‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 1 sur 110 · U DCCC LXIII · texte numérisé non relu

U DCCC LXIII

LM ddllcnn m rtetTcnt le droit é» IndoeUon et de KpraducUon k rétnnger.

U^9m OF THE

:cla:jo sjai^ford jr. u^jiver

nSr

DEPUIS LES TEDS lES PUIS BECDLÉS JOSOtTA lOS JODHS.

HVKftAT l Jacques Stdart, comte de), cooDD dans rhistoire d'Ecosse sous le nom de Bon Régent (Good Regent),né Ters t533, tué le 33 janvier 1570. U était Tatiié de trois frères, fils illégitimes de Jacques V. Sa mère était lady Marguerite, fille dn lord Jean Erskine de Mar, seigneur considérable, et un de ceux à qui avait été confiée la garde de Jacques V enfant. Dès se^ premières années Jacques Stuart fut créé prieur de Saint- André avec tous les revenus de ce riche bénéfice. Plus tard il reçut encore le prieuré (le Pittenweem , et celui de Marcou en France , en vertu d'une dispense du saint-siége. En 1544, il prêta serment de. fidélité au pape Paul III. Mais il n'était pas fait pour la vie ecclésiastique. Dès t548 il donna des preuves de rintrépidité et du génie militaire qui le distinguèrent dans la suite. Ce fut à Toccasion de la descente des lords Grey de Willin et Clinton Kar la côte d'Ecosse. Jacques rassembla une petite troupe de gens déterminés, et força les enrabtsseurs à se rembarquer. Il avait déjà fait iin voyage en France à la suite de sa demi-sceur Marie Stuart; il en fit plusieurs autres, et as- $^ista an mariage de Marie avec le dauphin de France. Quand la réforme pénétra en Ecosse, Jacques, moitié sincèrement et moitié par ambition , adopta les nouvelles doctrines. Sa nais- ^nce, son intelligence, son courage lui donaèrent bientôt une grande autorité sur les réformateurt. Il ménagea cependant les catholiques , dans l'espoir de' recevoir une pension de la France; en même temps il demanda nue pension à la cour d*Angleterre, comme dédommagement des sacrifices quil avait faits à la cause de la réforme. Knvoyé en France auprès de Marie Stuart pour la presser de revenir en Ecosse, îi la trouva indisposée contre lui ; mais par la franchise de ses manières et la sagesse de ses conseils, il obtint bientôt sur elle une grande infloence. Il la décida à se présenter à ses sn-

BOUT. BIOCR. CÉMÉa. — T. XXXVH.

jets, sans auxiliaires étrangers , et à respecter rétablissement de hi réforme; il prit ensuite les devants, et alla tout préparer pour la recevoir. Marie Stuart, à son arrivée en Ecosse en 1561, trouva Jacques au premier rang des hauts personnages; elle l'éleva encore, et le prit pour son principal conseiller et lieutenant. Le choix était heureux. Jacques montra autant de jugement que (te fermeté, et témoigna beaucoup d'égards pour sa sœur et souveraine ; il obtint pour elle, au grand déplaisir de l'impétueux Knox, qu^elIe exercerait librement son culte; la messe fut dite dans la chapelle royale; mais tous les privilèges des réformés furent respectés. Jacques rétablit l'ordre sur les frontières, modéra le zèle fanatique du peuple contre les papistes, comprima les ennemis de la dynastie de Marie, et fortifia l'attachement de ses amis. La reine le récompensa de ses services par le titre de camie de Mar, et célébra par des fêtes brillantes le mariage du nouveau comte avec lady Agnès Keith. La turbulente noblesse d'Ecosse, vit cette élévation avec jalousie. Lord brskine fit valoir des droits antérieurs sur le comté de Mar; Jacques abandonna le titre et les biens, et reçut de la reine le comté de Murray. Ce fut le tour du comte catholique de Huntley d'être jaloux; mais Murray en finit vite avec ce rival, qu'il fit déclarer traître et qui mourut peu après. Il est probable que si Marie avait laissé l'administration à Murray, elle aurait continué de jouir tranquillement de la royauté; mais elle était impatiente de régner par elle-même avec Tarrière-pensée de revenir sur les concessions foites à la réforme. Son premier acte d'indépendance à l'égard dé Murray fut son mariage avec Damley. Murray aurait préféré pour mari de la reine Leicenter, que favorisait Éliiial>eth. Il eut le tort grave de chercher à retenir par un complot le pouvoir qui lui échappait. Le peuple et la majorité de la noblesse restèrent fidèles à la

MURRAY

reine, et Murray se rérugia en Angleterre. Marie triomphante aurait eu de grandes facilités pour gouverner l'Ecosse^ si elle avait été capable de prudence ; mais ses passions de ftmne la jetèrent dans ane sérlt de fentes» aussi fatales à son honneur qa'à ssn autorité. Elle se dégoftta vite de Darnley, et l'écarta de sa confiance, qu'elle donna à l'Italien Rizzio. Darnley, poussé par les seigneurs et s'étant assuré de f assentiment de Murray, fit assassiner Rizzio. Murray revint en toute iiâte pour reprendre le pouvoir ou du moins pour le partager avec les meurtriers du favori italien ; mais Marie, par un sbefd*œuvre de diplomatie féminine, parvint à détacher Darnley de ses complices. La scène changea aussitôt; les meurtriers de Rizzio, se voyant trahis par Darnley, offrirent à la reine leur concours pour l'assassinat de ce faible et malheureux prince. Murray fut informé de la transaction, et n'y prit pas autrement part. 11 quitta Edimbourg le matin du jour de l'assassinat de Darnley (9 février 1567), et au mois d'avril suivant, il partît pour le continent. II semble que, désespérant du sort de Marie Stuart, il ne voulut pas assister à une catastrophe inévitable. En son absence les événements se précipitèrent. Le jugement illusoire et t'acquittement de Bothwell, Tenlèvement de Marie Stuart et son mariage avec l'assassin de Darnley, la révolte des lords Écossais » ta séparation forcée de Bothwell et de Marie, et l'emprisonnement de la reine à Lochleven se succédèrent dans l'espace de quelques mois. Les lords rappelèrent le comte de Murray et lui offrirent la régence do roya«jme ; il l'accepta après se Tètre dit conférer par Marie elle-même. La malheureuse prisonnière ne tarda pas à regretter le pouvoir qu'elle avait abondonné dans un .moment de terreur; elle s'échappa de Lochleven, rassembla des sujets fidèles, et livra bataille au régent. Elle fut complètement battue à Laogside, et se sauva en Angleterre, où Elisabeth la retint captive. La reine d* Angleterre se porta d'abord pour arbitre entre Marie accusée do meurtre de Darnley et Murray aocosé de rébellion. Le r^enl accepta l'arbitrage, et comparut à York devant les commissaires anglais présidés par ledocdeNprfolk (octobre 1568). Norfolk était très-favorable ï U reine d'Ecosse, et Murray, sur la demande du commissure anglais, consentit à se défendre sans attaquer. Mais ces ménagements ne devaient pas durer. Elisabeth, qui tenait à déshonorer Marie» exigea que le récent dît toute la vérité sur les actes qui justifiaient la dépossession de la reine d'Ecosse. Murray produisit alors les pièces authentiques qui prouvaient la cofpabilité de Blarie Stuart. Cet acte» qui consomma la mine de sa sœur, l'exposa lui-même à de graves dangers. Le duc de Norfolk était furieux contre lui ; les deox comtes catholiques de Northumberiand et de Westmoreland menaçaient de le faire tuer. Il regagna cependant

f Ecosse à la fin de janvier 1569. Il raiïcrmitson pouvoir ébranlé par le soulèvement des Hamilton , et fit approuver sa condu'te en Angleterre par les états d*Écofi$e (juillet lâ69). Il était arrivé aa conble du pouvoir quanti une vengeance privée mit fin à ses jours. James Hamilton de Bothwell-Hangh, fait prisonnier à la bataille de Langside, avait vu ses biens confisqués, sa ftmme chassée au milieu d'un hiver rigoureux de la maison qu'elle habitait, et devenue folle; il jura une haine implacable au régent, et n'attendit que l'occasion de se venger. Informé que Morray devait traverser la ville de Linlithgow, Il se posta dans une maison de la grande rue, appartenant à son oncle, Tarchevèque de Saint- André. De là il visa à son aise le régent , et le perça de plusieurs balles. Tandis que Tassassin se réfugiait diez les Hamilton, qui le recevaient comme un libérateur, Murray expirait le jour même avec le tranquille courage qui lui était habituel et dans de grands sentiments de piété. « Sa mort , dit M. Mi(^t, causa une immense joie à tout le parti de Marie Stuart en Ecosse ; elle satisfit tous les princes catholiques de l'Europe. Pour les amis de la reine prisonnière, Murray avait été un sujet ingrat, un frère inhumain,, un rebelle odieux ; pour les rois, on adversaire triomphant de l'autorité légitime. En lui succombait le chef habile du protestantisme écossais, le conducteur résolu dn gouvernement du jeune roi, l'allié utile d'Elisabeth. Il avait de fortes qualités» le cœur vaillant, Fesprit haut et ferme, le caractère énergique, les mœurs honnêtes et rigides; et cependant il avait été quelquefois violent, souvent fourbe, et tour à tour altîer ou humble, selon les besoins de sa cause et les intérêts de sa grandeur. Il avait agi en sectaire et en ambitieux. Pour soutenir sa croyance, il s'était rendu maître de l'État Dans l'everdce da pouvoir suprême, il avait déployé ta vigilance la plus sottienne, ûik observer la règle la plus inflexible, et le peuple, qui voyait sous son adnûnistratkm s'mtroduire dans le royaume une justice sûre et un ordre inconnu , lui décerna et lui a oonservé le titre de Bon Régent, Coaformant sa conduite privée, à sa croyance reltgieose, il avait donné à sa maison Taspect d'une église phis qua d'une cour, et il avait acquis la confiance eonne l'aOeclioa de la secte presbytérienne. Mais l'ioiéi^t de la reUgiou^ l'avait emporté chea fail sur losentiBsent de la nationalité, et dans ses rapports avec Elisabeth il s'était montré phis prolestant qu'Êoossaitk. Formé dans les troubles, U s'était aceoutumé aux violences. Il avait adhéré an meurtre de Riccio, et Tattontat contre Darnley ne l'avait pas trouvé sévère envers tous oeux qui y avaient trempé. Auteur de la guerre civile , il finit par en être victime ; complice d'ua premier meurtre et en ayant toléré un second,. Il périt victime d'un assassinat Les procédés par lesquels oa s'élève sont bien souvent ceux par lesquels on tombe. »

MURRAY

Le comte de Murray avait époaeé en février

1»61 Anne, ûUealnâede William Keith, quatrième

eMDte Mareschal^ rentanée pins tard à Coiîn

Campbell, sixième comte d'Argyle; il eut d'eUe

deiv filles : Elisabeth, mariée à Jacques Ste-

wari, iiU de lord Doim, et Marguarite^ mariée

à Francis Hay, neuvième comtB d'Ërrol. L. J.

Kdoi« HUtorg cf th9 Ao/^moMoi» wUAUi tharealm <^ Scotiand. — hoberîsoa, HUtùryofScotland.'-'tlMcolm L*liig, HUtorjf ofScottand. — Mlgnet, Histoire de MmrU Stmart. — Lo^ge, Portraits, t. 11.

MUKAAT (Jean-PMHppe), littératenr aile-

mand, né en 1726, à Sleswig, mort le 12 janvier

1776, à 6oettingue.D*origtne écossaise, il était

rainé des fils d'un pasteur qui desservit pins

tard l'égKse allemamle de Stockholm. Après

avoir séjourné longtemps dans cette capitale , il

fut poarvii d'une chaire^à Gœttingop, et y vînt

rejoindre ses frères. Il a traduit en allemand les

OÂservo/ionj critiqws de Nordberg sur l'His-

ttfire de Char lin XII par Voltaire, le Voyage

de Pierre Kalm, ainsi qne d'autres ouvrages

suédois, et it a fourni an reenetl de TAcadémie

de Goettingne divers mémoires sur la géographie

et rhistoire des pays Scandinaves. K.

Cnmmemti meod, GesUinf., X.

MVRAAT {Jean- André) «médeciD snédoîs, fk^e

du précédent, né le 27 janvier 1740, à Stockholm,

mort le 22 mai 1791, è G<BÉtingae. Il étudia la

védedue à lîpsal, et y fnt, pour la botanique et

la pathologie, n» des élèves favoris de Lhiné.

In 1760 il suivit à Gœttingne tes eonrs de

de Vogel et de Kastaer ; enenite il

était Palné de doeze enfants. Après avoir reçu à New- York une éducation élémentaire, il fut attaché an comptoir de son père, qui le destinait au commerce; il obtint ensuite la permission d'étudier le droit, fut reçu avocat à vingt et un ans, et acquit en peu de temps une bonne clientèle. Lorsque écfeita l'insnrrection des colonies, il se retira à Islip ( Long Island ), et s'y livra avec tant d'activité an négoce qu'an bout de quatre ans il avait gagné une fortune suffisante poiir loi permettre de renoncer aux affaires. £n 1784 il fut obligé, à cause de l'extrême débilité de son tempérament, de quitter le climat trop rigoureux des États-Unis du Nord ; il vint s'ét» tablir en Angleterre, et passa le reste de sa vie dans une propriété quîl acheta aux environs d'York. Sa santé, qui s'était d'abord améliorée, s'affaiblit rapidement; affecté d'une paralysie des jamlies, il ne sortit plus de sa chambre. Ce Ait dans cet état qu'il eut l'idée de consacrer ses k>isirs forcés à l'Instruction de la jen^ nesse ainsi qu'à la littératare. Il meorut à l'âge de quatre-vingt et un ans. On a de lui : The Pth wer of religUm on the mind; York, 1787, in-l2; souvent réimprimé et trad. en français ( Londres, 1800, in-12) ; ^ An Snglish Grammar adapted to the d\f fièrent classes at leamers; Londres, 1795, in-12; cette grammaire obtint un débit considérable, ainsi que les Exercices et la Clef des exercices qui parurent en 1797;— > The MnglUh Reader ^ avee une Introduction et une SuUe^ 3 vol. in-8° ; -^

a'^pliqîia à refende des langues anij^ise, tna-^ Le Lecteur français; Londres, 1802, in.l2;

çaise et italienne.. Reçu docteur en 1763, il ftit appelé dans ia tnème année à occuper la chaire de médecine à Gcettingue, oà depaia 1709 il le jardin botanique, il obtint en 1780 les de Tordre de Wasa et en 1762 le rang de coBseitter privé en Angleterre. On a de foi : Enumeiratio Itbrorwin prœcîpuonsm mediei argiumenti; Leipzig, 1772, în-6*; S"édiÉ., angnentée, Zurich, 1792, in-6<*; ~ Htd/tethèftie de médecisu pratique ( en ail. ) ; Gœitbi^ie, 1774^-1761, 3 vol. in-8^; ^Appanduâ «aiiO£Nmiiiim;ibid., I776«>1792, A vol. in-S"; lémpr. en 1793 et trad. deux foiaenaUeraaDd. Linné a doané In dénomination de Mutraifa eatetsem à no arbse des Indee orientâtes.

Le frère cadet des précédents, Adolphe UsmsLàMf né en 1750, à Stockholm, mort le 5 mai 1803, à Upsal, étudiai» médecine à rnmvenité de cette ville et y professa l'^atomie dcfRiis 1774 jusqu'à sa mort II enrichit de savantes di«iertalionA las recueils des Académies de SlockhobD, d'EIptal et de BerKn, dont il était membre. K.

Mratel, ùnu — ifoel CoMMmti jteqd, CssUime^ «L

MUEAAY (jLtnd/0y), littérateur américain, né eo 1745, à Swetara, près de Lancaster ( PenasTivania ), mort le 16 février 1826, à Holdg^ près d'York. Ses parents Apparieoaient à la sodéfé des amis [quahersjj et il

recueil de pièces en prose et en vers, extraites

des meilleura auteurs français ; — IntroduC'

tion au Lecteur français ; Londres, 1807,

in-12 ; — The Snglish speiting-book, in- 1 2 ; —

Thé Dutg and benefit of readinç the Scrip-

Itfres; Londres, 1617, in»12. La plupart de oea

petits livres ont été adoptés dans toutes les écoles

élémentaires de TAngleterre. P. L — y.

Blttabcifh Frank, Memotrt of the Itfi and writings ofUadlêS Murraj g York, 1816, tn-S*.

MCBBAT (Alexander), lingniste anglais, né le 22 octobre 1776, à Dunkitterick ( Éomse), mort le 16 avrU 1613, à Édimbenrg. Fils d'un berger, il exerça dans son enfance le même état et apprit de son père à lire et à écrire. L'ar> deur. qu'il térooi^iait à s'instruire le fit envoyer è une petite école de village ; il s'y* rendait pendant Tété, et gardait les troupeaux pendant l'hiver. Quelques économies lui permirent d'acheter des livres ; il denaa ensuite dans les fer^ mes voisines des leçons particulières^ Par sea propres efforts et sans autres secours qu'une grammaire ou un dictionnaire, il apprit sucées* sivemeat le françai», te latin, le grec, l'hébreu, l'anglo-saxon et l'arabe. A dix neuf ans il obtint une bonrse à l'université d'Edimbourg , où il s'appliqua avec zèle à l'étude des idiomes de TO* rient. Après avoir pris les ordres, il devint vicaire ( 1806), puis pasteur de la paroisse d'Urr,

MURRAÎ

dans le comté de Kircadbright ( 1S08 ). La chaire des langues orientales étant venue à vaquer à Edimbourg, il se mit sur les rangs, et en fut pourvu le 8 juillet 1812; on lui conféra peu de temps après le diplôme de docteur en théologie. Il mourut Tannée suivante, d'une ma> ladie de poitrine, à l'Age de trente-sept ans et demi. On a de lui : une édition fort estimée des Voyages de iïrucf; Edimbourg, 1805, 7vol.in-8*' et atlas ; — History of the life and loritings of James Bruce;Mà,y 1808, in-4'* ^^ History of the Buropean Languages, or researches into the qffinities of the ieutonic, greek, eeltiCy sclavonic and indian nations; ibid., 1823, 2 vol. itt-8^ : ouvrage imparfait publié par les soins du docteur Scot. Mnrray s'y montre partisan de l'unité des langues ; il recherche les affinités intimes qui existent entre elles, et s'efforce de démontrer qu'elles ont eu toutes pour racines les neuf syllabes suivantes : ag, bag, dwag, gwag, lag, mag, nag, rag, swag. P. L^t.

Scot, Notice à k télt de VHittort of the tangvaffet.

MVEEAT ( Hugh)f géographe anglais, né en 1779, à North-Berwich ( Ecosse ), mort en 1846. Placé de bonne heure dans l'administration des douanes à Edimbourg, il utilisa ses loisirs à cultiver l'histoire et la géographie. Après avoir publié un roman , il passa plusieurs années à augmenter et à compléter un ouvrage du docteur Leyden, Histoncal Account o/Discoveries and travels in ÂJHca (Edimbourg, 1817,

applied to the arts and manufactures; Londres, 1818, in-8''; — Treatiseon almopheric electricity; Londres, 1819, in-8^ trad. en français par Riffault (Paris, 1831. in-18 ). P. New monthitf JUaga^UiUf t" octobre tsio. ^

MUEBAT ( /ohn ), célèbre éditinir anglais, né le 27 novembre 1778, mort en juin 1843. Il perdit son père de bonne heure, et sa mère s'étant remariée, il resta fort jeane presque maître de lui-même. Les études qu'il avait commencées furent négligée». Arrivé à l'Age d'homme, et par suile des relations que lui avait laissées son père, il s'établit comme libraire pour les ouvrages de médecine. Bientôt nne occasion se présenta de s'pccuper d'une branche plus étendue. Quelques jeunes gens distingués du collège d'EtoD avaient entrepris un journal mensuel intitulé La Miniature, qui ne manquait pas de talent, mais qui les entraîna dans quelques dettes. Murray, ayant appris leurs embarras, ofTrit, autant par bienveillance que par l'espoir de s'assurer plus tard leur inlluence, de se charger du recueil et de payer les dettes du passé. Ses relations avec ces nouveaux amis le firent connaître de Canning. En 1807, il proposa à ce ministre le pian de la Quartertey Repiew, comme moyen de contrebalancer l'influence de la Revue whig d'Edimbourg. Le ministre promit son appui ; mais l'importance de Teqtreprisé demandait du temps. Pendant qu'on s'occupait den mesures préliminaires, Murray lut par hasard dans la Revue d'Edimbourg une critique sé-

2 vol. m-8*» ). On a encore de lui : Account of f ^ère sur Walter Scott, à propos de son |)oème Discoveries and traveU in Asia; Edimbourg, ^e MarmUm. Sans perdre une heure, il partit

1820, 3 vol. in-8<»; — piscoveries and tra vels in >1 merlca ; ibid., 1829, 2 vol. in-8*'; — Encyclopxdia o/geography; ibid., 1834, gr. in-8**. Il a édité pendant quelque temps le Scol's Magazine, et a fourni de nombreux articles à VFdinburgh Gazetteer et à VEdinburgh Cabinet Library ; les quinze derniers volumes de cette collection sont presque entièrement de sa plume. K.

Rose. New BUHfraph. Dtet.

MCEEAT (John ), médecin et chimiste anglais, né en Ecosse, mort le 22 juillet 1820, A Edimbourg. Il s'appliqua spécialement aux sciences naturelles, et professa avec beaucoup d'Iionneur la physique , la chimie , la matière médicale et la pharmacie à Londres et A Edimbourg. Ses ouvrages sont restés longtemps classiques dans l'enseignement ; ils ^se distinguent par la solidité du raisonnement, ia justesse des observations et même l'élégance du langage. Nous citerons de lui : éléments of Chemlstry ; Londres, 1801, 1810, 2 vol. in-S"*; - Eléments qf Materia medicaand Pharmacy; Londres, 1804, 2 vol. in-s*»; — A System of chemistry; Londres, 1806, 4 vol. in-d""; avec un Supplément en 1809; —il System of Materia medica and Pharmacy; Londres, 1810, 2 vol. in 8«; — Eléments of Chemical science, as

pour rÉcosae, se fit présenter A Walter Scott, et lui exposa le plan de sa revue et le parti qu'on pouvait en tirer. Le poète fut enchanté de l'idée, et agit auprès de ses amis Quelques mois après, grAoe A l'appui de personnages distingués^ Heber, Georges Eilis , Canning , Barrow , etc., qui aplanirent tes dernièi^s dilficnltés, le premier numéro de la Revue parut en 1809, soui; la direction de lliabile critique GIflbrd. L'aristocratie et la gentry accueillirent avec beaucoup de faveur une revue qui défendait avec talent leurs principes et leurs intérêts. Les abonné» vinrent en foule, et la Revue se vendit bientôt à douze mille exemplaires. Dès lors Murray étendit ses affaires et ses relations littéraires. En. 1810 il rechercha la connaissance de lord Byron, et lui donna 600 liv. st. |K>tir les deux premiers chants de Child^Harold, qui avaient été refusés par un autre éditeur. Deux ans après, il établit dans Albemarle-street sa librairie, qui devint le centre de vastes afTaires, et le rendezvous des littérateurs distingués de répo<ioe. anglais et étrangers. Ses relations pariicuHeres avec tord Byron occupent un esiiaoe de plus de dix ans, et la correspondance do poète avec Véditeur présente plus d'un témoignage de l'esprit libéral de ce dernier. Ayant appris en 1815 que lord Byron se trouvait embarrassé, Murray lui

9 MURRAY

«oToya une traite <le i,dOO Iît. sterling, lai en promit autant sons quelques mois, et ofTrit de ▼cndre à son profit le droit d*autear de ses ouvrages, si cela ne suffisait pas. Il abandonna la pubKcation des Mémoires de lord Byron, malgré le sacrifice considérable qui en résultait pour lui, parce qu'il pensa que certaines parties de ces Mémoires étaient de nature à blesser les sentiments des TÎTanta et faisaient peu d'honneur au mort. Murray a été l'éditeur de beaucoup d'ouvrages importants et de quelques grandes collections de Toyages et de biographie. C'était un homme d'affaires de beaucoup de tact, plein de loyauté, de procédés délicats et de munificence dans ses rapports avec les gens de lettres. J. Chardt.

EmQlish Cyelopeedia { Bioçrapkif). — Revue BrUannl- «■€. JoilleC ISU.

MCBBAT. V09, M4K8FIBLD et MORÀT.

HVETOLA (Geuparo) , poète italien, né à i;ênes, mort en 1624, à Rome. Il Tut secrétaire de Clia ries-Emmanuel 1*', duc de Savoie. Un poème qu'il avait publié sous le titre Délia Creazione del moiif/o ( Venise , 1608, in-12) lui attira de la part de Marini une critique des plus blessantes. Les deux antagonistes échan- ^rent pendant plusieurs mois des sonnets satiriques, qu'ils nommèrent l'un la Marinéide, et l'autre la Murtoléidt. Comme il se sentait le plus faille, Mnrtola evt recours à d'autres instruments de vengeance que sa plume, et tira un coup de pistolet sur son riVal, qui fut blessé. Cette afTatre aurait çu des suites fâcheuses si Marini n'eût travaillé, avec beaucoup de générosité, à obtenir la grftce de son assassin. Murtola n'en conserva pas moins contre lui im vif ressentiment , comme le témoigne la réponse qu'il fit an pape Paul V : « J^ wro^ lui dit-il, ko fallUûl « témoignant ainsi que son seul regret était d'avoir manqué son coup. On a encorede lui deux poèmes latins : Janus (1598, in-12) et yutrieiarum sive Naniarum (idrii// (1602, în-12 }, et des poésies italiennes. P.

TlnboMfai, St^ria dêita IfiUr. Itatiana^ VllI.

MrBTiLLB {Pierre-J^icolas AnoRé,dit), littératear français, né en 1754, à Paris, où il est mort, le l<r janvier 181 5. Il débuta dans la carrière littéraire sous le nom d'André, que portait sa famille, et ne tarda pas à l'abandonner pour prendre celui de Murville, en annonçant avec emphase qu'il le rendrait Mentôt fameux. Après avoir vainement pris part aux concours de l'Académie française, il obtint en 1776 on demitriomphe, et partagea le prix' de poésie avec Gruet, élève de Delille. On l'entendit alors s'écrier : • Je serai de l'Académie à trente ans, ou je mebrAlerai la cervelle. » — « Taisez- vous donc, cerveau brdié », lui répondit fa célèbre Sophie Aroould, dont il devint le gendre peu de temps après. Murville n'entra jamais à l'Académie; mais il en assiégea les portes avec une obstination fanfaronne. Indigné, en I79i, de n'avoir pas lem* porté le prix, il se leva au milieu d'une séance

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