BRODIE — BROECK
;iiln(^; et ses belles expériences sur les subs-
inccs toxiques, dont les résultats sont consignés
ans les Transactions philosophiques de 1819,
li valurent la médaille de Coplcy, la plus haute
écompense dont dispose la Société royale de
ondres. Depuis ce moment, la carrière de Brodic
e ftit plus qu'une suite d'honneurs. Professeur
'anatomie au Collège royal des chirurgiens (1819-
823), baronnet en 1632, professeur à la Société
lédico-chirurgicale (1839-1840), président et
ice-président du Collège royal des chirurgiens,
lembre du Conseil de la Société royale, corres-
ondant de l'Institut de France ( 1844 ), il occupe,
epuis la retraite de sir Astley Cooper ( 1827 ) , la
jsition lucrative et honorable de premier chirur-
en de la reine d'Angleterre. Brodie a apporté de
ès-nombreuses améliorations à la plupart des
i istniments de chirurgie. Plus que personne il a
î )ntribué en Angleterre à rendre plus rare l'em-
'I ci des moyens violents. Sans parler de ses ou-
1 rages sur les affections des voies urinaires et
\ ir les maladies des articulations, on lui doit
S e nombreux et importants mémoires dans la
f lupart des journaux médicaux de la Grande-
[retagne, et surtout de remarquables travaux
i liysiologiques , publiés de 1810 à 1812 dans les
i ransactions philosophiques, sur l'action des
jiîntres nerveux dans la production de la chaleur
juimale. Les ouvrages de M. Brodie sont : Lec-
hres on the deseases of the urinanj organs ;
il dernière édition est de Londres, 1849 ; — Ob-
^nations pathological et surgical , on the
I eseases oj joints, 5* édit., in-8°; Londres, 1851;
i- Physiological remarks, collected and re-
f ublished from the Philosophical Transac-
I mis ; Londres , 1851 . T. D.
The Lancet, 1850. — Archives générales de Médecine, V' vol., 2« série.
1 * BRODiiNSRi ( Casimir ), poète polonais, (' à Krolowko en 1791 , mort le 10 octobre S35. Il entra dans l'artillerie en 1809, et publia es 1811 ses premières poésies, intitulées Pienia •S ieskie; Cracovie, 1811. Après avoir été en garnison à Varsovie et à Modiin, il fit partie de expédition de Russie en 1812. Revenu à Craovie avec les débris de l'armée polonaise, il fit 'S campagnes de Saxe et d'Autriche en 1813. l était alors officier d'artillerie. A la bataille de iiCipzig, il fut fait prisonnier ; relâché sur parole, il vint séjoui'ner à Cracovie. A Varsovie, où il ie rendit ensuite, il fut chargé de professer l'esihétique à l'université. En même temps il se •osa, dans les journaux, en défenseur delà poésie [omantique, et se plaça au premier rang des critiques polonais. La suppression de l'université fî laissa sans emploi. Atteint d'une maladie de ioitrine, il obtint à grand'peine la permission de se [endrvi aux bains de Bohême. Il mourut à Dresde. pes Poésies complètes ont été publiées à Wilna, i 842 , 4 vol.
1^ Conversations -Lexicon.
BROË (Jacques-Nicolas de), magistrat (rm-
çais, né k Beauvais en 1790, mort en 1840. il fut chargé , sous la restauration , des fonctions du ministère public dans presque tous les procès politiques de cette époque; les principaux sont, en 1822, l'affaire de la souscription nationale , et, en 1826, le procès de tendance dirigé contre le Constitutionnel; le plaidoyer qu'il prononça pour l'affaire de la souscription a pris place dans le Reciieil du barreau français de Panckoucke. De Broë eut l'honneur de terminer débat qui depuis trois cents ans existait entre l'État et le duc de Bourbon au sujet de l'ancien comté de Vertus , assigné autrefois pour dot à la fille du roi Jean ; le procureur général , dont le réquisitoire occupa quatre audiences , fit preuve, en cette occasion, de l'érudition liistorique la plus consommée. Dans l'affaire de Paul-Louis Courier, il montri toute sa modération en arrêtant de nouvelles poursuites que ce publiciste s'était attirées par ses attaques contre les jurés, le président et le ministère public. Dans le procès auquel donna lieu l'empoisonnement Castaing , de Broë posa des principes qui ont fixé la jurisprudence relativement au corps du délit. Ce magistrat , nommé maîb'e des requêtes au conseil d'État, refusa, en 1827, d'entrer au conseil de surveillance des journaux; fut élevé, en 1828, au poste d'avocat général à la cour de cassation, et plus tard à celui de conseiller. Parmi les dis ■ cours de rentrée qu'il a prononcés , on remarque celui de 1823, sur l'Amour du vrai, et celui de 1827, sur la Conscience.,
Biographie des Contemporains.
BROECR ( Crépin ou Crispin Van den ) , peintre et graveur flamand, né à Anvers en 1530, mort en Hollande vers 1601. Il fut élève de François Floris, que les Flamands comparent à Raphaël , et il orna de ses tableaux plusieurs galeries princières et municipales. Comme graveur, il a principalement traité des sujets religieux : la Création du monde, en sept pièces ; — la Création du monde, depuis Adam jusqu'à la Construction de la tour de Babel, en neuf pièces ; — Jésus-Christ assis dans un baptistère; — un Christ en croix; — la Vie de In Vierge, en dix-neuf pièces ; — l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, V Adoration des mages, médaillons exécutés en clair-obscur.
Descamps, Vies des Peintres flamands.
BROECK (Barbe Fan<^e«), femme graveur flamande , fille du précédent , née à Anvers en 1560. Son père, qui fut son premier maître , la confia aux soins de Jean Collaert , dessinateur anversois, qui développa avec succès les heureuses dispositions de cette fille remarquable. Le-s principaux ouvrages de Barbe Van den Broeck sont : une Sainte Famille, A' a.'^T^s, Broeck père; — Samson et Dalila ; — Vénus et Adonis; — Mandonia aux pieds de Scipion ; — le Jugement dernier, qui est le chef-d'œuvre de cette artiste.
Huber, Manuel des Amateurs de gravures.
BROECK (Peter Van den), navigateur bollan-