V. FrArb, Man. du Bibliog. Norm
CAUS (Salomon de).
* Supp.de Dieppc(Seine-Inf.), . . . vers 1576. f Paris, 28 février
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Célèbre Ingénieur. M. Zimmermann et quelques biog. allemands l'ont supposé originaire de leur pays ; non seulement sa dédicace des Forces mouvantes , adressée le 1 5 février 1 6 1 5 , au roi très chrétien (Louis Xlll), dont il se dit le « très obéissant subject » et la formule royale du permis d'imprimer, autorisant la publication de Salomon de Caus comme t estant nostre subject » ; non seulement cette dédicace prouve sa nationalité française, mais, en outre, il est absolument affirmé, et par lui-même, qu'il était Normand. Dans une let- U-e datée du 6 décembre 1618, il écrivait aux Echevins de Rouen, t comme estant du pays. » Seraitce à dire qu'il était Rouennais ?
Rien n'a pu être précisé jusqu'à ce jour et l'on est plutôt porté à le croire Dieppois, car, d'autre part, la naissance de son neveu à Dieppe, Isaac de Caus, et sa liaison, prouvée par sa lettre du 8 novembre 1619, avec Guillaume Levasseur, de Dieppe, (V.ce nom.) en semble une preuve. Salomon de Caus passa une grande partie de sa vie à l'éiranger, d'abord en Angleterre, comme attaché au Prince de Galles, (depuis Charles I^»*), puis en Allemagne comme Ingénieur de l'électeur de Bavière. Cependant les lettres de Salomon de Caus découvertes par M. Ch. de Beaurepaire, dans les archives de la Seine- Inf., prouvent qu'il était en pourparlers, en 1618 et 19, avec la ville de Rouen pour la construction d'un pont, et, rattachant ce fait au document pubhé par M. Danjou , (Arch.
curieuses de THist. de France, 2" ^^ t. II, p. 439 et 640), relativement au Bail du nettoiement des ^isti places de Paris, conclu le 30 mars 1621, entre Salomon de Caus et la municipalité de Paris, on peut déduire avec certitude que l'Ingénieur sollicita et entreprit des travaux en France. C'esf à lui qu'ap-
partient la découverte des propriétés de la vapeur comme force motrice. Le marquis de Worcester, auquel les Anglais en ont fait l'honneur, la lui avait empruntée.
Salomon de Caus mourut à Paris, mais il est faux que Richelieu l'ait fait enfermer comme fou à Bicèlrc.
« Salomon de Caus a esté enterré à la Trinité le samedy dernier jour de Febvrier 1626, assisté de deux Archers du Guet, » (Reg. d'enterrements des protestants de Paris, conservé au greffe du Palais-de- Justice de Paris). Cet acte pubUé par M. Ch. Read, (Bull, de la Soc.
de l'hist. du protestantisme franc, t. 1 1, p. 362), résout les trois questions, restées douteuses, du lieu, de la date de mort et de la religion de Salomon de Caus. Les Biog. font donc erreur en fixant sa mort à
La perspective, avec la raison des ombres et miroirs, Londres, 161 2, in-fo. — Les raisons des forces mouvantes avec diverses mcuhines tan/ utiles que plaisantes, aus quelles sont adjoints plusieurs desseings de ^otes et fontaines, Francfort, 1615, m-f®.
— Institution harmonique, Francfort, 161 5, in-f**. — Description des jardins du château d* Heidelberg,
Francfort, 1620, in-f*. — La pratique et démonstration des horloges solaires, Paris, 1624, in-f®.