LE PÈRE BARRE
On sp procurera ensuite V Histoire ^nérale de V Allemagne ^^^ le PèreBayre, chanoine régulier de Sainte Geneviève , et chancelier de l'université de Paris , 1 1 voL . in-4^« c( Il falloit (dit Clément dans ^s Nou* » voiles Littéraires ) avoir une tête de fer » et un cnl de plomb, pour souteni^r le tra- » vail immense qu'a dû coûter un si vaste » projet. Combien croyez - vous seulement M qu'il ait fallu rechercher , lire , dévorer, et » comparer de dissertations , mémoires , » compilations et autres pièces poudreuses » de ce genre ? près de deux mille. Mais nous » avions besoin dune pareille entreprise; » nous n'avions point de bonne Histoire d'AL » lemagne : vous savez . combien la moins » mauvaise , celle de Heiss , est imparfaite. » CeUe du Père Barre , qui est en même temps
» ecclésiastique.
d'un homme de GOUT. Il3
» ecclésiastique , civile et militaire , finit par » celle de l'empereur Charles, VI, «t com- 3) mence au septième siècle de la fondation ;> de Rome. Ce que j'en ai lu par-ci par4à , »me donne l'idée d'un homme plus savant » que judicieux, d'un écrivain médiocre et » d'un foible peintre. »
VOLTAIRE
Ce qui "manque a.u Père Barre , on le trouvera quelquefois dans les jinnaîes de PJEmpire^ jpax Voltaire, en a vol. in-ia. « Il » est important , dit cet auteur , pour toutes » les nations de l'Europe , de s'instruire dés » révolutions de. l'Empire. Les Histoires die i>Frai|ce, d'Angleterre, d'Espagne, de Pô- »logne, se renferment dans leurs bornes. » L'Empire est un théâtre plus vaste. Ses » préédainences , ses droits sur Rome et siir » ritfilie , tant de Rois , tant de souverains » qu'il a créés , tant de dignités qu'il axonf*é- »rées dans d'autres Etats, ses assemblées » presque continuelles de tant de prince^ ^ » tout cela forme une scène auguste , même }> dans les siècles les moins policés. Mais le 3> détail en est immense ; » et c'est dans cette immensité que l'auteur s'est perdu. Son ou-