ADAD — ADALBERT
raon, qui lui assigna une terre, et lui donna pour épouse la sœur de la reine.
II Samuel, cli. 8 et 10.— I Cbron., chap. 19.- Josèpbe, Antiq.jud., liv. VU et IX.
* ADADCBOV {Vasil EucloMmovitcli) , èdr vant russe, né à Saint-Pétersbourg le 15 mars 1709, mort dans sa ville natale le 5 novenibre 1780. Il fut nommé en 1762 curateur de l'université de Moscou, et en 1778, membre de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Ou a de lui plusieurs livres élémentaires sur l'orthographe de la langue russe, sur l'arithmétique et la mécanique. 11 fut précepteur de l'impératrice Catherine H.
Eugenius, Rusic. Pisatelei.
*AO.EUSou ADDiEUS('A5Saio;), poëte grec, natif de la JMacédoine, vivait vers 320 avant J.-C. 11 ne nous reste de lui que quelques épigrammes. Selon Jacobs, il ne faut pas le confondre avec Addœus de Mitylène, dont il nous reste aussi quekpies épigrammes, et qui avait écrit deux ouvrages en prose (irspi AiaQs'cjsw; et Tispl 'A^a^^- (;.aT07ioitov).
Alliénée, Deipnosoph., XI, 471 ; XIII, 606. — Anthologia pricca, t. VI, 228; VII, Bl; X, 20. — Bruncli, Ânalict., t. 11, 224.
AUAiu l^James-Makittrili), médecin écossais, ne en 1728, mort en 1802 à Harrowgate, dans le comté d'York. Il se fit remarquer par son habileté et ses querelles avec plusieurs de ses confrères, particulièrement avec Pliilippe Thicknesse. Il exerça longtemps son art à Bath, et fut nommé médecin des troupes coloniales à Antigoa. Ses principaux ouvrages ont pour titre : 1° Médical cautions for the considération of Invalids, those especially who resort to Bath; Bath, 1786, in-8"; — 2° Unanswerabte arguments against the abolition of the slave-trade; 1789, in-8"; — 3° Essai sur les maladies à la mode (fashionable diseuses); 1789, in-8°; — 4" Anecdotes of a physician metaphorically defunct (sous le pseudonyme de Benjamin Goosequil); 1790, in-S"; — b" A philosophical and médical sketch of the natural history of the Uuman Body and Mind; Bath, 1787, in-8°.
Clialnocr's Biograp/iical DicUonary. — Watt's BibUotlicca brilannica.
*ADAiR (James), voyageur et marchand anglais, vivait vers le milieu du dix-huitième siècle. Il résida quatre ans parmi les tribus sauvages de l'Amérique du Nord, et publia un ouvrage intéressant, intitule History of the american Indians, particulary those nations adjoining of the Mississipi, East and West Florida, Georgia, South and North Carolina and Virginia; Boston, 1770, in-4°; réimprimé à Londres en 1775. L'auteur y cherciie à démontrer que les Indiens de l'Amérique septentrionale descendent d'une colonie juive.
Dingrapkical Dictionar;/. — Volney, Tableau du Climat et du sol des États-Unis d'Amérique, p. 433.
ADALAK». Voy. A!>ALHARD.
AUALRERON, archevéque de Reims, chancelier de France, né vers le commencement du
dixième siècle, mort le 5 janviei" 988. Fils de. Geoffroi, comte d'Ardeime, il se distingua comme prélat et comme ministre sous Lothaire, Louis V et Hugues Capet. II combla de bienfaits l'église et le chapitre de Reims. Adalberon présida plusieurs conciles, où il parla en évêque zélé pour la discipline et les di'oits de l'Église. On trouve plusieurs lettres de lui parmi celles de Gerbert, et deux de ses sermons dans la Chronique de Moissac.
Alberic, in C'Aro». — Suinte-Martlie, Gall.cliristiana.
ADALBEROK (Ascelin OU Azeliu), prélat français, né vers le miUeu du dixième siècle, mort le 19 juillet 1030. Il fut ordoimé évêque de Laon en 977, par le précédent. Prélat ambitieux, il eut la lâcheté de livrer à Hugues Capet Arnould, archevêque de Reims, et Charles, duc de Lorraine, compétiteur de Hugues, auxquels il avait donné \m asile dans sa ville épiscopale. II eut des démêlés très-vifs avec le célèbre Gerbert, devenu son métropolitain, et nuisit à sa réputation par son commerce intime avec la veuve de Lothahe. 11 est auteur d'un Poëme satirique en quatre cent trente vers hexamètres, dédié au roi Robert ; Paris, Dupuis, 1663, in-8°. Adrien de Valois en a donné une édition en 1663, in-8°, à la suite du Panégyrique de l'empereur Bérenger. On y trouve quelques traits curieux d'histoire. Il existe d'Adalberon quekpies écrits inédits.
ADALBERT ï'^"', marquis deLucques et duc de Toscane, mort entre 884 et 890. II fut rétcibli en 847'dans le duché de Toscane, dont son père Boniface II avait été dépouillé par l'empereur Lothaire 1". Il soutint Carloman contre Charles le Chauve dévoué au pape Jean VJII, et méprisa l'excommunication lancée contre lui.
ADALBERT îi, duc de Toscane, fils du précédent, régnait de 890 à 917. A cette époque les grands feudataires se disputaient les lambeaux de l'empire de Charlemagne. Il eut des querelles sanglantes avec l'empereur, Guido, duc de Spolète, et Arnolphe, roi d'Allemagne. On le regarde comme la tige de la maison d'Esté.
ADALBERT, roi d'Italie, fut associé au trône le 15 décembre 950 par son père Bérenger II, envoyé contre l'empereur Othon I, qui entreprit en 961 la conquête de l'Italie. Adalbert fut abandonné de son armée , et se réfugia auprès de Kicéphore Phocas, empereur de Constantinople. Après l'année 968, l'histoire n'en parle plus.
ADALRERT, marquis d'Ivrée, père de Bérenger II, roi d'Italie, mourut en 925. Le marquisat d'Ivrée , qui comprenait la plus grande partie du Piémont, était la clef du passage des Alpes. Adalbert appela deux fois, en 899 et 921, des concurrents français à la couronne d'Italie, pour en dépouiller Bérenger r', dont il avait épousé en premières noces la fille Gisèle. Mais il échoua dans ses tentatives, et son beau-père lui pardonna.
Graivius, Thésaurus antiq., et Jiist. Italix. — Muratori, yinliq. Ital, medii cevi, et Annali d'itulia.
*ADAi.BERT (Henn-G'iiillaume), prince de* Prusse, né à Berlin le 29 octobre 1811, fils du prince Guillaume , oncle de Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse. Il suivit, comme tous les membres de la famille royale de Prusse, la carrière militaire , et manifesta de bonne heure le désir de voyager. En 1826, il visita la Hollande; en 1832, il parcourut l'Angleterre et l'Ecosse; en 1834 et 1837, il visita la Russie, la Turquie, la Grèce et les îles Ioniennes ; enfin en 1 842 il s'embarqua sur une frégate sarde, pour le Brésil. Les résultats de ce voyage parurent à Berlin, 1847, sous le titre: Aits meinem Reisetagbuch, 1842-1843; cet ouvrage a été tiré à un très-petit nombre d'exemplaires , et il n'en existe dans le commerce qu'une traduction anglaise. On y remarque surtout un abrégé des révolutions du Brésil , et une esquisse oro-hydrographique de l'Amérique méridionale. A son retour du Brésil (le 11 juillet 1843), le prince Adalbert fut nommé inspecteur général de l'artillerie, et, après la révolution de 1848, il fut chargé de l'organisation d'une marine allemande centrale. C'est à cette occasion qu'il pubha : Denkschrift ûber die Bildung einer deutschen Flotte ( Postdam, 1848 ). [Conversations-Lexicon , édit de 1851.]
ADALBERT. VoiJ. ALDEBERT.
ADALBERT (saint), de Prague, l'apôtre des Prussiens , né vers le milieu du dixième siècle , mort en 997. Il était fils d'un seigneur bohème. De 973 à 982, il reçut à l'école du Dôme de Magdebourg une éducation monacale. Dès 983 il fut promu au siège de Prague, dont il était le second évêque; et c'est vraisemblablement en cette qualité qu'il conféra le baptême à saint Etienne. Mais sa sévérité, ses habitudes morales, et son inflexible attachement aux pratiques de l'Église romaine, lui suscitèrent de grandes difficultés : il fit de vains efforts pour détacher les Bohèmes de leurs coutumes nationales et de leurs pratiques païennes. Découragé par le mauvais succès de sa pieuse ardeur, il quitta son diocèse en 988 , et passa ses jours à Monte-Cassino et à Rome , dans des cloîtres , Jusqu'à ce que les Bohèmes le rappelèrent de leur propre mouvement en 993. Mais à peine deux années furent-elles écoulées, que, aigri de nouveau par les coutumes païennes dont il fut témoin, il retourna dans son cloître à Rome, et de là accompagna l'empereur Othon III en Allemagne. Après avoir visité les monastères de Tours et de Fleury , il revint à Gnezna chez le duc Boleslaf de Pologne , et prit ensuite la résolution d'aller convertir les idolâtres de la Prusse. C'est à Dantzig qu'il commença à baptiser; puis il passa en Prusse. Mais à la seconde tentative qu'il fit de prêcher le christianisme, il fut, le 23 avril 997, massacré par un habitant du pays , à l'endroit où est située maintenant la petite ville de Fischhausen. Sa dépouille mortelle, achetée au poids de l'or par Boleslaf, dqnna lieu , assurert-on, à des miracles