NANGIS
temps en temps un Àvatour (on homme-dieu ) , pour ramener le bien sur terre,car toutes les forces physiques et intellectuelles éprouvent des épuisements périodiques ; c'est là le sens des incarnations de Vischnou : la dernière, qui doit sauver le monde , est celle de Nanek, qui fermera l'époque du dernier Koli-Youga, ou ftge corrompu. A cette doctrine Nanek a mêlé les idées pauthéistes ou idéalistes du bouddhisme ; tous les corps, tous les hommes, et tous les dieux ne sont, selon lui^ que les ombres, sans réalité, de rÊti'e suprême. « Ce que je suis, tu l'es aussi ; tout le monde est une apparence sans fond. » Mais il s'ccarte du bouddhisme en rejetant le monar chi^me, et en préchant les lM>nnes œuvres conune seule essence de la religion. La religion doit être une religion de paix ; sa cuirasse doit se composer de raisonnements. Le culte institué par Ntfnek est des plus simples. ,Ou chante des can-. tiques; puis on apporte le livre saint, VAdi- 6ran/A,auquef on sacrifie des fleurs, de Targent et des fruitH. Ces offrandes appartiennent de droit au prêtre officiant , qui distribue des confitures et a«itres mets doux , comme cela se pratique dans le culte des Vaïchnoudas. Nanek, qui représente la Divinité comme être invisible, n'en admet au(.une représentation figurée. Du nom de Nanek, appelépar ses sectateurs Baba ( père) et Genron (mattre),on nommait Gondonra&a le conseil général delà nation, qui régissait les Sikhs f)endant on certain temps, et qui était censé délibérer sons l'inspiration immédiate do Dieu invisible. Les cérémonies d'admission consistent à laver les pieds des néophytes dans une eau appelée pahuL Nanek a inventé aussi des caractères particuliers d'écriture pour les livres sacrés de la secte ; ils sont appelés gomen mhonkis. Avant sa mort, ne trouvant aucun de ses fils digne de lui succéder, il choisit un de ses disciples, Lina ou Labana, dont il changea le nom en Angkad, Ses successeurs ont été tous appelés Gonrous, et n'ont exercé dans le premier siècle que des fonctions spirituellas. Nanek lui-même mourut dans une ville des bords du Ràwi , dont les eaux recouvrent maintenant sa sépulture* Raudjit Singh, l'un des derniers souverains de Lahore, a fait frap{)er des monnaies avec l'efligie da sectateur, nommées roupies de Nanek , et valant deux francs. Cn. Rumelin.
Forslrr. yoyatie de Bengale a Saint- Pètenbourv, — Crawfurd, Skitchcs relativeg to the hi$tory of (he HindooSf Àtiatle researthei. — Raiimer, HlstoriseAes Tt^ scfienbnch de 183t. — Itugel, Kaschmtr und doi Reich der Sikhs.
NAN6IS ( IVicolas OB BRicBAiiTGAtf, marquls OE ), général français, mort en novembre 1654. Il descendait d'une famille noble et ancienne, qui tirait son nom de la terre de Bricliantel ou brichanteau, située dans la Beauce; son père, Antoine, colonel du régiment des gardes françaises, avait reçu, le 2à février lâH9, la charge d'amiral de France. Pendant les guerres de la Ligue, il servit au siège de Laoa et au combat
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