HISTOIRE LITTÉRAIRE
Fixer à des époques certaines la naissance, raccroissentent , la perfection , la décadence et le renouvellemopt de chaque art >et de chaque science ; tracer avec netteté les principales actions et les traits les plus mariés du caractère de chaque auteur ou de chaque artiste ; tel est le but de THistoire littéraire. -Ge^. champ est vaste ^ il n'a pas manqué de cultivateiii871^]^^E^pol«4aBt<juelq^es parties qui sont encore en firiche. Nous connoissons très-peu Thistpire des arts dans la Perse > dans le Mogol , dans les Indes ; mais en revancBe on a, pDur ainsi dire , épuisé oe qui regarde r£urope. ,
LE PÈRE NIGERON.
Les ^amateurs des faits littéraires ne peuvent guère se passer des Mémoires pour servir à THistoire des Honmies^ illustres dans la République des Lettres, par le Père Nicero" bamabite. Cet ouvrage est trop volumineu
d'un homme de GOUT. igi et Fanteur n'auroit pas compilé près de cinquante volumes , s'il s'ëtoit borné a,ûx honunes véritablement illustres. Ses Mémoires atiroient été bientôt épuisés. Il le sentoit ; et il a associé aux grands auteurs , des écrivains médiocres et presque incoilnus. Ils ^figurent dans son livre , éomme les captifs à là suite des triomphateurs de l'ancienne Rome. Cependant , malgré ce défaut , il faut avouer que les Mémoires du l'ère Niceron sont curieux : ils renferment les faits importans qui caractérîseiit le plus un écrivain , avec une liste de ses ouvrages et des éditions qu'on en a faites. L'auteur s'y montre un homme dégagé des préjugés de parti ou de corps; il rend justice aux protestans comme auk catholiques ; aux jansénistes comme aux molînistes , et>dit la vérité avec une liberté judicieuse. S'il n'y a pas de finesse dans ses éloges et dans ses critiques , il y a du moins de la simplicité et du naturel dans son style.