‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 66 sur 118 · SI · texte numérisé non relu

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lecteur à Bampton en 1785, prédicateur à- ^hiteball en 1788, et archidiacre de Saint-David en 180Ô. On a de lui : aMemoir of D, Towitson, archdeacon qf Richemond ; Oxford, 1783.

Townson avait été son protecteur, et Churton trouve pour le louer des paroles simples et touchantes , bien supérieures à Temphase ordinaire des panégyristes; — Bampton lectures; 1785, in-8° : ce sont huit sermons sur les prophéties relatives à la destruction de Jérusalem; ^the Lives qf William Smyth^ bishop o} Lincoln, and sir Richard StUton, knight,/oun» ders oj Brazennose collège ;OidoTd, 1800, in-8* ; ^ the Life cfAlexander Nowell, dean of Saint Paul*s, etc. ; Oxford, 1809, in.8»; — a MemoirofD, Richard Chandler, placé en tête d'une nouvelle édition des Voyages de Chandler en Asie Mineure et en Grèce.

Rose. UTew biograpMcal dietionarif.

* GHWOSTOW (Dmitri IwanowUsch^comte), poète russe, né à Pétersbourg, le 19 juillet 1757, mort dans la même ville, le 3 novembre 1835. Élevé à Moscou, il suivit les cours de l'université de cette ville, et en 1772 U entra avec le titre d'officier dans la garde impériale; en 1788 il servit comme premier lieutenant sous les ordres de SuwarofT. Il entra au sénat en 1797 et dans le conseil privé en 1800. Il s'occupa de poésie vers 1779, composa des odes, des comédies, et traduisit en russe plusieurs chefs-d'œuvre français , tels que l'^ir^ poétique de Boileau et VAndromaque de Racine. Ses Œuvres complètes ont été imprimées à Saint-Pétersbourg, en 1817, in-8''.

Otto, Lehrbuch der russichen Uteratur. — Concertât, Lèxicon.

GHTDBNius (Samuel), physicien et mécanicien finlandais, né en 1727, mort le U juillet 1757. Il étudia à Upsal sous Lmné , Vallerius et Klingenstiem, et dès lors il fit paraître deux Dissertations importantes , l'une sur la diminution des eaux dans le golfe de Bothnie, et l'autre sur les résultats utiles que produiraient en Suède les canaux navigables. Attaché à la faculté de philosophie de l'université d'Abo , il fit construire à ses frais un laboratoire de chimie. Puis il entre[frit de nombreux et pénibles voyages , clans le but d'améliorer la situation de la Finlande; sondage des lacs et des rivières, construction des canaux , nivellement des terrains, tels furent les travaux qui le préoccupèrent particulièrement. Un accident terrible causa sa mort. A la descente d'un torrent, il tomba dans un gouffre, au moment où il se penchait pour mesurer les eaux. Son corps fut retrouvé huit jours plus tard.

Bioraphie universelle de MM. Welss et Forne.

GHTRKOUH {Assod-Eddyn ) , prince ,turc , fï^re d'Aïoub et onde de Saladin, né dans la première moitié du douzième siècle, mort le 22 du mois de gemady-él-thany de l'an 564 de l'hé-

gire (1109 de l'ère chrétienne). Chyrkouh et son

frère étaient d'origine carde ; ils se rendirent dans l'Irak, et se mirent au service de Baharooz, goovemeur de Bagdad pour les sultans Sei4joiicides. Baharouz ayant reconnu beancoap de valeur et d'habileté dans les deux frères, les cfaargM de garder le château de Tekryt; mais Chyrkoiih eut le malheur de tuer un homme, et ftat forcé, ainsi qu'Aïoub, d'aller chercher fortune ailleiin. Les deux frères se rendirent d'abord près de l'atabek OmarEddyn-Zenghi , qui commandait dans Mossoul, le servirent quelque temps, et ^ssèrent de là à la cour de Noureddyn-Zea^, sultan de Damas, d'Alep et d'une grande partie de la Syrie. Ce prince confia à Ghyrkooh le commandement de l'armée chaiigée de protégb Adhed, onzième khalife fathimite d'Egypte, contre l'ambition de son grand- vizir Chawer. Chyrkouh partit, emmenant avec loi son nevea Toussouf, le jeune fils d'Aïoub. Ce Youssouf devait peu d'années après devenir le souverain de l'Egypte et de presque tont l'Orient, sous le gtorieux nom deSalah-éd-dyn (Saladyn). Chawer, effrayé, appela à son aide les Ftancs, comnyndés par Amaury, roi de Jérusalem ; mais il fiit batta ainsi que ses alUés. Chyrkouh, victorieux et maltre de toute la Thébaïde, courut soumettre la basse Egypte, et se fit ouvrir les portes d'Alexaedrie. Les Francs de Syrie, voyant l'armée du roi Amaury en force au cœur de l'Egypte, oonrureot lui offrir leurs bras et demander le partage da butin. Hors d'état de résister à cette nuée d'ennemis, séparé de tous les renforts qui ponvaieet lui venir de la haute Syrie, Chyrkouh oonsenlit à terminer les hostilités par un traité, n fot convenu que les croisés et les troupes syriennes évacueraient également l'Egypte, sans être inquiétés, et qu'Alexandrie, dont Chyrkouh avait donné le commandement à son neveu Youssoof, rentrerait au pouvoir de Chavrer. Les Francs n'exécutèrent pas fidèlementles danses du traité, et Chyrkouh, qui était retourné à Damas, i«ntra en Egypte. Il attaqua les chrétiens.à Belbéys, et les eut bientôt chassés de tout le territoire de l'Egypte. Il fit son entrée au Caire le septième jour du mois raly-èl-thany de l'an 564 de l'hégire. Accueilli par les habitants de cette viOe avec des acclamations d'allégresse, comblé d'honneurs par l'atabek Adhed , il reçut aussi la visite de Chawer, qui le traita avec une politesse affectée , tout en projetant de l'attirer chez lui et de le faire périr avec ses principaux émirs. M^i# ceux-ci déjouèrent les projets du grand->Tizir, et le mirent à mort. Adhed, heureux d'être <wfi« délivré du vizir dont la tyrannie l'avait si Kn^ temps réduit au rôle d'esclave, nomma Chyrkouh Tizir suprême, généralissime (émyr^ gyouch), et lui conféra le titre honorifique d'él- Mélek-êl-Mansour (leroi secourable). Chyrkouh prit possession de ses hautes fonctions sans rencontrer aucun compétiteur : U alla loger dans le palais du grand-vizir, et signala les premiers joon de son autorité par des laigeiees aux tconpet

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CHYRKOUH — CaBmRÉE

f|ui Taraient accompagné en Egypte. Mais à peine jouissait-il de ce poste éminent, qii'U tomba malade et mourut, au Caire, après avoir gouverné l*Égypte pendant deux mois et cinq jours. Son nerea Youssouf Saladin lui succéda.

It^erbelot, iNbliothéqu» orientale. - Marcel» ÉnptM moàeme, dans VUnkver» pUtoresijue,

GHTB-SGHÂHou SHBB^KHAiff, priuce indien, d*orignie afghane, né au commencement du seizième siècle, mort le 24 août 1545. Son preuiier nom était Feryd. n quitta sa patrie pour aller chercher fortune dans Ilnde. Il entra d'abord au service du prince du Béhar, et se fit remarquer par son courage, qui lui valut le surnom de Chyr-Kan (seigneur brave comme un lion).

Après la mort du souverain du Béhar, il s'empara de cette province, au détriment de l'héritier légitime. H prit ensuite possession du Bengale, et marcha avec une grande armée contre Tempereur mongol Houinaïoun. Celuid, d'abord battu, et forcé de se réfugier à Agra, reprit bientôt l'ofTensive; mais il fut encore défait, le 10 de moharrem 947 de l'hégire ( 19 mai 1540) et obligé d'abandonner ses États. Chyr-Khan, devenu maître de l'indonstan, prit le titre de •chah , et étendit de. tous côtés leê limites de son empire. C'était un prince sage et juste. Les tra- Taox qu'il fit pour la sécurité et le bien-être des "Toyageors, travaux qui daus toute l'Asie sont à U charge du souverain, étaient conçus sur une échelle dont aucun règne antérieur n'avait pu loi donner l'idée. Dans toute la largeur de TlndoQstan, du Gange à l'Indus, il fit construire une grande route bordée des deux côtés d'arbres fruitiers, avec des puits de deux milles en deux milles, et à chaque étape des caravansérails, où les voyageurs étaient défirayés sur le trésor public. Il s'était attaché surtout à faire rendre une bonne justice à ses sujets; la sécurité était générale, et lorsque Cliyr-Schah périt, dVue explosion de poudre, en faisant le siège d*one citadelle, sa mort fut regardée comme un maUieur public. Son fils Sélim, qui lui succéda, ftit moins sage et moins habile que son père; et lorsqu'il mourut lui-même, neuf ans après, laissant le trône k un enfant, l'empire fondé par Chyr-Schah fut déchiré par les dissensions de la famille royale et par les nombreuses révoltes des umrahs et des vice-rois. On voit encore aujoardlmi à Sasseram, près de ^jyonpour, le tombeau de Chyr-Schah; c'est un des plus beaux raoDoments de Ilnde.

b. de Janeigny et X. Raymond, Inde, dans VUniven pêtt&retQMe»

CBTET5, femme ou esclave favorite du roi de Perse Khosrou-Parviz, qui régna depuis 590 jusqo*en 628 de J.-C. On ignore si Chyryn est un personnage historique ou purement légendaire. Ses aventures, qui rappeUcnt celles de Geneviève de Brabent et de Berthe aux grands pieds, ont été oélébrées par les poètes persans Firdousi, Djamy et Niiamy.

OnBcfbdot, BêbttothèQWê otttHttiie»

MOT. BHWa. HMTIBS.

T« ir.

GHTTRÂB OU chVteaus, dont le vrai nom était KOGHHAFF (^David), théologien protestant, né à Ingelfingcn, en Souabe, le 26 février 1530, mort le 25 juin 1000. Il étudia à Tubingen, où il eut pour maître Camerarius, puis à Wittenberg, où il vécut dans la maison et recueillit les enseignements de Mélanchthon. Plus tard, en 1551, au retour d'un voyage en Suisse et en Italie, il devint et resta professeur à Rostock , malgré les ottre» brillantes que sa réputation lui valut de la part de plusieurs gouvernements. En 1555 il assista à la diète d'Augsbourg et aux conférences religieuses qui eurent lieu dans diverses localités, telles que Worms, Torgau, Naumboorg, et Jiiterbok. L'^npereur Maximilien n le chargea de l'organisation des temples protestants en Styrie et en Autriche. Chytrée eut aussi une grande part à la rédaction de la Formule de concorde {Formula concordiœ). Ses principaux ouvrages sont : Chronicon Saxçniay ab anno 1500 ad annum 1593; Leipzig, 1593; — ffistoria Coj\fessi<mis Augustanx; Rostock, 1576, in-4°: c'est l'édition la plus soignée; et Francfort, 1578, in-4*';— Oratio de statu ecclesiarum in Grœcia, Asia, À/rica, Bohemia; Wittenberg, 1575; Francfort, 1583; — de Lectione historiarum recte instituenda ; Strasbourg, 1563, et sous cet autre titre : Chronologia historiée Uerodoti et Thucydidis; Hchnstœdt, 1586, in-4*'; — Regulx stwUorutn, seu de ratione discendi inprâpci" puis artilnu recte instituenda; Leipzig, 1595, în.8°.

Crenlos, Animadv, philoioç. — Preher, Theatrum. ~ Telsslcr, Éloge t, IV.

CHTTRÉB ouCHTTEAUS (Nathan), poète latin allemand, frère de David, né à Menzingen, le 15 mars 1543, mort à Brème, le 25 février 1 598. Il étudia à Rostock, sous la direction de son père, pois k Tubingue, et en 1594 il fut appelé dans la première de ces deux villes à professer la langue latine. L'année suivante il visita la France, l'Angleterre et l'Italie. A son retour, il devint professeur de poésie. £n 1593 U alla à Brème en qualité de recteur du gynmase de cette ville, où 11 mourut. On l'avait accusé d'avoir adhéré au calvinisme ; mais U se défendit de son mieux de cette accusation. H a laissé : Poematum omnium libri XVII; Rostock, 1579, in-8«; — Fastorum Ecclesix Christian^ libri Xil; Hanovre, 1584, in-8' (en vers); — Cassii Parmensis Orpheus, cum commentariolo ; Francfort, 1585,in-4o.

Creoliu, Anifnadv. pkil. — Brtcb et Graber, Jllçem. Ene^elopâdie.

ciUTTEÉE OU CBTTEifcvs ( Herman), voyageur suédois, natif de Vœ, dans la Scanie, vivait au milieu du seizième siècle. Il était recteur à llelmstaedt £n 1598, il fit à pied en Scanie un voyage chorographiquc et topographique. On a de lui : Monumenta prxcipua quœ in Scania, Hallandiaet Blekingia inveniuntur ; ôans les Monumenta Scanix de Lagerbring, I, pi. 3.

Laforbrtiiff , Monmm. Seani».

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