, marcha conire.? 1x et les -battit en plusieurs rencontres—mais le 21 avril 183 A1 tai vaincu.et fait prisonnier par le général Houston. Le premier congrès téxien s’assembla au mois d’octobre suivant. Les États-Unis et quelque autres puissances reconnurent la n-uvelle république, mais
gouvernement mexicain conserva l’espoir de La fai » rentrer dans les limites de sa juridiction. Au bout de 9 ans, èn 1845, le Texas fut admis dans l’Union Américaine—cette añnexioh ed va de la part du Mexique, une déclaration de gherre,
nt les suites ont été malheureuses. AT A) | A
74. Divisions : Les Etats-Unis, lors de leur séparation de la Grande-Bretagne, en 1776, étaient au nombre de treize seulement ; aujourd’hui l’on en compte trente-etun, outre le district fédéraz (a) Columbia, sur la rivière Potomac, et quelques Territoires qui ne jouissent point encore du droit de se gouverner par eux-mêmes. Voici les noms des Etats avec ceux de lenrs villes capitales :
Erars pu Non».
Etats. Capilales.
Le Maine (1820)..................... Augusta.
— New Hampshire... ss... se... Concord.
— Vermont (1791)................... Montpelier,
pe Rhode-Island s..se cessertenmer.se Providence.
— Massachussetts..... see. Buston. :,
— Connecticut..... se des rare Hartfordet New-Haxen. ; Erars pu Micra.
Le New-York..................:... Albany
Fr New-Jersey cresescoeeemee eur... s Trenton.
La Pensylvanie. .. ss... . Harrisburg
Le Delaware Ju ie nésoideetert. ©. UDONRE.
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(a) C'est-à-dire gouverné directement par le Congrès.
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1 1845, le sneos paration mbre de rente-et- RCE nt poin +. Voici pitales :
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FKiati-Unis.
Erars pu Sup.
Etats. Capitales.
Le Maryland........,........ sn ene lbs pie à Anuapolis. La Virginie... ........ RE EE ......Richmond. es, 5 Caroline du Nord... esscccceesesessees Raleigh. — Carôline du Sud. ....................... Columbia. Georgie … …essscssse cssecsesessesses Milledgv ille, — Floride (1845)...................e .....Tüällahasseëé, L’Alabama (1819)... MORE POUPEE Tuscaloosa.
Le Mississippi (1817)...... oder 00 he ....Jackson. La Louisiane (1812).......... RAS A Ua Nouvelle-Orléans. Le Texas (1845)...........o.sccoros see... AUStin. Le District de Columbia.................,. Washington.
ErarTs DE L'Oursr.
L’Arkansas (1836). ...... PR ii ete it Little Rock. Le Kentucky (1792)......................Franckfort. — Tennessee (1796)........... PA PT re Nüshville. LORM LION) :. ss ose sacsesse se : : Colümbus.
TERRITOIRES, MTNORIR inde e ee cut ere io reed St. Paul.
VAR cdi ommnntle abs enrf Fillmore-City.
Nouveau Mexique........:ses.os...see se. anta-Fé.
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Chippewa ..e se je Sesseeseseneeesse.sreueses Les Etats du Nord sont appelés la Nowvelle-Angletèrre, ayant été presque entièrément peuplés d’abord par des émigrés dé la Grande Bretagne.
Le pays au-delà dés montagnes Rocheuses se nomme le territoire d’Orégon (Nos. 11 et 12, et App. No. !\.
me
(a) En 1861, La Caroline du Sud, la Georgie, la Floride, l’Alabñma, le Mississipi, la Louisiane et le Texas se sont formés en une confédération séparée, sous le nom de Confédération du Sud. De là, la guerre civilé entre les deux Coufédérations.
Etats-Unis.
La Caroline du Sud se divise en districts, et la Louisiane eu paroisses : ailleurs ce sont des comtés. Les subdivisions portent ordinairement le nom de fotonships ou de totns.
75. Montagnes : Les monts Apalaches ou Alléganys, à l’est, et les montagnes Rocheuses, à l’ouest: toute l’immense vallée comprise entre ces deux chaînes de montagnes est arrosée par le fleuve Mississippi et par ses nombreuses branches tributaires. (Voyez le No. 9, et PApp. No. XVIII). (a)
Plusieurs chaînes secondaires se rattachent aux Alléganys : telles sont les montagnes Vertes et les montagnes Blanches, séparées par le bassin de la rivière Connecticut ; les montagnes Bleues de la Caroline du Nord et de la Virginie ; les monts Cumberland du Tennessee et du Kentucky, etc. Les monts Ozarks s’étendent depuis la rivière Rouge, afiluent du Mississippi, jusqu’à l’embouchure du Missouri, et de là par des collines jusque vers le lac Supérieur: on les croit riches en plomb et en cuivre.
76. Lacs: Les principaux lacs des Etats-Unis sont les mêmes que ceux du Canada, et, de plus, le lac Mi-
chigan, qui se décharge dans le lac Huron.
Le lac Michigan a 117 lieues de long, 27 de large et 333 de circuit ; il est assez profond pour recevoir des vaisseaux de toutes grandeurs.
77. Baies: Celles de Passamaquoddy, de Penobscot, de Massachussetts, de New-York, de Delaware, de Chesapeake, d’Apalachie, de Mobile, etc.
Les golfes, ou plutôt Sounds, sont ceux de Long-Island, d’Albemarle et de Pamlico.
18. Fleuves et Rivières : Le Mississippi et ses affluents l'Illinois, l’Ohio, le Missouri, l’Arkansas et la rivière Rouge; le Wabash, affluent de l’Ohio; le Connecticut, qui prend sa source dans le Bas-Canada et se jette dans le Sound de Long-Island ; l’'Hudson, qui prend sa source près du lac Champlain et se jette dans la baie de New-York ; le Delaware, qui prend sa source dans
(a) Nous dirons au No. 89 is quelques mots du Texas, qui n’est point
Compris dans cette description.
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le New-York et se jette dans la baie de Delaware ; le Susquehannah, qui prend sa source dans le même Etat et se jette dans Îa baie de Chesapenke ; le Potomac et la rivière James, qui descendent les monts Alléganys vers la même baie ; le fleuve Columbia, à l’ouest des Montagnes Rocheuses, etc., etc., etc.
719. Canaux, chemins à lisses, etc. : Les communications intérieures se sont multipliées aux Etats-Unis depuis 25 à 30 ans avec une rapidité sans exemple. Leur premier canal, peu considérable, ne fut achevé qu’en 1802 ; aujourd’hui, la longueur totale de ceux qu’on a construits est de 4,000 milles—parmi les plus importants sont : le canal Erié, de 364 milles ; le canal Erté et Ohio, de 309 milles, et le canal de Pensyiranie, de 276 milles, y compris 36 milles de rat/road. Leur premier chemin à lisses, de 4 milles seulement, ne fut ouvert qu’en 1827 ; aujourd’hui, les chemins de fer y embrassent une étendue de 30,508 milles—la plus longue chaîne continue est celle de Buffalo à Boston, 530 milles. Leurs bateaux à vapeur dépassent 100,000 tonneaux. Leurs routes publiqnes, passables sans être belles, sont extrêmement nombreuses. Le parcours de la poste est de 59,189,200 milles par année.
Nous dirons ici, une fois pour toutes, q'’à l’aide de la vapeur, des changements incroyables s’opèrent de jour en jour dans les relations sociales et politiques des nations civilisées.
80. Climats, sol et productions : Nous avons déjà donné (No. 12) une idée générale des vastes et fertiles contrées qui composent l’Union Américaine. La culture des céréales et les légumes, et l’éducation des animaux domestiques, n’y sont nulle part négligées. Les bêtes à cornes, moutons, porcs, chevaux, viandes, beurre, fromage, pommes et cidres constituent la grande richesses des Etats du nord ; le froment et le maïs, celle des Etats du milieu et de l’ouest ; les céréales et le tabac, celle du Maryland ; les céréales, le tabac, le coton et le sucre (de la canne,) celle de la Virginie ; le coton, celle des autres Etats du sud et du sud-ouest. Le riz est aussi l’un des principaux produits des Carolines et des bords inférieurs du Mississippi. La Loui-
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[1] Etats-Unis.
siane récolte jusqu’à 120 millions de livres de sucre. Dans les parties les plus méridionales, (Géorgie, Floride, Louisiane,) on a des figues, des oranges, des citrons, des olives—la vigne et le müûrier à soie réussissent dans plusieurs endroits.
81. Les Mines sout : celles d’or dans la Virginie, les Carolines, la Géorgie et la Californie ; celles de cuivre, Le du lac Supérieur ; celles de plomb, dans l’Etat de
issouri ; celle de charbon, dans la Pensylvanie, la Virginie et plusieurs autres endroits ; celles de fer duns
resque tous les Etats-Unis, etc. Le marbre et Parise abondent, surtout dans la Pensylvanie, le Vermont, et le New-York. Il y a beaucoup de sources minérales ; les plus célèbres sont celles de Saratoga et de Ballstown New-York.) Les plus importantes salines sont celles e Salina, près du caual Erié, et de la rivière Graud- Kenhawa, dans la Viryinie.
On ne connaît encore qu’imparfaitement toutes les richesses minérales des Etats-Unis. C’est la Californie qui jusqu’à rssent fournit l’or en plus grande abondance. Le plomb du Missouri couvre une espace de 3,000 milles carrés—près delà sont deux monts de fer presque pur, couvrant une superficie de 6 milles et élevés de 300 à 450 pieds. Il paraît que taut lé cours supérieur du Mississippi est rempli de mines de plomb, de cuivre, de fer et de charbon.
On trouve encore dans les Etats-Unis, le gypse ou plâtre, la couperose, l’alun, le cobalt, le zinc, le maganèse, des sources de pétrole, etc. Les sources de pétrole sont moins considérables que celles du Canada. d
82. Commerce : Il n’est aucun pays, après la Grande- Bretagne, dont le commerce soit aussi étendu que celui des Etats-Unis. Les principaux articles d'exportation sont le coton, le blé, le maïs et les autres grains, les farines et le biscuit, les produits des manufactures, le tabac, le bois, la potasse et la perlasse, l’or et l'argent monnoyés, le poisson, le riz, le bœuf et le lard salés, etc., etc.
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de sucre.
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plâtre n Ja 8 Sources idérables
Grandeue celui ortation ins, les ures, le l'argent rd salés,
PUnion lo Cap?
Etats-Unis. 59
necticut, le Massachussetts, le New-York, le New-Jersey, la Pensylvanie, le Delaware et l'Ohio, il y a des manufactures de coton, de draps, de toiles, de fer et de cuivre, de verre, de faïence, etc., etc., etc.
84. Villes : WASHINGTON, agréablement situé sur le Potomac, dans le district de Columbia, est la ville fédérale Le plan en est vaste et très-régulier, quoiqu’elle ne renferme que 51,687 habitants. Les sessions annuelles du Congrès s’y tiennent dans le Capitole, qui est le plns bel édifice des Etats-Unis. On voità Washington un magnifique arsenal de marine.
Les villes principales sont : New-York, la plus peu plée de l'Amérique et la plus commerçante de l'univers après Londres; Philadelphie, autrefois la capitale, grande, bâtie avec une régularité extrême, très-indus-
.trieuse, remplie d’établissements scientifiques, de bien-
faisance et autres; Baltimore, centre de la catholicité dans les Etats-Unis et siége d’un archevêque ; Boston, la plus intéressante ville de l’Union, et la seconde en commerce ; la Nouvelle-Orléans, entrepôt du commerce des Etats du sud-ouest; Brooklyn, séparé, par un chenal étroit, de New-York, dont il purtage l’immense activité— possède un bel arsenal de marine; Cincinnati, la “ reine de l'Ouest” ville savante et extraordinairement industrieuse, vaste entrepôt des blés, des farines, des viandes de porcs, etc., de l’Ohio; Albany, capitale de l’Etat de New-York, située à la jonction des canaux de l’ouest et du nord (Erié et Champlain), bien \bêtie, rapprochée de New-York par plus de 75 vapeurs de toutes sortes ; St. Louis, la plus grande des villes qui s’élèvent au-delà du Mississippi, voisine des mines de plomb, centre du commerce des fourrures ; Charleston, dont les habitants se distinguent par la politesse et l’urbanité, riche par le commerce du coton et du riz, souvent ravagée par la fièvre jaune, etc. Hebnet
Les rues de New-York sont éclairées de nuit par le gaz hydrogène-caiboné ; la plus magnifique est celle que l’on nomme Broadway, longue d’une lieue et large de 80 pieds. Le plus beau de ses édifices est l’hôtel-de-ville, bâti en marbre et en
60 Etats-Unis
pierre de taille. New-York est av: :*::1 5t Philadelphie le
centre principal du commerce de li: ztrie, des articles de mode
et des beaux arts, etc. Lé port est constamment rempli d’une
foule étonnante de vaisseaux marchands, outre 90 à 100 barques
à vapeur qui vont et viennent dans toutes les directions. Les lus riches citoyens ont des maisons de plaisance dans l'ile de anhattan et dans celle que l’on nomme Long-{sland, séparée
de Ja ville par un chenal large seulement d’un quart de lieue. Population de New-York, 821,300,
Philadelphie est la première ville des Etats-Unis par la variété, Ja richesse et la supériorité de ses manufactures. Le plus beau de ses édifices est la banque, qui est entièrement construite en marbre, sur le plan du temple de Minerve à Athènes. Ses machines hydrauliques et ses aqueducs sont admirables. On vient d’élever dans cette ville un vaste pénitencier en pierre de taillée. Population, 568,100.
Parmi les monuments de Baltimore, on peut citer l’église m6tropolitaine catholique, l’église unitairienne, et la colonne en . marbre blanc érigée à la mémoire de Washington. Les chaleurs de l’été sont accablantes dans cette ville ; les fièvres intermittentes y font beaucoup de ravages.
Boston est une des villes de l’Union qui possèdent le plus d’établissements littéraires, de bibliothèques, de sociétés philantropiques, d’écoles et gr bien entretenus. [Le faubourg, ou mieux, la ville de Charleston, renferme un grand arsenal de marine et de nombreux chantiers pour la construction des navires. Parmi les édifices de Boston, les plus dignes «d'être cités sont les églises, la maison d’état (State-House), d'où l1 vue du port et des environs est magnifique, le Faneuil-Hall, où so tiennent les assemblées ob ti le théâtre, la douane, la bourse, et un bel observatoire. Le port de Boston est beau, spacieux et puissamment défendu par le fort Independance. Population, 178,000. j
Toutes les grandes villes des Etats-Unis sont le séjour d’une industrie et d’une activité sans bornes. Les édifices sont généralement bâtis en brique, quelques uns en pierr: de taille, d’autres avec un frontispice en marbre, et beaucoup avec des balcons ou des galeries de fer. Les églises sont en très-grand nombre, à cause de la diversité des cultes ; elles sont d’une architecture élégante, quoique souvent irrégulière. Les rues sont larges, propres, bien pavées de pierres et dé tuiles, bien éclairées, pourvues d’aqueducs et de pompes à feu ; des jardins publics, des places et des promenades plantées de beaux arbres, contribuent à les assainir,
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d’une génétaille, 2 des grand ne ars sont éclai- 1s purbres,
Elais-Unis. 61
. On trouve dans ces villes et dans plusieurs autrés un grand nombre d’écoles, des hôpitaux, des maisons pe les pauvres et les orphelins, des sociêlés de commerce, des banques, des associations roligieuses et savantes, des musées superbes d’histoire naturelle, des galeries de peinture, etc. Plusieurs des asiles pour les orphelins et des hôpitaux sont confiés aux Sœurs de la Charité, .
Nous ne finirions point de nommer les villes qui se sont élevées dans toutes les parties de l’Union, et que les besoins d’un immense commerce intérieur multiplient chaque année comme par enchantement, surtout dans les Etats de l’ouest,
Celles dont In population dépasse 40,000 âmes sont Buffalo près du lac Erié, sur le grand canal de l’ouest, uni à Boston, ar un chemin de fer de 530 milles ; Providence, capitale du
hoce-Island, très-manufacturière ; Louisville, près des chutes de l’Ohio, rendez-vous de milliers de chalands et d’une foule de vapeurs ; Pittsburs, au confluent de l’Allégany et de la Monongahéla, qui forment l’Ohio—ville qui a 375 fabriques de toutes sortes, centre d’un vaste commerce, unie à la Nouvelle-Orléans
ar J’Ohio et le Mississippi, à Philadelphie parle Pennsylvania
anal and Ruil-Raad, et qui communique par le moyen d’un canal avec le lac Erié—la houille abonde dans cette contrée. Les villes dont la population est au-dessus de 25,000, sont : Lowell, dans le Massachussetts, remplie de manufactures de coton, de laine, etc. —emploie 9,000 ouvriers et ouvrières—vend annuellement 76 millions de verges de coton ; Richmond, capitale de la Virginie, fabriques de clous, d’armes, de voitures, de selles, de souliers, etc.,—il y a aussi une fonderie de canons ; Troy, sur l’Hudson, à 6 milles d’Albany, connu par ses fabriques d'armes et ses toileries.
Voici l-s noms.le quelques autres : Portland, dans le Maine, ville de commerce pour le bois et le poisson—son port, l’un des plus beaux de l’Amérique, est éclairé par un phare haut de 85 pieds ; Puortsmouth, seul port de mer du New Hampshire, et Concord, jolie ville, capitale du même état ; Salem, à 5 lieues de Boston, riche par ses fabriques, ses pêcheries, et son commerce, avec les Indes-Orientales ; Newburyport, Nantucket et New-Bedford, villes fameuses par leurs entre-
rises baleinières ; New-Haven, sur le golfe de Longsland—possède l’un des plus anciens et de plus florissants col le ; Hartford, vi le charmante, sur le Connecticut, ayant un collége et une institution célèbre de ssurds-muets ; Utica et Shenectady, sur le grand canal Erié, auquel, comme beaucoup d’autres villes, elles doivent leur prospérité toujours croissante ; Newark, principale ville du New-Jersey, renommée
par ses fabriques de souliers, ses carosses, et son cidre; Wilogg er principale ville du Delaware, entourée de 100 fabriques de e, de papier de fer, de poudre, etc. ; Georgetown e' Alexandria, près de a ville fédérale, connues par leurs établissements d’éducation catholique ; Norfolk, nort excellent, vers lembouchure de la rivière James, principal rendez-vous de le marine nationale ; Savannah, éapitale de la Georgie, marché célèbre de riz et de coton ; Mobile, dans l’Alabama, principal débouché du coton de cet Etat, sujette aux maladies pestilentielles, etc., etc.
85. Population : Le dernier recensement (en 1S60) donne aux Etats-Unis une population de 31,676,220 habitants, dont 4,003,000 sont esclaves. Il faut ajouter
toutes celles qui sont situées à l’ouest de ce fleuve jusqu’à
86. Religion : Il n’y a point dans les Etats-Unis de religion établie par la loi; les sectes les plus nombreuses sont les baptistes, les méthodistes, les presbytériens, les songrégationalistes, les protestants-épiscopaux, les universalistes, les luthériens, etc. Les catholiques forment environ un treizième de la population totale.
87. L’Education n’est nulle part plus universellement répandue qu’aux Etais-Unis. Les écoles sunt trèsmultipliées dans toutes les campagnes, et les Académies, espèce d’écoles classiques, dans les villes et dans les bourgs considérables. Il y a environ 180 universités et collèges, et 70 séminæres de théologie, y compris une trentaine de séminaires, colléges catholiques. Les plus célèbres institutions littéraires sont l’université de Cambridge, près de Boston, et le collége de New-Haven, dans le Connecticut.
On pourrait encore nommer plusieurs grands établissements pour l’éducation des jeunes filles ; les maisons d’instruction ur les sourds-muets ; l’école nationale militaire à Westoint, sur la rivière Hudson ; les écoles de droit, de médecine, etc. etc.
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.@ Dans V'Appendice, No. XV!I, l’on trouvera quelques statistiques sur les Etats-Unis,
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1 1860) 676,220 ajouter abitent sippi et jusqu’à nis de s nom- S prests-épisce. Les 13 popu-
lement t trèsdémies, ans les rersités ompris e es sité de Haven,
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Etats-Unis. 6%
88. Gouvernement: Les Etats-Unis sont tre be blique fédérative. Chaque Etat particulier est ihdëpendant des autres, et se donne à lui-même des lois, dans tout ce qui’ ne regarde. que ses intérêts locaux ; le gouvernement général, ou le Congres, est chargé de défendre le pays en cas de guerre, de régler. le commerce, de traiter avec les puissances étrangères, etc, Il est composé d’un président, d’un vice-président, d’un sénat et d’un corps de représentants. Le président ét le vice président sont nommés tous les quatre ans, par des électeurs qui sont eux-mêmes choisis par le peuple, Le sénat est composé de membres élus pour six ans par les légisintures des différents états, dont chacune en envoit deux au Congrès. Les représentants sont élus tous les deux ans par le peuple : leur nombre est réglé sur la population de chaque état.
Les législatures particulières sont composées d’un gouverneur, d’un sénat ou conseil législatif et d’une assemblée de représentants. Piusieurs états ont aussi un lieutenant-gouvèrneur. à
89. Voici quelques-unes des curiosités naturelles des Elats- Unis les plus dignes d’attention : 1o. Dans le Now Hampshire, la gorge (the Notch) ou le défilé des montagnes Blanches. 20. Dans le New-York, la chute de Niagara ; la chute de la rivière Mohawk, près d’Albany ; les eaux minérales dè Saratoga et de Ballstown. 30. Dans la Virginie, le pont naturel sur la rivière Cedar, dans le comté de Rockbridge. Ce pont a 90 pieds de long et 60 de large, sur une épaisseur de 49 à 60. Il est élevé de 200 pieds au dessus de la rivière qu’il traverse. Sa forme est celle d’une arcade régulière, éléramment appuyée sur les deux gs qui la terminent. Ily a un autre pont de cette espèce dans le comté de Scott. On voit encore en Virginie des cavernes profondes de 300, de 400 et même de 900 pieds, ornées de stalactites. 40. Dans la Caroline du Nord, comté de Stvke, le mont Ararat ou Pilot. C’est une vaste pyramide tronquée, de la hauteur de plusieurs mille pieds. Au-dessus, on en voit unie auire qui ressemble à un clocher de la hauteur de 300 pieds. et dont la base n’a que 200 pieds de diamètre. 65o. Dans le Kentucky, le lennessee et la Géorgie, des cavités souterraines longues de plusieurs milles, où les aborigènes, à ce qu’il varaît, déposaient autrefois leurs morts, et
64 Californie. d’où l’on a tiré des mwmies (a) et une assez grande quantité de aitre ou salpêtre.