IG
2« — Infanterie; 3* — Cavalerie:
*• — Artillerie ; ^ ~ Des ordres de bataille; ** — De Ui guerre défensive , De la guerre offemi^'e ; De la force des armées sous Napoléon et
sous Louis XIV ; Batailles d'Eylan et d'Iena; Bataille d'Essling; Moscou;
Retraite de Russie et de Saxe ; Campagne de 1813; BataÛle du mont Saint- Jean ; Légion d'honneur ;
Comparaison de la marche de Napoléon en 1800 avec celle d'Anuibal en 218 av. J.-C.; Conclusion (t. VI).
Quelque* considérations sur la guerre de Sept nnx [i. Vil).
Précis des guerres dé Frédéric 11. -^ Campagne 4et75G. —1" et 2* campagnes de 1757. —Campagnes de 1758 à 1762 (t. VII).
Précis des guerres du maréchal de Turenne. — Campagnes de 1644 à 1651, de 1658, de 1667, de «672 à 1675 (t Vil).
Notes sur l'ouvrage intitulé : Mémoires pour servir à C histoire de Charles- Jean XI F y roi de Suéde
m IV).
Aux Mémoires dont nous venons d'indiquer le contenu par une analyse sommaire, il faut ajouter, pour compléter les dictées de Sainte- Hélène, les deux ouvrages suivants :
M, Précis des guerres de Jules- César écrit par M. Marchand à l'île Sainte- Hélène^ sous la dictée de r Empereur; Paris, chez Gosselhi, 1856, in-8«.
^ Campagnes d* Egypte et de Syrie, Mémoires P^ur servir à Vhisloire de Napoléon, dictés par l"i à Sainte'Hélène et publiés par les ^s du gé'
KOtT. BIOCR. GENER. — T. \XXVII.
RBCUULS divers du OtUVRBS DE NAPOLÉON.
37. Collection générale et complète des lettres^ proclamations, discours, messages, etc. de Napoléon le Grand, rédigée d'apréi le Moniteur, etc., classée suivant Vordre des temps et accompagnée de notes historiques, publiée par Chr.-Aug. Fischer; Leipzig. 1808-1815, 2 vol. in-8«.
58. Correspondance inédite, officielle et cot^entielle de Napoléon Bonaparte avec les cours étrangères, les princes, tes ministres et les généraux français et étrangers en Italie, en dUcmagne et en Egypte , mise en ordre et publiée par le général Ch,'Th. Beauvais; Paris, chez Panckoucke, 1819- 1821 , 7 vol. in-8o.
39. Œuvres de Napoléon Bonaparte, 6 vol. in-8« ; Paris, chez Panckoncke, 1822.
Quelques exemplaires portent le nom d'Emile Babeuf, qui avait acqnis de Panckoucke le restant de cette édition. Babeuf a réduit le nombre des vo* lûmes à cinq en réunissant, pour n'en former qu*uu seul, le premier et le dernier volume de l'édition Patickoucke.
40. Œuvres complètes de Napoléon (édition publiée avec des notes historiques par F.-L. Linder et A. Lebret) ; Stuttgart et Tubhigue, à la librairie do de J.-G. Gotta, 1822-1825, 5 vol. in-8*.
41. Œuvres choisies de Napoléon; Paris, à la librairie ancienne et moderne, 1827,4 vol. in-32.
42. Œuvres choisies de Napoléon ; Paris, cbez Philippe, 1829, 6 voL in-18. ^
43. Œuvras littéraires et politiques de NapO" léon; Paris, chez Delloye, f840, in-32.
44. Recueil de pièces authentiques sur le Captif de Sainte-Hélène , de mémoires et documents écrits ou dictés par l'empereur Napoléon , suivis de lettres, etc.^ etc.; Paris, chez Corréard , 1821- 1825, 12 volumes, in-8«.
Ce recueil a besoin d'être consulté avec critique et discernement ; on y trouve dVxcellents matériaux, parfois mal édités et souvent mêlés d'éléments d'une authenticité fort contestable. i
45. Napoléon. Biographie des contemporains (par Léonard Gallois) ; Paris, chez Ponthieu, 1821, m-%\
De nouvelles éditions de cet ouvrage ont été faites, parfois sOus d'autres titres, en 1821, 1826, 1829 et 1830. Ce sont des notes extrailes, avec plus ou moins d'exactitude, des Jugements de Napoléon sur ses contemporains , et rangées sous des noms propres par ordre alpliabétique.
46. Opinions de Napoléon sur divers sujets de politique et d'administration recueillies par un membre du conseil d* État iVe\ei de la Lozère) et récils de quelques événements de Vépoque ; Paris, chez Firmin Didot frères, 1833, in-8*.
Cet onvrage, qui est d'un esprit distingué, représente avec modération les sentiments et les préjugés de l'école libérale sur Napoléon.
Thibaudeau, dans divers ouvrages indiqués d-aprês (n»* 118, 119, 136, 137), a publié au>d plusieurs extraits des opinions émises par Napoléon dans le conseil dÉtat Pelet (de la Lozère) s'est
iVAPOLÉON K'
proposé de compléter ces importaoles pubUcatloni de Thibaudeau.
47. Napoléon t $es opinions et jugemenU sur les hommes et sur les choses, recueÛlis par ordre alpha bé tique , avec une introduction et des notes, par M. Damas-Uinard ; rarîS| chez Dofey, 1838, 2 vol. 'm-99.
Celte œuvre d'u* esprit éloquent, sympathique et trto-élevé , a eu une seconde édition augmentée et çà et là améliorée en quelques détails sous le titre suivant :
Dictionnaire" Napoléon f ou Reetteil alphabé" tique des opinions et jugements de Cempereur Napoléon l*'f avec une itttroduetion et des notes, par Ifo Damas-Hinard, 7 édition ; Paris, diez Pion, 1854, un fort vol. in-8'*.
48. Napoléon^ recueil par ordre chronologique de ses lettres^ proclamations , bulletins , discours sur les matières civiles et politiques^ etc.^ formant une histoire de son règne écrite par lui-même et oeeompagnée de noies historiques , par M. Kerraoysan; Paris, diez Pirmiu Didot frères, 183S-i853, 5 voL in- 12.
Bien que réduite en S volumes, cette collection est la moins incomplète , la mieux choisie et la mieux disi>05ée qui ait encore été publiée.
49. Maximes de guerre de Napoléon. Bibliothèque portative de rofficler; Paris, ItiSO, ih-S2.
Gc petit livre, composé par le général? Hnsson, n'est pas, croyons- uou^ dans le commerce; c'est un recueil d'extraits faits Judicieusement dans les œuvres de Nd|X)léon, et relatifs à Tart de la guerre.
50. Conversations religieuses de Napoléon } récit authentique de sa mort chrétienne^ avec des documeuls inédits de la plus haute importance oxi il révèle lui-même sa pensée intime sur le christianisme, et des lettres de MM. le cardinal Fesch, Montholon, Hudson Lotte,.., ^ par le chevalier de Beauterne; Paris, 1840, in-8».
fragments religieux inédits, sentiments de Napoléon sur la divinité de J.-C, Pensées inédites recueillies^ Sainte-Hélène par le comte de Montholon , par le chevalier de Beauterne ; Paris, 1841, ln-8».
Nom avons hésité à placer ces deux ouvrages parmi les recueils authentiques des écrits et des paroles de Napoléon ; mais on y trouve tant de pensées élevées, vraies, conformes aux événements de la captivité de Saiute-Hélètie, que nous nous sommes décidé à ne pas les comprendre ptfrai les livres apocryphes dont il va être fait menUon.
51. Correspondance de Napoléon i*' publiée par ordre de Cempereur Napoléon III; Paris, à l'imprimerie impériale, in-4". |
Cette publication, commencée en 1858, compte en ce moment (Juin 1885) douze volumes. Nous n'en dirons rien, ayant l'honneur d'y concourir. Es|)érons que le cadre fort étendu do cette publication permettra d'y comprendre, un Jour, les oeuvres di; Napoléon à Sainte-Hélène, qui attendent encore une édition digne d'elles.
N[. Pion a été autorisé à faire, de la Cvrrespon* dance de Napoléon /"*, une édition in-8<', (pil est seule dans le commerce.
OCovres Apocryphcft.
Les écrits faussement attribués k NapoIOon sont plus nonilireui qu'on ne le croirait, dans un tenjps où il semble qun personne n'a pu se flatter de soustraire au contrôle de la publicité un livre portant un nom auw retentissant II y a eu toutefois plus
d'un écrivain tenté par le succès de cette ro\'sti6c3tion é|}liémèrc. Mais tous n'ont yas cédé aax mêmes motifs ; les uns n'ont obéi qu'à la passion de b aiomnie et du dénigrement : ce sont ceux qui ont fibriqué tes Quarante lettres d'amour, la lettre ifcrite par Napoléon do inilieii des massacres rfc Took», la lettre à Talma, la lettre an prince Jérôme, roi de ^Veslphalic, pour le rappeler an devoir de la fidéliiê conjugale, etc., eta; d'autres, au cootnire, oot I été mus par de pieuses considérations que ctirro- I l)orait en eui f espoir d*une bonne spéculation défi- ; brairie , et ils ont cru surprendre un public eotboa* siaste en faisant de Napoléon un personuagf orné d'agréments de leur invention ; tels sont les éilltein des Maximes du prisonnier de Sainie-Béiène, ôa Lettres du Cap, etc. ; d'autres, enfin, KCtaira déterminés de certains partis religieux oo poliUqDes. ont résolument prêté à NapoMondes asfrtisoseï des idées qu'ils tendaient à faire prévsiV>ir mv k couvert de cette haute autorité. Les écrits apocryphes de la première catégorie ne sont qoe ntprisables ; ceux de la seconde ne méritent pas qo'uo les tire tous de l'oubli où ils sont tombés; mais oeoi de la troisième offrent de l'intérêt au point de m des idées auxquelles se rattache le nom de Kif-oléon, et nous en dirons ici quelques mots.
52. Confessions de Napoléon ; Paris, 1816, 2 ^ol. petit in-8«. — Nous croyons savoir, avec qodqtK certitude, que cet ouvrage , sans nom d'auieor, et Tcpuvre d'un ftl. Piepteur, ancien cbirorçioimajor delà grande armée. Dans ces Confeum^, Napoléon raconte lui-même ses initiations anx sociétés secrètes et les relations qu'il a toujours w> avec elles; comment il s'est élevé par leur sccoa ^ et comment il est tombé le Jour où il a cesé d'éirr |)our elles un instrument. — Il est certain qi» k^ sociétés secrètes ont joué un grand rôle daiu h temps modifies, rôle trop souvent inaperçu <b historiens et des politiques superficiels ; il est c>f • tain que Napoléon s'en est fortement préoccupé rt qu'il a eu avec les sociétés secrètes des n-iJt'i>o' fréquentes et mêmes continues, sinon par lai -iiièff'f< du moms par sa police et par quel(iues-uDS de *fi grands dignitaires ; il est certain encore qw >ai'^ léon a rencontré l'opposition des sociétés seavifi. lors du Concordat, lors de rétabUssement de riJ"' pire héréditaire, lors de la reconstitution d'une n» blesse nouvelle, et qu'en 1815 il a dâ voirconil'ia leur hostilité était devenue irréconciliable. Toutofi ^ il ne fauilrait point s'exagérer l'importance de ai ennemis occultes, si persévérants qu'ils puisseol ctri'. du catholicisme et de l'ordre monarchique. ^>'" léon s'en est parfois serv i ; Il les a plus souvent eDC*>re poursuivis et troublés dans leurs voies souterraio^î: mais il n'a jamais été pour eux? un auxiliaire.
33. Des Bourbons en H 15. Manuscrit de C>'' d'Elbe, dicté par Napoléon et publié parleginenl comte Bertrand^ nouvelle édition ; Bruxelles, lf-% opuscule in-8o de 78 pages (avec les deux proclaflutions du golfe Juan l"*^ mars 4815) .
Cet opuscule, composé de télcs de chapitra pî-»* que d'un traité ex professa du sujet aunoiicé, H une tentative de démonstration à l'api^ii de ci<tc double conclusiou historique qui a élé à l'état UdnL dans les meilleurs esprits de «804 à «815 et qui •-'^l vait être en 1848 l'objet d'une si éclaUnle nunifc$<i^ tion, à savoir : 1 • que les Bourbons sont détiw» d^ souveraineté ; V qu'il n'y a plus de IcgiUwi»' < France qoe |MMir la quatrième dynastie fondé? V Naiwléon. Mais bien que ceUc double idéeaue incontestablement, un des ai>crçtt8 systéiuatiqu^'ï
NAPOLÉON l*'
Napoléon, on ne trouve, dam l'oavnge destiné à la ioutenir, aacunc des énergies d'esprit et de parole qni distinguent toutes les œuvres de cette grande intelligence. Nous ne savons même pas si l'on doit attribuer cet écrit à l'illustre et fidèle serviteur dont il porte le nom ; le général Bertrand, plus républicain que monarchique, sans qu'il s*en doutât comme bien des gens de sou temps , n'avait rien dans l'esprit de ce qu'il fallait pour comprendre la thèse cidessus indiquée. Ce n'est pas à lui que Napoléon en aurait confié le développement. M. Quérard, dans U France littéraire, attribue cet écrit, nous ignoroos sur quel fondement, an comte de Montholon. Ce dernier, en effet, plus que le général Bertrand, était en état de comprendre ce qui peut faire décheotr les dynasties ou les rendre légitimes; cependant la raison politique de cet hahile courtisan n'était pas formée à ce point, et nous laisserons à M. Quérard la responsabilité de son assertion, sans rien avoir nous-même à dire pour résoudre cette question de supposition littéraire.
Hais il est un autre Mnnu9crit de Pile d'Elbe^ et cjestcelui dont nous allons parler.
51. Manweril de CiU d'Elbe, Considérations sur Fétat de CBurope^par Napoléon, — Cet opuscule, que nous n'avons poiut vu imprimé à part, est reproduit dans l'ouvrage de Coston, Biographie des prémices années de is'apoléon Bonaparte, Ou lit an -dessous du titre cette indication : « Papier oublié (par Napoléon) dans son secrétaire à l'Ile d*E1be, trouvé après son départ par le capitaine Campbell, communiqué par la maîtresse de celuici, copié sur l'autographe de Napoléon. » — Ce manuscrit est une exposition, faite avec les couleurs les plus sombres , des dangers qui menacent l'Europe par suite de la chute de l'Empire. Napoléon leol pouvait maîtriser la révolution. Débarrassée de son unique régulateur, provoquée par le triomphe momentané, impossible, des rois de Fancien régime, la révolution, après s'être affranchie de ses nouveaux maîtres d'un jour, va désormais reprendre son cours en Europe contre toutes les institutions de l'ordre social, etc. Il y a là évidemment des idées familières k l'esprit de Napoléon, souvent exprimées par lui ; il T a là, déplus, un style incorrect, inégal, mais divers et puissant, et nous avons hésité à ranger cet écrit parmi les œuvres apocryphes de Napoléon. Tontefois, il nous a paru que l'auteur, à nous inconnu, de cette habile composition n'a su imiter, pour le fonds et la forme, «lue les premiers écrits du jeune Bonaparte. En 181S, l'Empereur prévoyait des orages pour l'avenir ; mais sa puissante raison, alors toreinc, les signalait sans violence et sans trouble.
53. Napoléon peint par lui-même ; notes prises par vn américain à PHed*Blbe; Londres, t8l8, in-8".
Cet opuscule, en français et en allemand, par un soi-disant Américain qui ne donne pas son nom, «t encore un manuscrit de l'Ile d'Elbe ; l'auteur avoue qu'il s'est trouvé seul dans le cabinet de l'Empereur et qu'il eti a profité pour prendre copie d'un manuscnt laissé par niégardc à sa portée. L'ouvre ainsi copiée subrepticement ne manque pas de certaines qualités ; c'est une élude du caractère de Napoléonien qui Tantenr trouve plus de qualités «itraordinaircs que de véritable grandeur.
56. Extraits de Lettres écrites pendant la Ira- ^*rsrede Spilhead à Sainte-Hélène; Paris, 1817, •Ti-8», «56 pages.
^'Lettres écrites de Longwood et connues jus- 9^i*i sous te titre de I.ettres dn cap de Bonnc- ^*P*rancc.
88. Maximes et pensées du prisonnier de Sainte- Hélène, manuscrit trouvé dans tes papiers de Las Casas (sic); traduit de V anglais; Paris, 1820, in-8«.
89. Chagrins domestiques de Napoléon Bonaparte à Visle de Sainte-Hélène ; précédé (sic) défaits historiques de la plus haute importance; le tout de la main de Napoléon et écrit sous si dictée. Papiers enlevés de son cabinet dans la nuit du 4 au 6 mai 1821 et publiés par Edwige Santiné (sic), ex-huissier du cabinet de Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène ; suivi de notes précieuses sur les six derniers mois de la vie de Napoléon ; Paris, septembre 1821, in -8'*.
Les quatre opuscules dont nous venons de rapporter les titres se composent de prétendues explications, etc., fournies par Napoléon lui-même sur les principaux épisodes de sa vie et de son règne. Les Lettres du Cap ont seules quelque valeur. L'ouvrage attribué k Noél Santini, dit Edwige Santiné par l'ignorant falsificateur, ne contient que'de grossières suppositions sans aucune connaissance du sujet traité.
60. Le Manuscrit venu de Sainte-Hélène d'une manière inconnue; Londres, chez John Murray, 1847, in-f^ — Cet opuscule, très-souvent réimprimé sous le litre qui précède on des titres analogues, excita, lors de son apparition, une sensation immense, et il fut traduit dans touteslesJangues d'Europe. On y retrouvait les idées et le style de Napoléon, le secret, l'explication de toute sa politique. C'était comme une révélation. La police voulut proscrire ce livre étrange, objet d'une curiosité enthousiaste ; il s'en répandit des copies faites à la main, que l'on découvre aujourd'hui encore précieusement conservées» Il y a quelques années nous avons en entre les mains une nouvelle réimpression de cet écrit, qui ne sera peut-être pas la dernière. Cependant les esprits quelque peu avisés n*avaienl pas tardé à concevoir des doutes sur l'authenticité du Manuscrit de Sainte-Hélène ; mais, comme le livre manifestait une pensée d'une forte distinction, on en rechercha fauteur parmi les écrivains émincnts du parti libéral : Mme de Staél, Benjamin Constant , Sieyès furent tour à tour désignés. On se trompait dans ces conjectures, et l'on sait ou l'on croit savoir aujourd'hui que le Manuscrit de Saintt'Hciène est l'œuvre d'un Genevois, M. Lullîa de Châtcauvieux ( Jacob-Frédéric ). C'est du moins làTassertion po^ûtive de M. Achille de Vaulabelle dans son Histoire des deux Restaurations ( tome V, p. 203, delà 2« édition, de 1833).
Napoléon, qui a connu le Manuscrit de SatiitC" Hélène vers la fin de 1817, et qni en a été luimême fort intrigué, a fait quarante-quatre notes pour le réfuter, et de plus il l'a formellement désavoué par le premier article de son testament.
Ce désaveu, ainsi fait avec solennité, est particaliérement significatif; car le Manuscrit de Sainte- H'icne a pour but de démontrer que Napoléon «,'tait rtiommq. de la révolution ; or, il est fort important de voir le soin r|ue Napoléon a pris de repousser pour son œuvre on caractère aussi exclusif. Napoléon a sauvegardé et organisé la révolution, il est vrai, mais en la réconciliant avec d'autres principes qui n'étaient pas la révolution elle même. Il a été i'iiomme d'une grande transaction ; il a dû lutter contre plusieurs sortes de résistances ; sa politi<pie n^i jamais été la satisfaction et le Irioînplie d'un spul parti.
Le Manuscrit de SainlC'Hélène a été publié pour b première foi» avec des notes de Napoléon en un
Tolumc in-8®, de U7 pages, Paris, chez Baudouin, en Iîf2l . Celle publication a été faite par le général Courtaud, à qui Napoléon avait dicté ses quarantc- (liiatre note» sur le Manuscrit de Sainte-Hélène.
61. Le Manuscrit venu de Sainte- Hélène apprécié ù sa Juste valeur ;V3ins, chez Michaud, «817, in-«",
lu pages.
CTcsl la première réfutation qui ait été faite de ce fameux libelle.
Parmi les compositions apocryphes nous placerons encore les deux opuscules suivants de nature fort différente :
62. Entrevue de Bonaparte avec plusieurs muftis et imams dans antérieur de la Grande Pyramide, dite de Chéops. — Cette Entrevue, souvent reproduite, est une sorte de profession de foi musulmane faite en «798 par le général en chef de Tannée d'Egypte. U est fort douteux que Napoléon ait voulu ifui même conserver par une relation, dont il eût été l'auteur, le souvenir d'un stratagème politique d'une moralité aussi contestable. Tout ce qu'on peut dire pour l'authenticité de cette relation, c'est qu'elle a été insérée dans le Moniteur du 7 frimaire an vu (27 novembre «798) et que, dqmis, elle n'a pas été l'objet d'un désaveu. Mais on doit remarquer que le MoniUuren l'an vu n'éUît pas un journal officiel; que, soumis alors k PinBuenccdu Directoire, ce journal a pu se prêtera quelque maligne invenUon des hommes hostiles à la gloire du général Bonaparte ; que si Napoléon, de retour en Europe, n'a pas protesté contre cette publication du Moniteur , il y eut à cela bien des raisons ; nous n'en citerons qu'une : l'embarras pour le premier consul de rappeler Tattention, même par un démenti, sur ce qu'il avait réellement fait et dit en Egypte, sinon pour les sceptitpies de Paris du moins pour les croyants du Caire.
63. Giulioy conte sentimental improvisé par Napoléon; Paris, chez Hubert, «852, in-52.
Ce roman fut improvisé, dit*on, en 1805. Nous en ignorons l'auteur qui a su fort habilement imiter la manière de Napoléon, mais c'est la manière de ses premières années.
Oan*as«t difren tor Napoléon.
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