‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 32 sur 192 · GUATIMALA · texte numérisé non relu

GUATIMALA

104. Le Guatimala (Amérique-Centrale) est borné au nord par le goife du Mexique ; à l’est, par la mer des Antilles ; au sud par l’Océan-Pacifique ; à l’ouest par les Etats-Mexicains. C’est une république fédérative, éomposée de 5 Etats et d’un district fédéral.

Noms des Etats : Guatimala, San-Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa-Rica.

Cs pays, qui avait suivi le mouvement révolutionnaire du Mexique, s’en est détaché lors de la chute de l’empereur épnémère l'urbid, en 1824, et ne paraît pas devoir sitôt jouir de la paix intérieure. 1l a adopté une constitntion nouvelle en 1851.

105. Montagnes : La continuation des Cordilières, qui dans cette partie du continent renferment un grand nombre de volcans; près de l’isthme, elles s’abaissent au point de n’offrir plus qu’une digue de séparation entre les deux Océans.

Büuie : La baie de Honduras, célèbre par le commerce que les Anglais y font des bois de teinture et de l’acajou.

Lacs : Le lac Nicaragua, qui communique par la rivière St. Jean avec la mer des Antilles, et au milieu duquel est un volcan toujours enflammé ; le lac Léon, que se décharge dans celui de Nicaragua (a); sur ces

eux lacs sont situées deux belles villes qui portent les mêmes noms.

(a) C’est par le lac de Nicaragua qu’on veut construire un Ma l’Océan- Pacifique à la mer des Antilles; la plus éraile eo 9 de

la ligne de partage des eaux n’est que de 21 toises et demie,

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106. Climat, etc. : Cette contrée, l’une des plus agréables du Nouveau-Monde, si elle n’était exposée aux tremblements de terre, produit en abondance les

ins, les raisins, le miel, le coton, la vanille, l’indigo, a cochenille, etc. Il y a des mines très-riches, surtout d'argent, mais jusqu’à présent elles n’ont guères été exploitées.

107. Commerce : Indigo, cochenille, bois de teinture, acajou, vanille, sucre, coton, peaux de bœufs, de tigres, de chevreuils, etc. (a.)

108. Capitale : Le Nouveau-Guatimala : entre nue foule d’autres objets dignes d’attention (No. 98,) on y voit un bel amp} ‘âtre, destiné aux combats de taureaux.—Maisous à un seul étage, etc., (No. 154.) Population, 60,000.

L’ancienne ville fut détruite le 7 juin, 1777, par un tremblement de terre des plus effroyables. Dès le 3 juin, la mer agitée sortait de son lit ; les deux volcans, voisins de la ville, semblaient bouillonner ; l’un lançait des torrents d’eau, l’autre des courants de lave enflammée ; la terre montrait partout des crevasses ; après einq jours d’angoisses, l’abîime s’ouvrit, et la ville, avec ses richesses et huit mille familles, s’enfonça dans la terre ; des courants de boue et de souffre, en se précipéant par dessus les ruines, les cachèrent à jamais aux regards

es humains,

La nouvelle ville est à quatre lieues de l’emplacement de l’ancienne, qui a été partiellement rebâtie.

109. Population totale 970,450, dont peut-être un cinquième créoles, et une moitié sauvages chrétiens. Il n’y a pas de nègres.

La partie du Guatimala qui s’avance dans la mer des Antilles est occupée par les Mosquitos, peuple indigènes qui n’obéit qu’à ses chefs ou caciques. Ces Indiens ont to: jours été ennemis des Espagnols, qui n’ont pu les réduire, et alliés des Anglais. La chasse, la pêche, l’agriculture et le soir de leurs troupeaux sont leurs principales occupations. Popul

s Dodte recettes, $1,140,043 ; dépenses, $1,126,189. Dette publique 3 Qi La

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a Iles de l'Amérique Séptentrionale. \ | ALES DE L’AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE,. )! | 110, Les principales fles de l'Amérique Septént + sont: 10. pEnaipe No. 287,) 20. le Groëu ce re 8 80. les îles ge e. Re Jsntent, 40. celles qui sont ï situées dans le golfe du Mexique. ut)

Le PUCES ® ILES DU GOLFE ST. LAURENT.

‘+11. Les îles du golfe St. Laurent sont: Terre-Neuve, le Cap-Breton, l’île du Prince-Edouard, les-îles de la Magdeleine et l’île d’Anticosti (No. 24.)

112. Terre-Neuve ‘fut découverte par Sébastien Cabot, natif de Bristol, en Angleterre, le premier dés Etiropéens qui ait visité le continent de l'Amérique Septentriongle (a) Cette île, séparée du Labrador par lé détroit de Belle-Isle, est longue d’environ 125 lieues et large de: 100. Les côtes sont des falaises élevées, qui for ment une multitude de baies et de havres où les väisseaux sont à l’abri des tempêtes. ‘Le climat est froid et très-désagréable par les brouillards .dont l’air est gontinuellement chargé. Le sol est couvert de lacs, de rivières, de montagnes et de marécages. Les forêts se composent de sapins, de bouleaux, de peupliers, de cerisiers, etc. Les arbustes à baies et le foin naturel croissent partout. Les animaux sauvages, encore assez nombreux, sont les caribous, les renards, les: ours, les .castors, etc. Il y a du charbon excellent, du plâtre, de la chaux, de l’ocre rouge, et des salines. Les habitants ne cultivent qu’un peu de patates et d’autres légumes, se livrant tous à la pêche de la morue, du loônp-marin, de la baleine, etc. |

Tiny a presque point de chemins dans l’île ; la malle ge transporte par eau d’un village à l’autre.

113. Commerce : Poisson, huile, peaux de l6üp-rarin, pelleteries et un peu de bois.

(a) Après la découverte de Colomb, ss |

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« 114. Terre-Neuve a été toujours célèbre. depuis :sa découverte, par la pêche de la morue qui se fait. sur se rivages, et sur les Bancs, situés au sud-est de lV’tle. :

Le premier, que l’on appelle, le Grand-banc, ést à 83 lieues de Terre-Neuve ; il a 100 lieues de long et 26 de le; Ja profondeur de Ja mer en cet endroit est de 15 à 60 bi ; Le second, nommé le Banc-vert, a 80 lieues de long et 40 de

large.

Ces pêches occupent chaque année près de 40,000 person

et 3,000 bâtiments des Etats-Unis, de France et d'Anglétérre. Le profit annuel en peut être estimé à un million de livres sterling. La pêche commence vers le 10 mai, ets A tinue gs a fin de septembre. ‘ C’est entre le 42e et le 4 parallèle de latitude que la morue abonde le plus. Les Anglais et les Français la font sécher sur jes îles voisines ; les Américains }’emportent à l’état de morue salée, et Ja pr

p rent « * Jeurs pro res ports, surtout à Marblehead, à Gloucester :et:à y

ans le Massachussetts.

La pêche au loup-marin, qui se fait surtout en mars et en avril, est devenue très-importante depuis quelques annéee, Les glaces polaires s’avancent alors vers le sud, accompagnées de troupes nombreuses de Jloupr-marins que l’on y: trouve couchés et engourdis, et que l’on assomme par milliers. avec des massues ou des armes à feu. Il faut tout le courage et toute l’expérience des hardis marins de. Terre-Neuve, pout s’embarquer dans une telle entreprise. ‘Les goëlettes que l’ôn fait sortir du port en sciant à travers la glace, sont érisuite exposées sans cesse à être brisées entre ces immenses champs flottants, appelés prairies aux loups-marins. Les acciden ne sont pas rares. 1h ‘Parmi les animaux de Terre-Neuve, l’on distingue uüne râcs Li de chiens, remarquables par leur grande taille, eur poil long et soyeux. et surtout par la plus grande dimension de la peau entre les doigs du pied, qui les rend propres à

nâger.

115, Capitale, St. Jean, peuplée de 15 à 20 mille âmes, remplie de magasins, de boutiques d’épiciers et d’auberges. Construite en bois, cette ville a été plusietre

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#$ Jles dv Goÿfe St. Laurent.

fois ravagée par les incendies. Il y a plusieurs églises un'évêque catholique, deux ou trois sociétés de bienfaisance, et quelques imprimeries. | re

“Les bourgs ou villages les plus remarquables sont : Harbour- Grace, un des plus célèbres rendez-vous de pêche ; Ferryland, qui fut le chef-lieu de la ,colonie, catholique. qu’y. planta le ord Baltimore en 1821, 32 ans après l’établissement de l’île ceux de sa nation ; Plaisance, autrefois chef-lieu des rançais à Terre-Neuve ; Bonavista, ainsi nommé par Cabot ; Trinity-Harbour, etc. $

Population de l’île, 122,638, en 1861, la plupart Irlandais catholiques ; les autres sont Ecossais, J'ersais, Guernesais, Anglais, Américains, etc. |

«Depuis 1832, Terre-Neuve jouit des avantages d'une législature coloniale. FE

A quelque distance au sud de Terre-Neuve, dans lOvéan- Atlantique, sont les îles de St. Pierre et de Miquelon, qui appartiennent à la France. C’est le grand rendez-vous de 14 à 15 mille pêcheurs bretons et normands. . Population fixe, 600.

"L'fle de St. Pierre est la résidence du gouverneur français.

116. Le Cap-Breton est séparé de la Nouvelle-Ecosse dont il fait partie, par le détroit de Canso. Il a 110 milles de long et 80 dans sa plus grande largeur. Les côtes sont élevées, montagneuses, sans aucun renfoncement considérable dans la partie voisine du golfe St. Laurent, mais bien entrecoupées de baies et de havres sur l'Atlantique. Un vaste lac, nommé le Bras-d’Or,

ui communique avec l'Océan, s’étend dans l’intérieur de l’île et la divise presque d’une extrémité, à l’autre, Le climat est celui de Gaspé, mais plus humide. Le sol est bien propre à la culture de l'orge, de lavoine et des légumes. Les brouillards nuisent à la culture du blé, qui ne prospère que du côté occidental. Les pâturages abondent. Le charbon, le gypse, (plâtre de Paris) le fer et l’ocre rouge, sont les principales richesses minérales, Les forêts ont perdu leur ancienne importance, en partie par les incendies fréquents aux-

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quelles elles ont été exposées. Les animaux sauvages vont l’ours noir, le loup-cervier, le renard, la loutre, etc. L'agriculture, la pêche et l'exploitation des mines de charbon, sont les occupations des habitants du Cap- Breton. La plupart sont Montagnards-Ecossais, Acadieus ét Irlandais catholiques. 11 y a environ 300 sauvages Miemacs, qui demeurent principalement près du Bras-

Commerce : Poisson, charbon, plâtre, bêtes à cornes, viandes salées, beurre, bois, vaisseaux neufs, avoine, patates, etc Le charbon et le plâtre sont exportés aux Etats-Unis; les bêtes à cornes et le beurre à Terre- Neuve ; les viandes et le beurre, à Halifhx.

Chefs-lieux: Arichat, daris l’île Mudane, peuplé, de 8 mille Acadiens pêcheurs ; et Sydney, fameux par ses mines de charbon, mais m’ayant qu'environ 1,000 habitants. :

Le Cap-Breton fut découvert d’abord, suivant les uns. par des pêcheurs Bretons, au commencement du l6me siècle ; ” suivant d’autres, par Cabot lJui-niêmé en 1497, et en 1523 par Verazzani, qui le nomma Île du Cap. Quaiqu'it en sait, les Français lui donnèrent le nom d’ile Royale, et y bâtirent sur lä côte orientale, le puissant fort de Loüisbourg, que les Anglais détruisirent en 1758. Ces fortificationsavaient coûté 30,0:0,000 de francs. On n’y voit plus qu’un très-petit village de pêcheurs. VE

117. Près du Cap-Breton, à lentrée du golfe ft. Laurent, est l'Île St. Paul, qui n’est guère. qu’un. rocher élevé de 300 pieds, long d’un mille et demi, et large d’un demi-mille.. Cet endroit est tristement célèbre en naufrages. On y truve partout des ossements humains, des ancres, des cables, et d’autres débris. Un phare, qui y a: été placé, prévientdra sans duute bien des malheurs aux vaisseaux du Canada ét à ceux d’outre-mer.

À lPest du Cap-Breton, en lat. 44° 58” et en long 60° 0’. de Greenwich, est l’île au Sable, autre écueil funeste. sur lequel un grand nombre de vaisseaux ont péri. Le foin et les atocas en sont les principales productions M 3e Il y a beaucoup de lapins, d’oiseaux aquatiques, de loups-marins, etc.’ Des chevaux qu’on y avait transportés, se sont multipMés oonsidé-

+8 Iles du Golfe St. Laurent.

ment. Il depuis plusieurs , sur. cette. j un Babar bsament peut] à mt manfragés. oi ‘Labatture du nord-est de l’île au Süble Pétend à2 milles, et cale du nord-onset à 8 mi les. ;

118. L'ile du h Fe Edoua autrement appelée l'ile Se Jean, séparée de la pee ed le déto de érthumberland, a 120 milles de lon + 20 à 30 de large. Elle se divise en 3 comtés (King's, Queen's, Princes), qui se subdivisent en 67 townships

de 20,000 acres chaoun.. Le climat est à. peu près celui

Québec—moins. de nei e-température changennte. Le sol est très-uni, fertile. en grains et en légumes. Les habitants, Montagnards:Ecossais, Irlandais, Acadiens et.de familles Micmacs, s’occunent généralement d'agriculture. . Population. en 1861,—80 857, dont Sauvages-Micmacs, 350; sourds-muets 68; ‘aveugles, 43; aliénés, 148 ; églises, 156; maisons d'école, 302 ; catholiques, 35 852. Les animaux sauvages sont l'ours, le loup-cervier, le renard, etc.

Comonerce : Grains, bestiaux, lard, beurre, vaisseaux neuf, poissons, patates, etc.

‘Importations, en 1859, £186,229. notbitiôns; £153, 071. Le blé, le boir et le poisson s’exportent ën Angleterre ; l’avoine, orge et les patates, à Halifax ; les bestiaux, les viandes, le beurre et les patates, à Terre-Neuve.

“Capitale, Charlottetown, un des meilleurs ports du golfe St. Laurent. (Cette petite ville renferme 5 églises etnn h#/e7 du Parlement, très-bel édifice, où se tient aussi la cour du Banc de la Reine; il ya un évêque catholique, qui a fait construire un joli collége. }

L'île du Princess fut po par les Fr per 3663; et prise par las Anglais en. même. temps que le: Cap-Breton. pare là N ouvolle-Eevese. en 1763, êlle devint: provinx 8, séparée, sous une législature coloniale, en 1773.

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en'été, et à celle du loup-marin, Lnrenr cgab eme glaces du golfe au mois d’avril. de ur ne er tous Acadiens et Canadiens, étaient, en 1861;au nombre de 2,661. ls sont desservis par denx missionnaires dû diocèse de l’île du Priuce-Edouard. Ces tles Font partie du comté de Gaspé, dans le Bas-Canada. gr ten

: Valeur annuelle de leurs pêcheries, £21,000. :

Dans l’Océan-Atlantique, sur .la route de Terre-Neuve aux Antilles, sont les Bermudes, au nombre d’environ 400, la plu: part stériles, sans nom, sans habitants et. toutes: d’ünat très-difficile. La plus gride est celle, de St. George, longue de 16 milles et large de 2. Ces îles furent découvertes'en 1522, par Jean Bermudas, navigateur espagnol. Les Hiabitant: au nombre de 10, dont 4,000 nègres, cultivent le tabac, des plantations de cèdres, des légumes et diverses espètes: d fruits propres au climat de l’Europe méridionale. * Les Bèr: mudes sont un rendez-vous de la marine d’Angleterre (No: 63). De exportations, £94,177........:. Impertations,

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