‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 131 sur 180 · ALARD — ALARIC · texte numérisé non relu

ALARD — ALARIC

quarante-deux ans. Entre auti-es écrits, on a de lui : 1° De veterum musica liber singularis ; Schlesingen, br. in-12; — 2° Commentarius perpetuus in G. Valerii Flacci Setini Balbi Argoyimiticon ;'LeiTpiig, 1630, in-8° ; — 3° Laurifolia, sive poematum juvenilium apparatiis; Leipzig, 1627, in-12 ; — 4° Nordalbingia, histoire du Holstein depuis les temps de Charlemagne jusqu'à l'an 1637, imprimée dans "Westphalen, Monumenta inedita rerum germanicarum; Leipzig, 1739, in-4°; — 5° Grxcia in nuce, seu lexicon novum omnium grsecse linguee vocitm primogeniarum ; Lips. , 1628, in-12 ; — 6° Delicias Atticse ; Lipsiae, 1624, in-12.

Woller, Cimbria litterata, I, 7. — N. Alard, Decas Alardorum, p. 21. — WestpUalcn , Monumenta , t. I;

*Ai.ARD (Nicolas), biographe allemand, né à Toenningen le 6 septembre 1683, mort à Hambourg le 13 février 1756. Il étudia à Kiel, et devint pasteur d'une des principales églises de Hambourg. Son principal ouvi'age a pour titre : Decas Alardorum scriptis clarorum, Hambourg, 1721, in-12; c'est la biographie de ses ancêtres, et particulièrement de François Alard. Il a laissé une histoire manuscrite du monastère de Reinbeck.

.lôclier, AUgemeines Gelehrten-Lexicon, 1. 1, p. 186, et supplément d'Adelung.

* ALARD { Marie -Joseph- Louis ) , médecin français, né à Toulouse le l*"" avril 1779, mort à Paris en 1850. En 1794 il prit du service dans l'armée du Rhin , comme chirurgien sous-aide. Quelques années après il rentra dans la vie civile , et se fit recevoir docteur en 1803. Lié avec Dupuytren etLacépède, il fut nommé, dès 1811, médecin en chef de la maison de la Légion d'honneur de Saint-Denis et de ses succursales. Il était depuis longtemps un des plus anciens membres de l'Académie de médecine. Il a publié , enti-e autres : Essai sur le catarrhe de l'oreille; Paris, 1807, in-S"; — Histoire de l'é- Uphantiasis des Arabes, 1809, in-8°; — D« siège et de la nature des maladies, etc., 2 vol. in-8% 1821; — De l'inflammation des vaisseaux absorbants, etc., in-8°, 2" édit., 1824.

Sacliaille (Lacliaise), les Médecins de Paris.— Quérard, France littéraire. — M. J. Bourdon, dans le Dict. de la Conversation, 2^ édit.

ALAKic, nom de deux rois des Visigoths de la famille des Baltes , race célèbre dans les fastes de ce peuple.

ALARIC 1"', est mentionné pour la première fois dans l'histoire en 395 de J.-C. C'était l'époque où les Goths se réunirent aux armées de Théodose le Grand pour combattre les Huns, qui menaçaient alors l'empire d'Occident. Ce fut grâce à cette alliance même qu'Alaric parvint à connaître la faiblesse de l'empire romain, connaissance qui lui fit prendre la résolution de l'attaquer. La discorde qui régnait entre les successeurs de Théodose , Ilonorius et Arcadius , et entre leurs ministres Rufin et Stilicon ( voy. ces

INOUV. BIOGK. UNIVEUS. — T. I.

noms ) , facilita l'exécution de son plan. Excité, soldé même par Rufin , il dévasta vers l'an 400 de J.-C. les provinces romaines situées au sud du Danube , menaça Constantinople , et parcourut la plus grande partie de la Grèce en la pillant. Cependant Stilicon parvint à l'arrêter, et, après d'horribles ravages, Alaric fut obligé de battre en retraite. Mais, peu satisfait des vains honneurs qu'on lui avait décernés , et du titre de général romain dont l'avait investi Honorius pour se servir de lui contre Arcadius , son frère , il n'hésita pas, après avoir été proclamé par son armée roi des Visigoths, à envahir l'Italie, malgré tous les efforts de Stilicon, qui réussit pendant quelques années à repousser l'agresseur, par les batailles qu'il gagna sur lui aux rives de l'Adda et dans les champs de Vérone. Plein d'estime pour son adversaire , Alaric accorda la paix qu'on lui demandait , mais il exigea un dédommagement pour ses frais de campagne. D'après le conseil de Stilicon, Honorius lui promit 4,000 livres pesant d'or. Stilicon perdit la vie avant que cette somme fût payée. Alaric conduisit, en 409, son armée en Italie, pour rappeler à Honorius ses promesses : l'empereur se réfugia à Ravenne, et Alaric bloqua Rome, qui fut obligée de se racheter par une énorme rançon. Puis recommencèrent les négociations : l'empereur rejeta les conditions du vainqueur, et ce dernier vint assiéger Rome une seconde fois. Les habitans, réduits par la famine , souscrivirent à un nouvel accommodement : le sénat proclama empereur à la place d'Honorius le conamandant de la ville, Attale ; mais celui-ci montra si peu d'habileté , qu'Alaric lui fit abdiquer publiquement, en 410, une dignité pour laquelle Attale n'était pas fait. Après une dernière tentative auprès d'Honorius , Alaric assiégea Rome pour la troisième fois. Les Goths pénétrèrent dans la ville, la pillèrent, en incendièrent une partie, et dispersèrent quelques-uns des plus précieux trésors des lettres et des arts. On vante cependant la modération qu'Alaric montra en cette occasion : il avait recommandé d'épargner les églises , ainsi que ceux qui s'y étaient réfugiés. La capitale du monde alors subit le sort qu'elle avait fait éprouver longtemps aux cités prises par ses armes : les richesses , que pendant tant de siècles l'avidité des Romains avait amassées dans toutes les parties du monde, devinrent en un jour la proie des barbares. Alaric abandonna Rome , après y être resté six jours ; son dessein était de conquérir la Sicile et même l'Afrique. Il ravagea la Campanie, la Fouille et la Calabre, et allait s'embarquer pour l'Afrique , lorsque la mort Je surprit à Cosenza, en 410. On l'enterra dans le lit du Busento : afin que les Romains ne pussent découvrir ses cendres, on avait détourné les eaux de cette rivière, auxquelles ensuite on fit reprendre leur cours. Le même conte a été fait pour les cendres d'Attila. Pendant que les Goths se livraient au désespoir, Rome et l'Italiq

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