‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 22 sur 180 · ABDOUL-HAMID · texte numérisé non relu

ABDOUL-HAMID

manow. Battues au premier choc , les milices ottomanes se laissèrent entamer de toutes parts. Le principal corps d'armée, cerné dans son camp à Schoumla , se mutina , et cette révolte contraignit Abdoul-Hamid à souscrire au traité de Koutchouk-Kaïnardji (21 juillet 1774), qui affranchit les Tatars de Krimée et prépara leur réunion à l'empire de Russie. La paix si chèrement payée ne fut pourtant qu'illusoire ; le cabinet de Saint-Pétersbourg continuait sourdement son système d'empiétements. Abdoul-Hamid ne pouvait opposer aucun moyen de répression aux violations faites à la foi jurée par son enneiui. La nouvelle viUe de Kherson s'élevait sur les bords du Dniester ; son port devait contenir les flottes russes construites sur la mer Noire. Les apprêts d'envahissement de la part de l'impératrice Catherine, qui associait l'Autriche à ses desseins, excitèrent heureusement l'attention des puissances maritimes. La Prusse s'entremit pour porter le divan à recommencer la guerre. Des succès obtenus par Hassan-Pacha contre les beys d'Egypte, enfin réduits à la soumission, avaient relevé le courage des Ottomans. Abdoul- Hamid, confiant dans les promesses de la Prusse et comptant surtout sur l'habileté d'Hassan- Pacha, ordonna le blocus de l'embouchure du Dniester. La campagne de 1788 s'ouvrit par la bataille de Kinburn, dont l'avantage, chèrement payé, demeura à Souvarof. Dans le même temps, les Autrichiens, alliés des Russes , ûanchissaient la Moldavie. Une brusque attaque des Turcs, sous la conduite du gi^and vizir loussouf, contraignit Joseph H à se replier sur Larsgoth , et son vainqueur réduisit en cendres le bannat de Temesvar. Mais la journée d'Otchakof (6 décembre 1788), qui termina cette campagne, rétablit les affaires des alliés et coûta la vie à vingt-cinq mille Turcs. Otschakof et Choczim tombèrent au pouvoir des Russes , et l'empire turc parut menacé de ruine. Ce fut le dernier événement du règne d' Abdoul-Hamid , qui ne put en supporter la nouvelle. Ce prince mourut à l'âge de soixante-deux ans, et eut pour successeur son neveu Sélim El. [Enc. des g. dii m., et Conversations-Lexicon. ]

Hiimnner, Histoire de l'Empire Ottoman. — D'Olisson, Tableau général de l'Empire Ottoman.

ABDOCL ou ABDCL-MÉLER. FOZ/eS Ann-EL-

Mélek.

* ARDOVL-HAMiD-BET, voyageur français, dont le véritable nom est Du Couret, naquit à Hnningue en 1812. Il partit, en 1834, pour l'Egypte , d'où il remonta le Nil jusqu'en Abyssinie, et revint en Egypte le long de la côte occidentale de la mer Rouge. Il adopta l'islamisme, fit le pèlerinage de la Mecque, qui lui valut le titre de hadji, traversa une grande partie de l'Arabie, et aborda, épuisé de fatigues et de maladies, à l'île de Bourbon. De là il se rendit en Perse, où il fut accusé d'intrigues politiques et mis en prison. Délivré de sa captivité à prix

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