‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 116 sur 276 · BRICE · texte numérisé non relu

BRICE

— De Contractu Sortis, seu Loterisc; .— Be

causa indulgentiarum : etc.

Érasme, Epist., lib. I cl VII. - Valùrc André, Bibliotheca Belgica.

BRIARD ou BRiARDE (ZflJw&erO, jurisconsulte flamand, né à Dunkerque , mort à Malines le 10 octobre 1547. Il a laissé plusieurs ouvrages de droit.

Éra&me, Epist, lib. I et VII. — Valére .\nûT6, Vibliotheca Belgica.

BRiAXis. Voy. Bryaxis.

BRicci. Voy. Brizio.

BRiccio {Jean), polygraphe italien, né à Rome en 1581, mort dans la même ville en 1646. Il était fils d'un matelassier, et acquit, presque sans maître, un grand nombre de connaissances. 11 composa , dit Prosper Mandosio , plus de quatre-vingts ouvrages, entre autres: Y Histoire de la création du monde; -^ les Vies de saint François et de saint Charles ; — un Calendrier pour l'an 1613, à l'usage des séculiers;— des Rimes sur les maris qui vivent loin de leurs femmes; — une Description des pays septentrionaux ; — la Mort du Grand Turc ;

— la Description d'une baleine trouvée à Saint- Sever ; — l'Éloge de l'ànesse et de la chèvre, etc.

Son fils Basile, et sa fille Plautille, se rendirent recommandables , le premier comme mathématicien , musicien, architecte et peinti'e ; la seconde, par son talent pour la peinture.

Prosper Mandosio, Bibliotfieca romana , etc.

BRICCIO {Paul), historien ecclésiastique italien, mort en novembre 1665. Il entra dans l'ordre des Récollets , fut théologien de la duchesse de Savoie, et chargé d'une négociation en Espagne. Il obtint l'évêché d'Albe en 1642. Il a publié : Seraphica , subalpines D. Thomee provincise monumenta regio subaliiinorum principi sacra ; Turin, 1647, in-fol.; — De' progressi délia Chiesa occidentale per sedici secoli; Carmagnole, 1648, 1650; Turin, 1652, in-fol.

Mazzuchelli , Scrittori d'Italia.

BRICE {saint), prélat français, natif de Tours, mort dans cette ville le 13 novembre 444. Il fut élevé par saint Martin, à qui il causa de grands chagrins par son indocilité. Après son entrée dans le monde , Brice se fit remarquer d'abord par la dissolution de ses mœurs ; mais, revenant ensuite à de meilleurs sentiments , il fit pénitence de ses erreurs , et fut élevé au siège épiscopal de Tours après la mort de saint Martin. Accusé de manichéisme par Lazare, qui, plus tard, fut évêque d'Aix-la-Chapelle , Brice parvint à se justifier, et convainquit de calomnie son adversaire. Quelque temps après , il ne fut point aussi heureux : chassé par ses diocésains, il se réfugia à Rome, jusqu'à ce qu'il eût été rappelé par les habitants de Tours.

Baillet, P'iesdes Saints, 13 novembre.

BRICE, en latin brixius {Germain), théologien français , natif d'Auxerre , mort dans le diocèse de Chartres en 1538. Il entra dans la carrière ecclésiastique, fut aumônier du roi et

BRICE — BRICHETEAU

, hanoine de la caUiédrale de Paris. Outi-e quel-

i|ius opuscules, il a laissé : Germani Brixii

riinnina; 1519, in-4"; — Dlalogus de episco-

patu et sacerdotio, sive de dignitate et onere

episcopi Ubrisex; 152G, in-8"; — Chrysostomi

liber contra genfiles, Babylx, Antiocheni

l'piscopi et martyris, vitam continens ; 1528,

;n-i"; — Sexdecim homiliœ Chrysostomi;

(:)33, in-4°; — Chrysostomi in epistolam ad

Rornanos homilias octo priores ; 1546.

Papillon, Bibliothèque des auteurs de Bourgogne.

*imiCE (François), capucin et orientaliste,

lé à Rennes vers la fin du quinzième siècle, après

iviiir été missionnaire en Egypte et en Palestine,

là il acquit une profonde connaissance de la

aiiRue arabe, fut rappelé à Rome par la congié-

;ation de la Propagande , qui l'employa à traduire

iliisieurs grands ouvrages dans cette langue. Ce

;ont : Annalium ecclesiasticarum Csesaris

Jkiromi arabica epitome ; Romae, 1653-1671,

! vol. in-4''; — Annaliiim sacr. a creatione

nundl ad Christi incarnationem epitome

(il ( no-arabica; Romœ, 1655, in-4'*. C'est une

. ei'sion , quant à l'arabe seulement , des Annales

le V Ancien Testament, publiées par Salian,

^ouen, 1646, in-fol. 11 a aussi beaucoup travaillé

i la version arabe de la Bible publiée par

Vazari en 3 vol. in-fol., avec le texte de la Vul-

3;ate; Romœ, 1671. Les ouvrages du P. Brice

I iOnH fort rares , la plupart des exemplaires ayant

i ^té envoyés dans le Levant. Ce savant religieux

'st en outre auteur d'un ouvrage inédit, existant

i la bibliothèque de Rennes (n° 1 1 des manus-

prits), et intitulé Evangelii sancti Matthsei ex-

\oositioarabica,manuscriptaûreverendissimo

\natre Britio, rhedonensi capucino, Damasi

y.ommorante, 1647 et 1648, in-4'' de 370 feuillets,

'i 24 lignes par page, en caractères arabes.

P. Levot.

. Dcnys de Gênes, Bibliothèque dei Capucins, p. S5. — iVatalogue de la Bibliothèque de Rennes.

j BRICE {Germain), écrivain français, né à Pajrisen 1652, mort le 16 novembre 1727, publia |une Description de Paris, 1685, 2 vol. in-12; [la dixième édition de cet ouvrage, en 4 vol. in-1 2, iPst de 1752 ; elle a été revue, pour les 3 premiers I volumes, par Mariette, et, pour le dernier, par I l'abbé Pérau.

[ Son neveu , Etienne-Gabriel Brice, né à Pajris en juin 1697, mort le 18 novembre 1755,» [quitta les chartieux pour entrer chez les bénédictins de la congrégation de Saint-Maui', tra- |vailla à la nouvelle Gallia christiana, et laissa j une traduction inédite des Lettres de saint Basile. i Cbaudon et Delandine, Dictionnaire Jiiitoriqiie. i BlRicHE {Louis-André (l), vicomte de), géjnéral français, né lé 12 août 1772, mort à Mar- ! seille le 21 mai 1825. H entra au service en 1789, [et fit toutes les campagnes de la république et Icelles de l'empire jusqu'en 1814. 11 était colonel,

fi^ D'autres biographes lui dotinent les prénoms â'Adrini-Louis-Élisabeth-Marie.

en 1806, d'un régiment de hussaras. Ce fut avec ce régiment que, à la bataille de Saalfeld, il mit en déroute le corps prussien aux ordres du prince Louis ; celui-ci fut tué par un maréchal des logis du 10'' de hussards, nommé Guindé, avec lequel il avait engagé un combat corps à corps. Briche se distingua ensuite à léna par plusieurs charges brillantes. Envoyé en 1809 au siège de Saragosse, Briche exécuta, pour s'y rendre, une marche extrêmement pénible et dangereuse à travers les montagnes et des défilés gardés par les ennemis, et parvint enfin à sa destination. A la bataille d'Ocaîïa, où il commandait quatre régiments de cavalerie légère , il culbuta la droite des ennemis, et fut nommé général de brigade. I! ne se distingua pas moins à la bataille de Fuente de Cantos (1810), où il enleva aux ennemis six pièces de canon. Attaqué par les Espagnols à Talavera-la- Roa, il les poussa vigoureusement jusqu'auprès de Badajoz. Il se distingua encore à la bataille de Gébora et à celle d'Albufera, où il soutint, avec la cavalerie légère, l'attaque dirigée par le général Godinot à l'extrême droite de l'armée; et, après que cette bataille eut été perdue, il protégea la retraite sur Solano. Dans la retraite qui suivit la levée du siège de Badajoz , il commanda l'avant-garde. Il fit partie ensuite du corps aux ordres du général Gérard, qui força le général Castanos à se replier sur le Portugal. Attaché au 4° corps de l'armée d'Allemagne, il décida la victoire de Lutzen en attaquant à propos l'aile gauche victorieuse des ennemis après la bataille de Dresde. Briche reçut le commandement d'une division de cavalerie wurtembergeoise , et s'empara des redoutes du centi'e à la bataille de Bautzen ( 1813). La campagne de France ne lui fit pas moins d'honneur que les précédentes. Il se distingua surtout à Brienne, à Pont-Chéi7 près de Troyes, et à Rambervilliers. Briche s'attacha, en 1814, aux Bourbons, qui le nommèrent inspecteur général de la cavalerie. Après le débarquement de Cannes, Louis XVni l'envoya à Nîmes , avec la mission de s'opposer à Napoléon , mission périlleuse , et qui faillit coûter la vie à Briche. 11 fut destitué et exilé à Melun pendant les cent-jours. Après la seconde restauration, Briche fut nommé à la 9^ division militaire , et accepta la présidence de la commission militaire qui condamna à mort le général Mouton-Duvernet (1816). 11 commandait encore une division militaire quand il mourut, à l'âge de cinquante-trois ans.

Brevets militaires. — Moniteur.— De Courceltes, D«ctionnaire des Généraux français. — Biographie des Contemporains.

*BRicHETEAi: {Is'idore), médecin français, né à Saint-Christophe le 3 février 1789. Reçu docteur en médecine en 1815, il travailla avec Pmel au Dictionnaire des sciences médicales, et collabora au Journal complémentaire destiné à continuer ce Dictionnaire, ainsi qu'aux Archives générales de médecine. On a en outre

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(le lui : Traité théorique et pratique de l'hydrocéphale aiguë, oui fièvre cérébrale des em fants; Paris, 1829, m-8°; — avec MM. A. Chevallier et Cottreau , l'Art de doser les médicaments tant anciens que nouveaux, selon les différents âges, etc.; Paris, 1829; — Clinique médicale de l'hôpital Necker; Paris, 1834; — Traité analytique sur le croup, 1826.

Sachaile (Lachaise), les Médecins de Paris.,- Quérard, suppi. à la France littéraire.

BRicoGNE (N..... ), administrateur français, mort en 1837. Il entra, en 1802 , comme surnuméraire dans les bureaux du trésor public, où il devint premier commis en 1806. Il fut alors chargé de poursuivre le recouvrement de 140 millions dus au fisc^par une compagnie de banquiers. Au second retour des Bourbons, il reprit ses fonctions, que le retour de Napoléon avait interrompues ; mais il les abandonna quand le comte Corvetto remplaça aux finances le baron Louis. Nommé en 1816 maître des requêtes au conseil d'État , Bricogne fut destitué en 1819, pour avoir attaqué l'administration du baron Louis , et le rapport présenté par le comte Beugnot sur le budget de cette année. En 1820, il fut rappelé au trésor par le comte Roy, ministre des finances ; il découvrit le vol fait au détriment de l'État par le caissier Mathéo, et quitta sa place quand M. de Villèle parvint au ministère. Il fut envoyé en 1822 à Marseille, en qualité de receveurgénéral. llapublié : Opinion et observations .sur le budget de 1814, sur le budget de 1815, et sur les différents systèmes de finances suivis en France depuis l'an yiit jusqu'au 8 juillet 1815, par un créancier de l'État; Paris, 1815, in-8» ; — Quelques mots de consolation aux créanciers de VÉtat , en réponse à une opinion préliminaire sur les finances; Paris, 1815, in-8°; — Observations sommaires sur le projet de loi relatif à la cour des comptes, etc.; Paris, 1815, in-S»; — Examen impartial du budget présenté à la chambre des députés le 23 décembre 1815, et projets d'amendements; Paris, 1816, in-8"; — Situation des finances au vrai, mise à la portée des contribuables, pour prouver qu'une réduction de six millions sur la contribution foncière , dont cinq millions à la ville de Paris, doit être accordée dès 1819; swiwie de trente-six doutes et questions sur les comptes et les budgets; Paris, 1819, in-8'' ; — Errata du rapport de M. le comte Beugnot sur les voies et moyens de 1819, pour faire suite à la Situation des finances ouvrai; Paris, 1819, in-8''; — la Caisse usuraire dite hypothécaire examinée et calculée dans l'intérêt et pour le salut des propriétaires emprunteurs; Paris, 1820, m-8°.

Quérard, la France littéraire. — Journal des Débats.

BRiçoNNET (Guillaume), connu sous le nom de cardinal de Saint-Malo , surintendant des finances et principal ministi'e de Charles VllI, roi de France, mort à Narbonne le 14 décembre

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