BOURGEOIS
à l'étude des couleurs, en rechercha de plus belles et de plus fixes que celles dont on faisait usage, et suppléa l'outre-mer, devenu cher et rare, par le bleu de cobalt , qui ne verdit point. Il fit en ce genre de précieuses découvertes , notamment , en 1816, celle d'un carmin tiré de la garance. On a de lui: Mémoire sur les lois que suivent dans leurs combinaisons les couleurs produites par la réfraction de la lumière; Paris, 1813, in-12;
— Mémoire sur les couleurs de l'iris causées par la seule réflexion de la lumière, avec l'exposé des bases de diverses doctrines, présenté, comme le précédent, à la première classe de l'Institut en 1812 ; — Manuel d'optique eoopérimentale, à l'usage des artistes et physiciens; Paris, 1821, d'abord en 1 vol., puis en 2 vol. in-12 , avec lig. coloriées par l'auteur même ; le tome 2 de cet ouvrage contient im mémoire intitulé Existe-t-il des réfrangibilités diverses de la lumière et des couleurs, et peuvent-elles s'accorder avec notre organisation visuelle? ce mémoire fut présenté à la Société royale académique des sciences le 15 janvier 1822, et approuvé par un rapport de MM.Nauche, Moléon et autres commissaires nonamés pour l'examiner ; — un nouveau mémoire qui , par de nouvelles expériences, justifie le mémoiie précédent ; — d'autres considérations et mémoires lus, en 1823 et 1824, à l'Académie des sciences ;
— un mémoire sur un nouveau phénomène d'optique , à l'appui d'une expérience de l'auteur décrite, en 1827, dans le Bulletin universel des sciences de Férussac.
Quérard, France littéraire. — Biographie des Contemporains.
BOURGEOIS ( David), érudit français, vivait dans la dernière moitié du dix-huitième siècle; il a publié : Recherches sur l'art de voler dans les airs, depuis la plus haute antiquité jusqu'à ce jour; Paris ; 1784, in-8°.
Quérard , la France littéraire.
BOURGEOIS (Dominique-François) , ingénieur mécanicien français, né à Châtelblanc, près de Pontariier, en 1698; mort à Paris le 18 janvier 1781. Il fut mis en apprentissage chez un horloger, et, quelque temps après, il entra dans un atelier de serrurerie à Paris. Le développement de son taient pour la mécanique date de cette époque. Suivant le P. Joly, Bourgeois est le véritable auteur du canard artificiel, l'automate qui commença la fortunedeVaucanson; maisayantvoulu soutenir judiciairement son droit d'auteur, il fut condamné comme calomniateur, et retenu par Vaucanson, pendantdeux ans etdemi, dans lesprisons du Petit-Châtelet. Rendu à la liberté , Bourgeois inventa, en 1744, un modèle de lanterne que l'Académie des sciences approuva, et qu'elle in sera dans le 7' vol. de son Recueil de machines ; il obtint un privilège pour l'exécution de ce modèle, et établit un atelier dans un faubourg de Paris ; mais les associés que sa médiocre fortune l'avait obligé de prendre s'approprièrent ses découvertes , lui