‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 25 sur 81 · PIED DANS L ART · texte numérisé non relu

PIED DANS L ART

grec. Direction de l’axe des différents orteils.

Enfin, le rendu

ART S Ai TE

Mais ce n’est pas la seule remarque intéressante que nous permette cettelstatue.

Cg qui TGstG dos attaches du cou nous ferait croire volontiers que la tête était tournée à gauche. En effet, le creux susternal est bordé à droite seulement de la saillie isolée du tendon sternal du muscle sterno-mastoïdien. saillie qui survient toujours dans la rotation de la tète du côté opposé; (fig. 149). Bien entendu cette supposition ne peut être émise qu’avec réserve puisque ce serait, autant que nous le sachions, l’unique

exemple d’une statue égyptienne tournant la tête de côté.

•le signalerai toutefois, à ce propos, un certain nombre de petites statuettes en bronze et en bois, qui tournent la tête à des degrés divers et quelquefois aussi la partie supérieure du torse. Nous en donnerons plus loin quelques exemples.

Nous serions assez disposés à regarder celte statue comme un des meilleurs morceaux de l’art égyptien tout entier. On peut la comparer à certaines

Fig. 149 — CoiNtraction du steh.no-

MASTOÏDIEiN DROIT DANS LA ROTATION- DE LA TÊTE A GAUCHE.

œuvres de l’Ancien Empire, à Sokemka debout, par exemple, qui est dans la même position. Les jambes ont dans leur ensemble la. même souplesse, ce sont les mêmes profils, les mêmes détails du modelé. Mais, à y regarder de prés, 1 œuvre de l’Art sa’ite l’emporte par un accent plus grand de vérité et constitue un progrès dans la voie de l’imitation de la nature. Mais si l’on vient 'à comparer les deux torses, on constate une ressemblance si parfaite que la'persistance de l’antique formule s’impose immuable et dominatrice.

Le Nouvel Empire introduisit dans la sculpture une forme nouvelle que les époques antérieures n’ont pas connue, mais que l’Époque sa’ite multiplia malgré son aspect disgracieux. 11 s’agit de ce qu’on pourrait appeler la

rapprochés et posés à plat, les orteils sont écartés et pliés du bout. » (Histoire de l’art dans l’antiquité, t. 1, p. 719.)

LE NU DANS L’ART

statue cubique, reproduisant en somme une pose qui serait des plus fatipour nous, omis que les Orientaux conser.ent des heures ent.eres ® pour se reposer. La figure 150 nous dispensera

d'une description détaillée. Les jambes sont complètement repliées et les bras croisés et horizontaux reposent sur les genoux. Mais le siege ne pose pas directement à terre, il en est séparé par un petit coussin très apparent sur certaines œuvres, ou dissimulé sous l’enveloppe qui ressemble plutôt à un sac qu’à un vêtement. Les grands segments du corps se dessinent sous 1 etolle tendue à leur surface mais qui ne pénétré pas entre eux, et l’on se demande comment lerait le personnage pour passer à la station debout. Les seules parties nues sont la tête, les mains, et quelquefois mais non toujours, les pieds.

On peut donc dire que, dans ces œuvres, le nu est presque complètement escamoté, mais les tetes sont le plus souvent

d’une rare perfection. /«o- iHlt sou-

On observe aossi en ronde-bosse eette altUude rampante (lig. 151)

Fig. loO. — Statue de

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