‹ Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, contenant des jugemens tirés des journaux les plus connus et des critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l'étranger jusqu'à ce jour:Chapitre 26 sur 240 · CHARLOTTE-ÉLIZABËTH DE BAVIÈRE · texte numérisé non relu

CHARLOTTE-ÉLIZABËTH DE BAVIÈRE

. La ipère du régent , née Bavaroise, correspondoit dans sa langue maternelle ayec un prince et une princesse . de sa fëmîMe i et les archives de sa maison ont conservé ses lettres ailtpgr^phes : des passages en ^voient été extraits , et s'étoient trouvés dans les papiers d une danie de la!pl^s haute naissance. Ce sont ces extraits ou .fragmens.qua traduits et publiés M, de Maimieux , auteur de la Pasigraphie^ en 1788, Ja vol. in- 12. Oïl désîreroit plus de correction çt d'élégance dans la traduction , d'autant plus que c'est un des livres lei plûfe piquansr et les plus singuHens quî aient p^ru^^ur le règne (Jç L^uis XlV^et §ur la régenoe^Il a un rapj^t infinii a,vçQ j^^JMéinpice^: de Saiot-iSim9n| ; c'est l^-i^êij^e connojUs^pe des ,pç^^OT^^j)^!} et dfi«^.qhp|^s, la même manière ,d^ Içs envisager ji.prçduite ]^ar les mêmes iqijtérqts. çt le^ mêm^s passions ,

d'un HOMME DE GOUT. Zg

c'est ce même mélange de partialité et (Je fratfcliise , dfe rudesse et de grâce , d-iitvèctîves- , quelquefois grossières ; et de traits les phisi délicatenlent louangetrrs.

Cesfragmens ont été publiés dé nouveau en 1 807 , in-8**, , par le libraire Léopbld GoUin y iotis le titre de Méiûnges historiques^ anecdûtitjues et critiques ^ur la fin du régne de Louis XIV et le commeneenïentdê celui de Louis Xr:

- L'ouvrage publié par M. Sonia vie l'aidé, sons ce titre ^ Mémèé^s de la minorité de Louis XV\^ y^ J.7B. : MaJssiUon , évêque - de GJeriDont, 1792, indS"". , fait, voir non-isenlement que Massillon avoit un très-bpn esprit , ce qui étoit . prouvé , puisqu'il étoit grand orateur , mais que cet esprit pouvoit s'appliquer avec succès à dtes objets fort éloigùés de réloquènce âe la chaire , qui étoit son talent particuliv: ; qu'il étdit très-instruit ea matière de gouvernement , et avoit jeté uû coup d'œil attentif et juste sur les événemens dont fliht témoin, ètsnr les acteurs' ^uî 6ccupoieitt alors la ^raiidè scène du moàdè'. ' Ce fut en 1730 que Louiç XV* engagea

Masçilloii à rédiger J)our lui ce précis historique, sur les affaires de la régence. II est intéressant et instructif, dit Laharpe , par beaucoup de faits particuliers et de détails de l'intérieur de la cour , qu'on ne trouve pas ailleurs ; par le ton de bonne foi et Fes* prit de justice qu'on y voit dominer, d'un bout à l'autre. Le style en est facile et simple , quelquefois même un p^u négligé : c'est plutôt celui d'une correspondance que celui de l'histoire ^ et en cela fauteur allôit à son but ; il devoit être plus occupé d'écrire pour le roi qui le consultoit 5 que pour le public et la postérité, qui, vraisemblablement, ne devient pas lire ces Mémoii^ès : ils ont été xéimprimés pour la quatriènie fois , en 1807 , dans le format in-i2.

; L'ABBÉ MILLOt.

Les Mémoires qu'il a rédigés si^r.l^s. pièces originales recueillies, par. 4e maréchal de Noailles , Paris , 1777, 6. voL in-ia, offrent de grands caractères; la Princesse des Ursius, Alhproni , Vendôme , Philippe d^rléans , le, roi, ^e Prusse , Maurice de Sa^e.> On peut, dire que c'est un monument élevé au génie, trop .peoi connu du maréchal 4q No^ille^ ;

mais

d'un HOMMS de GOUT. 4i

mais le style de Fabbé Millot réunit deux ^ grands défauts , une froideiu* continue et une extrême diffusion. Cet auteur ne sait ni varier 5 ni aninier sa manière d'écrire. On auroit pn réduire les Tifémoires du Maréchal de Noailles, à la.mditié moins . d'étendue que leur en a donnée Tabbé Millot. .

Page 1