‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 50 sur 192 · REPUBLIQUE ARGENTINE · texte numérisé non relu

REPUBLIQUE ARGENTINE

179. Bornée au nord par Je Haut-Pérou ; à l’est, par le Paraguay, l’Uruguay et l’Océan Atlantique ; au sud, par la Patagonie ; à l’ouest, par le Chili. Elle a 14 Etats, ou Provinces, et un territoire sauvage, et occupe plus de 200,000 lieues carrées.

180. Montagnes, eic. : Les Andes séparent cette république du Chili ; le pays à l’est des Andes est montagneux jusqu’à la distance de 100 ou de 150 lieues ; plus loin son les ZLlanos ou Prairies, qui, au nord, sont es aux inondations du Paraguay et de ses affluents, et qui, au sud, sont appelées pampas, du nom d’une espèce d’herbe salée fort haute qu’elles produisent. À l’est du fleuve Paraguay et du Parana, le sol est plus inégal, plus fertile, et bien arrosé ; on y trouve, comme au Brésil, de superbes forêts de bois de construction, de bois de teinture, etc,

(a) On M pr que les mines de Potosi dans l’espace de 255 ans ont ui millions de piastres.

( ar aussi République de la Plata, ou de Buenos-Ayres, cirovinces- Unies,

- d’énormes serpents, etc.

deur d’eau suffisante. Villes principales, Santa-Fé,

République ‘Argentine. |

481. Rivières : Le Paraguay, le Paräna, etc., dont les eaux s'unissent pour former le Rio de la Plata ou la #ivière d'argent, parce qu’il servait autrefois de véhicule aux richesses mimérales de Potosi, de La Paz, et de pet provinces maintenant comprises dans la répu- Jique:de Bolivie ; le Colorado, le Rio-Negro,.etc.

182. Climat :: Dans. les prairies et sur les côtes maritimes, la. chaleur est excessive en été ; dans les parties montagneuses, le climat est tempéré et salubre.

La principale richesse des habitants de ces contrées sont les âturages ; quoique le sol soit très-fertile, surtout à l’est du a , la culture des terres est presque entièrement aban- e

dense 8i-ce n’est autour des villes.

Les . Pampas. sont peuplés. d’une multitude incroyable de bœufs, de chevaux, de mulets, demoutons, de chevrenils, etc.

On retrouve ici pue des animaux sauvages de lAfrique, le lion, le tigre, la panthère, le singe, l’autruche, le crocodile,

183. Les productions végétales sont, à-peu-près, toutes celles du Brésil méridional et du Pérou. F

184. Commerce : Peaux, suif, et viandes de. bœufs ; | laines de vigognes, de moutons, ete. ; chevaux, muléts, ) vigognes: vivantes ; péaux de lions, de tigres, de chiens sauvagès, etc., etc. :

185. Voitures de charge : On se sert de mulets dans les hautes provinces, et de bœufs sur les Pampas. Les mulets portent |

d es dé P P q P d ld fs n

une charge de: trois quintaux ét demi environ ; on les conduit

ar troupes de. 60 à 100 ; le soir, les conducteurs les déchargent et les laissent libres à brouter l’herbe jusqu’au lendemain, où ils les rassemblent «et continuent leur voyage. Les bœufs sont attelés au nombre de six paires à une espèce de chariot grossier, surmonté d’une tenture. de peaux sous laquelle le conducteur se

lace. Ces voitures portent environ 36 quintaux. Pour traverser es Pampas, on forme des caravanes de 30 à 40 chariots. Les bœufs font dix lieues par jour.

- 186. Capitale : Buenos-Ayres, ainsi nommée à cause du bon air qu’on y respire. Cette ville est située sur . la rive droite du Rio de la Plata,'à 60 lieues de son embouchure. La largeur du fleuve est ici de 10 lieues, mais les vaisseaux de mer ne peuvent approcher qu’à: la distance de 3 lieues du rivage, faute une brofon-.

D I RL PRE EPS

Hont es a ou la éhicule , et de à répu-

Ve

S mariparties

sont les est du ‘aban-

able de ils, etc.

que, DCOU ile,

toutes

œufs ; nnléts, chiens

hautes portent sonduit argent Où ils fs sont ossier,.

eur se verser

Les

Cause 8e sur > son eues, qu’à:

fon.

République. Argentine. 108.

Mendoza, Corrientes, etc. Population totale, environ 1,175,000.habitants, dont une moitié sont des‘indigènes: ceux-ci habitent principalement les Pampas, où ils font sans cesse la guerre aux. Gauchos, peuple d’origine espagnole, qui a quitté presque toutes les habitudes de'la vie policée pour celles de la vie sauvage. WT

187. La cabane du Gauchos, construite de terre et couverte de chaume, est située le plus souvent au pied: d’un-ambudo, qui est presque le seul arbre des Pampas. Son esfancia, owtèrré de pâturage, a quelquefois quatre ou cinq lieues de superficie: La garde de ses bœufs, la course et la chasse à.cheval, font sa principale occupation ; il y est accoutumé. dès l’enfance, et l’on peut assurer qu’il n°y a point au monde de cavalier plus adroit et plus vigoureux. Son vêtement est une. espèce d’étoffg c qui n’a qu’une ouverture pour laisser entrer la tête; le’ reste lui pend négligemment autour du corps. Elle lui sert d’habit, de sac, de selle et de lit. Il porte à sa ceinture un grand couteau de boucherie, et son /asso ou filet, qui est une .corde de ouir.de. la longueur de 15 brasses, armée au bout d’un anneau, afin faire promptement au besoin un nœud coulant ; l’autre extrémité s’attache à la sangle du: cheval qu’il monte.. Pendant que le cheval court à toute bride, il lance avec une dextérité étonnante ce filet, de manière à saisir au col l’animal. qu’il poursuit; rarement il le lance en vain. À la cabane, le jeu‘dé:cartes pat son éternel amusement. nt -

188. Pour les Gauchos, et pour une grande partie des habi® tants de cette rrnqe les bœufs sont ce que les rehnes et les ‘chameaux sont pour les Lapons et les Arabes ; leur chiairest Ja base de la nourriture; on exporte leurs peaux; oh fait: avec leurs cornes des vases, des cuillers, des peignes, des pots, des cruches ; avec leurs cuirs, des..cordes, des iens;.des, matelas, quelquefois des cabanes ; la graisse. supplée à l'haile ; de leur suif, on fait du savon, de la chandelle ; les, os servent au lieu de bois à brûler dans beaucoup d’endroits où il manque, et on-les fait flamber par le moyen du suif ; les crânes servent de chaises dans les cabanes ; on fait avec le lait une quantité de ragoûts et ‘de fromages.

Page 1