PI. VI
N^ 7. — iE. — PIXTILOS. Tête jeune, imberbe et tournée à droite; elle est coiffée d'une sorte de casque dont la crisla retombe par derrière.
Jjc. Cavalier nu et portant une palme; il galope à droite; sous le cheval, le symbole co fort allongé.
N<> 8. ~ iE.— PIXTILOS. Tète de femme diadémée et tournée à droite.
^. .*.IXTILO. Main fermée, tenant un rameau chargé de baies ; au-dessus de cette main, et à gauche, un oiseau, les ailes semi éployées, qui semble vouloir becqueter le rameau.
N^ 9. — E. — PIXTILOS. Tête d'homme nue et laurée, à droite.
1^. Cheval ailé et à bec d oiseau galopant à droite: au-dessous, un dragon ailé se dressant sur sa queue; en face, un astre à cinq rayons.
N<> 10. —M. — ...IXTILO. Tête jeune et imberbe, tournée à droite.
Jjc. Personnage assisi dont la partie supérieure dti corps est nue; 1^ jambes croisées sont drapées; de sa main droite il tient un objet en forme d'acrostolium ; sa gauche est appuyée sur le dossier du siège, derrière lequel est un panneau vertical coupant la partie gauche du champ de la médaille dans toute sa hauteur ; en face du personnage, un rinceau à double enroulement.
Toutes ces monnaies épigraphiques dont nous avons expliqué le symbolisme dans notre chap. ii, IV* époque, p« 330 et suivantes, s'éloignent sensiblement du style gallo-grec; elles appartiennent aux imitations du système dénarial romain et sont, par conséquent, les unes d'époques voisines des campagnes de César ; les autres contemporaines de la conquête.
No 11. ~ AV. - ...NGETORIXS. Tôte d'homme nue et adroite.
^. Cheval libre galopant à droite; au-des- « sus le co; au^essous, un diota incliné à
gauche.
NM2. -- AV. — VKRCINGETORIXS. Têted'homme nue et à droite.
Ç:. Cheval libre galopant à droite; au-dessous, le diota incliné à gauche.
Si, comme on a d'assez bonnes raisons de le croire, les beaux statères de la découverte de Pionsat doivent être attribués au grand chef militaire Vercingetorixs, il faut nécessairement expliquer ce retour soudain au système gallo-grec. Y. à ce sujet nos chap. ii, p. 24, et chap. xi, p. 220.
Sauf cette exception unique, il n'en sera pas moins indispensable de tracer, à l'avenir, une limite profonde entre les monnaies gauloises procédant de Tart grec et celles, en bien plus petit nombre, qui sont des imitations des deniers romains.