I9EP0S
Tait dans le premier siècle aTSDt J.-C. n fat | l'ami de Ctoéroa, de Pomponius Atticos et da puéte Catulle; mais on manque de renseignements précis sur sa Tie. La date de sa naissance doit être placée entre les années 96 et 86 avant J.-G. ; celle de sa mort est certainement postéfieure à l'an 32 avant J.-C. Le lien de sa naissance «st aussi incertain , et c'est par ooqjecture qu'on k fait naître à Vérone on dans un village voisin. L'opinion qui le fait périr par le poison est dénuée de fondement* Les anciens citent de loi plusieurs ouvrages ; mais il n'en reste qu'un petit nombre de fragments, qui ne nous permettent pas de pdrter sur l'auteur un jugement motivé. Ces ouvrages sont : Chronica, espèce d'abrégé d'histoire universelle en trois livres, à ce que l'on croit. Ausone, Aulu-Gelle, Solin nous donnent une certaine idée de cet ouvrage, et Catulle y fait allusion dans ces vers de la dédicace de ses poésies à Cornélius Nepos:
Jtm lam aunu et» unod Ittloran , Omne cvan tilboi expttcare cliartlt DocUs, Jupiter 1 et UiwrUtalt.
( C'est toi qui le premier des Italiens osas eipliqiier tous les âges dans trois livres savants, par Jupiter ! et qui ont coûté de grands travaux. ) — Bxemplorum liM ( les Livres des exempies ), dont Charisius cite le second livre et Aulu-Gelle le cinquième; c'était probablement mi recueil de dits et de faits remarquables dans le genre de la collection faite plus tard par Valerius Maxime; — De Viris illusiribuSt dont les anciens grammairiens citent les livres II, XY, XVI ; quelques critiques pensent que c'est le même ouvrage que le précédent, cit^ sous un autre titre; — une Vie de Cicéron ; — Lettres à Cicéron : Lactance donne un extrait d'une de ces Lettres; — des Poésies f si l'on en croit Pline le jeune, qui le place dans la même catégorie avec Virgile , Ennius et Accins ; — De Bistoricis. Dans la vie de Dion qui porte le nom de Cornélius Nepos, on trouve la phrase suivante : « Mais de celui-d plus de choses sont exposées dans mon livre qui traite des historiens. » Plusieurs critiques pensent qu'à ce traité appartenaient les Vies de Caton et â^Atticus qui existent encore aujourd'hui. Telles sont les seules traces authentiques <|ue nous trouvons chez les anciens de la vie et des ouvrages de Cornélius Kepos ; elles auraient à pebe assuré sa mémoire, si la critique morleme n'avait rattaché à son nom yn petit ouvrage promptement devenu (k>pulaire dans les écoles.
En 1471 il sortit des presses de Jenson à Venise un volume in-4« intitulé jEmilii Probi de vita excellentium tmp^a^ortim, contenant les biographies de vingt généraux illustres, dix-neuf grecs et on perse, dans l'ordre suivant, qui s'est retrouvé identique dans tous les manuscrits : Miltiade, Tnémistocle^ Aristide, Pausanias, Cimon, Lysandre, Alcibiade, Tàraspbule, Conon, Dion, iphicrate, Chabrias, Timothée,
Datame^ Épaminondas, Péloj^es^AiéiHu, JBumène, Phoeiony TimoUoiH, A U suite fenaient troi6.chapitres intitulés De AeyiftNi» doinant de très-courtes notices de cectaiis iimen rois de Perse et de Macédoine, de l'inda Dei^fi de Sicile et quelques-uns des plus ranarquiiilei snccessenra d'Alexandre. L'ouvrafse le tenuBiH par des biographies d'l7amîto/(r et d'Aasiiiai. En iètedes Fiei on lisait une préface oonnaçant par ces roots : « Je ne doute pis,Attias, que beaucoup ne regardent ce genre d'osTnie comme léger et peu digne des ti^-granis Mimes. B Enfin, en, tête de tout l'ouTrage le troo* vait une dédicace en vers à l'empereur TModoM contenant ces mots :
SI rufat auctorem, paolatlB delcfe i Tune Oomlno nomen, me tciat eue Proba&
(S'il demande l'aUleur, dévoile peu à pesnolie nom à reropereiir, qu'il sache quejeniiPnK bus.)
Une seconde édition du même oonage fut pb* bliée à Venise. in-4o, sans date, par BeniardiDU Venetus ; on y trouve de plus que dans b préeé dente une biographie de Caton. U prau^ partie du volume porte pour titre JEi^ P^ historid Ifxeeltentium imperaionm titx; la seconde : jEmilii Probi Devinrumiliuh iriwn vita. Une troisième édltioo,iD-l*> ^ date et sans nom de lien ni d*impriiM9r< ^ reconnue pour avoir été imprimée ï Bfibn, u plus tard en 1496, fut publiée nos letitit d'iEmiiius Probus, De Viris Ulustrilm.vK addition de la Vie de Caton, Il parut dios b première moitié do seizième siècle de notnlii^ ses éditions de cet ouvrage, mais no» vm^ changements , excepté dans l'éditioD de Str» bourg, 1606, qut, sur l'autorité de plosieorso»nuscriU, attribua la Vie d!AUicus à Corad» Nepos. L'édition de Denys Lambin. Paris. 1^. 10-4° , marque une époque déciaite dans rtetoire du livre aUriboé àiEmilius Probes. Udbin ne se contenta pas de revoir le texte avec le plus grand soin, il revendiqua l'ounage pjj Cornélius Nepos. Son principal argumcott^*^ que le style de ces biographies est trop ^^ trop net, trop sûnpie pour a|)partenir à la lio^ incorrecte, recherchée, obscure et presque w* bare de la fin du quatrième siècle. L'argooM est excellent quant à l'époque, mais doo qo«« à l'auteur. On peut regarder l'oavra«e cornine une production du siècle d'Auguste; il ««^ prouver que Cornélius Nepos en »*.***"^'^ ce point les arguments de Lambin aoot ntf' faibles ; il cite un passage de la Vie de Cam très-concluant en ce qui concerne ^J/L* mais qui ne prouve rien pour les autres w* phies. On sait en effet que les Vies de Cst^ et d'Atticus ne font pas partie de la corop» tion d'iEmilius Probus. Lambin insiste surK'^ de liberté qui respire dans tout «'«"'"JJ? qui aurait été déplacé sous Théodose; en «j»^ sant cette raison fondée, elle neprouferain»