LE CAPITAINE FORREST
La première découverte de la Nouvelle ' Guinée , ou Terre des Papons , a étd' faite en l5i I, par Antoine Ambreu et Fraiiçois Serr^a^ : on dit qu'eUé lut découverte une seconde fois par Alvaro de Saavedra en 1627, et qu'il lui donna là nota de Now^elle-Guinée ^
parc© qu elle forme les antipodes du pays d'Afrique , appelé Guinée. Quoi qu'il en soit , il s'en Jaut de beaucoup que ce pays , situé à Xest des Moluques , soit aussi connu qu'il niérite de l'être ; les Moluques elles-mêmes ne le sont qu'imparfaitement, grâce à la jalousie des Hollandais , qui ont induit volontairement les autres peuples en erreur relativement à la position des Moluques , aux bancs de sables , et autres difEcultés de la navigation de ces parages; ils ont même fabrique de fausses cartes pour tromper les navigateurs des autres nations. * Le capitaine Forrest a rectifié ces cartes et dévoilé les n^anœuvres des Hollandais; non -seulement son Voyage aux Moluques et à la Nouvelle- Guinée fait sur la galère la Tartare ^ en 1774) 1775 et 17765 traduit de l'anglais par M. Demeanier , Paris , 1780 , in-4^. , perfectionne la géographie de cette pai^tie de rinde , et offre des découvertes aux navigateurs , mais on y trouve encore des détails très-piquans sur les peuples et les productions' des pays dont il y est question. La tradu^on de cet ouvrage est donc un,sei*vice essentiel , dont on doit savoir beaucoup de gré au tra* ducteur et à l'éditeur Panckoucke.
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d'un homme de GOUT. 4JZ
Ce savant antenr des découvertes des Français en 1768 et 1769, dans le sad-est dé la Nonvelie- Guinée , etc., Paris, 1790, in-4^., a pnisé dans les sources originales tout ce qu'il a rapporté des anciennes navigations , et il s'est attaché à traduire littéralement le récit des particularités qui peuvent donner lieu à des rapprocbemens faits pour acquérir de Tintérét, lorsque des voyageurs anciens traitent des mêmes objets qui ont fixé l'attention des voyageurs modernes.
M- de Fleurieu fit paroitre cet ouvrage sous le voile de Tanonime : chargé d'une grande place à Tépoque où on l'imprimoit, il a. craint sans doute que le public ne le soupçonnât d'avoir dérobé quelques instans à ses devoirs , pour les consacrer à ses oc-^ cupations farvorites : nous devons lui faire à ce sujet le reproche de* ïi'avoir pas bieii jugé Topinion publique. - *
LÇu GQ:UVERNEmi PHILLIP.
TJn événeinënt aussi nouveau que celui d'un Voyage a Botany-Bày, pour former Tome IV. 60
un ëtabKssement aussi extraordinaire qae celui qui en a fait le grand objets devoit natu* rellement exciter la curiosité publique : aussi Iç Voyage du gouverneur FhilHp , publié à Londres en 1785 , in-4^. , excita-t-il un intérêt si général , qu'il s'en fit deux nouvelles éditions en 1790. M. Millin Fa traduit en français dès 1790, en un vol. in-8^.; il est probable qu'il publia cette traduction avant de connoître les nouvelles éditions de Toriginal , où l'on a corrigé plusieurs défauts dans l'arrangement des matières : l'histoire natup» ri^lle y est beaucoup mieux disposée.
Un Voyage de Découifertes aux Terres, australes , fut ordonné en 1800, avec te dessein d'en opposer les résultats à ceux de& travaux successifs des Banks, Solander, Sparmann, des deuxForster, qui avoient ap-> pelé si vivement l'intérêt et les méditations de tous le^ amis des sciences sur la Nouvelle-^ Hollande.
STÂPotéoN, alors Premier Consul, apprécia foute l'importance d'une semblable expé« |Litibii^ l'ordonna dans le, temps même 011
d'un homme de GOUT. 47S
l'armée de réserve alloit s'ébranler pour franchir les Alpes et vaincre sons ses ordres.
Cette expédition ibrma nne colonie dd savans se dirigeant vers des contrées lointaines^ en important avec elle , commo moyens de conquêtes et de découvertes , lef lumières et les arts de la vieille Europe.
Là beauté et la richesse que l'on remarqua * dans l'exécution du premier volume de ce Voyage , publié en 1808 , in-4%, répondent à son importance. L'intérêt qu'inspire la lecture de ce volume , est d'un bon augure pour ceux qui doivent le suivre*
$ XL VOYAGES PITTO- RESQUES,
Un intérêt égal et des soins soutenus; recommandent aux amateurs les difiérens objets qui ont successivement occupé fo crayon et la plume de M. Houel , dans son f^qyage pittoresque des îles de Sicile, de Malte et de Lipari, Paris, Didot jeune « lySa — Ï7875 4 vol* gros in-fol. Ses travaux et ses études ne se sont pas bornés aux mo« numens de l'antiquité ; il a donné une attenr tion particulière aux divers usages du pay»
qu'il a parcourus et aux branches les plus intéressantes de son commerce. En général , il y a de la chaleur dans le style de M. Houel ; on le liroit peut-^ire avec ^lus' de plaisir , s'il y avbit moins de prétentions dans des détails gui u'ega comportoîent guère.
J.-BENJAMIN PE LABÔRDE.
Les amis des arts regrettent que les Tor bleaux topqgraphiqites ^ pUtores<fues y phy-siques y historiqms ^ moraux ^ politiquàs et littéraires de la Suisse et dç P Italie y n aient pas été continués. On s'est ^nprfessé , en 1780, d'accueillir le commencement d'un ouvrage qui en .multipliant , par la gravure, les beaux sites de la Suisse et de Tltalie , a pour objet de faire- connoître des contrées où la nature a pris plaisir à rassembler les^ contrastes imposans de sa magnificence et de ses horreurs , de sa richesse et de S03 aspé* rite; d'en donner l'histoire et do peindre les mœurs de leurs habitans.
Ij^aborde s assoeia j^pour les déJtails d© cette entr.epxise , les graveurs Née etMasquellier^ ei le -baron dq Zurlauben se chai'gea . de la partie historique ; il a paru 4 voL in-fpl. de ce bel ouvrage. .:;
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d'un homme DJB GOUT. 477
Dans la Description générale et particulière de la France ^ Fauteur entreprît de faire pour son pays ce qu'il avoit fait pour la Suisse.
On peut voir par ce titre et par celui qu'il adopta poiu: son ouvrage sur la Suisse , que ses plans étoient vastes et ne se bornoient pas seulement à satisfaire la curiosité du public par des images , il cherchoit à l'instruire ; il vouloit , notamment pour la France , x)ue sa Description la fit çonnoître par la fertilité 00 son sol, les ressources que présfttoient à son commerce ses manufactures et l'in^ dustrie de ses habitans , ses grands hommes dans tous les. genres, ses sites, ses monumens, et les moti& d^émulation qu'elle présentoir à l*agrîculture , à tous les^rts de luxe et d'à* grémant comme aux arts industriels et dé nécessité* M* Lamy, libraire, promet de* pois long-temps la suite de cet ouvrage , com-^ mencé dés 1780 , et dont il existe 89 livraisons , formant 1 1 ou 12 vol. grand ii^foL ; il me.&ndroit pour le compléter que i3 livrai- $0^1$ , qui comprendroient les départemens de la Belgique et de la rive gauche du Rhin; on y ajoutera aussi le Voyage pittoresque des nouveaux départemens formés dans le Piémont*