M. LE CHEVALIER DE BRAY
CTest une production très - instructive et très antéreis^ante que le petit volume intitulé : t^ayage dans le Tyrol^ ccu30 Salines âé Suisbourg et de Reichenh^ , :et dans une partie de Id BaùUire , par M.*le dhevalier dfe Bray , conseiller intime d<]Stàt ^e 8. M. lé* rdrdé Bavière y etc«, Paria, :i8o&, in-r^. B'fttttetti» y fait preuve d'un ialent' aimabléiet' d^un caractère digne de là plus haute eatinlé jdiouë d'unesprîtcnon moins vif qiie juste \ it's'à%tache) partout à faire |>lutô1} Féloge qu^ la satire des: peuples :qu'il. à visités ; quoiqu'il ait bea^icoup observé par lui-même , il cite avec reccMEinoissance les écrivains Allemande
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auxquels il doit des reiueignemens plus exacts qu uu voyageur ne sauroit en recueillir.
Le docteur R. Townsop a en en vue de rassembler tout cç^qui peut donner une véri* table idée du progrès des sciences en Hon* grie. On trouve dans la relation du Voyage qu'il fît en ce pays pendant Vannée 1777 , Voyage dont M. Gantwel nous a procoré la traduction en 1799 > ^ ^^^^ in-8^. ; on trouve , dis-je, dans cette relation, des détails curieux sur- lés forces , la richesse et la puissance nationale de. la Hongrie.
La description de Vienne , qui précède ce Voyage, offre dçs singularités curieuses*; c'en est une d abord., .ainsi que Tobserre l'auteur , qu'une ville si considérable n'ait jamais eu d^ Académie des Sûi^ices ; ce vide a été rem* pUf' en quelquic sorte ,.par le baron de Bom , çon^t^ par un Voy^age miner alogique en Hq4grie , qui a. été traduit en firançais par M09ttjet i: Paris ^ 1780^ in-^12. Sun cab^iet étoit ouvert à tous les aa vans:, 0t^il'< tenott en outre j à. certains. ^qnrsj des; «^semblées publiques ; mais depuis 4» mort y cette ^e le professent Jaaquiua/QrnËée esttrèsfveusnivie*
d'un hommb^ os gojpt. 35i
ANGLETERRE, ECOSSE ET IRLAÎS^ÛR
L'objet de Gxosléy ,- dans son Livre en trois vol. in-i2, imprimé^ en 1770 , et réimprimé, en 17765 en quatre tomes du même format, avec des additions et des correctiona considérables , sous le titre de Londres , est de faire cpnnoitre cette capitale -de -FAngleterse ; et le génie du peuple qui Fhabife. L'auteur avoue qu'il n'a fait, dans cette ville , qu'un séjour dé deux mois : peut-bn , dans un si court espace de temps , bien étudier, bien approfondir le caractère d'une nation ? Aussi , à cet , égard , son livre présente-t-il peu d'observations neuves , et un grand ilondbrë d'anecdotes et de particularités qu'on satvoit déjà.
Ces observations sur les Anglais seroient {dur intéressantes , éi elles étoient éciltès avec moins de prolixité ; les digre^ôns y dég^lfcrent souvent en l^igueurs j et 'les détails en niumties : les bribes de vers 'èfl de la^ ', dont l'auteur afiecte de pârièio^r 'son récit , en défigurent te style , d'ailleurs en gé-*^ aérai pea correct , €ft fort négligé»
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Le iHeine écrivaia a donné d'abord en trois volumes , ensuite en quatre , son Yoyage dltalie ,^ v>us le titre de Nouvelles obscr^ votions sur l^Iialie et les Italiens , par deux gentilshommes Suédois. On peut' .porter de cet : ouvrage , à peu près le même jogmnent que du.Xiiyre précédeAt». X*^ qua^trième. volume de la nouvelle édition n est- pas composa ^ ÇQUupae le prétendent quelques bibliograp^eS;, de Touvrage de Baretti ,- intitulé ^ Les Italiens , traduit de l'anglais par FreviUç^j et imprimé ^^^ 1773 , in-ia : il renferi^e.i^ifierens opnsciale4,4^ l'au^teur , entre autres., 3a Discussion >bi&tpriqu3 e^t qritique sui:JI|a Çpjijpatioî^jd^.YPV^^ . i^t -
^'*' " '' 'A'I^h N'i ME. . •. • ' '
Q^,jgqpj;e.h nQ«^,de.l>ut>çur. <^ V^<^ philosophique d'AngleUrr^ ,. fait ;^ifc Î783 et ] 78^^ imprimé à Pari^^en 1786 , a Ypi..itt-8?- ,. et.réjimprimé en 179» , avçc d^f^j^ifopienad^f djfti^omne en Angleterre! , 3..t<9|,.in?8^.
Çg'îîVwr^gOj,. eafer»^ :da ktlrte'^ ^^^^^ al^c|^l€[, df8ç;fjptiQtt'u^'§^Qts.quirîiw fussent 4^ rI?Âfa i^o>»&5 rtS**s ftîi.y. rofOA»^^ une nouxqlje mauière ^, ie^ tpm^ ^y dd lea ju|g^'' Le style ne rappelle , }saus doute y ni «le- pî
D'uif HOMMB DE GOUT. 353
ùeau lëger et satiriqae de Sterne , ni la plume facile et abondante dit naïf Montagne ; mais on reconnott daM l'ensemble nne Hiéthode empruntée de ces deuit hommes célèbres:
comme le philosc^e Français , I auteur pairoit avoir étudié FfaornsM dans l'intérieur dé lui-même ; et comme Técrivain Anglais , fl observe les individus , non dans les gr^ds monvemens de Fâme , mais dans les déter* mination^ les plus familières. Malhenrensèment le style de Fauteur n'a pas cette noble simplicité qui doit £iire le cachet de la philo^ Sophie ; il est souvent recherché et presque toujours précieulc et lourd.
Nous avons donné de justes éloges à Touvrage de M. Baert , intitulé : TabUau de la Grande " Bretoffie. Quoique M. Baert, en homme éclairé , n'ait rien rejeté de ce qui ctoit digne d'observation, ce sont plus particulièrement les rapports qui intéressent rhomme d'état , le publiciste et toutes les personnes qui veulent counoître le jpoids , la valeur et la physionomie de l'Angleterre y comme nation , qu'il s'est attaché à transmettre : M. Ferri , au contraire , dans son