MADAME DE STAAL
L^s Mémoir^sdeMadam^edeS^Mlj quatre, volumes in*i^ , rçnfern^ént d^s particularitéiS curieuses sur J{^ régence ; et nous ayons ppu d'ouvrages écrits. avec ^i:^ant;)d'9gf^'^^At. ^^• de finesse. On. prétend q^'e^e n'&p^s dit tout* ce qui re|;ardoit;le$ passions jdq .^on cœur ;
elle disoit elle-même qu'elle ne s*étoît peinte ija'en buste. On Ut dans ces Mémoires FHîstoire de la disgrâce dé M. le duc du Maine soûs la régence de M. le duô d'Orléans , et les niouvemens qu'elle se donna auprès de la cour d'Espagne', pour la prévenir ou pour la terminer : lè resté n'occupa pas tant la euribsité du lecteur , et se fait lire néanmoins avec intérêt. Un style léger , noble , naturel ; une expression facile et féconde , qui peint tout et qui prqe tout ; un tour d'imagination , qui , pour employer les termes ^e l'auteur , pénètre au fond de chaque objet j le fait sortir de lui-même ^ et donne du relief aux simples linéamens : yoilà. principalement ce qui ca* ^actérise les Mémoires de Madame de StaaI. . . Ou. ^ pubijé w 1 80 1 , 2 vol. in-ia , la Correspondjanee dç cette dame avec le chevalier, de Menil et putres.
Xes Mémoires de Ninon de Lenclos ^ par Bfet , ressemblent à son héroïne ; ils réunissent l'agréable et le sérieux* Elle avoit quelques petits àéfauts ; ils en ont aussi quelquesuns.*i^. Le style en général est trop pénible, trop recherché ; il y à dans quelques endroits
|ine affectation de laconisme bien opposée aux vraie$ grâceis de la McXiqu; a^ on a ;trouvë quelques naorceaux écrits trop rômanesquemen^ : rjj^xstQÎre du .^Is dje Ninon , qui jse tua pour elle,, est absQlui»efljt.dans ce cs^s; i^i^la lisant, o^a^PTpit assister,, à,une. scène. dç tragédie; 3^. l'auteur n'a.pa^^ assez -mén^g^ les réflexions 5 leur abondanee arjcête. la rapi^ dite de la, narration. . ; •
DOUXMBNrLi
Vers leiriêiiié tetnps îï'patui'des JHTem^^ et des Lettre^ pôtir servir à FHiistoîre de Madeilioiselle deïietibloSjpàrPbtisimenîl. L'éditeur 5 pour grossir le volume ', y à inséré les Lettres de Niîion et de Sàîiit-Evreinond , tant de fois imprîfaiées danisîék' 'Œuvres dé de dernier. Il hé' nous a pàsTàît grâbe 'non plus du moindre petit bout de' vers , où il est question de mademoiselle' de" Lenclos ; en sorte que ces additions^; occupent les^ deux tiers de \sl brochure. A l'égard de l'his^torique, il est sans art , sans ordre et .«^ns suite ; le$ anecdotes sont jetées au busard ^ \et fréquemment coupées p^r de longues tïr.açies de poésie ou de prose. Il n'y a que le styje.qui m'a paru plus naturel et plus facile que celui du pre-
d'un HOMME OE GOUT. 45
mîer biographe : malgré cet avantage , on a gënéralement donne la préférence aux Mémoires de Bret , parce qu'il y a plus de faits , et qu'ils sont înieux liés.