‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 9 sur 123 · HL · texte numérisé non relu

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La manière dont la vie individuelle s’oppose aux influences du

monde extérieur dépend de son organisation plus ou moins

parfaite .

Nous désignons par le nom de réceptivité la propriété des individus animés d’éprouver des modifications par suite des influences extérieures, mais nous n’entendons pas par-là une passivité absolue, telle que celle de la roue d’un moulin qui est mise en mouvement par le choc de l’eau, ou de la masse d’argile que la pression d’un corps lourd fait céder et force à prendre une autre forme. Nous y joignons plutôt l’idée de la faculté de s’opposer à l’impulsion du monde extérieur sa propre force et de développer son activité. On est convenu d’appeler réaction cette manifestation d’activité des corps organisés à la suite d’influences extérieures, et faculté réactive^ faculté d’agir ainsi. Elle diffère d’énergie , parce que les individus mêmes de la même espèce ne possèdent pas toujours une somme égale de force vitale pour s’opposer avec un égal succès aux influences extérieures. Elle diffère de nature , parce que dans plusieurs genres et espèces d’organismes vivans, il existe une différence extraordinaire, quant à leurs rapportsavec le monde extérieur et à leur réceptivité pour les influences cosmique, atmosphérique, tellurique, etc., différence qui dépend de l’organisation de chaque espèce. Chaque vie individuelle a besoin du monde extérieur pour sa conservation , mais elles n’en ont pas toutes besoin de la même manière. Le riz

ne peut venir sur le rocher qui se couvre du lichen pariétaire, et le lion périrait aussi certainement au milieu des plaines glacées de la Sibérie que la zibeline en Afrique. Ce qui sert de nourriture à une espèce de créature est un poison pour une autre, et est absolument indifférent pour une troisième, chez laquelle il ne cause par conséquent aucune réaction. Mais là où il y a une réaction, elle porte le caractère de la vie individuelle où elle se manifeste.

Dans le règne végétal, elle se borne à la reproduction, à Topposition aux lois d'affinité qui régissent le monde inorganique, et à l’appropriation de certaines substances tirées du monde extérieur. On n’y aperçoit que de légers indices d’une activité qui puisse rappeler l’irritabilité animale; par exemple, l’acte par lequel les feuilles de certaines plantes se tournent vers la lumière, plusieurs espèces de fleurs se ferment aprèsle coucher du soleil;— les mouvemens delà dionea muscipula, du hedysarum gyrans, de la mimosa pudica, etc. Dans le règne animal il se manifeste une vitalité supérieure autocratique, dynamique comme activité libre, matérielle comme système nerveux.

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