‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 154 sur 276 · BROSSES · texte numérisé non relu

BROSSES

(ic français, né à Dijon le 17 juin 1709, mort le 7 inar« 1777. Il s'appliqua en iïi<^me temps à tHiide des sciences , des lettres, et à celle des lis. Très-versé dans l'histoire romaine, il oiilut compléter ses connaissances par des <i>agC8, et il visita l'Italie avec Lacurne de iiiiite-Palaye. Revenu en France , il fit marin r de front les travaux littéraires et les fonçons de la magistrature, entretint des correspon- ;inces avec les savants et les gens de lettres , aivint au poste de premier président du parleit nt de Dijon, et fut nommé en 1746 membre de Académie des inscriptions. Il se mit, à diverses l'inises, sur les rangs pour l'Académie française ; i:iis l'inimitié de Voltaire nuisit, dit-on, à sa canidature. Il faut dire aussi que les ouvrages du résident ne sont pas des modèles de style. La iispension des parlements, en 1771, lui procura e longs loisirs, qu'il se hâta d'utiliser et auxucls on doit une grande partie de ses travaux. :nrin il mourut à Paris pendant un voyage qu'il lisait dans cette capitale. Les principaux ouvra- :es du président de Brosses sont : Lettres sur 'état actuel de la ville d'Herculanum ; Dijon, 7ôO , in-8° (le plus ancien écrit sur ce sujet); - Dissertation sur le culte des dieux fétiches ; 7fiO, 1 vol. in-12: cet écrit fut inspiré par ;ette idée fausse que l'ancienne religion égypienne était le fétichisme actuel de l'Afrique ; — Histoire des navigations aux terres austra- 'es; 1756, 2 vol. in-4°; histoire entreprise sur e conseil de Buffon : c'est dans cet ouvrage kraiment estimable qu'ont été risquées pour la première fois les dénominations d'Australasie et le Polynésie; celle de Magellanie, imaginée alors pour désigner les terres australes ou le contioent que l'on s'attendait à trouver en avançant ' ?ers le pôle antarctique, est aujourd'hui oubliée; — Traité de la formation mécanique des langues; 1765, 2 vol. in-12, et an xi ; ouvrage trop systématique et de tendances un peu étroites, mais où l'on trouve, en dernière analyse, des 'idées de travail et des hypothèses qui n'ont f point été inutiles aux linguistes plus modernes; \^ — Histoire du septième siècle de larépublique <romaine; Dijon , 1777, 3 vol. iu-4°, mosaïque ; prodigieuse, dans laquelle l'auteur a su rassem- I hier des centaines de fragments de Saliuste, et i les réunir, en comblant les lacunes, en un tout : homogène complet. Un quatrième volume devait contenir le texte même des fragments et des I suppléments latins : le manuscrit en était achevé quand de Brosses mourut ; on se contenta d'en f imprimer la moindre partie à la fin du troisième [volume. On possède encore de lui beaucoup (d'articles, mémoires, etc., dans le Dictionnaire 1 encyclopédique et dans les collections de l'A- ■ cadémie des inscriptions , ainsi que dans celles de l'Académie royale de Dijon. Il laissa , de plus , divers manuscrits qui ont été perdus pendant la révolution. Enfin les Lettres historiques et critiques , écrites d'Italie , ont été publiées

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